Les extraits appréciés par LiviaGrey
— Cette boule de feu m’a ratée d’un kilomètre. Tu tires à blanc aussi avec ton autre salamandre, Jeremy ?
— Crève, salope !
Afficher en entier-j'ignore qui vous êtes, dit la soeur outragée à Abby, mais il est dans votre intérêt que mon frère se débarrasse de vous et j'espère qu'il le fera les mâles de la famille Corisi n'aiment pas. Ils possèdent. Partez tant qu'il vous reste un semblant d'estime de vous-même. fuyez avant qu'il ne vous écrase.
Afficher en entier- Il y a des serviettes propres à l’étage, dit-elle en déposant les draps sur une table le long d’un mur du hall. Pourquoi n’iriez-vous pas prendre une douche, le temps que j’aille faire quelques achats à l’épicerie du coin ?
Il se redressa et reporta soudain toute son attention sur Abby. La jeune femme en eut le souffle coupé, subjuguée par le choc. Ses yeux d’un gris métallique la scrutèrent de la tête aux pieds. Dans son regard où brillait une lueur, l’irritation céda le pas à autre chose. En quatre pas décidés, il vint se planter devant elle. Quelques vapeurs d’alcool flottèrent jusqu’aux narines d’Abby. Elle leva la tête pour le regarder dans les yeux.
- C’est Jake qui vous envoie, c’est ça ? demanda-t-il tout en la jaugeant. Vous n’avez pourtant pas l’air d’un mannequin.
De surprise, elle cligna des yeux plusieurs fois, tandis que la sympathie qu’il lui avait inspirée se volatilisait.
- Et votre parfum n’est pas celui d’un homme en costume Armani, répliqua-t-elle, piquée au vif. Dans d’autres circonstances, je me serais abstenue d’en faire la remarque.
Les paroles d’Abby déclenchèrent quelque chose en lui. Il redressa les épaules et son regard se fit moins flou. Il n’avait pas l’habitude qu’on lui réponde. Néanmoins, s’il avait eu l’intention de l’intimider en venant ainsi tout près d’elle, sa proximité produisait exactement l’effet inverse sur le corps de la jeune femme. Même dans son costume froissé, ou peut-être précisément à cause de ça, il était l’homme le plus sexy qu’elle ait jamais vu. Un homme comme on n’en rencontrait que sur grand écran ou dans les romans. Elle avait envie de caresser doucement sa joue mal rasée.
- Je n’ai pas dit que vous n’étiez pas attirante, gronda-t-il. Simplement, vous n’avez rien à voir avec les femmes minces comme des roseaux auxquelles je suis habitué.
Ça suffit. Les mains sur les hanches, elle haussa les sourcils pour lui lancer un défi silencieux. Le temps suspendit son cours pendant que s’éternisait leur affrontement muet. Derrière son air agacé, il donnait l’impression d’attendre qu’elle fasse quelque chose pour l’apaiser d’une manière ou d’une autre. Mais Abby se contentait de soutenir son regard, attendant qu’il saisisse l’occasion de reconsidérer les mots qu’il avait choisis. Il fut le premier à détourner la tête. Ses joues s’étaient légèrement empourprées.
- D’accord, je me suis mal exprimé. D’un geste irrité, il repoussa en arrière ses épais cheveux noirs, conférant à sa coiffure un aspect encore un peu plus échevelé… et sexy - si cela était encore possible. Sur son échelle personnelle de un à dix, Abby lui accordait déjà un bon douze ou treize, même en déduisant quelques points pour sa galanterie un peu rustre.
Soudain, une pensée lui traversa l’esprit et une lueur fascinée alluma son œil sombre.
- Je me trompe ou vous venez de me faire remarquer que je pue ?
Afficher en entier- Je n'ai pas le souvenir que vous m'ayez particulièrement repoussé. En fait, j'ai encore dans l'oreille votre petit gémissement à la fin de notre baiser. Et je me demandais quels autres petits bruits vous pourriez faire pour moi.
Afficher en entier- Combien pour que vous dégagiez ? lâcha-t-elle en clignant à peine de l’œil.
- Pardon ?!
- Combien ? réitéra-t-elle seulement.
- Seriez-vous en train de me proposer de l'argent pour que... je vous laisse le "champ libre" ? demandai-je d'une voix blanche de fureur contenue.
J'hallucinais !
-Oh mais c'est qu'elle comprend vite... Mille euros, cela vous suffit ? Jolie somme pour aller respirer l'air ailleurs, non ?
Je n'avais absolument pas prévu le geste qui allait suivre, cela relevait uniquement du réflexe, comme ces actions que l'on réalise sans réellement y penser.
Ma délicieuse boisson aux agrumes se retrouva la seconde suivante à dégouliner sur le visage de l'ancienne petite amie de Lucas. Embaumant l'air de son parfum fruité et sucré, pour ma plus grande satisfaction personnelle. Je jubilai férocement de contempler sa mimique choquée, horrifiée et indubitablement poisseuse. Joyce était hors d'elle... manque de bol : moi aussi.
