Les commentaires de Gimme_a_book
C'est dommage, l'histoire aurait pu être intéressante si elle avait été menée différemment. La plume de l'auteur n'est pas mauvaise non plus.
Le roman se veut initiatique, presque pédagogique, pourtant, il enchaîne les passages un peu psychédélique ou le personnage central écrit inspiré par le parfum du lilas, et des passages historique avec un chapitre composé d’une quinzaine de pages parlant d’une reine, sans aucun réel lien avec le récit principal. Bref, je n’ai pas compris où l’auteur souhaite nous emmener et c’est vraiment dommage.
Afficher en entierL’occasion de retourner en arrière, de revivre un moment, un souvenir du passé, et surtout revoir un être aimé. Qui ne le souhaiterait pas ? Néanmoins, ce voyage n’est pas illimité et l’une des règles principale : toute nouvelle action dans le passé ne changera pas le futur.
Le Funiculi Funicula, petit café perdu dans Tokyo, surtout prisé de ses habitués, nous propose ce petite voyage dans le temps aux côtés de personnages attendrissants. Quatre femmes, quatre histoires se succèdent, avec un lien et un point commun : l’amour. Dans ce récit, l’amour se décline sous toutes ses formes, celui qu’on éprouve pour sa famille ou pour son partenaire, des histoires tendres parfois un peu simples, mais pourtant si réconfortantes.
Ce roman nous incite à nous poser, à nous réconcilier avec notre passé pour pouvoir avancer.
Le roman est très court, et malgré quelques répétitions et des descriptions un peu longues, l’écriture poétique nous embarque dans ce petit bout d’Asie atypique et hors du temps.
Afficher en entierDès le début, le récit s'enchaîne en phrases courtes, percutantes qui font l’effet d’une claque. Certains passages sont révoltants, nous maintenant le cœur au bord des lèvres, suspendu jusqu’à la phrase suivante.
Alternant entre présent et flashbacks, Entgen nous narre son histoire, celle qui l'a mené dans ce cachot. Fille aînée vouée initialement à s’occuper de ses parents vieillissants, elle s’émancipe peu à peu du carcan familial et d’une éducation rigide qui ne lui conviennent pas. Femme profondément connectée à la nature, indépendante, négociatrice sûre et fière, elle n’a jamais flanché ni baissé les bras.
Un récit puissant, documenté, basé sur des faits réels, un récit qui m'a mis en colère contre cette chasse aux sorcières, cette chasse contre les femmes, des femmes avec du caractère, souvent seule et réussissant à s'assumer sans les hommes.
Afficher en entierDans un pays encore très traditionnel mais en recherche de modernité, le récit nous entraîne dans une Inde encore profondément marquée par les différences sociales et culturelles.
Perveen est un personnage assez attachant, femme forte elle a mené jusqu’au bout des études de droit, en sachant qu’elle ne pourrait pas plaider devant la cour, car en Inde, dans les années 20, les femmes avocates n’étaient pas acceptées. La vie n’a pas été tendre avec Perveen, qui a souffert de l’attitude des hommes à son égard. Un seul échappe à cela : son père, figure d’autorité mais d’une profonde tendresse envers sa fille.
L’intrigue autour du meurtre est bien déroulée, entre chapitre consacrée à sa résolution, et chapitre narrant l’histoire de Perveen elle-même, ce qui permet de dynamiser le récit.
La thématique de la condition des femmes dans un pays avec des racines culturelles diverses et profondément ancrées est très bien traité, avec une plume en plus fluide et agréable.
Afficher en entierUn petit cosy-mystery se déroulant dans une époque d’après-guerre, où Londres est encore dévastée par les bombardements et la pauvreté causée par les restrictions. Deux femmes , Miss Sparks et Mrs Bainbridge, se démènent pourtant pour maintenir leur agence matrimoniale à flot alors qu’une de leur cliente vient d’être assassinée.
Les deux héroïnes ont toutes les deux des histoires et des sensibilités personnelles très intéressantes, développées en parallèle de l’intrigue policière. Les points de vue s’alternent et s’imbriquent parfaitement pour donner une lecture très fluide. Quant à l’enquête, elle se révèle suffisamment surprenante pour tenir en haleine.
J’ai particulièrement apprécié l’humour un peu grinçant et sarcastique à l’anglaise, avec des dialogues ping-pong qui donnent un rythme à l’histoire. Miss Sparks, la pétulante, et Mrs Bainbridge, la réservée, m’ont séduite et j’ai hâte de lire la suite de leurs aventures !
Afficher en entierMon premier Zweig…et un coup de cœur. Cette nouvelle m’a complètement embarqué, figé dans un autre temps.
