Didier Lefèvre
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Un second tome poignant où on rentre vraiment en immersion dans l'horreur de cette guerre. La réalité du récit, toujours exacerbée par le cocktail de dessins, de textes, de dialogues et de photo, m'a saisie et émue profondément.
La cause des médecins humanitaires, qui soignent tout avec rien, m'a profondément affectée. Elle m'a même - moi qui n'ai pourtant aucun penchant scientifique - donné envie de le devenir !
Quant à la monstruosité des blessures, elle m'a choquée, mais l'endurance des Afghans, elle, m'a soufflé. Ce petit enfant, qui a un trou (qu'on peut nettement voir !) dans le bras, ne pleure même pas.
C'est surtout là que l'apport des photos m'a été très précieux. Avec un livre, des mots, on saisit l'idée, mais on ne peut pas la concevoir, se l'imaginer, nous occidentaux n'ayant jamais connu la guerre. Avec un dessin, cela paraît imaginé, exagéré. Avec une photo, la réalité, aussi dure soit-elle, nous est imposée.
Les visages, si proches et pourtant si loin, nous parlent à travers les planches de la BD. Les panoramas, magnifiques, nous émerveillent et nous mortifient à la pensée qu'un tel paysage ait pu être ravagé. Le reste, selon l'image, nous émeut d'une manière ou d'une autre.
J'ai préféré ce deuxième tome au premier. On connaît mieux les personnes (et non pas personnages, ce sont de vrais êtres vivants), et on est vraiment au coeur de l'action humanitaire.
Je pense que cette BD est une oeuvre unique en son genre, une perle du reportage journalistique, que tout citoyen en âge de voir de telles images devrait voir. Eh oui, il existe de beaux pays indépendamment de la France ou de l'Europe, mesdames messieurs ! Eux aussi méritent toute notre attention. Une belle leçon de vie, indispensable pour faire ouvrir les yeux dans ce contexte où de plus en plus de gens s'opposent à l'immigration.
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Et voilà le dernier volet de cette trilogie, définitivement le plus sombre. Il est vrai que le deuxième tome était dur dans ses images et dans sa réalité en période de guerre, mais l'horreur n'étant pas directement adressée au personnage principal et l'espoir n'était jamais perdu, on n'avait pas la même impression de désolation.
Alors que jusqu'ici tout s'était déroulé globalement comme prévu, le photographe se retrouve seul et tout va de travers, dans le pire des scénarios (ou presque).
Je ne peux m'empêcher de penser que le destin a essayé maintes et maintes fois de faire comprendre à Didier Lefèvre qu'il devait rester avec ses camarades : Spoiler(cliquez pour révéler) sa maladie le jour de son départ, l'attente au village et son furoncle, les nombreuses fois où il a rencontré des gens de son groupe mais est reparti seul...
Mais en même temps, ce besoin urgent de rentrer est si compréhensible... On ne peut pas le blâmer.
On découvre à la lecture de ce dernier tome poignant l'extrême difficulté psychologique qu'entraînent les voyages humanitaires, les conditions de voyage très pénibles, les mauvaises rencontres... Une autre facette que cette série devait bien aborder pour être conforme à la réalité. J'ai été à la fois horrifiée et admirative de Didier Lefèvre, de sa force d'âme et de sa lutte pour sa survie. Spoiler(cliquez pour révéler)Le passage où il bat le cheval m'a profondément marquée, témoignage d'un intense et profond craquage psychologique malheureusement inévitable.
Les portraits de fin concluent en beauté la série, Spoiler(cliquez pour révéler)bien que j'aie été triste de voir qu'on était sans nouvelles de beaucoup de connaissances afghanes. Les conséquences de ce voyage sur la santé du photographe m'ont également bluffée, sachant en plus qu'il est retourné en Afghanistan de nombreuses fois par la suite.
Ayant seulement emprunté la BD en bibliothèque, je n'ai pas eu accès au film de Juliette (personne que j'ai énormément admiré à travers le récit du Photographe) et je regrette de ne pas pouvoir commenter l'oeuvre dans son intégralité - puisque le DVD est associé à la BD.
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Une BD reportage ! Un format pour le moins surprenant, et pourtant, ça marche complètement. Le mélange des photos et des dessins est très réussi, même si je regrette personnellement l'abondance de photos format planche-contact (Oui, je sais, je parle de quelque chose que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. C'est aussi un des aspects intéressants du "photographe", ce témoignage d'un passé pas si lointain sans appareil-photo numérique, sans portable et avec des caméras dites légères de 30 cm de long !) Mais bon, on passe aisément sur ces petits détails surtout que c'est rattrapé par trois photos grands format dont on sent que l'auteur n'est pas peu fier, et il a bien raison ! Il y a aussi quelques portraits de toute beauté.
