Nathalie Bernard
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Ce livre est le type de livre qui peut laisser indifférent. Et qui peut aussi ne pas laisser indifférent. Il y a tellement de bons côtés, et aussi tellement de moins bons côtés que je ne sait plus trop quoi en penser. J'ai beaucoup aimé l'écriture de Nathalie Bernard, mais l'histoire qu'elle a écrite ne m'a pas toujours enchantée. En réalité, j'ai trouvé à plusieurs reprises que c'était très surréaliste :
- Pour commencer, l'histoire d'amour se déroule dès les premières pages du livre. Nous n'avons par le temps d'attendre, ni d'espérer. Et ce n'est pas tellement ça le problème, mais ils emménagent ensemble quelques jours plus tard, déclarant le grand amour !
- Deuxièmement, on apprend dans le livre que sa mère est une stressée de la vie, une maniaque du ménage, limite parano sur tous les sujets confondus, etc. Et pourtant ça na pas l'air de grandement la déranger lorsque sa fille lui déclare qu'elle va vivre dans une maison abandonnée sans eau courant ni électricité, encore moins de chauffage et par-dessus tout ça à dix-neuf ans, alors qu'elle n'a pas de travail et donc aucune rémunération.
- D'ailleurs, en parlant d'absence de travail pour gagner sa vie, elle arrête ses études dès qu'elle rencontre Ash et décide de se consacrer à l'écriture d'un roman. Nous avons d'ailleurs l'impression qu'elle se laisse embobiner par lui car elle arrête presque tout ce qu'elle faisait avant, changeant radicalement sa vie. Elle se détache littéralement de sa vie d'avant. Elle coupe les ponts avec son téléphone, et ainsi sa meilleure amie, et sa seule amie, mais aussi ses parents, avec lesquels elle s'est d'une certaine manière fâchée.
- Mais ce qui me surprend le plus, c'est qu'elle ne connait même pas ce Ash, avec qui elle décide de vivre sur un coup de tête. Elle ne connait rien de sa vie, ni de lui, et cela même après plusieurs mois de vie commune. Je trouve que c'est hallucinant.
Je pense que c'est principalement le manque de réalité qui m'a manqué dans ce livre car à part ces détails, j'ai trouvé que le livre était pas mal, avec beaucoup de rebondissements et de secrets. Nous nous posons beaucoup de question du début à la fin, ce qui nous tient en haleine. J'aurais beaucoup mieux aimé ce livre, je pense, si il y avait eu plus de réalisme, concernant à peu près tout.
J'ai tout de même apprécié ma lecture car elle aborde plusieurs sujet un peu difficiles, qui sont plus communs qu'on ne le pense...
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Incontournable Juillet 2025
Comme le spécifie pour chaque livre de la collection, "Ils arrivent" fait parti de la fratrie "petite poche" aux éditions Thierry Magnier. Cette collection est composée de "micro-roman" plus petits encore que les romans en format poche, qui peuvent réellement se glisser dans une poche de pantalon, et proposent de très courtes histoires d'environ 45 pages contenant chacune quelques phrases tout au plus. J'affectionne cette collection pour plusieurs raisons:
1- Idéal pour les classes d'accueil, qui ont besoin de courtes histoires sans illustrations pour leur allophones en francisation, avec un vocabulaire accessible.
2- Intéressant pour les lecteurs avec défis, soit ceux et celles qui détestent lire ou ceux et celles pour qui c'est un défi de traitement ( Troubles DYS). La police n'est ps gigantesque, mais elle n'est pas petite et serrée.
3- Une bonne idée pour les périodes de lecture courtes, les biblio-classes qui ont besoin de plusieurs livres à petit budget ( 6.95$ canadiens chaque).
4- Contiennent de plusieurs genres littéraires entre 6 et 12 ans ( lectorat intermédiaire) généralement universelles sur leurs thèmes, parfait pour adapter les jeunes comme les plus vieux.
Dans ce roman, il sera question de Sasha, un jeune réfugié fuyant la guerre avec sa maman, son plant de de géranium et son chat, qui écrit à une autrice. Voyant que cette dernière a écrit au sujet d'un garçon malade qui a guérit par la suite, le jeune auteur-en-herbe se prend a espérer une "magie" similaire, où des mots pourraient sauver son pays de la guerre. Il parle de cette écrivaine comme une "mot-gicienne". Il esquisse ensuite en quelques phrases sont parcours migratoire, de son appartement sur lequel pleut des bombes à la France, où il vit depuis. Pour ce jeune garçon, le quotidien est à réinventer, une autre langue doit être apprise et parfois, les bombes chutent sur les immeubles en pleine nuit, dans ses cauchemars. Sasha souhaite devenir auteur: "En attendant, il faut que quelqu'un commence le job [ être mot-gicien], au moins pour sauver les géraniums et les chats si c'est trop difficile d'empêcher les fous de détruire le pays..."
