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Raoul Cauvin

Activité et points forts

ajouté par anonyme 2014-04-15T15:44:29+02:00

Biographie

"Le divan, c'est mon outil de travail. Dans presque toutes les pièces de la maison il y en un, ou quelque chose qui lui ressemble." Raoul Cauvin, scénariste aux mille et une histoires, l'avoue humblement : il ne peut réfléchir correctement que lorsqu'il est allongé. Il ajoute : "D'ailleurs, je vous défie de penser les yeux ouverts !"

Né à Antoing le 26 septembre 1938, Cauvin est l'une des rares personnes à avoir suivi pendant cinq ans des études de lithographie publicitaire à l'Institut Saint-Luc de Tournai, pour découvrir en entrant dans la vie active que cette profession n'existait plus ! Suivent toute une série de petits métiers et notamment un emploi dans une usine de boules de billard, qui lui développe une véritable passion pour ce jeu sur tapis vert où l'on ne mise guère plus qu'une tournée générale.

Il entre en 1960 aux Éditions Dupuis comme... lettreur (passage obligé s'il en est), puis devient rapidement caméraman au département dessins animés où il restera 7 ans. Durant ces années, il se découvre une autre passion : le scénario. C'est Charles Dupuis lui-même qui lui offre sa chance. Cauvin fait ses premières armes avec des collaborateurs internes de la Maison : Ryssack ("Arthur et Léopold"), Gennaux ("L'Homme aux phylactères", "Loryfiand et Chifmol"), Degotte, Carlos Roque et Vittorio. A ses débuts, il travaille avec une jeune dessinatrice parisienne : Claire Bretécher ! Leur collaboration donne naissance à une série intitulée "Les Naufragés".

1968 est l'année clef. Cauvin et Salvérius lancent leur propre western : "Les Tuniques Bleues", une bande dessinée d'humour sur fond de guerre de Sécession. A la mort du dessinateur, il propose la reprise de la série à Lambil qui la développera jusqu'aux hautes altitudes des best-sellers. Cette saga dépasse les quinze millions d'exemplaires vendus en français et fait l'objet d'innombrables traductions à travers l'Europe.

Toujours responsable de la vieille machine Rank tirant les copies et travaux d'agrandissement ou de réduction pour les rédactions et les auteurs de passage, Cauvin est désormais au centre de la toile et, grâce à sa renommée grandissante, il se voit sollicité par tous les dessinateurs à court de scénario.

Une série de succès s'amorce avec Berck ("Sammy" et "Lou"), Mazel ("Caline et Calebasse", puis "Boulouloum et Guiliguili" et "Les Paparazzi"), Macherot ("Mirliton"), Walthéry ("Le Vieux bleu"), Counhaye ("Les Naufragés de l'espace"), Lambil ("Pauvre Lampil"), Kox ("L'Agent 212"), Sandron ("Godasse et Godaille"), Bercovici ("Les Grandes Amours contrariées"), Nic ("Spirou et Fantasio"), Carpentier ("Les Toyottes"), etc. En parallèle, il écrit des scénarios pour les personnages de dessins animés de la Maison ("Musti", Tip et Tap", "Les Pilis") et leurs produits dérivés.

S'il excelle dans l'aventure humoristique pour tous les publics et toutes les formes du gag visuel, il évolue dans les années 80 vers des productions plus incisives, proches souvent de l'humour noir et de la parodie délirante. Ainsi le veut sa nouvelle vague de dessinateurs : Bercovici ("Les Femmes en Blanc"), Hardy ("Pierre Tombal"), Glem ("Les Voraces"), Laudec ("Cédric" et "Taxi-girl"), Malik ("Cupidon"), Bédu ("Les Psy"), Carpentier ("L'Année de la bière", puis "Du côté de chez Poje"), Jean-Pol (la reprise de "Sammy" après le départ en retraite de Berck), etc.

Rares sont les échecs : son imagination, la qualité de ses dialogues et le métier mis dans ses découpages qu'il livre complets à ses auteurs représentent une véritable mine d'or. Le grand public est assuré de toujours trouver sous sa signature un album populaire et agréable à lire. C'est un don et il est extraordinaire qu'il puisse l'exercer sur autant de séries parallèles, le contraignant à fournir la matière d'une bonne quinzaine de volumes par année, sans jamais la moindre baisse de régime!

