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Les extraits appréciés par Alex24

Peut-être les livres possèdent ils un instinct de préservation secret qui les guide jusqu'à leur lecteur idéal. Comme il serait délicieux que ce soit le cas.

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Je suis toujours étonnée de voir à quel point les gens ont peur dans le noir, alors qu’ils se sentent en parfaite sécurité pendant la journée, comme si le soleil leur apportait une protection absolue contre les forces du mal. Pourtant c’est faux. Le soleil ne fait que vous bercer de sa douce chaleur, avant de vous balancer tête la première dans la poussière. La lumière du jour n’a pas de vertu protectrice. L’horreur peut surgir à tout moment, le malheur n’attend pas après le dîner.

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J’errais dans une rue sans fin. Les maisons et les arbres s'enchaînaient indéfiniment, alignés au millimètre, bordant les trottoirs. On aurait dit un tableau. Un tableau horrible qui me retenait prisonnière, me privant de tout contact, de toute réalité. Chaque fois que je croyais en voir le bout, un nouvel arbre perçait le bleu du ciel. J'accélérais. Courais. Fuyais. A en perdre haleine.

Qu'est-ce que je fuyais ?

Ma vie.

- Ma chérie...

Maman ? Maman c'est toi ?

Non ce n'était pas elle. Juste son souvenir, comme toujours. Comme un son lointain qui revenait chaque fois, un murmure, un espoir. C'était sa voix qui m'empêchait de me perdre, elle me ramenait toujours à bon port. A la maison. La grande bâtisse blanche au bout de la rue. Et comme chaque fois dans mon rêve, une légère lumière s'échappait de la fenêtre du premier étage. Puis elle s'éteignait. Et la porte d'entrée s'ouvrait dans un grincement sinistre, comme un mauvais présage.

- Ma chérie...

Maman ? Non, ce n'était pas maman.

Juste son souvenir.

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"La perfection est un sale boulot, mais il faut bien que quelqu'un se le coltine"

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(Charley et Bob, alias Obie)

- Je n'arrive toujours pas à croire que tu aies fait ca, me dit-il.( Il ôta la bande autour de ma cheville en secouant la tête.) Tu survis à une brute ivre morte qui veut te refaire le portrait, à une chute de trois mètres à travers une lucarne et à non pas une mais deux tentatives de meurtre, tout ca pour te faire avoir par un talon aiguille. Je savais bien que c'était dangereux, ces trucs-là.

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Je me sentis coupable de ne pas montrer... je ne saispas, d'un plus grand soutiens. Peut etre que j'avais besoin de cours de sensibilite. Un jour, je m'etais inscrite a un cours de gestion de la colere , mais le prof m'avait foutue en rogne.

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– Toutes les filles du lycée étaient amoureuses de lui, mais il était si taciturne, si… renfermé.

– Il était vraiment malin, vous savez ? ajouta Chrystal. Je l’ai toujours pris pour un rebelle. Il portait toujours plein de couches de vêtements.

– Des sweats à capuche, renchérit Louise. Il en portait toujours, avec la capuche relevée. Il s’attirait constamment des ennuis à cause de ça, mais il continuait.

– Tous les jours, en classe, reprit Chrystal, il essayait de garder sa capuche relevée et, tous les jours, le prof lui disait de la baisser.

Louise se pencha vers moi, une étincelle au fond de ses yeux bruns.

– Il faut savoir que, même s’il n’est pas resté longtemps à Yuca, c’est devenu un rituel. Pas pour lui, pas pour les profs, mais pour les filles.

– Comment ça ? demandai-je.

– Oh que oui, approuva Chrystal en hochant la tête d’un air rêveur. Chaque jour, à ce moment-là, on aurait pu entendre une mouche voler. Il levait les mains, baissait sa capuche, et c’était comme si le paradis lui-même se dévoilait.

Je n’avais aucun mal à l’imaginer. Son beau visage se dévoilant de telle façon que les cœurs se mettaient à battre plus vite, le sang se précipitait dans les veines et des jeunes filles soupiraient à l’unisson.

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- Je veux dire, comment ça marche?

- Bien.

- Tu vois des morts tout le temps ?

- Un week-end sur deux et pendant les vacances.

- Est-ce qu'ils sont, tu sais, partout ?

- Est-ce qu'une grenouille a le cul étanche ?

(Charley & Garett)

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Vous savez que vous souffrez de troubles de l'attention quand... "Regarde, un poulet !"

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Il pense encore que je suis médium. Mais j'étais trop occupée à contempler le mec mort à l'intérieur du corps mort pour lui répondre.

J'avançai de quelques millimètres et secouai légèrement le corps du bout du pied.

— Hé, vous, qu'est-ce que vous faites encore là-dedans ? Le mec mort me regarda avec de grands yeux écarquillés.

—Je ne peux pas bouger les jambes.

— Vous ne pouvez pas non plus bouger les bras, ni les pieds, ni vos putains de paupières, reniflai-je. Vous êtes mort.

— Complètement cinglée, marmonna Garrett entre ses dents serrées.

— Écoute, fis-je en me tournant brusquement vers lui, tu joues de ton côté du bac à sable et moi du mien. Comprendo ?

—Je ne suis pas mort.

Je me consacrai de nouveau à mon défunt.

—Mon cœur, vous êtes aussi mort que mon arrière-grand-tante Lillian, qui est désormais dans un état de décomposition permanente, croyez-moi.

—Non, ce n'est pas vrai. Je ne suis pas mort. Pourquoi personne n'essaie de me ranimer ?

—Euh, parce que vous êtes mort?

J'entendis Garrett marmonner quelque chose dans sa barbe, puis il s'éloigna d'un air furieux. Ah, ces incroyants ! Ils en font toujours des tonnes.

— Bon, d'abord, si je suis mort, comment se fait-il qu'on a cette conversation ? Et comment se fait-il que vous scintilliez comme ça ?

— C'est une longue histoire. Faites-moi confiance, l'ami, vous êtes mort.

Au même moment, le sergent Dwight se pointa, tout raide et solennel dans son uniforme de l'APD et avec sa boule à zéro.

— Mademoiselle Davidson, venez-vous de donner un coup de pied à ce cadavre ?

— Bon sang, mais puisque je me tue à vous répéter que je ne suis pas mort !

—Non.

Le sergent Dwight me lança sa propre version du regard qui tue. J'essayai de ne pas rire.

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