Dans cette courte histoire narrée par le personnage de Sasha, l'autrice fait parler ces enfants déplacés, loin de chez eux, qui sont partis avec si peu pour tenter de continuer leur vie ailleurs. À hauteur d'enfant, ce petit roman traite d'insécurité, de peur viscérale, d'adaptation nécessaire et d'espoir. L'espoir que quelque chose peut être fait pour faire cesser la folie qui secoue son chez soi.
Ce genre de petit roman me semble plus que jamais nécessaire, pour traiter des enjeux liés à l'immigration. Mieux comprendre les enjeux derrière ces populations migrantes permet d'être plus accueillant et empathiques quand ces gens viennent trouver refuge chez nous. Qui plus est, il permet aussi de réaliser la chance que nous avons de vivre dans un pays en paix. "La lettre de Sasha" me fait penser à certains autres bons romans jeunesse qui traite des enjeux migratoires à hauteur d'enfant, tels que "Vent du sud" de Véronique Foz, "Mischka" de Edward Van de Vendel ou encore "Turbulences"de Adis Simidzija, pour les ado.
Un roman touchant, terriblement actuel, et dans un petit format très accessible.
Pour un lectorat intermédiaire à partir du 2e cycle primaire, 8-9 ans+
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Roman passionnant, aux chapitres courts et inspiré d'une histoire vraie, qui retrace l'épopée de Kwana, devenu Kwinhai, puis Quanah Parker, dernier chef comanche des grandes plaines américaines à l'heure où les rangers mettent fin aux grandes chevauchées, aux bisons, et à l'espoir de vivre libre.
L'histoire d'un homme qui, jusqu'au bout, se battra pour la survie et la liberté de sa tribu contre les tuniques bleues. Une histoire époustouflante par son aventure, la richesse de sa culture, mais aussi par la dureté de l'Histoire.
« Si les bisons n'avaient pas été exterminés, je serais resté dans les plaines.
Mais je ne peux pas revenir en arrière.
Alors, je regarde vers l'avenir. »
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Je sors de cette lecture avec un avis plutôt mitigé. Autant, j'ai apprécié l'ambiance "gothique" du roman : manoir abandonné, cimetière, vieille machine à écrire, etc. Autant, je n'ai pas du tout accroché avec l'histoire d'amour entre Rose et Ash, qui est pourtant un élément central de l'histoire.
La relation décrite était, selon moi, problématique et ce n'est pas vraiment relevé par l'autrice. On y décrit une relation où Ash n'hésite pas à manipuler et culpabiliser Rose, à l'isoler et à lui faire quitter ces études et donc mettre en jeu son avenir. Même si le message "croire en ces rêves" est positif, la mise en oeuvre ne me paraît pas très judicieuse. Je ne suis pas convaincue par l'approche "mettre en péril son avenir pour vivre dans une maison abandonnée sans eau et électricité pour écrire un livre, avec un homme qu'on connaît depuis un mois". Ash a des comportements de pervers narcissique et Rose est limite "sous emprise", je ne vois absolument pas cette relation comme une histoire d'amour saine.
Je n'apprécie pas beaucoup les passages où la protagoniste prend des risques inconsidérés comme partir seule sans téléphone et sans prévenir personne avec un parfait inconnu pour "se sentir vivante".
Même si l'écriture est plutôt fluide et que les intrigues secondaires sont sympathiques, je n'ai pas accroché à l'histoire que je trouve "problématique".
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Dur, réaliste, documenté.
C'est un récit de fiction basé, hélas, sur des faits horrifiants qui ont eu lieux.
Les croyances indiennes déplaisant au gouvernement il fallait à tout prix les endiguer à la source. D'où le kidnapping de masses d'enfants de tribus autochtones pour les envoyer d'office dans des "pensionnats" où l'on tentait de leur laver leur cerveau à l'aide de mantras religieux extrémistes et en les privant de toute dignité humaine. Plus de nom mais un numéro. Des privations à tous niveaux. Les mauvais traitements et abus étaient légions et divers. (Donc on a tout cela ici.)
