Livres
475 744
Membres
453 778

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par choupy78 2019-08-07T11:02:44+02:00

Four people got into that car of their own volition. They didn't fasten their seatbelts and did nothing to stop Spoiler(cliquez pour révéler)Phoebe driving straight into a brick wall.

Afficher en entier
Extrait ajouté par choupy78 2019-08-07T10:57:38+02:00

But maybe if people woke up and realised that being a teenager is actually pretty fucking hard and it's not because we're always on our phones or don't know the meaning of hard work or any of those other bullshit things that people say. And maybe things were better in the "good old days" because guess what? The world has gone to fuck and politicians are pissing away our future and no one fucking cares.

Afficher en entier
Extrait ajouté par choupy78 2019-08-07T10:51:37+02:00

The truth is we have no idea what anyone else is going through, no matter how close we are to them. You can never really know. That's the problem.

All you can do is hold your loved ones close. And hope.

Afficher en entier
Extrait ajouté par choupy78 2019-08-07T10:31:45+02:00

We are old

Old enough to know better

We are young

Too young to be bitter

We are old

They say that we shouldn't cry

We are young

They say that we're too young to die

Afficher en entier
Extrait ajouté par jujulili 2019-04-14T15:44:11+02:00

ATTENTION ÉNORME SPOILER (concerne l'ensemble de l'extrait)

-Bon sang, Evan, tu m'as filé la frousse !

Il repose les mugs sur le plan de travail et éponge le thé.

-C'est sale par terre, constate-t-il, à quatre pattes, un rouleau d'essuie-tout à la main. Il faut que j'achète une nouvelle serpillière.

-Je sais ce qu'il s'est passé.

Je ne reconnais pas ma propre voix.

-Ou alors je devrais peut-être changer le lino. Je suis sûr que je pourrais trouver une chute pas chère. (Les genoux d'Harry craquent quand il se redresse.) Excuse-moi, je n'ai pas écouté ce que tu disais.

Spoiler(cliquez pour révéler)Ce n'était pas un accident.-

-La police affirme qu'aucun autre véhicule n'a été impliqué, alors...

-Harry...

Les mots me semblent impossibles à prononcer. Il faut pourtant qu'ils sortent. Je pense que je n'y croirai pas tant que je ne les aurai pas entendus.

-Ils ont percuté le mur exprès.

Harry plisse les yeux comme s'il pensait pouvoir lire directement dans mon cerveau.

-Qu'est-ce qui te fait penser ça ?

J'ouvre la bouche mais il secoue la tête et me pousse vers le salon. On s'assied devant la petite table pliante, nos tasses de thé posées devant nous. Harry pose les mains à plat de part et d'autre de son mug.

-Explique-moi.

Je fais de mon mieux, même si je n'ai pas eu le temps d'examiner ma théorie à fond. Je commence par la voiture.

-Lewis n'en a rien à cirer des voitures anciennes-il voulait juste être certain que la bagnole était vieille. J'ai vérifié sur Internet -les airbags datent du début des années 1990 et il lui fallait donc un modèle plus vieux que ça. 1989 ou antérieur. Le E de la plaque d'immatriculation de la Saab lui a prouvé qu'elle correspondait à ce qu'il cherchait.

-C'est un peu tiré par les cheveux, répond Harry, dubitatif. Il me paraît plus probable qu'ils se rendaient à la rave et qu'il étaient défoncés.

-C'est ce qu'ils voulaient que les gens croient. Et peut-être qu'ils se sont dis que la kétamine faciliterait les choses. Mais on s'en fiche de la drogue.

Il regarde par la fenêtre. Le ciel est strié d'orange et de rose : encore un coucher de soleil parfait. Il s'éclaircit la voix.

-Si on en croit le rapport de police, il n'y avait aucune trace de pneus sur les lieux. Rien qui prouve que Phoebe ait freiné.

-Tu as lu le rapport de police ? Comment tu as fait ? Et pourquoi tu ne m'a rien dit ?

-Moins tu en sais sur mes méthodes, mieux tu te porteras. Et je ne t'en ai pas parlé parce que...

Il se passe la main sur les yeux.

-Harry ? Qu'est-ce que tu me caches ?

-J'ai vu...il y avait des photos.

