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Les extraits appréciés par feuleuna

Ce qu'on attend de moi, c'est que j'endosse le rôle qu'on a conçu à mon intention. Celui du symbôle de la révolution: le geai moqueur. Ce que j'ai pu accomplir dans le passé, défier le Capitol pendant les jeux, offrir un point de ralliement, ne suffit pas. Je dois maintenant prendre les choses e main, devenir le visage, la voix, l'incarnation de la révolution. La personne sur laquelle les districts (pour la plupart en guerre ouverte contre le Capitol) peuvent compter pour leur ouvrir la voie vers la victoire.

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Qu’ai-je fait ? A quel sort ai-je abandonné les autres ? Je commence à dévaler l’échelle quand je bute contre quelqu’un qui monte.

- Grimpe ! me crie Gale. (Je remonte, je le hisse à ma suite, je scrute le puits pour voir s’il vient quelqu’un d’autre.) Non.

Gale me prend le visage entre les mains et secoue la tête. Son uniforme est en lambeaux. Il a une plaie béante au cou.

Un cri humain nous parvient d’en bas.

- Il y a encore quelqu’un en vie là-dessous ! dis-je d’une voix implorante.

- Non, Katniss. Personne ne viendra plus, réplique Gale. Sauf les mutants.

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ÉPILOGUE

Ils jouent dans le Pré tous les deux. La fillette brune aux yeux bleus gambade devant. Le garçon aux boucles blondes et aux yeux gris s’efforce de la suivre en trottinant sur ses jambes dodues. Il m’a fallu cinq, dix, quinze ans avant d’accepter. Mais Peeta en avait tellement envie. Quand je l’ai sentie remuer en moi pour la première fois, j’ai d’abord éprouvé une peur panique vieille comme le monde, que seul le bonheur de la tenir entre mes bras a su calmer. Le porter, lui, a été un peu plus facile, mais pas beaucoup.

Ils commencent à peine à poser des questions. Les arènes ont été rasées, on a érigé des monuments du souvenir, les Hunger Games n’existent plus. Mais on leur en parle à l’école, et la fillette sait que nous y avons joué un rôle. Le garçon l’apprendra dans quelques années. Comment leur parler de ce que nous avons connu sans les terroriser à mort ? Mes enfants, qui prennent pour argent comptant les paroles de la chanson :

Sous le vieux saule, au fond de la prairie,

L 'herbe tendre te fait comme un grand lit

Allonge-toi, ferme tes yeux fatigués,

Quand tu les rouvriras, le soleil sera levé

Il fait doux par ici, ne crains rien

Les pâquerettes éloignent les soucis

Tes jolis rêves s’accompliront demain

Dors, mon amour, oh, dors, mon tout-petit.

Mes enfants, qui ne savent pas qu’ils jouent sur un cimetière.

Peeta dit que tout ira bien. Nous sommes ensemble. Et nous avons le livre. Nous saurons leur expliquer d’une manière qui les rendra plus courageux. Mais un jour, il faudra bien leur parler de mes cauchemars. D’où ils me viennent. Pourquoi ils ne s’effaceront jamais complètement. Je leur apprendrai comment je survis. Je leur dirai que certains matins, je n’ose plus me réjouir de rien de peur qu’on me l’enlève. Et que ces jours-là, je dresse dans ma tête la liste de tous les actes de bonté auxquels j’ai pu assister. C’est comme un jeu. Répétitif. Un peu lassant, même, après plus de vingt ans.

Mais j’ai connu des jeux bien pires.

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-Merci pour l'eau, dit Peeta.

-Pas de soucis, répond Gale. Je me réveille dix fois par nuit, de toute manière.

-Pour t'assurer que Katniss est toujours là ?

-Il y a de ça, reconnaît Gale.

Après un long silence, Peeta reprend la parole.

-C'était drôle, ce qu'à dit Tigris. Comme quoi personne ne savait quoi faire d'elle.

-Regarde nous, on n'a jamais su, dit Gale.

Ils rient tous les deux. C'est étrange de les entendre discuter comme ça. Presque comme deux amis. Ce qu'ils n'ont jamais été.

Même s'ils ne sont pas précisément ennemis.