Cauvin adore chasser les idées comme d'autres les papillons, et comme il le dit lui-même, pourvu que ça dure...

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Quelques chiffres

Note moyenne : 7.12/10
Nombre d'évaluations : 617

0 Citations 2 706 Commentaires sur ses livres

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de Raoul Cauvin

Sortie France/Français : 2017-11-10

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Moridiin 2018-09-04T02:00:34+02:00

Qu'est-ce que ce j'ai ri !! Un des meilleurs tomes que j'ai lu pour l'instant !!

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Commentaire ajouté par cachu50 2018-09-04T11:24:02+02:00

Un bon tome, la fin est surprenante et les personnages sont toujours aussi attachants !

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Commentaire ajouté par ally08 2018-09-04T20:32:22+02:00

J'aurai bien rigoler avec ce tome. Un agréable moment avec les aventures de cedric qui essaie toujours de charmer chem .

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Commentaire ajouté par ally08 2018-09-04T20:33:23+02:00

Ce tome je l'ai dévorer. Je ne m'en lasse pas c'est toujours un plaisir de les retrouver. Les personnages sont vraiment drôle surtout le grand père

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Commentaire ajouté par Moridiin 2018-09-04T23:45:13+02:00

Et tout ça pour les beaux yeux d'une femme !! Pauvre sergent, heureusement que Blutch et son sens de l'auto-préservation sont toujours là pour lui sauver la pince !

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-09-10T18:50:24+02:00

Cet album des Tuniques Bleues m’avait terriblement intrigué lorsque je l’avais eu en main, en 1983… J’avais 8 ans, je connaissais déjà le sergent Chesterfield et le caporal Blutch, mais là, je ne comprenais pas.

Un Noir se tenait devant le duo, une arme à la main, peu amical et nos deux amis portaient l’uniforme de l’armée sudiste !

De plus, cet album avait ébranlé mes convictions : la guerre de Sécession avait eu lieu parce que le Nord voulait délivrer les Noirs maintenu en esclavage par le Sud et là, j’apprenais que ce but louable n’était pas une vérité, mais juste un bon prétexte et que les Noirs n’étaient pas libres dans le Nord…

La claque ! Mes convictions naïves qui étaient les miennes à 8 ans volaient en éclat. L’être Humain était-il si vénal ? Des politiciens déclencheraient-ils une guerre parce qu’ils lorgnaient sur les riches propriétés du Sud ? Non, impossible ! Et mon esprit était revenu à la belle raison : délivrer les esclaves !

Je suis adulte depuis longtemps, j’ai grandi, appris des choses, rempli mon cerveau (du moins, je l’espère) d’autres choses que des bêtises. Exit la naïveté de mes 8 ans.

Ce que fait que depuis longtemps, à chaque fois que je relis cet album, je le vois toujours d’un autre oeil et je sais que sous le couvert de l’humour des répliques de Blutch et des situations cocasses du duo, il y a de la profondeur et une horrible leçon dans cette aventure, plus tragique qu’on ne pourrait le croire et qui n’aurait sans doute pas dû finir dans les menottes d’une gamine de 8 ans.

Non, les Noirs n’étaient pas si libres que ça dans le Nord ! Juste libre de faire ce que les Blancs leur disaient… Et le pire étaient ceux qui s’étaient engagé dans l’armée des Nordistes : juste bons à creuser des latrines et des tombes.

Le scénario imaginé par le Nord pour foutre le bordel au Sud est diabolique, mais lorsqu’on envoie pareille bombe chez les autres, on ne sait jamais si au final, elle ne va pas nous exploser dans la gueule ! Et ici, ce sera le cas !

Poussant le diabolique à son paroxysme, le général va avoir une idée de génie et entre nous, dans l’Histoire, il ne devait pas être le premier et il ne sera pas le dernier, un moustachu l’a utilisée aussi. L’habit fait le moine, pour eux.

