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Tu as tout gâché, camarade. Tu es pêcheur comme un cul de chèvre est une trompette.

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Je me débrouille, dit le sorceleur en le regardant droit dans les yeux. Je me débrouille à peu près. Parce qu'il le faut. Parce que je n'ai pas le choix. Parce que j'ai vaincu en moi l'orgueil et la fierté de ma différence; parce que l'ai compris que l'orgueil et la fierté, même si c'est une arme contre la différence, sont une défense pitoyable. Parce que j'ai compris que le soleil brille autrement. Parce que les choses changent et que ce n'est pas moi le pivot de ces changements. Le soleil brille autrement et continuera à briller, il ne sert à rien de chercher à le décrocher, comme la lune. Il faut accepter la vérité, l'elfe, c'est une chose qu'il faut apprendre à faire.

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Extrait ajouté par Miney 2018-03-01T13:28:38+01:00

- Geralt ?

- Oui, fit-il en s'arrêtant sur le pas de la porte.

- Profite de l'occasion pour prendre un bain, toi aussi. A l'odeur, je peux deviner non seulement la race et l'âge de ton cheval, mais aussi la couleur de sa robe.

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"Le Mal est le Mal, Stregobor, dit gravement le sorceleur en se levant. Petit, grand, moyen, peu importe, ses dimensions ne sont qu'une question de convention, et la frontière entre ces mots n'existe pas. Je ne suis pas un saint ermite, je n'ai pas fait que le bien dans ma vie. Mais à choisir entre deux maux, je préfère ne pas choisir du tout."

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— Chaque légende renferme un grain de vérité, dit le sorceleur à voix basse. L’amour et le sang ont l’un et l’autre un immense pouvoir. Mages et savants se creusent la cervelle depuis des années, mais ils n’ont rien trouvé sinon que…

— Sinon que quoi, Geralt ? — Sinon que l’amour doit être sincère.

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- J'ai le sentiment que la mort qui me menace ne te bouleverse pas trop.

- Stregobor! dit Gerald. Ainsi va la vie. On voit toutes sortes de choses quand on voyage. Des paysans qui s'entre-tuent pour une borne au milieu d'un champ, que les escouades de deux régiments fouleront le lendemain pour massacrer les uns et les autres. Le long des routes, des pendus se balancent aux arbres ; dans les forêts, des bandits coupent la gorge des marchands. Dans les villes, on trébuche à chaque pas sur des cadavres abandonnés dans les caniveaux. Dans les châteaux, on se transperce à coup de poignard, et lors des banquets, c'est sans arrêt que l'on voit l'un ou l'autre convive rouler sous la table, empoisonné. Je m'y suis habitué. Alors pourquoi une mort qui menace quelqu'un devrait-elle me bouleverser, de surcroît, quand il s'agit de toi?

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- Un sorceleur, murmura-t-elle en se rapprochant encore et en resserrant son manteau sur elle. Et le premier que je vois de près n’est autre que le célèbre Loup Blanc. J’ai entendu toutes sortes de choses sur ton compte.

- J’imagine.

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On pouvait voir se refléter dans les yeux de Renfri la lueur de la chandelle, ses perles dans l’échancrure de son corselet et le médaillon à gueule de loup qui tournoyait au bout de sa chaîne d’argent.

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La jument s’ébroua. Geralt délaça l’encolure de son pourpoint et sortit son médaillon orné d’une tête de loup montrant les crocs. Le médaillon, au bout de sa petite chaîne d’argent, sautait au rythme des mouvements du cheval, scintillant comme du mercure sous les rayons du soleil.

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Il y avait bel et bien un ravin à l’endroit que le sorceleur avait repéré. Il domina soudain les frondaisons d’arbres serrés dans une crevasse. Mais le ravin était en pente douce, le fond était sec, sans aubépines, sans vieux troncs pourrissants. Il le franchit facilement. De l’autre côté, il découvrit une forêt de bouleaux, puis une grande clairière et une lande à bruyère où des arbres cassés par le vent tendaient vers le ciel les tentacules de leurs branches et de leurs racines emmêlées.

Les oiseaux, effarouchés par l’apparition du cavalier, s’envolèrent à tire d’aile en poussant des croassements sauvages, stridents, rauques.

Geralt aperçut tout de suite un premier corps, attiré par la blancheur d’un mantelet en peau de mouton et le bleu mat d’une robe qui se détachaient sur les touffes de laîche jaunie. S’il ne voyait pas le deuxième cadavre, il savait où il était : la présence de trois loups, qui regardaient paisiblement le cavalier assis sur leur arrière-train, trahissait l’endroit où il gisait. La jument du sorceleur s’ébroua. Les loups, d’un même mouvement, sans bruit, sans se presser, s’enfoncèrent dans la forêt en trottinant et en tournant leur tête triangulaire à intervalles réguliers dans la direction du nouveau venu. Geralt mit pied à terre.

La femme au mantelet blanc et à la robe bleue n’avait plus de visage, plus de gorge, et la majeure partie de sa cuisse gauche avait disparu. Le sorceleur passa à côté d’elle sans s’arrêter.

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