-Et ? (Je me demande où est le problème, après tout ce n'était qu'une voiture pulvérisée. Puis je comprends soudain.) Les corps. Tu as vu des clichés des corps.

Un bref hochement de tête.

-Quand je pense à Karolina...Tu te souviens quand les Zabek venaient manger chez nous ? Vous vous faufiliez toutes les deux en bas et vous essayiez de contourner la table de la salle à manger sans vous faire repérer.

-Le challenge Ninja du dîner, je murmure avant que le souvenir ne me revienne complètement.

-Vous étiez nulles à ce jeu.

-Pas du tout ! On arrivait toujours à atteindre la cuisine sans nous faire remarquer.

-On faisait semblant de ne pas vous voir. (Harry secoue la tête comme si c'était évident et ça l'est maintenant.)

-Pas du tout ! On arrivait toujours à atteindre la cuisine sans nous faire remarquer.

-On faisait semblant de ne pas vous voir. (Harry secoue la tête comme si c'était évident, et ça l'est-maintenant.) Vous ressortiez de la cuisine les bras chargés de tout ce que vous pouviez porter, l'air tellement contentes de vous.Chaque fois que je pensais à Karolina Zabek, c'était cette image qui me venait. Son expression radieuse parce qu'elle pensait nous avoir roulés. (Il parvient presque à sourire. Presque.) Mais maintenant, quand je pense à elle, la seule qui me vient, c'est celle des photos dans le rapport de police...Elle devait être...Elle était assise sur le siège du milieu quand la voiture...

Je ne veux pas en entendre davantage, et heureusement, il se tait. Mais est-ce que ça peut-être pire que ce que j'imagine ? Un coup d’œil au visage d'Harry réfute ma théorie. Qu'il me prouve à quel point mon hypothèse est absurde.

-Un pacte de suicide. Qu'on prendrait pour un accident, énonce-t-il lentement comme s'il testait cette idée à haute voix. Explique-moi. Je ne dis pas que je te crois, hein.

-Ils ne portaient pas de ceinture de sécurité.

Il balaie cet argument avec facilité.

-Lewis, si.

J'essaie de nouveau.

-Le petit ami de James, Matthieu. Il a dit quelque chose pendant la cérémonie sur la plage. James lui a fait promettre de l'enterrer comme un Viking.

Harry hausse les épaules.

-Plein de gens évoquent leurs funérailles. Ça ne veut pas dire qu'ils envisagent de se suicider.

-Phoebe a donné à Ruth -sa petite sœur- son collier préféré en lui disant de veiller sur lui pour elle. C'est exactement le genre de chose qu'on fait quand on a prévu de se supprimer.

-Peut-être, peut-être pas.

Harry penche la tête puis me fait signe de poursuivre.

-Il y a quelque chose qui me tracasse depuis le début -ils n'avaient pas l'air d'être amis tous les quatre.Ni la police mi la presse ne s'en sont inquiétées -c'étaient des adolescents et ça suffisait. Comme si le fait d'avoir le même âge explique tout. Les gens ont cru sans problème au scénario de la rave parce qu'ils pensent qu'on est comme ça : on boit, on se drogue et on enfreint la loi.

Harry ignore ma diatribe et se concentre sur l'essentiel.

-Comment ils ont arrangé leur coup alors ? S'ils n'étaient pas amis ?

-On sait que Phoebe et Lewis étaient potes, même si c'était un secret. Et Phoebe traînait au Beat Hut où bossait Karolina. C'est peut-être qui a eu l'idée...Il y a peut-être un lien entre elle et James. Ou entre James et un des autres. Mathieu sait peut-être quelque chose. Je vais lui parler...

-Et lui dire quoi ? Que tu cherches la preuve que son petit copain s'est suicidé ? C'est quoi le plan, Evan ?

-Comment ça ? Je veux savoir ce qu'il s'est passé.

-Et après ? Même si tu as raison, est-ce que tu as songé qu'il valait peut-être mieux que les gens continuent à croire qu'il s'agit d'un accident ? On parle de la vie de personnes, là.

-Tu crois que je ne le sais pas ?

-Non Evan, ce n'est pas ce que j'ai...

-Comment tu peux rester assis là à prétendre qu'il vaut mieux que les gens ignorent la vérité ? C'est ton putain de job, Harry. C'est ce que tu fais. Tu dévoiles la vérité sur les dépenses de ces députés, sur la maltraitance dans les maisons de retraite ou...

