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De même que je ne crains point l'enfant portant une arme qu'il peine à soulever, jamais je ne craindrais l'esprit de l'homme qui ne réfléchit point.

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"L'honneur" est un terme que l'on applique aux actions d'hommes du passé dont la vie a été soigneusement nettoyée par les historiens.

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- Faites attention, dit-elle en sautant par-dessus un rondin tombé à terre. Ça ressemblait presque à un sourire – et, tout à l'heure, j'aurais juré que vous étiez joyeux. Enfin, vaguement content. Enfin bref, si vous commencez à être de meilleure humeur, ça gâchera toute la diversité du voyage.

- La diversité ? Demanda-t-il.

- Oui. Si nous sommes tous deux agréables, il n'y a aucune esthétique là-dedans. Voyez-vous, les plus grandes œuvres d'art sont une affaire de contraste. Il faut de l'obscur et du lumineux. La demoiselle joyeuse, souriante, radieuse et l'homme de pont taciturne, maussade et malodorant.

- C'est... (Il s'arrêta.) Malodorant ?

- Les plus grands tableaux, poursuivit-elle, dépeignent le héros avec une forme de contraste intrinsèque : fort, mais avec un soupçon de vulnérabilité, de sorte que le spectateur puisse s'identifier. Votre petit problème fournirait un contraste dynamique.

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-Ainsi donc, sur cette contrée au sol terreux, notre héros arrêta la tempête elle-même. Et tandis que la pluie tombait comme coulent les larmes, notre Célère refusa d'interrompre sa course. Son corps était mort, mais non pas son désir, car les vents virent soudain son âme s'élever.

Elle s'envola au dernier chant du jour, pour remporter la course et l'aube conquérir. Au-delà de la mer, au-delà des vagues, jamais plus notre Célère son souffle ne perdit. Fort à jamais, preste à jamais, libre à jamais de défier le vent.

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— Dalinar ! l’appela une voix.

Il se retourna pour découvrir le spectacle parfaitement incongru de Sebarial et de sa maîtresse assis au-dessous d’un dais, dégustant des fruits de sella qu’un soldat embarrassé leur tendait.

Sebarial leva une coupe de vin vers Dalinar.

— Nous avons allégé vos réserves, déclara-t-il. J’espère que vous n’y verrez pas d’inconvénient. Nous les avons vues passer, emportées par le vent, condamnées à une fin certaine.

Dalinar les regarda fixement. Palona était même en train de lire un roman.

— C’est vous qui avez fait ça ? demanda Dalinar en désignant l’armée de Roion.

— Ils faisaient un sacré boucan, répondit Sebarial. Ils se baladaient partout, ils criaient les uns sur les autres, ils pleuraient et geignaient. Très poétique. J’ai pensé qu’il fallait que quelqu’un les remette en marche. Mon armée se trouve déjà sur cet autre plateau. L’espace y devient très limité, vous le comprenez bien.

Palona tourna une page de son roman, sans lui prêter attention.

— Avez-vous vu Aladar ? l’interrogea Dalinar.

Sebarial fit un geste à l’aide de sa coupe de vin.

— Il devrait avoir terminé de traverser, lui aussi. Vous le trouverez dans cette direction. Sous le vent, fort heureusement.

— Ne traînez pas, lui dit Dalinar. Si vous restez ici, vous êtes un homme mort.

— Comme Roion ? demanda Sebarial.

— Malheureusement.

— Alors c’est vrai, dit Sebarial, qui se leva et en époussetant son pantalon – lequel était, curieusement, encore sec. De qui vais-je bien pouvoir me moquer à présent ?

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Il les lut dans ses yeux : la détresse, la frustration. Cet affreux néant qui la rongeait de l’intérieur et cherchait à l’étouffer. Elle savait. C’était là, à l’intérieur d’elle. Elle avait été brisée.

Puis elle sourit. Oh, bourrasques, elle sourit malgré tout.

C’était la chose la plus belle que Kaladin ait vue de toute sa vie.

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Les autres hauts-princes représentaient un problème presque aussi important que Sadeas. Ils lui résistaient parce qu'ils voulaient que les choses soient faciles, comme elles l'avaient été jusque-là. Ils se gavaient de leurs richesses et de leurs jeux. Les festins l'exprimaient trop manifestement avec leur nourriture exotique, leurs costumes coûteux.

Le monde lui-même semblait proche de la fin, et les Aléthis faisaient la fête.

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Quelle est la place d'une femme dans le monde moderne? disaient les mots de Jasnah Kholin. Je me rebelle contre cette question, bien que mes pairs soient très nombreux à la poser. Le parti pris inhérent à cette interrogation semble invisible à un très grand nombre d'entre eux. Ils se considèrent comme progressistes parce qu'ils sont disposés à remettre en question une grande partie des préjugés du passé.

Ils ignorent le plus grand préjugé de tous - celui selon lequel il faut avant toute chose définir et établir une "place" pour les femmes. La moitié de la population doit, d'une manière ou d'une autre, être réduite à un rôle défini par une seule conversation. Si étendu ce rôle soit-il, il sera, par nature, une réduction par rapport à l'infinie variété que représente la féminité.

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Je cherche la vérité, répondit Shallan. Où qu'elle puisse se trouver, quiconque puisse la détenir. Voilà qui je suis.

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