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— J’ai en effet quelques questions, répondis-je.
— Je m’en doute, murmura-t-il en me regardant par-dessus le bord de son verre. Et des questions idiotes, j’en suis sûr.
Un fourmillement envahit mon crâne.
— Vous n’êtes qu’un connard.
Au diable, les adultes.
— Et vous êtes bien grossière, rétorqua-t-il avec son petit sourire.
Je pris une longue et profonde inspiration pour me calmer tandis qu’il vidait son verre d’un trait. Je n’avais même pas goûté au mien.
— Allez-vous répondre à mes questions ou m’insulter ?
Hunter gloussa.
— Sans doute un peu des deux.
Je serrai les poings.
Afficher en entier- Pourquoi ? lui demandai-je en lui agrippant les poignets. Pourquoi ferais-tu ça ? T'opposer au DD - aux autorités fédérales pour m'aider ? Pourquoi t'impliquer à ce point ? Tu es maintenant dans le même merdier que moi.
Hunter battit lentement des paupières, puis me lâcha et recula d'un pas.
- Nous devons partir d'ici, Serena. Nous ne...
- Non ! (Je serrai les poings, éprouvant un étrange picotement sur la peau. Et si j'avais tout faux ?) J'ai besoin de savoir pourquoi tu fais ça. Qu'est-ce que j'en sais réellement ? Donne-moi une raison de te faire confiance.
Les mains sur les hanches, il prit une profonde inspiration. Je me préparai à entendre... ses arguments.
- Je ne sais pas, dit-il. (Mes lèvres s'agitèrent, mais les mots ne sortaient pas.) Je ne sais pas, répéta-t-il d'une voix emplie de colère. Je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça. Tout ce que je sais, c'est que je devais le faire.
Afficher en entier— Moi aussi, j’ai un secret à te dire.
— Tu as eu envie de moi à l’instant où tu m’as vu dans le parking ?
Sa main se referma sur mon sein, étouffant mon rire dans ma gorge.
— Ce n’est pas ça.
— Je crois pourtant que c’est la vérité.
Afficher en entierLe sénateur la repoussa avec tant de force que ses pieds décollèrent du sol. Il espérait faire diversion le temps de s'enfuir, car il pensait que je m'occuperais d'elle.
Il avait raison.
Je saisi Serena par la taille avant qu'elle ne heurte le sol. Elle se retourna pour m'agripper les bras et releva la tête.
-Hunter...
Je déposai un baiser rapide sur l'ecchymose ornant sa joue puis la posai par terre. Elle prononça encore mon nom comme je me détournai d'elle, suivant des yeux le sénateur qui avait presque atteint la porte.
Je ne pouvais pas le laisser s'en tirer.
[...]
Le flamboiement de son essence m'envahit comme une vague de chaleur. Son énergie se déversait dans mes veines tandis que son corps convulsait furieusement sous moi, et je le drainai jusqu'à la dernière goutte afin que chacun de ses spasmes et chacun de ses cris soit une excuse offerte à Serena.
Abandonnant le corps du sénateur, je me redressai et enjambai son corps inerte pour me tourner vers elle. Elle s'était relevée, les ecchymoses se détachaient violemment sur son visage livide, mais elle était en vie.
Et je l'aimais d'amour.
Nous nous dévisageâmes pendant quelques instants, sans un mot ni un geste. Puis je m'approchai d'elle, l'attirai contre moi et humai son parfum à plein nez tout en me laissant tomber à genoux, l'entraînant avec moi. Elle passa ses bras autour de mon corps et répondit à mon étreinte avec la même ardeur. C'est alors que je me rendis compte que j'étais toujours sous ma vraie forme. Elle était la lumière qui venait compléter ma noirceur.
Serena n'avait pas reculé ni hésité une seule seconde. Elle m'acceptait entièrement, tel que j'étais. Depuis le début.
Reprenant forme humaine, je la berçai tendrement contre moi. Et les mots me vinrent plus facilement que je ne l'aurais cru.
-Je t'aime.
Afficher en entier... Disons que ceux qui étaient du bon côté ne ressemblaient pas aux gentils habituels. Ce n'était même pas des gentils du tout, mais si j'avais appris une leçon c'est que rien n'était noir ou blanc. Il y avait beaucoup de nuances de gris entre ces deux couleurs.
Afficher en entierLes situations à haut niveau de stress amplifiaient les émotions. Je le savais, et je m'étais pourtant autorisée à tomber amoureuse de ce trou du cul galactique.
Afficher en entier— Vous êtes-vous séparés en bons termes ?
— Si les cadavres de deux agents peuvent être considérés comme de « bons termes », la réponse est oui.
Je foudroyai Hunter du regard. Il me sourit.
Afficher en entierJe secouai la tête.
— Je ne peux pas y croire.
— Moi non plus, répondit une voix inconnue. Mais je suis comme votre saint Thomas, je ne crois que ce que je vois.
Afficher en entierJe le suivis pourtant dans la chambre, immense, où un lit à colonnes se dressait au milieu de la pièce. Hunter déposa nos bagages sur un sofa pendant que j’allais examiner la salle de bains.
— Une baignoire balnéo, murmurai-je. Elle est énorme.
— Il n’y a pas qu’elle, susurra Hunter dans mon dos, m’entourant soudain de ses bras pour m’attirer contre lui.
Je rougis en sentant son membre viril dans le bas de mes reins. Une vague de désir déferla en moi, incendiant tout mon corps.
— C’est quand même le calibre en dessous.
Hunter gloussa, effleurant ma nuque de ses lèvres.
— Attends un peu.
Afficher en entier— Extraterrestre, c’est plus cool.
— Oui, murmura-t-elle, avant de poursuivre d’une voix plus forte. Vous êtes, genre, les gentils extraterrestres qui patrouillent dans le voisinage ?
Dex éclata de rire.
— Non, répondis-je le plus sérieusement du monde. On est même plutôt l’inverse d’habitude.
Elle nous dévisagea.
— Voilà qui est rassurant.
— Du Hunter tout craché, dit Dex dans un sourire. Toujours le mot qui réconforte
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