Les extraits appréciés par Cleote
- Tu étais où ? demanda-t-il
- On a braqué une chambre d'hôtel, dit James en s'éventant à l'aide de sa liasse de billets de banque.
Félicitations pour tes exploits au foot.
- J'ai toujours été doué, mais ça ne me branche pas vraiment.
- Tu ne t' entraînes jamais. Si tu bossais un peu, je suis sûr que tu pourrais devenir professionnel.
Je ne suis pas manchot, c' est clair. Au fait, fais attention en te mettant au lit. Tu risques de trouver deux ou trois dents sur ta couverture.
- Des dents ?
- Mark et Kurt sont revenus à la charge. Ils sont sans doute considéré qu' il avaient une chance à deux contre un . Une grave erreur de jugement ...
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Obscure inquiétude où le vent révèle l’orage retient immobile le silence et la distance qui nous resserre.
Horizon ajouré soudain la clarté nous fût- elle passage, quand l’obscure partage le monde en sa plus juste mesure.
Afficher en entierAssise sur mon lit, j'écoutais cette chanson, écrite pour moi par un homme qui ne me connaissait pas, chantée par celui qui me connaissait le mieux.
Afficher en entier" Mathématiquement démoniaque.
Qu'est-ce qui est équitable dans un monde
qu'on a fendu en deux
comme s'il pouvait y avoir
une moitié pour moi
une moitié pour toi
qu'est-ce qui est juste quand il ne reste rien
à partager
qu'est-ce qui est notre quand
c'est à moi d'endurer ta souffrance
cette triste mathématique est mienne
ce triste chemin est mien
soustrayez disent-ils
ne pleurez pas
retournez au bureau
essayez
oubliez l'addition
multipliez
et je réponds
voilà pourquoi
les restes
détestent
les divisions."
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- Racontez-nous ce qui vous est arrivé, Aydine, l'invita Hadrian.
- J'étais une servante dans le palais du raïs Kaïpo.
- Qu'est-ce qu'un raïs ?
- C'est le plus important chef de toutes les tribus Madidjins.
- Madidjins ? répétèrent en choeur Jenifael, Dinath et Dylan.
- Vous les connaissez ? sembla s'inquiéter la jeune femme.
- De nom, uniquement, affirma Hadrian. On ne cesse de nous en parler depuis que nous avons entamé ce périple.
- C'est le peuple le plus puissant d'Enlilkisar.
- Pourquoi vous êtes-vous enfuie ? voulu savoir Dinath.
- Le raïs est un homme bon et juste, mais il ne sait pas tout ce qui se passe dans son palais. Je suis partie, parce que j'ai été victime d'une grande injustice.
- Il a voulu vous faire travailler ? la piqua Onyx.
Aydine lui décocha un regard noir, mais le Roi d'Emeraude n'était pas un homme facilement impressionnable. Il avait beaucoup de mal à croire que cette femme aux manières précieuses et à la peau parfaite puisse être une servante.
- A quoi cela me sert-il de poursuivre mon récit si vous avez déjà décidé de ne pas me croire ?
- Moi, je veux l'entendre, insista Jenifael.
- Chez les Madidjins, les mariages sont arrangés entre les familles.
- Même chez les domestiques ? s'étonna Onyx.
- C'est la coutume.
- Vous êtes partie parce que vous ne vouliez pas épouser le cuisinier ?
Aydine éclata en sanglots et cacha son beau visage dans ses mains.
- Laisse-la parler, Onyx, intervint Hadrian.
- Ne savez-vous pas ce qu'est l'amour ? pleurnicha la Madidjin.
- Vaguement... marmonna le Roi d'Emeraude entre ses dents.
Onyx... l'avertit plus sérieusement son ami.
-Evidemment que nous le savons, déclara Dinath en couvant Dylan des yeux.
- Je ne voulais pas me marier avec l'homme qu'on avait choisi pour moi, continua Aydine. Je veux vivre avec celui qui fait battre mon coeur.
Le jardinier ? se moqua Onyx en utilisant la télépathie pour ne pas donner une autre occasion à la Madidjin de se délester d'un torrent de larmes.
p 276-277
Afficher en entier-J'ai peur Zoé. Il est capable de me tuer, il sait comment s'y prendre. >>
Zoé n'en revenait pas.
-Comment? Vous avez peur de la mort?
Simon haussa les épaules.
-Peu importe la durée de la vie de chacun, c'est l'idée même de ne plus exister qui est effrayante. Même lorsqu'on est las de la vie, elle reste touours préférable à la perspective de l'inconnu.
-Mais personne n'est tenu de perdre.
Afficher en entierJenny souleva la première carte du tas, aussi brillante que la boîte, au toucher satiné, et lut :
- Vous et vos amis êtes réunis dans cette pièce pour commencer le Jeu.
Après un court silence, Summer éclata de rire.
[...]
- Vous entendez des pas dans une pièce au premier étage. Attends, il n'y a pas d'étage.