-Ou quoi ? demande-t-il à voix basse.

Je me rappelle d'une de ses "petites croisades". C'est comme ça que maman les appelle.

-C'était quoi cette histoire l'année dernière ? Sur une permanence d'aide téléphonique ?

Le cerveau d'Harry n'était pas configuré comme le mien : il capte tout de suite à quoi je fais allusion.

-Un service de chat sur Internet pour les adolescents qui ont des troubles mentaux. La mairie a coupé les subventions. (Son expression est sombre mais je détecte une trace d'autre chose.) Tu as lu ça ?

Hors de question de lui avouer que je lis absolument tous ses articles.

-Écoute, je ne suis pas en train de dire qu'il y a forcément un lien. Je ne suis pas naïve au point de croire que Phoebe, Karolina et James seraient encore en vie si ce service n'avait pas été supprimé. Mais peut-être que les gens pourraient se réveiller et comprendre qu'être adolescent, c'est super dur et pas parce qu'on est tout le temps penché sur nos téléphones, qu'on ne sait pas ce que signifie le boulot et autres conneries qu'on entend tout le temps. Et peut-être bien que c'était mieux avant, au "bon vieux temps", parce que tu sais quoi ? le monde est merdique, les politiques foutent notre avenir en l'air et tout le monde s'en branle !

Je me tais brusquement, aussi surpris qu'Harry par mon accès de colère. Ce sont des choses que je n'ai jamais verbalisées avant. Non, c'est plus que ça. Je n'y ai jamais pensé avant.

Je me lève et repousse ma chaise contre la table.

Je choisis mes mots avec soin et ma voix est tendue prête à se briser.

-Peut-être que les gens se porteront mieux s'ils croient que c'est un accident. L'ignorance est une bénédiction, pas vrai ? Mais ce n'est pas juste. Si personne ne connaît la vérité, alors comment s'attendre à ce que les choses changent ? Ce qui se produit est affreux, bouleversant et perturbant, et je le sais. Bien sûr que je le sais. Mais ça ne veut pas dire qu'il faut rester silencieux. La vérité blesse mais elle est importante. [/spoiler]

Afficher en entier
Extrait ajouté par jujulili 2019-04-14T13:08:23+02:00

Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit : Tim remet son casque et se penche vers le micro.

-Vous venez d'entendre "Paradise" de Coldplay. Et maintenant, permettez-moi de vous présenter une jeune fille très spéciale qui, j'en suis certain, rivalisera avec Chris Martin dans quelques années...

Mon estomac se tourne et se retourne comme des vêtements mouillés dans le tambour d'une machine à laver. Ce n'est pas possible.

-Ceux d'entre vous qui ne sont pas fidèles auditeurs de la matinale ignorent peut-être que j'ai eu l'immense chance d'épouser récemment une femme extraordinaire- Diane, si tu nous écoutes, coucou. Et avec elle, j'ai accueilli dans la famille Rossi une fille fabuleuse et un fils merveilleux.

Tim m'adresse un clin d’œil. Malgré ma sidération, je ne peux m'empêcher de penser à Lewis. Et lui ? Il a été effacé du tableau ?

-Laissez-moi vous dire que ma belle-fille, Evan, est un prodige avec un P majuscule. Et devinez quoi ? Elle est ici dans le studio avec moi...Dis bonjour, Evan.

Je n'arrive pas à croire que je n'ai même pas remarqué le micro juste devant moi. Idiote. Triple idiote. Je repousse machinalement ma chaise.

Une seconde de silence, puis deux, puis trois. Je sais que le silence est le cauchemar de Tim. Il sourit toujours -à peu près- en poursuivant :

-Ah, elle est un peu timide, vous savez. Et si je mettais une autre chanson pour donner le temps à Evan de se ressaisir. Je suis certain qu'elle serait ravie de nous jouer quelque chose et de partager son talent avec les habitants de Claybourne. En attendant, voici le dernier single d'Ariana Grande...

Tim appuie sur un interrupteur et ôte de nouveau son casque.

Je me lève en secouant la tête. Combien de fois dois-je la secouer pour qu'il comprenne ?

-Ce n'est pas..Je ne veux pas faire ça. Je vais m'en aller...Tu n'as qu'à dire que...je suis aphone...ou quelque chose dans ce goût-là.

