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Les commentaires appréciés par jadina47

Pas apprécié

Ayant lu et détesté le tome 1, je n'attendais pas grand chose. Et nom d'une baleine, je n'étais pas prête du tout.

Ce tome est encore PIRE que le précédent.

/*attention, commentaire assez long*\

J'ai eu la sensation qu'ACOTAR 1 n'était en réalité que le préambule à la véritable histoire de la série. Intrigue, romance, à mes yeux, tout commence dans ce tome 2. Pourquoi s'être cassée les miches à élaborer cette romance avec Tamlin, plutôt que de commencer directement avec Rhysand, nous ne le saurons jamais. En attendant, j'ai perdu du temps et des neurones.

J'ai tellement hai ce tome 2 que j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois pour le finir.

Pourquoi ? Parce qu'il incarne l'exemple parfait de ce que le féminisme n'est pas, et ne doit jamais être. On sent que SJM a voulu faire maladroitement amende honorable du sexisme et de la misogynie exacerbée présents dans le premier tome. Qu'elle essaie de faire passer un message sur les relations toxiques, et le phénomène d'emprise. Mais, Dieu, qu'elle s'y prend terriblement mal.

Feyre, après les évènements du tome 1, est clairement dépressive et traumatisée. J'ai beaucoup aimé la justesse avec laquelle SJM dépeint sa détresse psychologique. Très réaliste - bravo à elle. Mais c'est bien l'unique qualité de ce livre.

Car l'ensemble de ce tome est un carnage. Tamlin subit un assassinat scénaristique beaucoup trop convenu et éhonté, qui le fait passer en un tour de main de "sale con" à "ennemi publique numéro un". Aucune raison, aucune explication crédible venant étayer pareil revirement, il devient juste un énième macho dominateur, maniaque du contrôle, bref, le tremplin parfait pour...

Rhysand. Forcément. La réputation établie de Rhys n'en parait que plus mensongère, en comparaison. Le bad boy du tome 1 cache en réalité un saint, fier de ses valeurs, prêt à tout pour son peuple. Parfait de A à Z.

Tu parles.

C'est juste un autre genre de manipulateur. Il débarque pile au bon moment dans la vie d'une Feyre brisée qui, faute de temps pour panser ses blessures, se jette dans ses bras plutôt que du sommet d'une falaise.

Quid de l'émancipation féminine et de l'indépendance de l'esprit. Feyre ne pense et n'agit qu'à travers la validation permanente de Rhys, que ce soit avant ou pendant leur romance. Validation cristallisée dans la phrase "C'est ton choix, Feyre" qu'on nous répète à l'envie - ou nausée.

Oubliez l'auréole, donnez-lui donc le prix nobel. En plus d'être un saint, Rhysand a inventé le girl power.

Arf. Déprimant.

Feyre sort d'une relation où RIEN ne lui était permis. Evidemment qu'elle va porter aux nues celui qui l'en délivre, et lui offre de fait les clés de sa liberté sur un plateau - clés qu'elle ne saisit jamais d'elle-même, notez-bien, puisqu'on ne l'y encourage jamais. Dangereuse pensée que celle-ci. Et si vous ne voyez pas le problème, prenez le temps de réfléchir à la définition du terme "indépendance".

Feyre n'a jamais l'occasion de l'être, indépendante. Elle n'est jamais seule, livrée à elle-même, elle n'a jamais l'opportunité de faire un véritable travail sur elle-même pour se guérir de ses propres traumatismes. Rhys et consorts sont toujours dans les parages. Résultat, la jeune femme n'est pas libre de ses propres choix. Elle ne peut pas penser par elle-même, ni même décider par elle-même, puisqu'on la contraint systématiquement à emprunter des chemins que d'autres choisissent à sa place.

Et pour enfoncer le clou, voilà qu'on dégaine le fameux trope de l'âme-soeur qui achève de lui passer définitivement la laisse au cou. Formidable. Planquez-vous le jour où cette pauvre fille devra lacer ses chaussures toute seule, elle risque de nous faire une crise de nerfs.

Tout ce délire m'a tellement perturbé et énervé que j'en ai oublié le reste. Pour cause. Il n'existe pas. L'intrigue est simplifiée au point que mêmes les principaux concernés s'en foutent complets - on parle tout de même d'une guerre. Les conflits se résolvent en cinq minutes dans les 100 dernières pages du livre, avec une fin qu'on devine à l'instant où Rhys débarque au mariage de Tamlin. Et devinez qui figure de trophée à remporter dans ce déluge d'antagonisme ô combien virile ? Feyre, bien sûr !