L'histoire se lit facilement. On est fascinés par la froide détermination de ces héros du XXème siècle plongés dans un monde inconnu pour sauver des vies, ou du moins en alléger les peines. On est touché par le regard de Candide que pose Didier Lefèvre sur ce peuple afghan qu'il découvre et qu'il se met très vite à aimer.
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Cette fois, on est vraiment dans le vif du sujet... La confrontation des photos et du dessin place le lecteur dans une étrange ambivalence. On passe sans cesse d'un récit qui pourrait être fictif (le dessin) à la réalité brutale du conflit. Impossible de ne pas considérer ces médecins de M.S.F. comme les héros du XXème siècle. Mais le dessin permet aussi de dédramatiser un peu, de rester dans le récit sans que le ton devienne pontifiant ou moralisateur. C'est vraiment un grand bouquin.
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Autant les deux tomes précédents concentraient leur attention sur les membres de M.S.F. et sur leurs comparses afghans, autant celui-ci est entièrement tourné vers l'auteur. Celui-ci entame un voyage solitaire suite à une décision un peu considérée de sa part. Plus encore que l'aspect graphique, toujours aussi réussi, l'intérêt de cette dernière partie réside dans la façon dont Didier Lefèvre fait face aux différents déboires qui l'accablent durant son périple. Les photos ont du coup moins d'importance même si certaines sont poignantes (celle du cheval prises lors de la nuit passée au sommet du col !)
On reste fascinés par ces personnages hors du communs et par les territoires tellement peu familiers qu'ils arpentent. Une conclusion de la série parfaitement à la hauteur de l'ensemble.
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Une B.D. unique et grandiose de par sa conception avec ce mélange de photos et de dessins ainsi que par la force de son récit. Le photographe, en 1986, rejoint Médecins Sans Frontières en Afghanistan. 1 000 kilomètres à travers la montagne à cheval, à pieds, à dos d’âne, ne pouvant pas passer par les grands axes pour cause de guerre. Mission dirigée par une femme. Relation entre deux peuples, périples montagnards, don de soi, ouverture d’esprit, humour, beauté des paysages, misère, blessures de guerre, pitié pour les chevaux, dur réalité pour ces enfants atteints par les bombardements. Une rencontre avec de grands hommes, inconnus. Joint CD d’un reportage de Juliette Fournot où des images d’opérations peuvent être perturbantes. En fin d’ouvrage ´Ce qu’ils sont devenus’. On y apprend, en autre, que Didier Lefèvre, à son retour, souffre d’une furonculose et perdra 22 dents. Il retournera huit fois en Afghanistan. Décédé en 2007. Le parcours de Régis et Robert est original puisque de la médecine, ils sont passés à la viticulture. Entre splendeurs et horreurs.
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Une bande dessinée reportage avec des illustrations mais également des photos, un récit remarquable.
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Une série de trois tomes sur une expédition de MSF durant la guerre en Afghanistan , une excellente BD reportage.
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Allier BD et documentaire est sacrément intelligent. Mélanger dessins et photographies encore plus. Les deux formats se fondent merveilleusement bien l'un dans l'autre, pour livrer un récit éducateur et immersif.
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Les éditions fautedefrappe nous ont sorti un chef d’œuvre !
24 histoires avec du sang, du sexe, des mutilations, des morts, de l’horreur, en veux-tu en voilà !
Et c’est jouissif 😅 et non je ne suis pas un cinglé pervers et immoral, j’ai toujours aimé les films d’horreur sans jamais pouvoir l’expliquer.
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Biographie
Didier Lefèvre est reporter photographe.
Il a collaboré avec journaux et magazines seul ou par l'intermédiaire d'agences, selon les époques. Des lieux, des hommes, en vrac : le Sri Lanka, la Corne de l'Afrique, les Toreros, les Malawi et le Cambodge récemment, les Pompiers, les habitants de Bougainville, les champions du monde de course à pied éthiopiens, les jardiniers, les moudjahedin d'avant 1992, les Hazara, le Kosovo...
De ses Voyages en Afghanistan, il a fait un livre aux éditions Ouest France. Mais ils les a aussi racontés à son grand ami Emmanuel Guibert. De ses photos, et de son récit mis en dessin par Guibert sont nés les trois albums de bande dessinée Le Photographe aux éditions Dupuis.
Didier Lefèvre est décédé en 2007 à la suite d'une crise cardiaque.
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