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Extrait ajouté par amandinexo 2016-06-08T16:49:16+02:00

J'avais appelé son roman "En attendant Bojangles", parce qu'on l'attendait tout le temps, et je l'avais envoyé à un éditeur. Il m'avait répondu que c'était drôle et bien écrit, que ça n'avait ni queue, ni tête, et que c'était pour ça qu'il voulait l'éditer. Alors, le livre de mon père, avec ses mensonges à l'endroit à l'envers, avait rempli toutes les librairies de la terre entière. Les gens lisaient Bojangles sur la plage, dans leur lit, au bureau, dans le métro, tournaient les pages en sifflotant, ils le posaient sur leur table de nuit, ils dansaient et riaient avec nous, pleuraient avec Maman, mentaient avec Papa et moi, comme si mes parents étaient toujours vivants, c'était vraiment n'importe quoi, parce que la vie c'est souvent comme ça, et c'est très bien ainsi.

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Extrait ajouté par diplodocus 2017-07-12T12:30:08+02:00

Mon petit dans la vie, il y a deux catégories de personnes qu'il faut éviter à tout prix. Les végétariens et les cyclistes professionnels. Les premiers, parce qu'un homme qui refuse de manger une entrecôte a certainement dû être cannibale dans une autre vie. Et les seconds, parce qu'un homme chapeauté d'un suppositoire qui moule grossièrement ses bourses dans un collant fluorescent pour gravir une côte à bicyclette n'a certainement plus toute sa tête. Alors, si un jour tu croises un cycliste végétarien, un conseil mon bonhomme, pousse-le très fort pour gagner du temps et cours très vite et très longtemps !

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Extrait ajouté par AudacieuseErudite 2016-09-24T15:42:33+02:00

Et Maman lui lançait :

- Georges, n'oubliez pas votre bêtise, on en a toujours besoin !

Et mon père répondait :

- Ne vous en faîtes pas, Hortense, j'ai toujours un double sur moi !

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Extrait ajouté par pwachevski 2016-06-09T14:44:09+02:00

Sur le mur était accroché un poster de Claude François en costume de pacotille, que Papa avait transformé en cible à fléchettes avec un compas, parce qu'il trouvais qu'il chantait comme une casserole, mais dieu merci, disait-il, EDF avait mis fin à tout ça, sans que je comprenne ni comment, ni pourquoi. Parfois, y avait pas à dire, il était dur à comprendre.

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Extrait ajouté par x-Key 2016-08-17T12:40:30+02:00

Donnez-moi le prénom qui vous chante ! Mais je vous en prie, amusez-moi, faites-moi rire, ici les gens sont tous parfumés à l'ennui !

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Extrait ajouté par pwachevski 2016-06-09T14:47:24+02:00

Je sais bien que vous m'aimez, mais que vais-je faire de cet amour fou ? Que vais-je faire de cet amour fou ?

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Extrait ajouté par amandinexo 2016-06-08T16:06:19+02:00

Le temps d'un cocktail, d'une danse, une femme folle et chapeautée d'ailes, m'avait rendu fou d'elle en m'invitant à partager sa démence.

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Extrait ajouté par lamadeleine 2016-05-07T23:03:45+02:00

Puis, lorsque le dernier quartier ensoleillé disparaissait derrière le sommet de la montagne, Bojangles retentissait, porté dans l'atmosphère par la voix douce et chaude de Nina Simone. C'était tellement beau que tout le monde se taisait pour regarder Maman pleurer.

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Extrait ajouté par AudacieuseErudite 2016-09-24T15:44:49+02:00

Cette folie, je l’avais accueillie les bras ouverts, puis je les avais refermés pour la serrer très fort et m’en imprégner, mais je craignais qu’une telle folie douce ne soit pas éternelle. Pour elle, le réel n’existait pas.

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Extrait ajouté par PoppyZ 2017-02-08T19:19:33+01:00

Je n’ai jamais bien compris pourquoi, mais mon père n’appelait jamais ma mère plus de deux jours de suite par le même prénom. Même si certains prénoms la lassaient plus vite que d’autres, ma mère aimait beaucoup cette habitude et, chaque matin dans la cuisine, je la voyais observer mon père, le suivre d’un regard rieur, le nez dans son bol, ou le menton dans les mains, en attendant le verdict.

— Oh non, vous ne pouvez pas me faire ça ! Pas Renée, pas aujourd’hui ! Ce soir nous avons des gens à dîner ! s’esclaffait-elle, puis elle tournait la tête vers la glace et saluait la nouvelle Renée en grimaçant, la nouvelle Joséphine en prenant un air digne, la nouvelle Marylou en gonflant les joues.

— En plus je n’ai vraiment rien de Renée dans ma garde-robe !

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