-Elle t'aime, tu sais, dit Peeta. Elle me l'a plus ou moins avoué après ta flagellation.

-Ne crois pas ça, réplique Gale. Sa façon de t'embrasser pendant l'Expiation...Je peux te dire qu'elle ne m'a jamais embrassé comme ça.

-C'était seulement pour la caméra, lui dit Peeta d'une voix où perce tout de même une pointe de doute.

-Non, tu as su la gagner. Tu as tout sacrifié pour elle. C'est peut-être la seule manière de la convaincre qu'on l'aime. (S'en suit un long silence) J'aurais dû me porter volontaire pour prendre ta place dans les premiers jeux. Je l'aurais protégée.

-Tu ne pouvais pas, lui rappelle Peeta. Elle ne te l'aurais jamais pardonné. Tu devais prendre soin de sa famille. Elle y attache plus d'importance qu'à sa propre vie.

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- Ça va ? demanda la voix calme de Jack dans sa tête. S'ils t'ont fait fait du mal, je les réduis en morceaux.

[...] Jack était assis en face d'elle, maîtrisait de la même manière, les mains liées. Ses yeux vert bouteille étincelaient de rage, mais ils gardaient ses terrifiants pouvoirs pour lui. Il aurait pu les tuer d'un mot, mais, un fois de plus, il en était empêché par sa faiblesse : son amour pour elle. Quand Theodora était menacée, Jack perdait tout pouvoir, et c'était ce qu'elle haïssait le plus en elle même : qu'on puisse l'utiliser, elle, pour le contrôler, lui.

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Peut-être que Théodora était folle de penser que cela durerait, que tout ceci - leur amour, leur joie d'être ensemble, dureraient, étant donné les ténèbres qui ont toujours teinté leur union dès le début et, plus tard, elle souhaitera avoir plus profité, elle souhaitera avoir passé moins de temps le nez dans les livres, moins de temps seule à la bibliothèque, moins de temps à enlever ses mains d'autour de sa taille ou lui dire d'attendre, ou d'avoir manqué des diners pour passer en revue des papiers, encore et encore, elle souhaitera pouvoir passer encore une nuit dans un café, lui tenant la main sous la table, encore une nuit assis l'un à coté de l'autre au lit, à lire, sa main à lui s'attardant sur son genoux...

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Elle fondit dans ses bras, mais ce fut Kingsley qui l'embrassa le premier, et lorsque leurs lèvres se rencontrèrent Mimi ferma les yeux. Tout son corps la picotait, comme si elle n'avait jamais été embrassée, comme si c'était la première fois. Les lèvres du garçon étaient douces, et lorsqu'elle lui ouvrit les siennes, ils s'entredévorèrent goulûment et se pressèrent l'un contre l'autre avec une passion qui éclipsait toutes les émotions et tous les baisers du passé. Mimi ne doutait plus de son amour. Elle l'entoura de ses jambes, et les bras forts de Kingsley l'emportèrent dans la chambre, dont il referma la porte d'un coup de pied.

Il la plaqua contre le mur, pesant de tout son poids sur son corps, comme pour la broyer, et elle eut le souffle coupé par le désir, mais elle était toujours Mimi Force : lorsqu'il se pencha pour l'embrasser dans le cou, elle le tira par les cheveux pour lui parler à l'oreille.

- Tu as mis le temps, gronda-t-elle.

- Je ne voulais pas ...

Il ne termina pas sa phrase.

Tout allait bien. Elle le tenait contre elle, caressant doucement les fins cheveux de sa nuque. Kingsley avait peur. Tellement peur qu'il tremblait de tous ses membres.

- Je te taquinais, dit Mimi pour l'apaiser.

Kingsley ferma les yeux et pressa son front contre le sien.

- Je n'aurais jamais osé rêver que tu reviendrais me chercher. Je croyais que je ne te reverrais jamais. Quand je t'ai vu au club, je n'en ai pas cru mes yeux. Je n'arrive toujours pas à croire que tu sois vraiment là. Je ne pouvais pas imaginer que c'était pour moi. Je pensais que tu étais forcément venue pour autre chose. Je ne me rendais pas compte ...

