Les extraits appréciés par Catsynails
— Je suis… avec vous ? Je croyais que vous me haïssiez… Kit émergea de la salle de bains.
— On ne te hait pas. Tu es notre toutou.
— Kit ! la reprit Rouille en secouant la tête. Tu n’as pas le droit de dire ça, c’est blessant.
Kit haussa les épaules.
— C’est la vérité, pourtant. Elle est si petite, si mignonne. Et elle jappe sans arrêt comme si elle cherchait à nous faire plaisir, comme… comment ça s’appelle, déjà ? Un yorkshire ? Rouille soupira.
— On était d’accord sur le fait qu’elle fait plus penser à un gentil caniche, avec ses longs cheveux blonds. (Grand sourire à l’attention d’Ellie.) Ne le prends pas mal, surtout. On t’adore et tu nous fais beaucoup rire. On sait toutes à quel point tu tiens à nous.
— J’ai besoin de m’asseoir, marmonna Ellie, qui flageolait sur ses jambes, ayant du mal à avaler le fait d’être considérée comme un « gentil toutou ».
La jeune femme alla se vautrer au bord de son lit… et regretta son manque de précautions quand son entrecuisse se rappela à son bon souvenir.
— Merde, lâcha-t-elle.
Ellie ferma les yeux. Je suis leur toutou. Le fait d’être vue comme un caniche la fit grimacer.
— Tu l’as rendue triste, gronda Brise. Excuse-toi tout de suite. — Désolée, enchaîna aussitôt Kit. C’est positif, ça veut dire qu’on t’aime bien. Je l’ai précisé, pas vrai ? C’est si terrible, d’être un toutou ? Les gens les adorent. On t’apprécie beaucoup.
Afficher en entier– Tu abordes ta situation de façon dramatique, mais j’aimerais que tu modifies ta vision de l’avenir. Tu es formaté et n’envisages les évènements qu’avec ton vécu d’agent.
– Oh, ça va être simple. Il me suffit de les voir comme quelqu’un qui avance à cloche-pied, c’est ça ? raille-t-il.
Son amertume ne va pas me faciliter les choses.
– Faux. Tu auras deux pieds, intervient Lynx.
Merci Lynx. Il va m’aider à remonter le moral de notre ami.
– Sauf que l’un d’eux sera en ferraille, ajoute Condor.
Par contre, lui, je préfèrerais qu’il se taise.
Hector gémit en se passant la main sur le visage avec un air désespéré. Bon ! Ça suffit ! La manière douce n’est pas productive. Je vais donc appliquer la méthode militaire, la plus efficace avec des crânes aussi épais.
– Dis donc ! Qui est cet homme pleurnichard qui se lamente sur ce qu’il n’a plus ? Je ne reconnais pas le type fort au moral indestructible, celui qui lutte et avance avec un genou en miettes, celui prêt à mourir pour la paix. Tu as oublié tes tripes sur le terrain ? On t’a transfusé du sang de chaton ou quoi ?!
Sidérés, ils se raidissent tous les trois pour me fixer avec des yeux ronds.
– Tu dis que tu es fini, mais tu devrais être mort. Tu t’en rends compte ? Mort !
– Je… oui, murmure Hector.
– Donc, tu fais du rab. Tout ce que tu vivras à partir de maintenant, c’est du bonus. Alors oui, adieu l’agent, mais bonjour Hector et bonjour la vie. On s’en fout que ce soit sur un pied parce que ça aurait pu être pire. Par conséquent, cette seconde vie que tu aurais pu ne jamais connaître, tu vas la bouffer à pleines dents ! C’est bien compris ?!
En colère, après avoir asséné le fond de ma pensée, j’inspire pour me contenir en attendant qu’il se défasse de son air stupéfait. Tout à coup, ce sont trois têtes qui opinent dans le même mouvement. Cette vision m’amuse et m’apaise l’esprit. Je reprends mon sermon sur un ton plus doux.
– Bien. Je comprends que la pilule soit amère à avaler pour le moment.
– Tu m’étonnes, elle est grosse quand même, intervient Lynx en roulant des yeux.
– C’est clair. La taille d’un pied, rien de moins, précise Condor.
Mais vont-ils se taire ?! Pour qu’ils cessent d’en rajouter et anéantir mes tentatives de positivisme, je les fusille du regard. Ils pincent la bouche tous les deux en croisant les mains dans le dos, signe qu’ils vont se tenir tranquilles. Un petit temps, du moins.