- Je ne sais pas pour qui vous me prenez, crachai-je les dents serrées, mais agitez-moi encore votre fichu argent avec ce genre de chantage digne d'une série télévisée... je vous jure que je vous l'enfonce dans le gosier !
- Mais que se passe-t-il, ici ?!
Mon regard rencontra celui abasourdi de Lucas et, pour unique réponse, je pinçai vivement mes lèvres l'une contre l'autre.
- Il me semblait pourtant que l'endroit bénéficiait d'une climatisation performante...
Je saisis violemment mon sac à main.
- ... mais se rafraîchir au jus de fruits, c'est bien aussi... termina-t-il dans un souffle.
Afficher en entier— Lucas, tu ne nous présentes pas ? s'enquit la délicieuse créature blonde d'un ton mélodieux.
J'y faisais immédiatement une violente réaction allergique.
— Joyce, je te présente Zoé Talmont... Zoé, voici Joyce Laudt. Si vous voulez bien m'excuser, je me rends aux commodités.
Je l'assassinai du regard car il osait me laisser seule à seule avec son ancienne fiancée. Il feignit d'ignorer l'envie de meurtre qui brillait dans mes prunelles pour se diriger vers les toilettes du bar de l'hôtel. Il fuyait, le salaud !
— Vous baisez avec lui ?
Quelle entrée en matière ! Tant de délicatesse et de subtilité dans une seule et même personne était impressionnant.
Afficher en entierExtrait du second tome... les 3 premières pages.
Spoiler(cliquez pour révéler) J'ai autre chose à faire que ça...
Les bras croisés sur mon sublime bureau noir laqué, le menton posé sur le dos de mes mains... je fixais mon téléphone portable. Juste à côté de lui se trouvait le mot gribouillé par
Lucas sur le parking du supermarché. Une partie pliée, mais l'autre était légèrement entrouverte, et je parvenais à apercevoir son écriture.
Italique... les "l" exagérément longs, tout comme les boucles de ses "g"... Sûrement qu'un graphologue aurait de quoi palabrer durant des heures en analysant ce détail.
Une semaine. Sept jours que j'avais dansé tout en m'effeuillant dans un magasin désert devant un homme vêtu d'un smoking et prénommé Lucas Domeo.
Aujourd'hui, nous devions revoir la carte des vins avec
Romain, mon chef cuisinier mais aussi mon associé et accessoirement mon meilleur ami.
Seulement...
Je n'avais pas du tout la boisson alcoolisée à base de raisin en tête. Mon esprit était même très loin de la sélection des meilleurs crus du moment. Mis à part l'aspect phallique, il n'y avait aucun point commun entre ces derniers et ce qui hantait mon esprit à l'instant même.
— Est-il à ce point fascinant ?
Je sursautai telle une enfant prise en faute. Cette superbe voix flegmatique appartenait à mon associé : Romain DeBrisse, grand chef cuisinier autant par sa taille que par son talent. Un mètre quatre-vingt-quinze dans une veste de cuisine noire et un pantalon assorti. Il ne portait jamais sa toque et optait plutôt pour un bandana lorsqu'il élaborait de délicieux plats gastronomiques devant ses pianos.
— Quoi donc ? fis-je hypocrite, en me redressant.
Mon ami me désigna d'un mouvement du menton mon antique téléphone, geste qui fit descendre une petite mèche blonde sur sa tempe.
Je regardais à nouveau mon mobile à clapet. De nos jours, plus personne ne possédait ce type de téléphone, tous balayés par la mode de l'écran tactile.
— Oh... eh bien... fis-je, sans pouvoir m'empêcher de le prendre dans mes mains pour jouer quelques secondes avec, puis finalement le remettre à sa place. Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il est fascinant... Tu as vérifié les stocks avec la brigade ?
Romain haussa un sourcil puis s'adossa au chambranle de la porte de mon bureau.
— Question idiote, murmurai-je en évitant son regard scrutateur.
Ma piètre tentative pour changer de sujet venait d'échouer lamentablement.
— Cela a été fait ce matin, dit-il en découpant pratiquement chaque lettre. La mise en place est également okay pour le service de ce soir.
— Très bien... parfait.
Après cette tirade d'une banalité à pleurer, je feignis d'arranger mes stylos dans leur pot, question d'occuper mes mains.
— Pense à la carte des vins, dit Romain en guise de salut.
Cinq minutes plus tard, je discutais avec lui des changements sur les menus. Je lui faisais entièrement confiance : il connaissait parfaitement son travail.
Un coup d'oeil à ma montre m'informa que l'heure du service avait même déjà démarré et je me sentis de trop lorsque mon ami d'enfance commença à aboyer ses ordres aux différentes équipes qui composaient la brigade de notre restaurant "Le plaisir gourmand".
Autant vérifier si tout se passait pour le mieux à la réception et jeter un oeil au livre des réservations. Sur cette résolution, j'empruntai le couloir de service pour les employés afin de ne pas déranger la clientèle par nos allées et venues incessantes. Il débouchait directement sur notre hall d'entrée et le fameux bureau où notre réceptionniste sévissait, la très charmante Marie.
