Les extraits appréciés par ChaperonRed
Ça y est ? Je vous énerve ?
Parfait. Depuis le début je me démène (je vous expliquerai peut-être pourquoi plus tard) pour vous embêter. Une de mes techniques préférées, c'est de finir un chapitre au beau milieu d'une scène palpitante. Ce genre de chose vous oblige à continuer votre lecture.
Certains supposent que les écrivains écrivent parce qu'il ont une imagination débordante et qu'ils veulent partager leurs visions. D'autres pensent qu'un auteur exerce ce métier parce qu'il a la tête pleine d'histoires qu'il doit raconter dans un élan de propondité créative.
Les uns et les autres ont tort. Nous autres écrivains produisons des ouvrages pour une seule et unique raison : parce que nous aimons torturer nos lecteurs.
Bon, la torture physique est généralement vue d'un mauvais œil dans les sociétés civilisés. Heureusement, la communauté des gens de lettres a mis au point une méthode bien plus puissante et bien plus satisfaisante pour tourmenter autrui : nous écrivons des histoires, ce qui nous permet de causer tout un tas de misères à notre public de façon parfaitement public, méchants que nous sommes.
Prenez par exemple le mot que j'ai employé plus haut : "propondité", il n'existe pas ; je l'ai inventé. Pourquoi ? Parce que l'idée de milliers de naïfs cherchant pour rien dans leur dictionnaire m'amusait.
Afficher en entier- Eh bien... c'est ma meilleure amie. Tu es mon frère. Peut-être crains-tu que ce soit gênant ?
- Ce n'est pas le problème... répondit Fitz. Même si je crois me rappeler un certain discours de ta part, comme quoi tes amies étaient chasse gardée.
- C'est vrai, j'ai toujours pensé qu'il ne pouvait pas y avoir pire scénario. Seulement... avec Sophie, c'est différent. Et je vais peut-être enfreindre le Code de la Meilleure Amie en te disant ça, mais... je crois que tu as tendance à oublier à quel point elle peut se montrer délicieusement naïve dans ce domaine. Je t'assure qu'elle n'a pas la moindre idée que tu l'aimes, Fitz. Zéro. Et dès qu'elle commence à se poser la question, elle se persuade du contraire. Jamais elle ne tirera la bonne conclusion si tu ne lui donnes pas un petit coup de pouce. Elle risque même de finir par tourner la page... ce qui serait bien dommage. Vous êtes parfait l'un pour l'autre !
Afficher en entierSADIE
22.La dernière valse (pour le moment)
-Je suis mal placée pour t'apprendre comment vit un ado ordinaire, ai-je fait remarquer. Mais il y a une règle à laquelle je ne tolérerai aucune infraction: chaque fois qu'une fille te demandera si tu es pris, tu répondra "Oui".
-Je devrais pouvoir m'y faire.
-Bien ! Sinon, je me mettrai en colère.
-Parce que tu ne l'es pas déjà ?
-Tais-toi et danse... Walt.
Alors on a dansé, accompagnés par les cris de notre griffon psychotique, le vacarme des avertisseurs, et des sirènes de police qui montait de la ville, et c'était follement romantique.
Afficher en entier"Bon, intervint Camille. par quoi commence-t-on ? Nous allons chez Mathieu ?
Il n'y eut pas de réponse et elle planta les mains sur ses hanches.
- Je vous signale que je suis la plus jeune, les fustigea-t-elle. Vous pourriez faire un effort et ne pas me laisser prendre seule toutes les décisions. vous ressemblez à deux moutons !
- Ne t'inquiètes pas, Bjorn, persifla Salim. Ça la prend régulièrement, mais elle fait des progrès. Il n'y a pas longtemps, elle me traitait de mollusque. Me voilà devenu mouton. Peut-être un jour aurai-je le droit d'être traité comme un humain ! Dis-moi ma vieille, poursuivit-il à l'intention de Camille, ça changerait quoi qu'on te donne notre avis ? Tu ne tiens jamais compte de ce qu'on te propose ! Suppose que je te conseille d'attendre demain pour rendre visite à ton frère. Quelle serait ta réaction ?
- Je t'écouterai jusqu'au bout, lança-t-elle d'une voix tranquille, et je te dirais que ton idée est stupide. Nous y allons tout de suite. En route !
Bjorn la regardait, sidéré, et Salim hocha la tête.
- Surprenante, non ?"
Afficher en entier— Mais je t’ai dit que c’était impossible ! hoqueta l’analyste.
— Chez moi, répliqua Mathieu gentiment ironique, il y a une histoire qui commence ainsi : « Ils ignoraient que c’était impossible, alors ils l’ont fait. » Super, non ?
Afficher en entier« - Tu m’expliques à quoi je sers maintenant ?
- À m’attendre ! Avec tes deux amies : Patience et Bonne Humeur ! »
[La quête d’Ewilan, L’île du destin, p.90]
Afficher en entier[ Page60-61 ]
- Pas de soucis, Bjorn. Pas de soucis ! Répondit Salim qui avait du mal à se calmer. Tu es si laid que, barbu ou pas, balafré ou non, les filles de la citadelle feront des cauchemars pendant des siècles.
- Tu es jaloux, riposta le chevalier, voilà tout !
Maniel qui assistait à l'affrontement en souriant, assis dans un fauteuil, les pieds sur une table basse, intervint.
- Je te préfèrerais barbu, déclara-t-il.
- Tu crois ? s'étonna Bjorn.
- Bien sûr ! Les vilaines choses, moins on les vois, mieux on se porte.
Bjorn, vexé, tourna le dos à ses amis.
Afficher en entier- Il n'est pas mort, petite, il est juste devenu gaga et c'est très bien. Se changer en poireau représente pour lui une évolution inespérée !
Afficher en entier- J’étais parfaite. J’étais immortelle. J’étais heureuse. Tu m’as pris tout cela. Tu t’attendais à des remerciements ? C’est ça ? Je ne voulais pas redevenir humaine, mais tu m’as traînée de force dans ce corps.
Elle leva les mains comme si c’était de la viande de mauvaise qualité, des abats de boucherie.
- J’ai tout perdu par deux fois. La première, j’ai tout sacrifié. Mais la seconde, tu m’as tout volé.
Afficher en entier[...] le seul truc vraiment remarquable chez lui, c'était le tatouage sur la face interne de son avant-bras : un trident souligné d'un trait et accompagné des lettres SPQR.
Il m'avait dit que celles-ci signifiaient Sono Pazzi Quelli Romani -"ils sont fous, ces romains" ! Je n'étais pas sûr qu'il ait voulu plaisanter.
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