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"Ah, mais qui est-ce?" Ian a continué, orientant sa tête pour obtenir un meilleur regard sur moi. "Mmmm, n'est-elle pas magnifique ? Si elle est mon prix de consolation pour envoyer tout le monde au loin, j'accepte. "

«Elle est ma femme," Vlad grogna avant que je puisse corriger la supposition. «Et si ta queue remue une fois de plus pendant que tu la regardes, je vais la brûler."

"Vlad, tu as juré," Mencheres dit d'un ton faible.

"Castration ne sera pas le tuer," Vlad a répondu . "Sa vie était tout ce que j'ai promis, et ses extrémités repousseront."

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- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Vlad.

Je lui répondis par une boule de neige qui atterrit au milieu de sa poitrine. Il regarda la tache blanche sur son manteau en cachemire et ouvrit de grands yeux. Son incrédulité était impayable. Il en reçut bientôt une deuxième au même endroit, puis une troisième en plein sur le nez, pour le plus grand plaisir de Marty.

-Bien joué, petite ! dit-il dans un éclat de rire en sortant de la voiture.

Il courut vers moi et commença à former ses propres boules de neige en regardant Vlad avec gourmandise.

-Je te le déconseille, Martin, grogna Vlad alors qu'une boule de feu apparaissait dans ses mains, puis il se tourna ensuite vers moi, exaspéré. Ça suffit comme ça, Leila.

-Je ne pense pas, non, répliquai-je avec un grand sourire. Depuis quand est-ce que tu n'as pas fait de bataille de boules de neige ?

Il souleva les sourcils avec hauteur.

-Jamais.

-Jamais ? répétai-je en lui lançant un nouveau missile, qu'il évita en se baissant. Ne me dis pas que tu n'as jamais joué dans la neige quand tu étais petit !

-J'ai passé mon enfance dans une prison à partir de l'âge de dix ans, au cas où tu l'aurais oublié.

Je n'avais pas l'intention de laisser sa mauvaise humeur et ses souvenirs tragiques gâcher ce moment.

- Ce qui ta laissé neuf ans pour t'amuser. Ne me dis pas que ce n'est pas ce que tu as fait ?

-Non, déclara-t-il, non sans une petite hésitation sur laquelle je n'hésitai pas à rebondir.

- Aller, Vlad, ne me mens pas !

Il se redressa de toute sa taille.

-Comme tu l'as peut-être remarqué, je suis un prince. Mon père n'autorisait pas ses fils à s'abaisser à des jeux idiots dans la neige.

"Autorisait" ... Je sautai sur le sous-entendu.

-Donc tu en avais envie, mais c'était interdit.

-Mes frères refusaient de désobéir à notre père et je ne voyais pas l'intérêt de jouer seul dehors, marmonna-t-il.

L'espace d'un instant,je l'imaginai, enfant, essayant d'inciter ses frères à enfreindre les règles pour quelques minutes de rires interdits. J'en avais le cœur gros, mais Vlad n'aurait pas voulu que je m'attriste des malheurs de ses jeunes années. Je commençais donc à modeler un autre projectile.

- Heureusement pour toi, je suis là pour t'initier aux joies des batailles de boules de neige. Éteins tes flammes, Vlad, et mets les mains dans la poudreuse. Et, je te préviens, je joue pour gagner, donc accroche-toi !

Sur ces mots, je lui lançai ma nouvelle boule. Marty se joignit à moi et Vlad entama un ballet cocasse pour éviter d'être touché. Son visage se détendit, puis, avec un sourire carnassier qui me ravit, ils se baissa enfin pour ramasser de la neige à pleines poignées.

-Tu sais quel est l'avantage d'une température corporelle élevée ? demanda-t-il paisiblement. Elle permet de faire fondre les choses.

Soudain, il nous lança cinq boules en rafale. Elles nous percutèrent avec un poids et une force inhabituels et j'éclatai de rire.

-Tricheur !

-C'est toi qui as dit qu'on jouait pour gagner, Leila, répliqua-t-il avec un sourire encore plus large.

Je ris de nouveau et le bombardai de mon mieux. Vlad, retranché derrière la voiture, formait de nouvelles boules de neige dont il faisait fondre l’extérieur grâce à la chaleur de ses mains jusqu'à qu'il ne reste plus qu'une enveloppe gelé. Elles étaient ainsi plus aérodynamiques, mais aussi plus dures. Pour un débutant, il faisait preuve d'une aisance déconcertante. Il lançait autant de boules de neige que Marty et moi combinés. Lorsque la deuxième voiture arriva, nous étions tous les trois recouverts de neige et de glace.

