Les extraits appréciés par Angel4ever
- Le monde ne s'effondre pas, répliqua la cuisinière, impassible. Il tremble et vacille, mais il n'en sera que plus solide après.
Afficher en entierElle se sentait attirée vers lui comme vers une douleur que l'on craint tout en la recherchant.
Afficher en entier- Et tu le défends ?
- Qui est le coupable ? Celui qui presse sur la gâchette ou l'arme elle-même ?
Afficher en entier- C'est fini, dit-elle doucement. Je l'ai embrassé, oui, et plus que ça. Je l'ai aimé. Mais c'est fini.
Le chagrin s'abattit sur elle, un goût amer de défaite dans la bouche, avec en plus une pierre brûlante dans la gorge qui l'empêchait presque de respirer.
Martyn soupira.
- Bon ! remarqua-t-il. Maintenant, au moins, tu sais ce que l'on ressent.
Afficher en entierTu dis qu'il n'y a rien de pire que la mort, Laurine, mais ce n'est pas vrai. L'amour est le poison le plus violent de tous.
Afficher en entierElle ne pouvait percevoir que la silhouette de Faune... Irréelle, comme dans un rêve. Elle était certaine qu'il la fixait dans l'obscurité. La simple pensée que le monstre rôdait encore autour de Larimar lui fit presque perdre la raison, mais autre chose se mêlait à cette angoisse: le désir que Faune la garde toujours dans ses bras.
-Jade, chuchota-t-il.
Et soudain, il l'attira à lui et referma fort ses bras sur elle comme s'il ne voulait plus jamais la lâcher. Une sorte de désespoir se lisait dans ce geste. Elle sentit son corps réagir de lui-même, tandis que sa raison était encore perturbée: elle lui entoura la taille de ses bras, le pressa contre elle et aspira délicieusement l'odeur de sa peau, l'odeur de la forêt.
Ne fais pas ça! cria une voix raisonnable en elle. C'est ton ennemi! tu serres ton adversaire dans tes bras!
Les doigts de Faune caressèrent ses cheveux avec tendresse et elle sentit dans un frisson ses lèvres effleurer son front.
-N'aie pas peur, murmura-t-il pour la rassurer.Tant que je serais là, je ne permettrais pas qu'il t'arrive quelque chose.
Elle voulut se défaire de son étreinte, mais ne parvint même pas à bouger. Avec une précaution infinie, il posa ses mains sur son visages. Ce doux contact la fit trembler de tout son corps. Ses pouces caressèrent ses paupières, ses pommettes. L'avenir et le passé se perdirent dans le néant. Ne restèrent plus que l'instant et le souffle de Faune sur ses lèvres. C'est peut-être ainsi quand on a rien à perdre, pensa Jade, hébétée. Je ne vais peut-être pas mourir.
Puis les lèvres de Faune trouvèrent sa bouche et Jade oublia aussi cette dernière pensée. Avec une douceur qu'elle n'aurait pas soupçonnée, il l'embrassa...et elle ne put faire autrement que lui répondre. Elle n'avait jamais ressentit cela. D'un coup, elle compris pourquoi les baisers entre elle et Martyn s'étaient de nouveau taris. C'était la différence entre amitié... et inconnu. Les lèvres de Faune se détachèrent des siennes comme s'il cherchait à reprendre haleine.
-Je croyais que tu ne pouvais pas me souffrir, dit-elle doucement
-Oh, Jade! chuchota-t-il.
Elle entendit un sourire dans ces mots. Le premier baiser avait été un doux tâtonnement, mais le suivant lui coupa le souffle et l'emporta dans une obscurité d'un rouge flamboyant. C'était infiniment beau...et douloureux à la fois, comme un rire parmi les larmes.
Afficher en entierQuelques heures après, alors qu'elle passait devant l'ascenseur au premier étages, elle se sentit soudain enlacée par ses bras et s'abandonna à ce baiser volé.
-Qu'est-ce qui te lie à ce type du bateau qui t'a touchée? lui demanda Faune d'un ton glacial.
-Ce n'est pas un "type", mais mon meilleur ami. Et il ne m'a pas "touché".
Les yeux de Faune luisaient d'une lumière froide; son étreinte lui coupa presque le souffle.
- Ce n'est pas l'impression qu'il m'a donnée.
- Tu ne serais pas jaloux ?
- Furieusement, répondit-il avec une franchise ardente.
Afficher en entierRoza... (Sa voix avait la même douceur, le même accent...
seulement davantage de froideur.)
Tu as oublié la première leçon que je t'ai apprise : ne jamais hésiter.
Je vis à peine son poing s'abattre sur mon crâne,avant de ne plus rien voir du tout.
Afficher en entier"J’avais tué un Strigoï alors que j’étais affaiblie, mais j’étais incapable d’échapper à des buissons. C’était vraiment embarrassant."
Afficher en entier_ On dirait presque que tu viens de faire une plaisanterie.
Je ne la croyais pas du genre à défendre un criminel, mais je savais mieux que la plupart des gens à qu'elles extrémités l'amour pouvait mener.
_ Il t'en parlera s'il en a envie. Point final. Et puis tu ne manques pas de secrets, toi non plus. Vous avez beaucoup de choses en commun.
_ Tu te moques de moi? Il est arrogant, sarcastique, il aime intimider le gens...
D'accord: elle venait de marquer un point.
Elle esquissa un sourire.
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