Zweig nous narre ici la passion, celle d’un homme pour une femme, d’une femme pour un homme, d’un homme pour le jeu. Si cette thématique est somme toute classique, la plume le rend d’une délicatesse, d’une intensité inouïe. Il interroge la passion qui peut nous emmener vers la folie, celle qui percute et renverse tout sur son passage, celle que les autres ne comprennent pas.
Les descriptions rendent le récit presque physique, tout est dépeint avec justesse, précision. Je savais d’avance que l’histoire serait tragique, mais je n’ai pas pu m’arrêter avant le point final.
Afficher en entierEn principe, l’histoire est du déjà-vu : Jill, face aux interrogations de ses parents, finit par raconter un mensonge sur son poste de travail, mensonge dont elle ne parvient pas à se défaire. Pour ce Noël, elle est bien décidée à maintenir les apparences. Mais Matthew et ses propres secrets causeront bien des tracas.
Les personnages de Jill et de Matthew sont très attachants, leur complicité est palpable, tout comme leur attirance mutuelle. Les quiproquos vont tout de même s'enchaîner pour donner des scènes vraiment très cocasses, au sein d’une famille plutôt atypique et d’une ambiance noelesque.
Mais plus que ça, c’est l’histoire d’une famille en fait plutôt classique, luttant contre l’angoisse de ne jamais faire assez.
Afficher en entierLa plume de Sophie Jomain nous embarque pour une romance de Noël toute douce, dans un décor féerique, le tout saupoudré d’un peu de magie de Noel et accompagné d’une pincée de légendes Sami.
Liia, mère admirable, se bat pour son fils, Tim, qui souffre d’un handicap qui le freine socialement. Elle mène de front sa vie de maman, tout en s’occupant du refuge familial en compagnie de son père, peinant malgré tout à payer les factures.
Mais un jour, débarque Nicolas Claus, sa bonhomie et ses rênes, et Baron Vivier, une grande perche dégingandée, et tous les deux, ils vont bouleverser le quotidien de cette famille.
J’ai eu un gros coup de cœur pour le (très) grand Baron et sa maladresse toute aussi grande que lui.
Un roman d’hiver attendrissant, à lire sous un plaid, un chocolat chaud orné de guimauve à portée.
Afficher en entierCe roman se lit d’un trait, d’un souffle, ce que traduit l’absence de chapitre.
Yolaine Destremau nous narre l’histoire d’une femme, Cécilia, qui se perd progressivement par amour. L’emprise est parfaitement décrite, le roman nous dépeint l’histoire de ces femmes, qui petit à petit perdent des morceaux de leur être, jusqu’à devenir de pâles copies d'elles-mêmes. Des femmes qui oublient qu'elles ont le droit d'être profondément aimées et d'aimer en retour, qu'elles ont le droit d'exister et d'être entendues.
L'histoire de Cécilia fait écho à celles de trop nombreuses femmes. Celles qui osent finalement en parler. Celles qui n'en parleront jamais. Elles viennent de tous horizons, de tous milieux, de toute profession. Mais, elles partagent toutes une même souffrance, une même peur. C’est également l’histoire des enfants de ces couples, pris dans un cercle qu'ils ne maîtrisent pas, mais qu'ils ressentent instinctivement.
Le tout est sublimé par une plume percutante, franche, directe mais poétique.
En revanche, je suis plus mesurée et dubitative sur la fin de ce roman. En effet, pour ma part, elle soulève des questions qui, à mon sens, ne rendent pas justice au combat que l'on doit mener s'agissant des violences domestiques.
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L’ère du changement arrive : les femmes du début du 20ème siècle ne sont plus là pour faire figuration. Elles sont puissantes, inspirantes et volontaires. C’est particulièrement vrai pour ces fabuleuses femmes qui prennent leur destin et celui du Grand Hôtel de Stockholm en main.
Wilhelmina, femme d’affaires à la tête d’une flotte hôtelière, est la seule à pouvoir redresser la barre financière du Grand Hôtel. En compagnie d’Ottilia, Margareta ou encore de Katerina, elles vont toutes se serrer les coudes pour démontrer qu’elles y ont leur place et qu’elles sont tout aussi douées que les hommes.
C’est une ode à l’émancipation, la sororité, la résilience et à l’intelligence. Parce qu’il suffit souvent de provoquer sa chance, puis de travailler pour obtenir ce que l’on désire et saisir à pleine main son avenir.
Ce roman, basé sur des faits réels, dépeint des personnages attachants. Chacune des filles apporte son éclat, au travers d’une problématique féminine forte. J’ai passé un excellent moment de lecture !
Le roman est très fluide et agréable, en particulier grâce aux alternances de points de vue. Il y a suffisamment de rebondissements pour en faire un récit historique intéressant et à dévorer !
Merci beaucoup à @gleeph et à la @j’ailu pour de m’avoir permis de découvrir ce roman
(partenariat non rémunéré
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