Mencheres sortit du vehicule et observa la scène qui s'offrait à ses yeux. Vlad était toujours accroupi derrière sa voiture tandis que Marty et moi étions retranchés derrière un tonneau retourné.

-Vous êtes bien en train de faire ce à quoi je pense ? demanda Mencheres en regardant Vlad avec incrédulité.

Vlad se raidit et poussa un grognement à la fois provocateur et penaud.

-Oui, admit-il.

Le père biologique de Vlad lui avait interdit de jouer dans la neige en prétextant que ce n'était pas une activité digne d'un prince. J'espérais que Mencheres, son père spirituel, ferait preuve d'une attitude moins méprisante, même si mon mari avait dépassé de plusieurs siècles l'âge des batailles de boules de neige.

Enfin, Mencheres étendit les mains de manière solennelle.

-Dans ce cas, ça va secouer, dit-il à ma grande surprise.

Soudain, des dizaines de boules de neige se formèrent d'elles-mêmes avant de s'envoler et de nous foncer dessus comme autant de missiles à tête chercheuse.

Ian bondit hors de la voiture comme un chiot dont on venait de détacher la laisse.

-On va enfin s'amuser un peu ! cria-t-il tout en se rangeant dans notre camp.

La première volée de boules télékinésiques nous arriva dessus et je hurlai de rire. Marty, Ian, Vlad et moi prîmes alors Mencheres pour cible, mais ses capacités exceptionnelles faisaient de lui un adversaire redoutable, même pour quatre contre un. Bientôt, la neige volait dans tous les sens, comme sous l'effet d'un blizzard extrêmement concentré.

-Viens, Maximus, on a besoin de toi, Mencheres nous massacre! criai-je.

Après avoir jeté un dernier regard incrédule en direction de Vlad, Maximus quitta la voiture pour se joindre à nous.

-Ce n'est pas le genre de bataille à laquelle je comptais participer aujourd'hui, déclara-t-il tout en commençant à modeler ses premières boules.

pages 212 - 214

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« -- Leila, va-t'en, c'est notre derniere chance ! cria Mircea, desespere.

-- C'est hors de question ! lui repondis-je en me preparant au choc des flammes. Meme si je ne peux pas le sauver, je prefere mourir plutot que renoncer.

Le fait de le dire me reconforta, malgre l'horrible douleur qui me labourait le dos. Je me collais autant que possible a Vlad, mais cela ne suffisait pas. La mort n'allait pas tarder, et, meme si je changeais d'avis, ce qui n'arriverait pas, il etait trop tard pour m'enfuir.

J'avais au moins la satisfaction de savoir que j'entrainerais Mircea dans le trepas. J'en venais presque a regretter qu'il ne puisse voir mon sourire crispe tandis que je serrais une derniere fois Vlad dans mes bras, le visage enfoui contre son torse.

-- Tu regrettes de m'avoir lance ce sort, hein ? pensai-je avec l'humour morbide du condamne. »

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J’ouvris ma penderie et passai plusieurs minutes à hésiter entre une robe bleu pâle et une autre de couleur lavande. Soudain, une nouvelle douleur explosa dans ma poitrine. Contrairement aux autres fois, elle était si forte que je tombai à genoux, haletante, cherchant à aspirer un oxygène dont je n’avais pourtant pas besoin. Je reconnaissais cette sensation et la peur me poussa à ramper jusqu’à la porte, mais mes membres ne m’obéissaient plus. Je ne pouvais que me tordre de douleur. Hollywood se trompait sur les vampires. Inutile de leur percer le cœur avec un pieu en bois pour les tuer. Nous ne risquions qu’une vilaine écharde, ce qui nous mettrait de très mauvais poil. Pour se débarrasser d’un vampire, il fallait lui couper la tête, le réduire en cendres ou lui percer le cœur à l’aide d’une arme en argent. Mircea venait de se poignarder lui-même - et moi, par répercussion - dans le cœur avec un couteau en argent. Si nous n’étions pas encore morts, c’était parce qu’il n’avait pas tourne la lame. Pas encore, en tout cas.

J’essayais d’appeler Vlad. Il ne pouvait rien faire, mais je ressentais un besoin désespéré de le voir une dernière fois. De mes lèvres ne sortit qu’un murmure étranglé. Malgré son ouïe surnaturelle, il se trouvait trois étages plus bas et les ouvriers qui étaient en train d’ériger l’aile sud du château faisaient un boucan d’enfer.

- Vlad !

Une onde d’énergie emplit la pièce, suivit par un tsunami d’émotions. Aucune réponse n’aurait pu être plus efficace pour me dire qu’il m’avait entendue. Quelques instants plus tard, je vis une forme élancée et sombre s’avancer vers moi dans un mouvement flou.