Les autres personnages ne m'ont pas marqué. Ils ne sont là que pour jouer la bande d'amis un peu beaufs, mettre Rhysand en valeur, et raconter pendant 30 pages des flash-back tragiques d'une histoire personnelle dont tout le monde se care l'oignon, moi la première.

Cette lecture aura été un calvaire du bout en bout, et incarne à la perfection le diction du "trop beau pour être vrai". J'arrête les frais, pour le bien de ma santé mentale, et parce que j'en ai assez de ces conceptions nauséabondes sur les relations sentimentales, qu'on enrobe d'érotisme de bas étage pour nous faire croire à l'amour avec un grand A.

Soyons clair : il n'est jamais question d'amour dans Acotar. JAMAIS. L'amour, le vrai, repose sur des principes d'équité, de respect et de compréhension de son/sa/ses partenaires.

Ici, nous n'avons affaire qu'à de la manipulation permanente, de la domination subtile ou avérée, et de l'emprise. Surtout de l'emprise.

Les relations de Feyre ne sont jamais constructives. Elles ne sont jamais saines, et ne lui apportent jamais rien en terme de développement personnel ou émotionnel. Comment le pourraient-elles quand les seuls choix qu'on lui propose sont Rhys ou Tamlin, sans rien d'autre entre les deux ?

Mon problème, c'est qu'à l'évidence, trop de gens se font prendre au piège. Il suffit de voir comment ce livre est portée aux nues sur les réseaux, comment Rhysand est acclamé, comment, de manière générale, on salue le message ô combien féministe de ce tome 2.

Ce que je constate, moi, c'est combien notre vision globale de la relation affective a été altéré par des décennies de toxicité et de misogynie internalisées, puisqu'une auteure de romance a réussi à créer une situation amoureuse tout aussi nauséabonde que la première - et qu'elle pensait bien faire. Je reste convaincue que SJM n'a pas conscience du caractère problématique de ses livres. Et c'est inquiétant. Vraiment.

Donc... trop beau pour être vrai, effectivement. Lorsque vous couronnerez Rhysand roi du féminisme, n'oubliez pas de le guillotiner ensuite. A bon entendeur...

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Commentaire ajouté par Mademoiselle-A 2021-04-04T20:43:15+02:00

Depuis un an j’ai beaucoup plus envie de lire des romans dits de la « littérature de l’imaginaire », autrement dit science-fiction, fantasy et fantastique. C’est donc comme ça que je me suis plongée dans les aventures spatiales dingues et palpitantes de Meryma.

En l’An 300 000 et quelques, le monde est divisé entre divers peuples : clones humanoïdes, étranges plantes-insectes et guerrières enfants. Meryma, dix-sept ans et déjà toute une vie de combat derrière elle, tente d’oublier son passé d’héroïne de guerre sur une planète dépotoir. Jusqu’à ce qu’un matin un convoi de ses ex-camarades ne fasse escale sur la dite planète et ne lui fasse une proposition qu’elle ne peut pas refuser. Mais partout où Meryma va les ennuis la suive, y compris aux confins de l’univers.

Je ne sais pas vraiment quoi vous dire concernant cet ouvrage car il est à la fois très dense, très riche et très intense et pas toujours dans le meilleur sens du terme. C’est une lecture qui a été très prenante mais qui en définitive m’a laissé une étrange impression de « tout ça pour ça ». Je me suis cependant attachée à bien des aspects de cette histoire, à commencer par son personnage principal.

Meryma a dix-sept ans, une information que l’on a tendance à oublier tant elle est déjà usée par la vie. On se prend tout de suite d’affection pour elle parce que c’est une jeune femme qui n’a pas toujours eu la vie facile mais qui reste déterminée à faire ce qu’elle pense bien ou juste et à chercher sa place dans le monde ou plus exactement dans l’univers.