Quand elle m'aperçut, elle me dédia un adorable sourire creusant de jolies fossettes sur ses joues. Chignon blond foncé impeccable, tailleur prune avec son badge indiquant son prénom au niveau du sein gauche. Tout était parfait dans sa présentation : de la coiffure au maquillage. Je lui rendis aimablement son sourire.
— Il me semble que c'est plutôt calme ce soir, dis-je en prenant le livre à la reliure de cuir rouge.
— Oui, effectivement.
— Mhm... le salon VIP est réservé ? demandai-je, étonnée.
Notre établissement, avec ses modestes étoiles, n'avait qu'un salon de ce type – un lieu un peu à l'écart des autres tables et à l'abri des regards indiscrets. Nous faisions aussi très attention au service des clients désirant y manger : il leur était attribué un seul serveur pour toute la soirée. J'étais sincèrement stupéfaite, c'était extrêmement rare que des personnes le réclament.
Mes yeux cherchèrent donc à quel nom avait été prise la réservation.
Lucas Domeo. Quatre personnes.
Mon sang déserta chaque parcelle de mon corps.
— Il y a un problème, madame Talmont ? s'enquit aimablement Marie.
Avais-je un problème ? Oui, et il semblait de taille titanesque.
— Quand monsieur Domeo a-t-il réservé le salon ? me renseignai-je, hypnotisée par le prénom de monsieur
"Smoking".
— Ce soir, aux alentours de dix-huit heures.
Afficher en entierMa future ex-employée se détourna de moi pour se rendre à la table VIP.
En fait, il me fallut près d'un quart d'heure avant que je ne trouve le courage de me présenter face à Lucas et ses invités, nantie d'un éclatant sourire absolument factice.
— Messieurs, dames... vous passez un bon moment dans notre établissement ? m'enquis-je d'une voix aussi douce que commerciale.
Mon ténébreux et richissime amant d'un soir me transperça de ses prunelles vert pomme.
Le couple se montra enthousiaste mais le pot de glu blond collé au bras de Lucas, largement moins. Je me pinçai aussitôt la cuisse à travers le tissu de ma jupe afin de m'aider à ne pas lui jeter un regard mauvais.
Afficher en entier- Bonjour, vous… dit-il, les prunelles rivées sur ces derniers.
- Es-tu réellement en train de les saluer ?
Ses yeux revinrent aux miens puis il arqua un sourcil.
- Je suis quelqu’un de poli… et je dois avouer qu’ils m’ont terriblement manqués.
- Tu ne les connais pas depuis assez longtemps pour ça, rétorquai-je, sarcastique.
- Je n’ai pas besoin de les connaître depuis des lustres, surtout qu’ils m’ont fait une très forte impression lors de notre première rencontre. D’ailleurs, j’ai très envie de les cajoler… le syndrome du rejeton plein aux as : le manque d’affection.
- Je n’en reviens pas… tu tiens vraiment une conversation à propos de mes seins ?
Lucas haussa les épaules.
- Je trouve que le sujet le mérite. Ta poitrine est fabuleuse. [...]
- Pourquoi n’as-tu pas appelé ? réitéra-t-il en demeurant immobile.
- Je n’ai absolument pas envie de m’engager dans une relation avec l’héritier Domeo. Héritier qui a un grave penchant pour les femmes mariées… Bref, foncer dans les murs, c’est pas mon « truc ».
- Sex-friend ? proposa-t-il sans se laisser démonter.
Je lui jetai un regard en coin tout en saisissant la clenche.
- Tu plaisantes ?
- Je prendrai les jours pairs et ton amant à multiples vitesses, ceux impairs. On fait comme ça ?
J’éclatai de rire. Cette discussion, cette conversation était totalement absurde.
- Et la quadragénaire blonde qui attend à ta table ? Week-end ou jours fériés ? Voire les deux, peut-être ?
Monsieur « smoking » plissa les paupières et le sourire qui se dessina sur sa divine bouche me parut un poil trop empreint d’autosatisfaction.
- Tu es… jalouse ?
Je laissai échapper une exclamation abasourdie.
source site "dans notre petite bulle"
Afficher en entier- Vous avez quelqu'un dans votre vie, Zoé ?
Je fis claquer bruyamment ma langue contre mon palais puis lui souris, l'air malicieux.
- Oui ! Il possède deux vitesses et un fabuleux chargeur qui dure des heures... mais ce que j'apprécie le plus chez lui, c'est sa facilité à être toujours prêt sur simple demande.
Un franc sourire étira la bouche de monsieur « smoking », dévoilant une magnifique rangée de dents autant régulière que d'une blancheur éblouissante.
- Impossible de rivaliser avec deux vitesses, répliqua-t-il avant de vider son verre cul sec sans même tressaillir.
Il prit le second, riva son regard troublant au mien.
- Cela fait longtemps que... « amant deux vitesses » et vous êtes ensemble ? demanda-t-il, encore.
source site "dans notre petite bulle"
Afficher en entier