-C'est une opportunité incroyable, Evan, répond Tim d'une voix douce et sincère. La plupart des jeunes de ton âge serait prêt à tuer pour une chance pareille -jouer en direct à la radio !

-Je ne joue pas toute seule. J'appartiens à un groupe.

-Mais les autres ne sont pas là, contrairement à toi. Et ça fera une pub de folie à ton groupe. (Il se lève et s'agenouille devant moi.) Allez, juste une chanson, dit-il pour m'amadouer. Tu vas adorer. Il n'y a pas de quoi avoir peur, promis. Est-ce que tu dois accorder ta guitare ?

Je tourne la tête : ma guitare est posée près de la porte. Gary a dû la mettre là quand il m'a fait entrer. Il me sourit derrière la vitre.

-Tim, je te remercie vraiment, mais je ne veux pas le faire. On peut reporter à une autre fois tu sais ? Faire venir aussi Sid et Daze comme ça on aura le temps de répéter et de réfléchir à ce qu'on veut jouer.

Je suis prête à lui promettre n'importe quoi, pourvu qu'il arrête de me regarder comme s'il venait de me faire le plus beau cadeau du monde et que je lui avais craché à la figure en réponse.

Il baisse les yeux vers le sol en secouant la tête.

-J'ai prévenu les auditeurs, Evan. Ils attendent que tu chantes.

-Mais tu n'aurais rien dû leur dire ! Tu aurais dû m'en parler d'abord !

Ses genoux craquent quand il se relève. Il sort ma guitare de son étui et me la tend.

-Accorde-la.

-Je t'ai dit non.

La guitare est étrangère entre mes mains.

-Bon...,soupire-t-il.

Les mains sur les hanches, il me jauge. Maman lui répète sans arrêt que je suis têtue comme une mule.

"Une fois qu'Evan a pris une décision, elle est irrévocable".

Puis il sourit et secoue la tête et je crois que j'ai gagné. Il a l'air contrit et je suis contente qu'il ait compris que ça n'allait pas se passer comme ça parce que la chanson d'Ariana Grande ne doit pas durer plus de trois minutes et qu'il s'en est déjà écoulé deux.

Tim se penche vers moi et pose les bras sur les accoudoirs de mon fauteuil. Il est si près que je sens l'odeur de café de son haleine.

-Je t'ai vue, murmure-t-il.

-Vue quoi ?

Il recule un peu, histoire que son visage soit bien net. Un sourire étire ses lèvres.

-Je t'ai vue te faire sauter par le serveur le soir de mon mariage.

Afficher en entier
Extrait ajouté par jujulili 2019-04-14T12:08:29+02:00

Prologue

Police secours, j'écoute. Quelle est l'urgence ?

-Putain...Oh, bon sang. Je ne...il y a eu un accident.

-Calmez-vous, monsieur, s'il vous plaît. Êtes-vous blessé ?

-Non, mais les gens dans la voiture...

-Pouvez-vous me donner votre nom, monsieur ?

-Vincent. Vince.

-Bien, Vince, où êtes-vous ?

-Sur Fairfax Road....sur le parking de l'école. Il y a une fille par terre. Elle est...oh, merde...

-Dites-moi ce que vous voyez, monsieur.

-Elle est cassée.

-Vince, écoutez-moi. Une ambulance arrive. Pouvez-vous regarder la fille ? Est-elle consciente ? Vince ? Vous m'entendez?

-Elle est morte.

-Vous êtes sûr qu'elle ne respire pas ?

-Sa tête est... oui, j'en suis certain. Je... je vais vomir.

-Respirez à fond, Vince. Est-ce qu'il a d'autres personnes dans la voiture ?

-Deux... non, attendez, trois. Je n'arrive pas à ouvrir la portière. Si je pouvais juste... je vois un garçon.

-Vous vous en sortez très bien, Vince. L'ambulance sera là dans deux minutes. Est-ce que le garçon est conscient ? Est-ce qu'il respire ?

-Il y a du sang...

-D'où vient-il ?

-J'en sais rien, bordel ! Son bras... oh, merde, son bras... Allez ! Respire, s'il te plaît ! Respire, putain !

-Parlez-moi, Vince. Que se passe-t-il ? Comment est son bras ? Vous êtes là ? Vince ? Vince !

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode