Les commentaires de _Sayanel
BD très sympa.
Je crois je l'ai préféré à Carbone et Silicium, beaucoup moins cynique / dark.
Cependant je trouve les quelques dernières pages trop cryptiques / baclées, dommage, pour le pavé vraiment très bon que c'est.
On sent l'inspiration des Fréoles de la Horde du Contrevent pour les "Monades" ^^
Afficher en entierTrès bonne BD documentaire, sourcée et rendant accessible un gros tas d'archives.
Ça permet de comprendre à quel point la fRance d'après-guerre a continuée les politiques nazies et vychistes en matière agricole, comment ils ont détruit l'agriculture vivrière, la biodiversité, et sacrifiés des générations entière. Le tout imposé à coup de CRS.
Mention spéciale à Ouest-Torchon, complice de la propagande.
Afficher en entierComplètement déjanté, mais très très bon. Après la faim du monde, c'est toujours la lutte des glaces, mine de rien.
Afficher en entierRe:Start c’est une envie non seulement de dénoncer les dégâts du patriarcat sur le corps et désirs des femmes, mais bien aussi de questionner le rapport de ces dernières à ceux-ci, dans un environnement où, finalement, l’homme est absent. Le programme capitaliste Re:Start, ainsi que le village des Lumineuses sont en effet interdits aux hommes, ce qui conduit naturellement à une temporalité où les hommes ne sont présents que dans les marges du récit. La novella vient donc interroger l’adhésion profonde des femmes au narratif du patriarcat, cette éducation ancrée dans les bases identitaires de chacune dès l’enfance. Une culture qui peut les mener au pire par désir autant que par la coercition et l’emprise mentale.
L’occasion de plonger, le temps d’une heure, dans ce que le patriarcat, toujours soutenu par le capitalisme, peut produire comme horribles violences entre femmes.
Afficher en entierTrès chouette panorama de l'escalade. Ça donne beaucoup de repère.
Après je trouve ça tombe dans certains écueils :
- Ça parle bcp des grimpeuses en mode token ("regardez ya aussi des filles"). Les filles sont bcp traitées par rapport aux mecs et leurs exploits.
- À part un bref passage dans le 1er tier de la BD, celle-ci ne dit pas grand chose de la critique sévère de la compétition, et fait un blanc saint aux JO et à leur logique infernale.
- Enfin, et c'est mon plus gros reproche, la BD fait semblant de dire que le sport ce n'est pas que une histoire de cotation, mais celle-ci est omniprésente de toute la BD, et précise de manière bien fausse d'ailleurs que c'est cette recherche de cotation de l'exploit / difficulté qui caractérise l'escalade comme sport.
Je trouve c'est une philosophie / vision problématique de l'escalade, bien que probablement représentive de la mentalité actuelle de la majorité des grimpeurs.euses.
Alors on va rétablir qques bases : la compétition bousille tout :
- Elle vole une recherche qui devrait se faire pour soi même et non par rapport au autres.
- Elle fait prendre des risques pour des médailles.
- Souvent, c'est la machine à thune et à corruption. Le paradis de l'inégalité (tous le monde ne nait pas dans les alpes avec des parents grimpeurs...)
- Enfin, elle pourrit la vision du sport en lui-même, en réduisant la grimpe à des critères ultra réducteurs de la discipline : salle plus que falaise, vitesse, cotation, bloc, épreuves genrées. Etc.
=> Non l'escalade est bien plus vaste.
Afficher en entierUne excellente BD de voyage, qui donne vraiment envie de se renseigner plus sérieusemenr sur l'utopie libertaire Chiapas.
L'aventure fonctionne bien mieux que les nombreux récits de voyages de bourgeois auxquels on est habitués en blanche, car elle est collective ; et sert tous les peuples rebelles.
Force à tous ceux et celles qui se lèvent.
Afficher en entierA part quelques éclairs de génie de quelques auteurs qui ont vraiment réfléchis la question, la réflexion sur les liens entre politique ne vole pas très haut sur les auteurs interviewé.
Beaucoup se targuent de connaître l'historique de la problématique de la littérature engagée, et la rejette, grand bien leur fasse, et se complaisent dans cette littérature qui n'a plus la volonté d'agir sur le monde. Ou l'histoire de comment des écrivains assument de noyer les rares auteurs qui tentent de proposer une alternative aux discours dominants et destructeurs.
Heureusement, le tableau n'est pas tout noir. Certains sortent du lot.
Il est par ailleurs très fun de voir que les écrivains connus les plus radicaux (à gauche comme à droite) on soit refusés de participer au bouquin, soit n'ont pas été sollicité. Le panel peut être contesté.
Le livre, malgré ses failles, était nécessaire, mais ce qu'il dit des écrivains n'est pas très glorieux.
Afficher en entierUne série assez random, mais très addictive.
Le passage de la grenouille aurait pu être moins sexualisé, ça n'aurait rien changé au propos. Mais je suppose que LE JAPON. pfff.
Les dessins sont chouettes, bien que certains personnages se ressemblent un peu trop (et parfois ce n'est même pas aidé par le texte, qui propose des noms de persos également très similaire), ça peut arriver de se paumer dans l'intrigue du coup, surtout si on torche le manga.
Bref, une excellente série de divertissement.
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Autre point par contre avec lequel je serais vraiment plus critique.
Le pseudo-progressisme ; on présente la science d'un œil cool pour l'époque, ainsi que certaines femmes fortes, la volonté d'instruction / alphabétisation, la sororité aussi ; de vrais thématiques qui rajoutent de l'épaisseur à l’œuvre, malheureusement, l’œuvre ne pose jamais le principal soucis : dans le palais intérieure, ce sont les hommes qui ont tous pouvoir, et la virilité en est même hiérarchisée entre l'Empereur, les hommes de la famille impériale, et ensuite les eunuques. En tout dernier les femmes. Le problème n'est bien sûr pas de poser dans l’œuvre une telle société ^^, ça a un aspect historique hyper intéressant, le problème c'est plus que les personnages ne vont jamais y amener de discours critique ou lutter contre les dominations. A l'exception d'un seul moment, où les femmes de la maison close ont préparées une revanche (comprendre un meurtre) sur un homme particulièrement maltraitant ; et là Mao Mao prend le parti des hommes, une vraie traître à sa classe, et cela est valorisée, trouvée comme normale. Elle a sauvée un homme, quelqu'en soit le prix pour les femmes...
Comme d'hab le japon qui parle de féminisme, c'est à mourir de rire. Mais c'est sûr que pour eux, tellement ils sont craignos, ça doit être révolutionnaire :/
Afficher en entierUn excellent et bouleversant travail de recherche sur Gaza, entre 2 périodes, les massacres de 1956, et les démolitions de maisons en 2003, période d'enquête du journaliste.
Le livre est assez horrible, mais il s'agit d'un travail et d'une mémoire plus que jamais nécessaires, plus que jamais actuels.
Trop peu nombreuses sont les voix qui tentent de faire exister les voix des victimes, ce travail précis et précieux aurait dû être un pont, écouté, vers la paix.
Mais les bourreaux vainqueurs et leurs alliés n'y ont aucun intérêts, et les massacrent continuent.
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Une excellente BD de piraterie/banditisme, montrant une intrication de dominations comme celles des classes, des couleurs de peau, et du sexisme. Brillant. Un dernier vent de liberté avant que les balles ne fauchent les esprits qui jamais ne courbent l'échine.
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