- Leila. (il me souleva et se pencha si près de moi que ses cheveux tombèrent tout autour de mon visage) qu’est-ce que … ?

J’écartais les bras et il aperçut la plaie sanglante au niveau de mon cœur. Ses émotions explosèrent et leur impact fut si violent que je faillis m’évanouir.

- Non, dit-il d’une vois étranglée par le chagrin. Non !

Son cri résonna jusqu’au tréfonds de mon âme. Vlad me serra contre lui et un mélange de tristesse, de chagrin, de panique et de désespoir s’engouffra dans notre connexion. Malgré l’horrible douleur qui me tenaillait la poitrine, je sentis des petites brûlures sur le visage. Vlad recule un peu et je compris de quoi il s’agissait.

Des trainées roses lui sillonnaient les joues. Des larmes. Jamais je n’aurais cru Vlad capable de pleurer. Les gouttelettes orange qui se formaient sur sa peau tombaient une à une et consumaient tout ce qu’elles touchaient.

Il sur du feu, compris-je avec étonnement malgré la mort qui me menaçait. (Je t’aime), voulus-je dire, mais sans résultat.

Je braquai dons les yeux sur lui, essayant de me concentrer sur son visage plutôt que sur le froid terrifiant qui le gagnait. J’aimais sa petite barbe noire de trois jours sur son menton, ses sourcils en V qui encadraient ses yeux cuivres, sa bouche masculine, mais pourtant si sensuelle … j’aimais ses longs cheveux noirs et les cicatrises sur ses mains et, plus que tout, j’aimais son âme, noble et sauvage. J’aurais voulu lui dire tout cela, mais je n’avais plus l’usage de la parole.

Je t’aime, pensais-je une nouvelle fois. Une nouvelle vague émotion m’envahit. Il m’avait entendue.

- Je t’aime, répétait-je en me sentant partir. Pour toujours…

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L'homme resta en l'air suffisamment longtemps pour que je remarque ses cheveux chatains et les tatouages qui serpentaient le long de son visage. Soudain, deux gros blocs de pierre s'envolerent et s'ecraserent l'un contre l'autre, avec notre adversaire au milieu. L'impact fut si fort que les rochers exploserent. Quant au necromancien, il n'en restait plus qu'une bouillie sanglante.

-- Sympa, ta tapette a mouches geante, dis-je avec un melange d'admiration et de degout, car des fragments gluants commencaient a me tomber dessus.

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- Tu y crois vraiment ? demanda Vlad.

- Non, admit Ian en riant, mais il m'arrive de me tromper. La dernière fois, c'était un mardi, je crois.

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- Tiens, tiens, qui est-ce ? continua Ian en penchant la tête derrière Vlad pour mieux me voir. Hmmm, elle est délicieuse. Si c'est mon dédommagement, j'accepte avec...

- C'est ma femme, grogna Vlad sans me laisser le temps de répondre. Et si ta queue remue ne serait-ce qu'une fois de plus je la réduis en cendres.

- Vlad, souviens-toi de ta promesse, intervint Mencheres à voix basse.

- La castration ne le tuera pas, répliqua Vlad. Je ne t'ai promis que sa vie. Ses extremités repousseront.

Loin de s'effrayer, Ian éclata de rire.

- Et moi qui pensais que cette journée serait assommante. Je meurs d'envie de savoir ce qui amène le célèbre Empaleur chez moi, surtout si c'est important au point que mon Maître lui a fait jurer d'épargner ma vie.

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Hollywood se trompait sur les vampires. Inutile de leur percer le coeur avec un pieu en bois pour les tuer. Nous ne risquions qu'une vilaine écharde, ce qui nous mettrait de très mauvais poil.

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Il rompit le baiser et une autre émotion envahit le lien qui nous unissait depuis le jour où Vlad avait fait de moi un vampire. Du regret.

- Je n'aurais pas dû faire ça, déclara-t-il en regardant la masse fumante de métal fondu. Tuer un ennemi avant de l'avoir interrogé, ce n'est pas digne de moi, mais quand j'ai vu ta blessure à l'épaule j'ai...

- ... pété les plombs, terminai-je pour lui avec un sourire en coin. Ça arrive même aux meilleurs, à ce qu'il parait.

- Peut-être, mais pas à moi, répondit-il dans un nouvel éclat de rire.

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Je saisis de nouveau Vlad par le bras et ne le lachai pas malgré la chaleur qui irradiait à travers le mince tissu de sa chemise.

- Il serait peut-être temps que tu envisages d'apprendre a maîtriser tes colères, tu ne crois pas ?

- C'est ce que disent tous mes adversaires, répondit-il dans un éclat de rire.

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