Mimi faillit éclater de rire. Pendant tout ce temps, ils avaient jouer au chat et à la souris, et c'était entièrement leur faute. Kingsley était exactement comme elle : il avait eu les mêmes doutes parce qu'en analysant leurs relations, lui aussi avait remarqué qu'il ne s'était jamais avoué leurs sentiments. Il n'avait jamais prononcé les mots, jamais révélé la véritable nature passionnée de son coeur, mais elle non plus. Il en était venu à la même conclusion qu'elle.

Elle prit son visage entre ses mains et le regarda au fond des yeux. Disparu, le beau gosse arrogant, le tueur au regard de velours, le Venator sans âge, l'impassible duc des Enfers, Araquiel des Abîmes. Il ne restait que Kingsley Martin : un simple jeune homme, amoureux d'une jeune femme. Amoureux d'elle.

- Je t'aime, dit-il. Et il le répéta, et embrassa son visage, ses yeux, son nez, sa bouche, son cou, ses épaules. Je t'aime, je t'aime, je t'aime.

Mimi fit de même, et leurs voix se mêlèrent à l'unisson.

- Je t'aime, je t'aime, je t'aime.

Comme pour compenser tout ce non-dit, rattraper tout le temps où ils s'étaient caché leur amour.

Ils s'embrassaient encore lorsque les mains du garçon glissèrent sous son chemisier, et elle sourit en pensant que même dans son état de vulnérabilité, Kingsley était toujours Kingsley.

- Tu veux que je t'aide ? demanda-t-elle.

Elle se décolla du mur pour lui permettre de lui retirer le vêtement, puis ce fut elle qui l'aida fébrilement à se déshabiller, faisant glisser sa veste, déboutonnant sa chemise, car à présent elle voulait le toucher, sentir sa peau contre la sienne, si fort qu'elle était presque en état de panique ... Elle avait besoin de lui, et elle le voulait, tout de suite.

Kingsley la porta jusqu'au lit, la posa sur les draps, et ils se débarrassèrent mutuellement de leurs derniers vêtements, en se souriant timidement ; puis il fut de nouveau sur elle, de nouveau en train de l'embrasser.

- Tu es si belle, murmura-t-il.

- Même au milieu de toutes les viragos et les sirènes que tu as ici ? Ne me dis pas que tu m'as été fidèle. Pas Kingsley Martin, le taquina-t-elle en lui mordillant le cou.

- C'était facile. Aucune n'était toi.

Elle posa les mains sur son ventre plat, suivit du doigt ses abdominaux finement dessinés, frémit à la vue de ses cicatrices. On aurait dit qu'il avait été flagellé : il avait de grandes balafres déchiquetées sur tout le torse et le dos.

- Que t'est-il arrivé ? demanda-t-elle.

Imaginer les souffrances qu'il avait endurées lui faisait monter les larmes aux yeux.

- C'est ce qui se produisit quand on s'approche trop près d'une subvertio.

- On dirait des éclats de verre, remarqua-t-elle en les caressant doucement. Ça fait mal ?

- Oui.

A présent, c'était elle qui ne pouvait plus s'arrêter de pleurer pour lui et pour tout ce qu'il avait subi. Elle embrassa chaque cicatrice une à une. Elle aurait voulu les refermer grâce à son amour.

- Ne pleure pas, dit-il. Je ne supporte pas de te voir triste.

Elle ferma les yeux, paupières serrées, et hocha la tête.

- C'est que ... c'est que je t'aime tant ...

Il poussa un cri en entrant en elle, et Mimi le serra encore plus fort. Ils ondulèrent l'un contre l'autre et les larmes de Kingsley tombèrent sur son visage, et leurs baisers avaient un goût de sel et de sacrifice, et elle se perdit dans le plaisir exquis qui dépassait tout ce qu'elle avait jamais ressenti.

Couchée contre lui dans le lit, la tête au creux de son épaule, Mimi se sentait en paix. Kingsley dormait à poings fermés contre elle. Ah, les garçons ... Elle frotta son nez contre son cou et il lui donna un baiser ensommeillé. La patte de lapin était bien un porte-bonheur, songea-t-elle.