– On s’en fiche de la taille, on fait avec et puis c’est tout. Afin que ta réinsertion se passe au mieux, il est nécessaire que tu arrêtes de penser à ce que tu perds, mais plutôt à ce que tu gagnes.
– Comme ? s’enquiert-il avec méfiance.
– En plus de rester avec nous, tu pourras vivre normalement. Ce n’est pas un pied en fer qui t’en empêchera, sois-en sûr.
– Adieu cagoule qui gratte, murmure-t-il sans d’enthousiasme.
– Bonjour promenades en public et sorties où tu veux, je l’encourage.
– Adieu tubes de crème pour cacher ma couleur de peau, approuve-t-il avec un sourire timide.
– Bonjour les femmes qui vont baver sur toi, je le taquine avec un clin d’œil.
– Je vais pouvoir baiser à tout va, conclut-il cette fois-ci avec un espoir évident.
Quel sens des priorités bien masculin. J’aurais dû commencer par ça.
– On se calme. Il y a plus important avant de sauter tout ce qui bouge.
Pendant un quart d’heure, nous passons tous les quatre en revue tout ce qu’il pourra découvrir. Au fil des minutes, le visage d’Hector se transforme, pour être maintenant radieux parce qu’il assimile que la vie ne sera pas si désagréable. En revanche, Lynx et Condor empruntent le chemin inverse, ils deviennent boudeurs.
– Regarde les deux jaloux, je me moque.
– Vous avez un couteau à la ceinture les gars. Vous n’avez plus qu’à vous couper le pied et nous irons faire la teuf ensemble, les charrie Hector.
Afficher en entierDu coup, nous sommes déjà mercredi, le jour de la fameuse échographie. Condor est revenu à la charge ce matin pour y assister, en tenue, bien sûr. À la fin de notre échange, il a admis que cela pourrait perturber le médecin que de pratiquer sous la surveillance d’un homme armé. Qui aurait de plus pris soin de verrouiller le cabinet auparavant, voire de poster tout autour les effectifs d’un commissariat complet. Bref. Il a cédé, mais la lutte fut rude. En échange, je lui ramène l’enregistrement pour qu’il admire sa progéniture en préparation.
Afficher en entier"Comment était-ce possible que, maintenant qu'il était un monstre, maintenant qu'il n'avait plus rien d'humain, il tombait amoureux ?"
Afficher en entierJe ne dois pas mourir, me dis-je soudain ! Même si Cooper se charge de Lucy, il ne saura que faire de mes poupées. Il faut que je vive, au moins assez longtemps pour m’assurer que ma collection ira à quelqu’un qui sait l’apprécier. Quelqu’un que je pourrais trouver sur la page Facebook du fan-club Heather Wells. Il regroupe près de dix mille membres.
Afficher en entier- Faut que je retire ce truc. Ne panique pas ! mais j'ai souffert le martyre toute la soirée !
Il se passe alors une main dans le dos et, du holster fixé à sa ceinture, sort l'arme de poing qu'il a gardée toute la soirée dissimulée sous sa chemise.
Je reste calme. Je n'écarquille pas les yeux.
Au lieu de ça je dis à mon tour :
- Ne panique pas, mais il faut que je retire ce truc. Ce n'est peut-être pas une arme fatale, n'empêche que je souffre le martyre moi aussi.
Et je retire mon panty gainant, là dans l'entrée, non sans avoir d'abord envoyer valser mes talons hauts.
Cooper, lui écarquille les yeux.
- C'est une proposition, ou bien je me fais des idées ? demande-t-il, jetant sur le plancher un regard plein d'espoir.
- Beuh. Non. Qu'est-ce que vous avez, vous les mecs à toujours vouloir faire ça par terre ? Qu'est-ce que vous lui reprocher au bon vieux lit confortable ?
Afficher en entier-Oh non! s'écrie t-elle en remontant sur le haut de sa tête le masque qui lui protège les yeux.
Je constate avec stupéfaction qu'il s'agit d'une étudiante, Jamie Price. Elle a l'air horrifié.
-Gavin, c'est Heather. Tu as abattu Heather! Heather, je suis désolée.On n'avait pas réalisé que c'était toi.
-Heather?
Gavin remonte à son tour son masque. Puis abaisse son arme.
-Oh merde! J'ai foiré grave!
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