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Les extraits ajoutés par Clairet

Je serais toujours prisonnière de cette cloche de verre, je mijoterais toujours dans le même air vicié

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‘Si c’est être névrosée que de vouloir au même moment deux choses qui s’excluent mutuellement, alors je suis névrosée jusqu’à l’os. Je naviguerai toute ma vie entre deux choses qui s’excluent mutuellement

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Extrait ajouté par Clairet 2012-06-05T20:41:57+02:00

Il me dit qu'il aime Paris, qu'il ne pourrait pas habiter ailleurs, qu'il a vécu à Londres, à New York, mais qu'il n'aime que Paris, à cause de ce passé sulfureux qui émane des murs et qui flotte dans les rues, à cause de la lumière des réverbères sur les trottoirs humides et des visages tristes derrière les vitres des cafés

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Richard savait qu'il se bâtait pour sa vie, et il était terriblement heureux. Dans la plupart de ses combats, même les bons, il prenait toutes les décisions : quand devenir sérieux, s'il fallait combattre par en haut ou par en bas...mais déjà, Applethorpe lui avait retiré cela. Il n'avait pas peur, mais le défi le plaçait sur le fil du rasoir, et la chute serait irrévocable.

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Ce qu'il avait fait après était différent. Il avait appelé le vent et le vent était venu. C'était magique. De la vraie magie. Le genre de magie dont j'avais entendu parler dans les histoires de Taborlin le Grand. Le genre de magie auquel j'avais cessé de croire à l'âge de six ans. Et maintenant, je ne savais que croire.

Alors, je l'ai invité à rejoindre notre troupe, espérant trouver réponse à mes questions. Bien que je l'ai ignoré à l'époque, ce que je cherchais, c'était le nom du vent.

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Mon nom est Kvothe, ce qui se prononce presque comme « Quothe ». Les noms sont importants, car ils en disent long sur une personne. J'ai moi-même eu bien plus de noms qu'on a le droit d'en porter.

Les Adems m'appellent Maedre. Ce qui, selon la façon dont on le prononce, peut vouloir dire « La Flamme », « Le Tonnerre » ou « L'Arbre fendu ».

« La Flamme », c'est évident à peine m'a-t-on aperçu. Mes cheveux sont d'un roux flamboyant. Si j'étais né quelques siècles plus tôt, on m'aurait sans doute pris pour un démon et brûlé vif. Je les coupe court, mais ils sont d'une nature rebelle. Dès que je les laisse pousser, ils se hérissent et on dirait que j'ai pris feu.

« Le Tonnerre », je l'attribue à ma voix de baryton et au fait que j'ai arpenté les tréteaux des théâtres dès mon plus jeune âge.

Je n'ai jamais trouvé que « L'Arbre fendu » soit très significatif. Bien que, avec le recul, j'imagine que l'on pourrait considérer ce surnom comme en partie prophétique.

Mon premier mentor m'appelait E'lir, parce que j'étais malin et que je le savais. Ma première véritable maîtresse m'appelait Dulator parce qu'elle en aimait la sonorité. J'ai aussi porté le nom de Shadicar, de Doigts légers et de Six Cordes. On m'a aussi appelé Kvothe, Celui qui ne saigne pas, Kvothe l'Arcaniste, Kvothe le Tueur de Roi. Tous ces noms-là, je les ai gagnés. Je les ai mérités et j'ai payé pour chacun d'entre eux.

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Mais le monde ce n'est pas ça. Le monde, c'est la dureté du ciment et le tranchant du silex.Le monde est peuplé de monstres qui ont été un jour des bébés, des zygotes dans le ventre maternel, qui sont nés d'une femme grâce à ce seul miracle encore existant au vingtième siècle-et qui sont arrivés dans la vie furieux, ou pervers, ou appelés à le de venir. Combien d'amants comme nous avaient reposé dans des cocons semblables, sur des couches semblables, en proie à des émotions semblables? Combien de monstres avaient-ils engendré? Et combien de victimes ceux-ci avaient-ils faits?

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