Les extraits ajoutés par MarieKermit98
La neige avait cessé, le ciel arborait une teinte coquille d’œuf, les montagnes rêvaient sous leurs manteaux de laine. Il y avait quelque chose de charmant dans le spectacle de la forêt privée de couleur, sa pénombre hantée bordée par le gris-blanc des branches, comme si la neige l’avait réduite à l’essence même de ce qu’est une forêt.
Afficher en entierCe n’était pas votre faute. Je comprends, Luella. Même si je regrette que vous n’ayez pas écouté mes mises en gardes. Je comprends que vous ayez envie de quitter cet endroit (Je vois du désir et des regrets dans les eaux profondes de sa tristesse).
Afficher en entierdialogue entre Sergeï et Rya
-Tous ces mensonges, toutes ces trahisons…c’était pour qu’il ne te retrouve jamais.
Sa voix, débordait de sincérité, d’amour. Elle aussi avait déjà merdé. Elle ne pouvait pas attendre des autres qu’ils soient parfaits. Tous le monde commettait des erreurs. Et pourtant, même si elle en avait conscience…
-C’est peut-être injuste de ma part, chuchota-t-elle sans le regarder, mais je continue de t’en vouloir. À mes yeux, tu étais infaillible.
Afficher en entierCette simple question me broie la poitrine. Ce n’est pas la première fois qu’elle me traverse l’esprit, je me la suis déjà posée quand il faisait tout pour me repousser, pour me convaincre que Rackham était le seul capitaine à bord et que Vance n’existait pas. Quand je lisait entre les lignes combien il refusait d’être aimé… Et puis la trahison est arrivée et j’ai rayé tout ce que j’avais entrevu, nié tout ce que j’avais compris.
Je recule d’un pas, puis d’un autre. Mon cœur cogne violemment, comme un poing désespéré qui tambourine contre une porte close. Une porte que je m’étais jurée de garder fermer mais qui tremble de plus en plus. Il faut que je parte. Tout de suite. Que je m’arrache à cette pièce, à lui, à ce qu’il pourrait réussir à ouvrir. Parce que si je reste, je vais espérer. Et l’espoir c’est la pire des faiblesses.
…
Je serre les dents et inspire à fond en revenant sur mes pas avant d’attraper le plaid froissé que j’ai balancé par terre tout à l’heure. Sans un mot, je m’agenouille devant Vance, le déplie et le fais glisser sur ses épaules en essayant de ne pas l’effleurer. Il ne réagit. Tant mieux.
Je me redresse déjà et recule comme si j’avais marché sur des braises. C’est rien. Juste un foutu plaid. Pourtant j’ai l’impression d’avoir franchi une ligne
Afficher en entierSi j’abime ma robe Stella Alonso toute neuve pour ça, je vais le tuer, le ressusciter pour qu’il nettoie la scène de crime et le tuer à nouveau.
Elle est aussi piquante, droite et affectueuse qu’un cactus, mais je ne sais comment , elle réussit à rendre supportable même les pires situations.
Afficher en entierAvec une détermination toute professionnelle, il attrapa le fin tissu et le déchira jusqu'à ce qu'il frôle ses genoux. Elle poussa un petit cri en sentant l'air de la nuit embrasser sa peau, espérant un peu qu'il ferait de même. ...
Elle recula avant de faire quelque chose de complètement fou, comme attraper sa main et la reposer sur sa cuisse. Il la repousserait probablement, horrifié. Que l'attraction soit réciproque ou non, son patron était doté d'une conscience professionnelle bien trop développée pour se laisser aller à des actes qui pourraient sembler choquants. Elle n'avait pas le choix, elle devait vivre avec ça.
Comme on vit avec une fourchette enfoncée dans le poumon.
Afficher en entierMon ami face à tant de danger...
Mon amant qui avait guéri mon âme brisée.
Mon âme soeur qui m'avait attendue envers et contre tout.
Afficher en entierL'extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires. Ce sont ces quelques mots de Palo Coelho qui reviennent en tête à Johanne quand ils entrent dans Lescun ce jour-là, Le paysage baigné de la lueur du crépuscule lui inspire des poèmes, des tableaux, des airs de piano.
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