Et il y a bien sûr les autres personnages, une myriade d’autres personnages même, certains qu’on aime et d’autres que l’on déteste : l’Orphelin le fils adoptif de Meryma, Jax qui pourrait bien représenter une chance de bonheur pour notre héroïne, ses camarades de cuisine, l’ambassadeur Rubys cette étonnante espèce d’insecte extra-terrestre, l’ambassadeur Patrien plus grande espèce ennemie de celle de Meryma et bien d’autres personnages, entre autres un groupe d’adolescentes perverses et cruelles, une haute gradée manipulatrice ou encore un vaisseau très amical. Chacun d’eux joue un rôle dans le voyage de Meryma aux confins de l’univers.

Parlons à présent de l’histoire en elle-même : divisée en quatre parties, elle nous tient en haleine du début à la fin. Je ne suis cependant pas sûre d’avoir saisi tous les tenants et les aboutissants ainsi que toutes les subtilités de ce qui se passe dans les différents arcs narratifs de ce roman. Quant à la temporalité, étant donné qu’elle est soumisse à la règle du voyage intersidéral et des années lumières, c’est à la fois fascinant et déroutant. Et ce n’est pas l’ambiance de l’histoire qui apaisera ce sentiment à mi-chemin entre égarement et fascination.

L’univers créé par l’auteur est très visuel, très facile à comprendre et a quelque chose de Star Wars. J’ai également aimé les questions écologiques, éthiques, humaines et biologiques qui sont dissimulées derrière les diverses aventures de Meryma. J’ai particulièrement apprécié le fait que malgré des avancées scientifiques spectaculaires les hommes restent les mêmes, c’est à dire avides de savoir mais aussi de pouvoir, de violence et d’argent, rendant cette histoire très contemporaine malgré son ambiance résolument futuriste.

C’est donc un roman à la fois très prenant et dont la fin m’a laissée un peu sur ma faim justement. Un roman qui conviendra à coup sûr aux fans de science-fiction, aux amateurs de voyages interstellaires et de conquête de l’espace. Pour ma part j’ai passé un très bon moment en compagnie de Meryma et je suis ressortie de ma lecture un peu épuisée comme si moi aussi j’avais voyagé pendant quelques années lumières.

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Lu aussi

Je n'attends plus grand chose de cette série alors je ne peux pas dire que je suis déçue. Il est temps qu'elle se finisse. Oui, mais vu tout ce qu'il reste à dire, je me demande vraiment comment la fin va pouvoir être cohérente. Et surtout, je veux qu'il y ait une solution à l'effet Jovénia qui marque quand même l'origine de la série.

Pour parler de ce tome, on a enfin une explication sur l'origine du monde étrange que l'on a découvert après la mort de Kalandre.

Cette explication est moyennement satisfaisante et un peu tirée par les cheveux, et le moyen d'y remédier... mouais.

En fait, encore une fois tout va trop vite et il y a beaucoup trop d'incohérences partout.

J'attends le dernier tome pour me faire un avis définitif mais pour moi Les Légendaires se sont arrêtés à la fin du cycle d'Anathos (même si les quatre tomes suivants sont bien, mais ils n'apportent pas grand chose à l'histoire).

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Lu aussi

Je vais à l'encontre de l'avis général et cela ne m'apportera pas des regards favorables, mais ce n'est pas l'une de mes lectures préférés. J'avoue que l'auteur se perd de moins en moins dans son histoire, mais je trouve que la trame est trop cassante. Le meilleur exemple étant la fin abrupte.

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Argent

Tout d’abord, je tiens à dire… Mon orthographe adorée ! Mes belles phrases construites ! Que vous a-ton fait ? Oui, car, dans ce livre, ne vous attendez pas à lire un éloge à l’écriture. Je suis encore toute retournée des fautes, même si elles sont là pour nous montrer que le narrateur n’est pas un génie et ne prétend pas l’être…

Mis à part ça. L’un des protagonistes de l’histoire est un jeune garçon qui va bientôt devenir un homme, Todd Hewitt. A ceci près que, dans son village, homme n’a pas vraiment la définition que l’on connait. Il vit à Prentissville, village touché par le virus du Bruit, sur une planète nommée Nouveau Monde. Ce virus met les pensées des hommes/garçons, et animaux, au grand jour. On raconte que celui-ci fut envoyé par les Spackle – une sorte d’alien – et qu’il tua toutes les femmes. Mais, l’histoire de Prentissville est bien plus obscure que ça.

Todd, pour des raisons qu’il ignorait totalement au début du roman, est contraint de s’enfuir de chez lui, de quitter à tous prix ce village, en compagnie de son chien, Manchee.