J'en avais déjà connaissance mais cela a été bien trop longtemps tu et camouflé...quand on pense que cela a eu cours jusqu'en 1990 !! Oo
(L'image du Canada en prend un coup.)
Pédagogique et nécessaire cet ouvrage est rude mais pourrait l'être plus encore.
La soupape que l'on a, comme Jonas, c'est la Forêt. Forêt qui le suit quand il s'y réfugie que ce soit en vrai ou en pensée. Forêt qui nous oxygène au milieu de ce marasme.
À vous de lire pour savoir s'ils réussirent à "tuer l'indien dans l'enfant". Jonas est un personnage qui va rester dans ma mémoire.
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Je l’ai lu pour un projet, et je pensais que ce livre ne serait pas très bien, mais il a été génial et il est très bien écrit.
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Addictif avec une dynamique attrayante. Le déroulement est parfaitement huilé et nous tient en haleine jusqu'au bout. En tant qu'adulte qui lit énormément de thriller, les plot-twist ne m'ont pas laissé sur le carreaux mais ils étaient astucieusement choisi, et dans la perception de mes lycéens, c'est parfait. Je recommande !
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Trop bien texte et scénario incroyable
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Encore une fois, l’autrice m’a offert un immense coup de cœur avec cette nouvelle histoire. J’ai eu les larmes aux yeux à de nombreuses reprises, tant elles étaient impossibles à compter. J’ai profondément aimé découvrir l’histoire de cette famille, et surtout celle de Quanah, cet homme fort et incroyablement touchant, qui ne demande qu’une chose, vivre en paix dans les plaines. Mais malheureusement, nous connaissons tous l’histoire tragique des Amérindiens, et à chaque fois que je découvre ce que les hommes blancs ont pu leur faire subir, mon cœur se serre un peu plus.
L’histoire n’est pas lisse et ne se limite pas à un seul point de vue on découvre également celui des autres, ce qui apporte une profondeur et une justesse remarquables au récit. À travers ces pages, on apprend ce qu’ils ont vécu, ce qui a pu se passer entre l’invasion, les camps, la famine et la violence. C’est bouleversant. J’ai aussi adoré découvrir certaines coutumes amérindiennes, notamment autour du mariage, qui apportent une richesse culturelle précieuse au roman.
Ce qui rend cette histoire encore plus marquante, c’est son authenticité. On sent qu’elle est vraie, sincère, et c’est ce qui m’a autant touchée. L’écriture est toujours aussi belle, fluide, rapide à lire et terriblement efficace. C’est un livre que l’on dévore, car en plus d’être un excellent roman, il porte un véritable devoir de mémoire envers un peuple opprimé et détruit sans la moindre pitié. Merci à l’autrice pour cette histoire. Malgré les larmes, je recommencerai l’expérience sans la moindre hésitation.
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"Sauvages", sont ces autochtones canadiens retirés de leur famille pour être "éduqués", "christianisés" : ils doivent perdre leur langue, leurs traditions pour devenir pleinement des citoyens canadiens.
Jonas raconte ses soixante derniers jours et même un peu plus dans ce pensionnat digne d'une prison où tous les sévices et injustices perdurent, et en dehors de ce pensionnat. Son discours fait des allers-retours entre ce qu'il vit et son enfance pendant laquelle sa mère lui a enseigné la nature, les animaux et la forêt. Les descriptions de la nature sont d'ailleurs fabuleuses. Elles ressourcent et nous recentrent sur l'essentiel. Cela fait le plus grand bien dans cette société de l'artificielle surconsommation.
La fin du séjour de Jonas et ses premiers instants dehors sont rythmés par des chapitres avec comme titre J-60, J-59, etc. Cela contribue à créer un certain suspens renforcé par les aventures que va vivre Jonas.
Un très bon roman qui s'adresse à des adolescents mais que les adultes peuvent aussi lire tellement il est bien écrit sans fioritures et captivant car il a de l'action qui va crescendo. La fin est très belle !
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On parle de Nathalie Bernard ici :
2019-11-29T01:36:25+01:00
Les gens aiment aussi
Editeurs
Thierry Magnier : 19 livres
Lilly Jeunesse : 3 livres
Voir de près : 2 livres
Denoël : 1 livre
Anna Chanel : 1 livre
Dalloz : 1 livre
Gallimard Jeunesse : 1 livre







