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Les extraits ajoutés par Bookbiglove

« Si l’amour était une matière scientifique enseignée à l’école, elle proposerait trois modules dans son syllabus :

– la primitive des sentiments secrets ;

– les excitantes variables du plaisir ;

– l’addition de l’envie à l’excitation de l’interdit. »

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« — Au sujet de Donovan, je voudrais que nous nous mettions bien d’accord. Il est ton ami, un excellent ami. Mais je suis ton « meilleur ami ». Celui à qui tu racontes tout, celui que tu appelles au secours en cas de coup dur, c’est moi, pas lui.

(...)

— Tu es déjà l’amour de ma vie, cela ne te suffit pas ?

— « Amour de ta vie » inclut aussi meilleur ami et confident. C’est un pack. C’est ce que tu es pour moi. Je ne peux pas me contenter de moins (...).

— Tu es conscient que je ne vais pas arrêter de fréquenter tous mes amis pour que nous vivions en autarcie émotionnelle ?

— Je ne te le demande pas. Je veux juste que tu me donnes le premier rôle dans ta vie.

— Alors, rassure-toi, tu l’as déjà. Tu n’as aucun rival. Disons que quand j’appelle Donovan mon « meilleur ami » ce n’est qu’une facilité de langage. Il est le numéro deux. »

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« — Ce matin, il m’a envoyé une vidéo dans laquelle il me dit « je t’aime », annonça-t-elle.

— Tu vois que ça vient ! s’exclama Barbara. J’avais raison : laisse-lui du temps. Ce garçon ne sait pas ce que cela veut dire, être spontané. Il programme tout !

— Il y a quand même un truc qui me turlupine. J’ai eu l’impression qu’il arrivait à prononcer ces mots parce que je n’étais pas là. Un peu comme un acteur face à une caméra.

— Elle lui permet sans doute de préserver sa distance de sécurité, mais cela ne l’empêche pas d’être sincère.

— Bon sang, pourquoi je ne suis pas amoureuse d’un mec normal ?

— Tu as essayé, et ça n’a pas été une réussite, lui rappela sa tante. Tu es bien mieux avec un homme hors du commun. Tu ne t’ennuieras jamais ! Mon quatrième mari était parfait. »

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« — Enfin, vous n’allez pas vous plaindre que tout va bien, dit-elle en souriant.

— Oh que non. On a déjà eu suffisamment de mal !

— Ashley… Vous venez juste de vous installer, tu ne dois pas oublier que rien n’est encore gagné. J’ai quitté mon deuxième mari au bout de cinq mois parce que nous ne nous supportions pas au quotidien. Vivre à deux, c’est faire des compromis et beaucoup de concessions. »

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« — Ça fait longtemps que vous êtes séparés ?

(...)

— Bientôt trois ans. Ça n’a jamais vraiment fonctionné entre nous. Tout n’est pas de sa faute. Je me suis longtemps voilé la face sur le fait que je n’étais pas attiré par les femmes.  »

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« Ma fille m’a pris la main dès mon arrivée chez mes parents, après un câlin qui comme toujours fait battre mon cœur d’une manière insensée.

Rien de mieux qu’une menotte qui emprisonne la vôtre tout en confiance et une odeur d’enfance tendre pour vous faire oublier la malhonnêteté et la vénalité des adultes. »

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"Victor, mon amour,

Etre séparée de toi m'est plus en plus insupportable, bien plus que les interrogatoires et les tortures que les boches me font subir. Ils ne pourront rien m'arracher!

Les grand boche, dont on parle tant, n'est autre que le salaud de grand noir! Il collabore avec l'ennemi, il s'acharne sur moi, mais je lui tiens tête! Je lui résisterai tant qu'il me restera un souffle de vie. Jamais je ne te livrerai, Victor, tu peux me faire confiance.

Je t'aime, Victor.

Venge-moi!

Hélène"

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« — Tu n’as jamais été attiré par un autre homme avant moi ?

— Si. Mais pas au point d’envisager de mettre fin à mon mariage. Et toi ?

— Pas vraiment. Mais c’est parce que je n’assumais pas le fait d’aimer les hommes. À force de faire semblant, j’ai fini par me persuader que j’aimais les femmes. Tout au fond de moi, je savais néanmoins que c’était un mensonge. C’est en partie pour ça que j’ai accepté le rôle. Je voulais d’une certaine façon me confronter à moi-même. »

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« (...) Je suis ravie que la réalité ait rejoint la fiction. Je suis la supportrice numéro un de votre couple dans la série. Et pour ce qui est de la vraie vie, je ne demande qu’à le voir s’épanouir.

(...)

— C’est son histoire qu’il défend au travers de son personnage. Assumer ses sentiments est une chose, le revendiquer aux yeux de tous en est une autre. Il va avoir besoin de soutien, du tien surtout.

— On a le même combat à mener tous les deux. Même si je n’ai jamais occulté une part de ce qui me constitue, je n’ai jamais eu le courage de l’afficher au grand jour ni de l’avouer à mes proches. Ce ne sera pas facile, mais je sais qu’on peut y arriver ensemble. Je ne lui aurais pas dit que je l’aimais si je ne le pensais pas. »

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« (...)J’ai réalisé que notre histoire ne menait nulle part et qu’il serait mieux pour nous deux de poursuivre nos routes séparément. C’était la meilleure chose à faire.

— Ce genre de décision est toujours lourde de conséquences. L’important c’est d’écouter son cœur et ses propres ressentis sans se laisser influencer.

— Exactement. Tu y as déjà été confronté ?

— Oui, plusieurs fois, et je n’ai jamais eu à le regretter. Le dernier en date a été d’accepter de relever un défi lors d’une soirée entre amis. »

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