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Les extraits ajoutés par kelloggs

Comme dit mon pote Xavier-Richard : "Ta mère est super mais elle est sûrement pas homologuée" !

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"La vie c'est prendre des risques, n'est-ce pas ?"

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Ce soir-là, j'ai fumé ma première cigarette. Puis j'ai tout dégueulé dans les chiottes de Valentin, le vol-au-vent, le sabayon, le Bourgueil, l'huissier de justice et le thé.

- C'est le thé, diagnostiqua Valentin. Il fallait le boire sans sucre. L'amertume, c'est ce qui donne du goût à la vie."

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"Quand on est petit, on tend les bras en marchant vers la vieille dame ou vers le petit monsieur. On a confiance. Le chat, le chien, tout le monde vous aime, c'est évident. Un jour, on s'aperçoit qu'il y a des gens qui ne vous aiment pas, on se demande pourquoi et alors, on est grand."

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Quand les 3eA poussèrent la porte de la salle 108, ils trouvèrent Mme Taillandier vissée derrière son bureau, le teint frais sous les néons, l'œil vif après trente années d'enseignement, et sa lourde poitrine emplissant un corsage qui fleurissait hiver comme été. Dès qu'elle vit ses élèves, elle commença son cours comme si on venait d'appuyer sur la touche PLAY.

- Nous allons reprendre notre étude de Des souris et des hommes. Il ne faut pas une heure pour s'installer, Maroussia ! Non, Antoine et Adrien, je vous ai séparés la dernière fois. Adrien, mets-toi avec Mélanie. Elle est toute seule aujourd'hui.

Un rire étouffé parcourut la classe. Mme Taillandier était très fine : - Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que j'ai dit ?

Elle suivit Adrien d'un regard interrogatif tandis qu'il allait s'asseoir à côté de l'ex d'Antoine.

- Bien, si vous y êtes enfin, nous allons pouvoir vérifier si les hypothèses de lecture que nous formulâmes au dernier cours n'était point erronées. Aubin, qu'est-ce qui t'arrive ?

Les yeux écarquillés, la bouche ouverte, Aubin avait en permanence l'air de suivre un film d'horreur. Lorsque Mme Taillandier fut rendues aux « champs lexicaux », il ne pu s'empêcher de pousser un gémissement.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? s'informa la prof.

- Mmmais ça va me servir à quoi, tout ça ?

- Comment ça ?

- Mmmais je veux faire pâtisserie !

Mme Taillandier ne se laissa pas désarçonner : - Ce n'est pas parce qu'on est pâtissier, Aubin, qu'on arrête de réfléchir. Le collège n'est pas là pour faire de vous des pâtissiers ou des notaires, mais des gens qui ont une culture et un esprit critique. L'instruction libère les hommes, Aubin, l'ignorance en fait des esclaves.

Le garçon cilla sans répliquer. Les champs lexicaux feraient de lui, qu'il le voulût ou non, un pâtissier libre.

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La conférencière du jour, qui paraissait à première vue une bonne mamie inoffensive, ne tarda à révéler sa vraie nature en commençant ainsi :

- Comment aider les apprenants dans leur apprentissage de l'acte d'apprendre?

C'était une folle.

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Sur le chemin du retour, Cécile ne quitta pas l'école de la pensée. Elle revoyait Marianne et ses beaux yeux de vache, Baptiste au visage torturé de tics. Le soir, au repas, elle revint sur le cas de Steven. Le petit garçon arrivait à assembler deux lettres en une syllabe, mais sitôt passé à la syllabe suivante, il avait oublié la première.

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Il eut un rire de gamin. Il découvrait le plaisir d'être dans son tort. Tandis que Cécile éteignait les néons, il prit une craie et écrivit sous le dessin : "Marchon, le cochon de l'inspection."

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Pendant les 15 jours qui suivirent, les deux frères firent des efforts pour ne pas se heurter. Lorsque Siméon, lisant Nietzshe, voyait son frère relire son Spirou, il se permettait tout juste de lui demander affectueusement :

- Tu n'avais pas bien compris la première fois ?

A quoi Bart répondait, non moin affectueuesement :

- Je t'emmerde. "

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Bart s'assit dans le fauteuil et les deux frères se regardèrent. Un même sourire les unit ou la tendresse se mêlait à la moquerie.

-Merci pour tout, dit Siméon

-Merci pour le reste.

Merci d'être entré dans ma vie sans crier gare. Merci d'en avoir changer le cours et de m'avoir changé. Mais tout cela ne s'avoue pas quand on est le frère aîné, Bart n'ajouta rien.

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