Les extraits appréciés par Cleote
-Et de quoi ? Nous sommes seuls sur cette terre, et l’unique moyen d’avancer, c’est de s’entraider. Bonne nuit, Nihal, ajouta-t-il en tirant la couverture sur ses épaules.
Afficher en entier‘’Ai-je peur ? ‘’
La question traversa l’esprit e Nihal dans un «éclair, et les paroles d’Ido lui revinrent en mémoire :
‘’ La peur est une amie dangereuse : tu dois apprendre à la contrôler et à écouter ce qu’elle te dit. Si tu la laisses te dominer, elle te conduira à la tombe. ‘’
Non elle n’avait pas peur.
Toujours à genoux, elle continua à bouger mécaniquement, esquivant les coups.
‘’Je vais mourir ‘’ pensa-t-elle.
Afficher en entierSennar !
Nihal jeta son épée et se précipita sur lui en pleurant. Elle tambourina sa poitrine de oups de poing, mais lorsqu’elle sentit ses deux bras protecteurs la serrer contre lui, elle l’enlaça de toutes ses forces et sanglota sans retenue, oubliant qu’il s’agissait en principe de son pire ennemi.
-Allez, allez, ne pleure plus ! A présent, je suis la. Tous est fini.
Afficher en entier- Sennar, je peux te poser une question ?
- Je t'écoute.
- Est-ce que tu as déjà été amoureux ?
- Euh... Oui, je crois que oui...
- Et comment c'est ?
- C'est différent pour chacun, mais, en général, tu penses sans arrêt à la personne qui te plaît, dès que tu la vois ton estomac se noue, ton coeur se met à battre très la charmade... des trucs dans ce genre, quoi. Tu dois le savoir !
- Sennar...
- S'il te plaît laisse-moi me concentrer !
- Je crois que c'est toi qui avais raison.
Afficher en entier- Je ne me suis jamais vue en jupe, avoua-t-elle en rougissant.
Eleusi écarquilla les yeux :
- Mais...quel âge as-tu ?
- Presque dix-huit ans, murmura Nihal.
- Et tu n'as jamais mis de jupe jusque là ?
- Ben... Non.
Les deux femmes se regardèrent et éclatèrent de rire.
Afficher en entier« - Pourquoi tu ne dis pas ce que tu penses, pour une fois ? hurla-t-il. Pourquoi ne te mets-tu pas en colère, pourquoi tu ne cries pas ? Fais quelque chose, nom d'un chien ! Dis moi que tu ne veux pas que je m'en aille ! Prouve moi que tu es encore une personne, et pas juste une épée ! »
Afficher en entier« - Pardonne-moi, Ido. Je ne savais pas ce que je...
- Ne me raconte pas de salade, jeune fille ! Tu savais on ne peut mieux ce que tu faisais ! Ah oui, que tu savais ! Et tu veux que je te dise pourquoi tu l'as fait ? Parce que tu te moques bien de ta propre vie et de celle des autres ! Ce qui t'intéresse, c'est de tuer ! Tu n'es pas un guerrier : Tu es un assassin ! »
Afficher en entier« - Ça te fais vraiment plaisir que je sois venu ?
- Bien sur que ça me fait plaisir ! Pourquoi tu me demandes ça ?
- Cela fait si longtemps que nous ne sommes pas vus et... Je ne sais pas, Nihal, j'ai l'impression que tu n'as plus besoin de moi.
Le ton du magicien était amer. La demi-elfe s'arrêta :
- Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
- Je veux dire que tu n'as plus besoin de personne. Tu as trouvé un moyen de vivre sans dépendre de qui que se soit, et je ne sais pas si ça me plait. Ou plutôt, je suis sûr que ça ne me plait pas du tout.
Nihal le regarda froidement :
- Pardonne-moi, ce que je fais de ma vie me regarde.
- Ta vie ne regarde pas que toi, figures-toi ! répliqua Sennar. Elle regarde aussi Soana et tous ceux qui te veulent du bien. Je ne te reconnais plus, Nihal . »
Afficher en entier... C'est le pays le plus petit et le plus perdu du Monde Emergé.
Situé à 'Ouest, il est bordé d'un côté par le grand fleuve Saar, et de l'autre par la Grande Terre, envahie par les troupes ennemies. Il n'a pas un point d'où l'on ne puisse voir l'immense tour de la Forteresse, la demeure du Tyran. Elle domine telle une obscure menace la vie de tous les habitants de la région, leur rappelant sans cesse qu'il n'y a pas un lieu que le Tyran ne puisse atteindre.
Le royaume cependant est encore en partie libre.
Afficher en entier"Nihal et Sennar scrutaient l'horizon, mais l'éclat du soleil couchant les aveuglait. La même peur sourde grandissait en eux, la même crainte.
Et puis, ils comprirent.
Une armée, une immense armée de guerriers noirs comme la nuit. Sennar attrapa Nihal par les épaules et l'obligea à l'écouter.
-C'est le Tyran, Nihal! C'est le Tyran qui vient s'emparer de Salazar! Nous devons prévenir la population, nous devons dire à tout le monde de fuir...
Mais Nihal le regardait avec des yeux vides. L'écho des voix résonnaient toujours dans son esprit. Les vociférations de l'armée étaient de plus en plus proches, de plus en plus menaçantes.
-Tu as compris ce que je viens de dire, Nihal? Cours!
Et Nihal courut. Elle se jeta dans la trappe qui menait à l'intérieur de la tour. Puis elle se précipita dans les escaliers en essayant de chasser de son cœur la peur glaciale qu'elle venait d'éprouver. Elle hurla de toute la force de ses poumons.
-Le Tyran arrive! Son armée est à nos portes!"
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