Les extraits appréciés par Laurie2000
- [...] Vous avez vraiment rompu ?
- J'ai rompu. Lui pas.
- Et il t'a menacé, fit-il d'un ton qui ressemblait plus à une affirmation qu'à une question.
- Pas moi directement, mais...
Je me figeai d'un coup.
- Qu'y a-t-il ? J'ai l'impression que ton cœur va exploser.
Pff... les loups et leurs indiscrètes capacités auditives...
[...]
- Raphaël m'a menacé de s'en prendre à mes amis et aux gens que j'ai... enfin à ceux qui comptent pour moi si je partais.
- Tu veux dire qu'il pourrait s'en prendre à Léo, Beth, Martha, Ali, Maurane ou à ta grand-mère ?
[...]
- Ou à toi, répliquai-je. Tu devrais prendre des vacances et te planquer pendant quelques jours, le temps que je règle le problème. Je te promets de..;
- Tu compte demander aux autres de faire la même chose ? me coupa-t-il sèchement.
Je déglutis.
- Non, mais...
- Mais quoi ?
- Tu es le choix le plus évident.
Bruce était la cible idéale s'il cherchait vraiment à me faire mal. Si je devais faire une top liste des gens auxquels je tenais le plus, Léo décrochait aisément la première place et le loup figurerait en deuxième position ex aequo avec beth.
- Pourquoi ? Parce qu'il pense que me tuer n'entraînerait pas de conséquences et que tu pourrait lui pardonner plus aisément s'il s'agissait de moi plutôt que...
- Idiot, ça aurait plus d'impact, au contraire !
Les mots étaient à peine sortis de ma bouche que je le regrettais déjà. Il souleva mon menton.
- Explique.
- Il me connaît, il sait que te tuer serait le plus sûr moyen de me blesser. Satisfait ?
Je repoussai violemment sa main et détournai les yeux.
- Bébé...
- Ferme-la, d'accord ?
Bon sang ! Je me sentais ridicule et ça me donnait des envies de meurtre.
[...]
- Tu sais, un jour, il faudra vraiment que tu arrêtes de te montrer aussi difficile et que tu cherches une relation stable parce que...
Il s'esclaffa.
- Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?
- Toi. J'ai vécu avec une femme pendant des années, je suis amoureux d'elle et je sais qu'elle m'aime aussi, si ça, ce n'est pas une relation stable..., répliqua-t-il, les yeux luisant d'amusement.
Je le fixai, trop choquée pour dire un seul mot.
- Bon sang, Rebecca, on vivait sous le même toit, on prenait nos petits-déjeuners et nos dîners ensemble, le dimanche on se faisait des marathons de séries télé en dévalisant le frigo, on s'endormait régulièrement dans les bras l'un de l'autre, j'élevais Leonora comme si elle était ma fille, je lui préparais ses goûters, je lui faisais faire ses devoirs, j'essuyais tes larmes et je te faisais rire quand ça devenait trop dur. Je connais chacune de tes faiblesses, de tes sourires, chacune de tes expressions. On ne supporte pas de vivre l'un sans l'autre, quand on ne se voit pas c'est comme si on avait un trou béant dans le cœur et qu'il nous manquait une partie de nous-mêmes. Si ce n'est pas ça, une relation de couple, alors j'ignore ce que c'est...
il avait raison. Il avait raison de A à Z.
Afficher en entier"Non, mon chéri. Les fins heureuses ne sont pas réservées à la famille royale."
Elle me regarde avec tout l'amour du monde.
"Les fins heureuses sont pour nous tous."
Afficher en entierDeux heures plus tard, Ellie Hammond, sœur cadette de la toute nouvelle duchesse de Fairstone, et le futur roi de Wessco, sont tous les deux sur la scène du Horny Goat, en train de chanter I Wanna Be Sedated des Ramones.
Le royaume est foutu.
Afficher en entierRaffe recule, puis inspire une bouffée d’air comme s’il remontait à la surface d’une mer agitée. Ses yeux sont deux puits d’émotions bouillonnantes.
Il détourne la tête avant d’expirer un souffle à peu près contrôlé.
Puis il est de nouveau indéchiffrable. Ce qui se passe derrière ses yeux désormais noirs est totalement impénétrable.
Ce que j’y ai perçu un peu plus tôt a disparu tellement loin que je me demande si je n’ai pas tout imaginé. Seule sa respiration encore un peu rapide trahit son émotion.
