Les extraits ajoutés par kelloggs
Dès la naissance de leur fils, M. et Mme Canker comprirent que ce n'était pas un bébé comme les autres.
Premier signe, il était né avec une dentition complète et passait des heures à déchiqueter d'énormes os de mouton dans son landau, tout en mordant dès qu'il le pouvait le nez des vieilles dames assez imprudentes pour vouloir l'embrasser. Ensuite, même s'il poussait des cris de colère quand on le changeait, il n'avait jamais la moindre larme aux yeux. Enfin, et c'était peut-être là le fait le plus étrange de tous, dès que ses parents le ramenèrent de l'hôpital et allumèrent une belle flambée au salon, la fumée qui sortit de la cheminée, sur le toit, se mit à refluer contre le vent.
Afficher en entierC’est surtout le dimanche que je me sens malheureuse. Ce jour-là, l’atmosphère de la maison est oppressante. Dehors, on n’entend pas un chant d’oiseaux, un silence mortel s’abat sur tout... “Sortir, respirer et rire” entends-je crier en moi.
Afficher en entierC'est une sensation très étrange, pour quelqu'un dans mon genre, d'écrire un journal. Non seulement je n'ai jamais écrit, mais il me semble que plus tard, ni moi ni personne ne s'intéressera aux confidences d'une écolière de treize ans. Mais à vrai dire, cela n'a pas d'importance, j'ai envie d'écrire et bien plus encore de dire vraiment ce que j'ai sur le coeur une bonne fois pour toutes à propos d'un tas de choses. Le papier a plus de patience que les gens : ce dicton m'est venu à l'esprit par un de ces jours de légère mélancolie où je m'ennuyais, la tête dans les mains, en me demandant dans mon apathie s'il fallait sor tir ou rester à la maison et où, au bout du compte, Je restais plantée là à me morfondre. Oui, c'est vrai, le papier a de la patience, et comme je n'ai pas l'intention de jamais faire lire à qui que ce soit ce cahier cartonné paré du titre pompeux de « Journal », à moins de rencontrer une fois dans ma vie un ami ou une amie qui devienne l'ami ou l'amie avec un grand A, personne n'y verra probablement d'inconvénient.
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Quand dehors les oiseaux font des trilles, quand on voit les arbres devenir verts, quand le soleil vous attire au dehors, quand le ciel est si bleu, alors j’ai tant de choses à dire. Vivement que ça finisse.
Afficher en entierUn ami ne peut prendre la place d’une mère. J’ai besoin de ma mère comme d’un exemple à suivre.
Afficher en entierÀ peine idéalismes, rêves, belles espérances ont-ils le temps de germer en nous, qu’ils sont aussitôt atteints et totalement dévastés par l’épouvante de la réalité.
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