Elle ne se souvenait pas d'avoir été un jour aussi heureuse. C'était un bonheur profond et solide, et elle comprenait enfin que, même après d'innombrables années passées sur Terre, elle n'avait jamais éprouvait cela, personne ne l'avait jamais aimée ainsi, si totalement et si intensément. Elle n'avait jamais partagé un tel moment avec quiconque, et son amour pour Kingsley était un cadeau précieux, une bulle délicate, merveilleuse, qui les englobait tous les deux mais grossissait pour embrasser le monde entier et l'univers, par-delà le royaume des Morts et le Jardin d'Eden.

Elle aimait, elle était aimée, et c'était tout ce qui comptait. Comme c'était simple, en fait ! Mais n'était-ce pas la raison pour laquelle elle était descendue en enfer ? Son âme était en paix. Elle était heureuse et satisfaite de la vie. Tout allait s'arranger. Elle avait eu ce qu'elle voulait. Demande, et tu seras exaucée. Elle avait été exaucée au centuple.

Il y avait aussi autre chose, quelque chose d'inattendu : cette part d'ombre dans son âme, cette haine et cette colère corrosives, l'amertume et l'humiliation avec lesquelles elle avait vécu pendant presque un an ... tout cela avait disparu. Envolé.

Mimi eut une autre pensée, si nouvelle et étonnante qu'elle n'en revenait pas. Mais cette idée était là quand même.

Elle laisserait vivre Jack.

Elle aimait tant Kingsley qu'elle avait assez d'amour dans le coeur pour son jumeau rétif. Inutile de gaspiller son énergie à le chercher et à comploter pour le tuer. Elle libérerait Jack de son lien. Il n'y aurait oas d'épreuve du sang. C'était sans intérêt.

- A quoi penses-tu, Force ? demanda Kingsley. Tu as l'air tellement sérieuse !

Elle se tourna vers lui et l'embrassa une fois de plus ... un des nombreux baisers qu'ils partageraient dans leur vie éternelle.

- Je pensais qu'on devrait recommencer.

Ce qu'ils firent.

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- Attends, dit-il d'une voix rauque en lui prenant la main.

La sienne était froide, glacée. Elle la pressa énergiquement, pour lui faire savoir qu'elle ne lui en voulait pas. Ils étaient amis. Mais elle en avait déjà plein, des amis. Elle en avait bien assez.

La main de Kingsley tenait toujours fermement la sienne. Elle voulut se dégager, mais il serra plus fort, et c'est là qu'elle sentit le premier bourgeon d'espoir éclore dans son coeur ; mais elle ne voulait pas repasser par là. Elle connaissait déjà : ce chemin ne menait nulle part.

Pourtant, Kingsley ne la lâchait toujours pas.

Comme s'ils étaient cloués au sol, figés dans le temps.

Enfin, elle osa relever les yeux.

Alors, elle vit des larmes couler sur le beau visage du garçon, et quand leurs regards se croisèrent, on aurait dit que tout son esprit s'écroulait, comme si la vue de cette vieille patte de lapin mitée lui avait rappelé quelque chose - les moments passés ensemble à New York, peut-être, à moins que l'objet ne l'ait enfin convaincu qu'elle était bien descendue en enfer pour lui. Quoi que ce fût, la façade arrogante avait disparu et il s'abandonnait à l'amour qu'il avait éprouvé pendant tout ce temps, l'amour qu'il cachait sous un vernis d'indifférence. Mais au lieu de triompher à l'idée qu'il lui avoue enfin la vérité, et qu'il lui montre la vraie nature de son coeur, maintenant qu'ils se disaient adieu à jamais... au lieu de se sentir victorieuse, de savoir qu'elle avait eu raison, elle n'éprouvait que des sentiments protecteurs et tendres.

- Bien sûr que tu m'as manqué... murmura-t-il. Comment pourrais-je oublier...

- Kingsley...

Mais déjà il l'attirait contre lui, et cette fois elle ne le repoussa pas.

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-Katherine...

-Oui.

Elle s'approcha encore un peu plus.

-Katherine...

-Oui,Damon?

-Va te faire voir.

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-Katherine?

-Oui?

-Katherine?

-Oui Damon? susurra-t-elle.

-Vas te faire foutre!

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