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Tremblements de ciel

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extrait

Extrait ajouté par Domnik 2026-01-10T16:51:24+01:00

Je me souviens de toi, petit moineau, tu volais insouciant et tu t’es retrouvé dans ma maison. Tu te heurtais aux murs et aux plafonds, tu n’y comprenais rien. Tu t’es blotti dans un coin. Tu tremblais de tout ton être privé de ciel. Je t’ai pris dans mes mains. J’ai vu dans tes yeux paniqués des palais de brindilles et des fêtes au soleil. Quand j’ai ouvert mes mains au milieu de l’air, tu as filé vers ton paradis bleu. Seule l’écriture pouvait garder mémoire du seul croisement de nos vies.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Domnik 2026-01-10T16:50:27+01:00
Diamant

Comme il est difficile pour moi de poser mes mots sur les mots exceptionnels de Jean-Christophe Galiègue, à commencer par ce titre, « Tremblements de ciel », qui nous emmène loin à travers une couverture que je trouve merveilleuse. Aussi, vais plutôt citer l’auteur, abondamment...

Un texte saupoudré de poésie, dont chaque phrase est un trésor que l’on voudrait conserver pour soi, dont on voudrait se souvenir : « Nous marchons en la vie comme dans un labyrinthe et cherchons le passage secret de notre existence. »

Des mots qui vous invitent, qui vous guident en montrant une voix, un chemin ou un autre ou un autre encore. Jean-Christophe ne raconte pas, il ressent et nous fait ressentir. Une façon d’écrire et d’être, une élégance, une grâce, simplement rares : « La neige fond comme un rêve impossible. »

Des phrases comme des fulgurances : « Un jour sans soleil ni lune, je pris tous les mots qui voulaient naître et sautai dans le ciel de l’écriture. »

Des opposés qui se rejoignent et se confondent : « Maintenant, je le sais, l’ombre et la lumière sont inséparables, elles courent main dans la main dans le juste »

Et la musique bien sûr, souvent présente dans les œuvres de l’auteur, avec cette phrase que j’ai particulièrement aimée : « Les gouttes de pluie prises dans les rayons du soleil écrivent une partition de musique que les oiseaux déchiffrent. »

Tous ces livres de Jean Christophe, que j’ai lus et relus tant et tant, se regroupent sous sa plume en une simple phrase à la page 52 : « "Nos âmes pures" connaissent blessures sur blessures. C’est l’enfant qui forge l’armure de l’adulte, qui lui greffe "un cœur indestructible". Pour sauver les innocents, j’ai écrit, j’ai tout caché dans "des châteaux d’oubli". Le temps déchire les nuages, éteint les soleils. La vie l’emporte par éclats, par "tremblements de ciel". La poésie sauvera le monde. Sauvons la poésie. »

Cette œuvre est un hymne à la vie, aussi et peut-être surtout : « Sur le brasier du monde, le poète jette des torrents de vie. » Et de ses mots si beaux, Jean-Christophe Galiègue pose sur nos cœurs des torrents d’espoir. Elle a été très justement récompensée par le Prix International du Roman Gay dans la catégorie Recueil de poésie.

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