Sans manichéisme, tout le monde étant un peu gris dans cette histoire, les auteurs nous livrent un tome plus sérieux, plus noir, plus sombre, sur la guerre de Sécession, sans pour autant renier leur habitude de le traiter avec humour, tout en restant sobre puisque l’humour sera dans les dialogues entre le sergent et le caporal.

Un album fort sombre qui m’avait fait un peu peur lorsque j’étais jeune à cause de quelques scènes de pillages sur fonds de maisons incendiées.

Un album où les Nordistes ne ressortaient pas grandis… Un album qui m’expliquaient que personne n’était tout blanc ni tout noir, que personne ne lavait plus blanc qu’un autre et qu’au final, l’Homme était un salaud.

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Commentaire ajouté par zarg 2018-09-18T13:00:10+02:00

Un nouveau tome assez drôle bien que certaines blagues deviennent répétitives. Bon moment de lecture.

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Commentaire ajouté par Irene-Adler 2018-09-18T20:59:20+02:00

Cet album fait partie de mes préférés car l'humour de situation est omniprésent et les multiples tentatives d'évasion de Blutch et Chesterfield sont toutes plus cocasses les unes que les autres.

Le côté épuré du trait de Lambil me plait bien aussi, ses chevaux sont moins large du poitrail et le sergent moins gras du bide.

C'étaient aussi les premiers traits de Lambil qui venait de reprendre la série suite au décès de Salvérius.

Évidemment, étant gosse, je me marrais bien en lisant cet album, sans savoir que cette prison existait réellement, mais sous le nom d'Andersonville et où les conditions de vie étaient bien pires que celles décrites dans l'album.

De plus, celui qui me faisait le plus rire aussi était un personnage secondaire réussi : le fameux Cancrelat, qui portait bien son nom, et qui est à lui tout seul un concentré d'énergie maléfique, plus bête que méchant, sorte de Joe Dalton en taille normale et ne rêvant que de faire la peau à nos deux Nordistes préférés.

Des années plus tard, devenue adulte (si, si), je me marre toujours en lisant cet album car les auteurs sont arrivés à nous présenter les dures conditions de vie de prisonniers (privations, conditions de travail horribles, épuisement, rationnement, punitions,…) de manière épurées, sans sombrer dans le pathos (nous sommes dans une série humoristique) et toujours amusante, comme le fait de creuser un tunnel pour s'évader avec les dents.

Non seulement on se marre avec les tentatives d'évasion de nos deux compères et leurs multiples retour à la case départ, mais en plus leur inventivité est sans limites, sans bornes et le chef du camp aura bien du mal avec nos des énergumènes qui, pour une fois, travailleront de concert.

Rythmé, sans temps morts, bourré d'énergie pour s'enfuir, de quiproquo une fois évadés (je ne spolie pas, s'ils ne s'étaient pas évadés, la série se serait arrêtée là !), rempli de bons mots et de traits d'esprits, cet album, c'est de l'humour concentré, un duo au meilleur de sa forme qui nous prouve, une fois de plus, qu'ils ne peuvent se passer l'une de l'autre, même s'ils se détestent et que l'un ne rêve que de désertion.

Un album que je vous invite à découvrir et, si c'est déjà fait, à relire juste pour le plaisir car il fait partie du temps où Les Tuniques Bleues ne manquaient pas de fraicheur, d'inventivité, de rythme, de scénarios intéressants, amusants…

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Commentaire ajouté par zarg 2018-09-19T11:31:03+02:00

Une BD un peu enfantine pour moi mais qui reste sympathique à lire pour se détendre. Cependant, je n'en garde pas un très grand souvenir.

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Commentaire ajouté par zarg 2018-09-23T12:44:49+02:00

Une BD qui ne manque pas de charme malgré un côté trop enfantin pour moi.

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On parle de Raoul Cauvin ici :

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Editeurs

Dupuis : 599 livres

France Loisirs : 28 livres

Hachette Jeunesse : 20 livres

Dargaud : 13 livres

J'ai lu : 5 livres

Casterman : 5 livres

Noir dessin production. : 2 livres

Flouzemaker : 2 livres

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