- T'as rien pigé : on n'est pas dans la maison de Jenny mais dans celle-là.
Elle rangeait les cartes lorsqu'ils entendirent des pas au-dessus de leurs têtes. Comme si un enfant courait sur un plancher.
- Vous entendez une horloge sonner neuf heures.
- Il n'y a pas d'horloge chez Jenny, remarqua Audrey.
Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq. Six. Sept. Huit. Neuf.
Et le vent se leva.
Afficher en entier- On est où là ?
- Dans le Jeu.
La voix provenait d'un angle de la pièce ; elle n'appartenait à aucun membre du clan, pourtant Jenny la connaissait. Elle ne l'avait entendue qu'une fois mais ne risquait pas de s'y tromper.
Toutes les têtes s'étaient tournées vers lui. Le garçon sortir de l'ombre.
Il était aussi beau que dans le magasin. Mais ici, dans le décor de cette pièce vieillote et raffinée, il paraissait encore plus insolite. Ses cheveux brillaient dans la semi-obscurité, comme la fourrure d'un félin des montagnes. Il portait un gilet noir sans manches quimettait en valeur les muscles de ses bras dénudés et un pantalon qu'on aurait dit en peau de serpent. Ses yeux aux lourdes paupières et aux longs cils souriaient.
- L'homme de l'Ombre.
- Si vous m'appeliez Julian ?
- C'est votre nom ?
- Il n'est pas pire qu'un autre !
[...]
- Vous jouez au Jeu. Vous en avez accepté les règles.
- Mais comment on joue, là ? Vous voulez dire...
- Je veux dire, expliqua le garçon en noir à Michael, que vous avez juré que vous jouiez de votre plein gré et sèrieusement.
[...]
- Vous avez choisi de jouer au Jeu. Maintenant, vous jouez pour gagner... ou ce sera moi.
- Mais pourquoi ? Qu'est-ce que vous voulez ? s'inquièta Summer.
Julian sourit, puis son regard survola tous le monde pour aller se poser sur la seule personne qui n'avait pas dit un mot depuis qu'il était entré dans la pièce. Sur Jenny.
- Chaque jeu à un prix, décréta-il.
Elle croisa l'incroyable regard bleu et comprit qu'elle ne s'était pas trompée.
Ils demeurèrent un moment à se fixer. Le sourir de Julian s'approfondit. A les voir ainsi s'affronter, Tom parut soudain comprendre.
- Non !
- Chaque jeu à un prix, répéta le garçon. Le vainqueur emportera tout.
Afficher en entier- Tu es jaloux ! fnit-elle par articuler. De Zach ! Mais Zach n'aime pas les gens, il n'aime que les photos et les écrans.
Il paru s'apaiser quelque peu.
- Peu importe. Il ne poura plus t'approcher, ici. Personne ne le pourra. Jamais. Je te protégerai...
Jenny le fit taire d'un baiser et il songea plus qu'à lui rendre avec une douceur inimaginable.
Qui ne dure d'ailleurs pas longtemps, cédant à la pression d'une ferveur brûlante. Jenny avait toujours aussi peur, alors même qu'elle s'accrochait à lui, mais n'avait-elle pas entendu dire que la peur était un des ingrédients de la passion ? Partout où il la touchait, elle sentait le feu et la glace.
Afficher en entier- Je n'avais jamais encore été amoureux, reconnut Julian. Vous êtes la première... et vous serez la seule.
Il y avait de la musique dans sa voix et ses paroles retombaient sur Jenny tels des flocons, l'enveloppant de leur surréalité. Jenny se retourna et il la toucha. Il lui frôla la joue avec la douceur d'un voile de gaze. Elle en fut si surprise qu'elle ne bougea pas. Et puis elle baissa les yeux. Il lui avait prit la main.
Mais je croyais que vous ne pouviez pas...
Il avait les doigts froid comme du jade et leur contact lui envoyait des frissons. Elle mourait d'envie de poser la joue sur sa paume.
Non ! s'interdit-elle. Surtout pas.
- Non, murmura-t-elle.
Il continua pourtant de lui caresser la main en formant de petits cercles sensuels contre sa peau. Elle n'allait bientôt plus savoir où elle était. Il l'avait si doucement débarrassée de la rose...
De la rose.
Son cadeau. Elle l'avait tenu dans sa main, elle l'avait portée à sa joue droite... celle-là même qu'il effleurait maintenant. Elle recula.
- Vous... m'avez trahie.
- Qu'elle importance ? demanda-t-il sans la lâcher.
- Beaucoup d'importance, justement ! explosa-t-elle en essayant de se dégager.
Elle s'était comportée comme une idiote. Il se moquait d'elle, rusait pour pouvoir la toucher de plus en plus.
- J'ai compris maintenant. Je ne vous toucherai plus jamais, ni vous ni rien de ce que vous me donnerez. Ca ne marchera plus !
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