— Il faut que je te dise quelque chose, fait-il en murmurant si bas que même des anges ne l’entendraient pas, vu le brouhaha qui règne dans le couloir. Je n’en ai strictement rien à faire de toi.
Ses épaules se raidissent. Je ne sais pas ce que j’avais espéré entendre, mais pas ça.
À la différence de ce cher ange, mes émotions doivent parfaitement se lire sur mon visage. J’en sens d’ailleurs une me monter aux joues : l’humiliation.
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Afficher en entier- Comment tu t'appelles ?
Je lui ai posé cette question alors que je n'ai pas vraiment envie d'en connaître la réponse. En fait,je préfèrerais ne pas le connaître lui. Lui donner un nom risque de faire croire que nous sommes du même côté, ce que nous ne serons jamais. Ce serait un peu comme d'entériner le fait qu'on pourrait être amis. Pourquoi pactiserais-je avec mon bourreau ?
- Raffe.
Je lui ai demandé son nom pour l'empêcher de penser qu'il devra désormais se déplacer sur ses pieds. Mais maintenant que je le connais, je trouve ça mieux.
- Raffe. Mmm... J'aime bien.
Ses yeux s'adoucissent comme s'il souriait alors que son expression est toujours aussi dure. Le rouge me monte aux joues.
Je m'éclaircis la voix pour calmer ma gêne.
- Ça sonne comme << Raaah pfff, j'ai mal aux pieds !... >> Tu crois que c'est une coïncidence ?
Afficher en entier« Je n'avais jamais tué auparavant. Ce qui me fait peur n'est pas le fait de tuer quelqu'un. Ce qui me fait peur, c'est la facilité avec laquelle on peut le faire. »
Afficher en entier- Pourquoi tu ne t'es pas enfuie comme je t'avais dit de le faire ? murmure-t-il dans mes cheveux. J'ai toujours su que ta loyauté te tuerait. Je n'aurais juste jamais pensé que tu mourrais pour moi.
Afficher en entierRaffe tombe à genoux à côté de moi. Il semble abasourdi. Et étrangement bouleversé. Il me regarde comme s'il n'en revenait pas.
Ai-je l'air en aussi mauvais état?
Suis-je en train de mourir?
J'essaie de toucher mon cou pour voir quelle quantité de sang s'échappe, mais mon bras refuse de se hisser jusque-là. Je le regarde se lever en tremblant sous l'effort, puis retomber mollement. Ma tentative ratée paraît affecter Raffe.
Je voudrais lui dire que le venin me paralyse et ralentit a respiration, mais je marmonne sans me faire comprendre. Ma langue paraît énorme, mes lèvres trop enflées pour bouger. Aucune des autres victimes ne m'avait semblé gonflée. Ce n'est peut-être pas le cas pour moi, même si j'en ai vraiment la sensation. C'est comme si ma langue, grosse et malhabile, était trop lourde pour se mouvoir.
-Chut...fait Raffe avec douceur. Je suis là.
Il me serre contre lui. J'essaie de le réchauffer à la chaleur de son corps. J'ai la sensation de trembler de douleur, même si je dois paraître immobile, de l'extérieur. La paralysie a déjà gagné mes jambes et mes bras. Je dois mobiliser toue la force de ma volonté pour empêcher ma tête de retomber sur le coude de l'ange.
La peur que son regard trahit m'inquiète autant que mon inertie. Pour la première fois, sont visage est parfaitement lisible, comme si ce que je pourrais y voir ne comptait plus.
Le choc et la tristesse marquent les traits de mon compagnon comme s'il était en deuil. De moi.
Tu n'en as rien à faire de moi, tu te souviens?
Voilà ce que j'aimerais articuler. Mais un babillage de bébé s'élève de ma gorge.
-Chut...
Raffe fait courir le bout de ses doigts sur mess joues, caresse mon visage.
-Chut, je suis là.
Il me regarde avec un air angoissé, comme s'il avait beaucoup de choses à me dire, mais qu'il était trop tard.
J'aimerais moi aussi caresser son visage et lui promettre que les choses finiront par s'arranger. Que tout ira bien!
Je donnerais tout pour que ce soit vrai.
Afficher en entierJe ne me le suis jamais dit jusqu'à maintenant, mais je me sens fière d'être humaine. Nous sommes bourrés d'imperfections, faibles, confus, violents, et nous avons énormément de problèmes à gérer. Mais je suis fière d'être la Fille de l'homme, dans l'ensemble.
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