Quelques pages plus tard, on fait la connaissance de Viola Eade, qui est … une fille ! Elle vient du Vieux Monde, qui est devenu inhabitable. Son vaisseau s’étant écrasé, elle échoue sur Nouveau Monde, sans ses parents, qui eux, sont morts à la suite du crash.

Ces deux personnages, Todd et Viola, vont se rencontrer, pendant que Todd était en fuite de son village. Ils seront confrontés à différents obstacles difficiles, devront faire des choix – parfois lourds en conséquence, afin de sauver leurs vies.

Je dois dire que le premier chapitre donne tout de suite envie de se plonger dans l’histoire, c’est très intriguant. Par contre, je ne pensais pas que le trou dans le Bruit, se serait… un silence ! Je m’attendais à un autre trou, dans le genre dérèglement spatio-temporel. J’avais des attentes assez spéciales pour ce trou, mais ce n’est pas du tout une déception. (J’avoue également ne pas avoir très bien lu le résumé, maintenant que j’y pense.)

Dans ce livre, parfois, on se prend à vouloir étrangler Todd – pour sa mauvaise foi. Viola m’a quelque peu énervé au début du roman, à vouloir faire la ‘morale’ à son compagnon de voyage – « ce n’est pas blablabla mais blablabla … » ou « il n’y a pas de mal à ne pas savoir… » (Une Hermione, en moins attachante.)

Au fil des pages, on veut en savoir plus sur la véritable histoire de Prentissville. Le suspens est présent, malgré une narration quelque peu illisible (on s’y habitue rapidement). On s’y habitue, car, elle retranscrit totalement l’état d’esprit de Todd, c’est sans artifice.

Je dois avouer avoir versé une larme (oh, ça va, hein). Parfois, les événements sont un peu trop durs pour moi.

Un coup de cœur : pour ce roman d’aventure (mais aussi de Science-fiction, fantastique…), ces rebondissements (auxquels, quelque fois, on s’attend), ce méchant qui revient souvent, ces teen-heroes attachants malgré leurs imperfections et cet adorable chien. Que demandez de plus, si ce n’est la suite au plus vite ?

(pfiou, c'était long)

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Commentaire ajouté par Cacoethes-scribendi 2017-12-08T12:27:36+01:00
Or

C'est très difficile d'exprimer en mots en quoi ce roman m'a bouleversée. Je vais d'abord essayer de dire quelques mots de l'histoire.

On peut d’abord préciser que, malgré titre équivoque, ce livre n’a rien à voir avec les comics Marvel.

La première partie, tout en images, débute en 1766 lors du naufrage du Kraken. Un survivant, Billy, travaille au Royal Theatre de Londres et sera à l'origine de plusieurs générations de grands comédiens, les Marvels. Leur histoire s'arrête abruptement en 1900... et le lecteur la reprend en 1990 avec le jeune Joseph qui s'enfuit de son pensionnat. Il trouve son oncle, un personnage bien mystérieux, dans une maison encore plus mystérieuse qui semble être pleine de magie et, surtout, receler le secret de la famille de Joseph... qu'il est bien décidé à percer, coûte que coûte.

C'est un récit en poupées russes : une histoire dans une histoire dans une histoire. Il nous emmène peu à peu bien autre part où l'on pensait aller... ce qui lui donne une certaine fraîcheur, une modernité et surtout une profondeur inattendue : le roman touche des thèmes très contemporains dont je ne parlerai pas pour ne pas spoiler !

Ce qui m'a particulièrement parlé, je pense, c'est l'idée de la magie dans la réalité, renforcée par la post-face de l'auteur. L'idée que l'on peut créer de la magie partout et que chaque histoire inventée n'en est pas moins « vraie ».

En tant que lectrice persuadée que Poudlard existe « quelque part », tout comme la Comté ou Gwendalavir, cela m'a plu que l'auteur défende ce genre de thèse. Tout comme j'ai été émue par les efforts des personnages pour faire perdurer la magie des choses, ou l'illusion de magie (la différence entre les deux dépend seulement de notre foi, non ?), comme une métaphore de la préservation de techniques artisanales, d'un art de vivre passé, d'un patrimoine.

Les liens entre les marins et les artistes sont un peu la base de ce roman : dans les deux cas, l'intérêt c'est le voyage !

Un très bel objet-livre pour une magnifique histoire, qui fera rêver les plus jeunes comme les adultes.

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