Les extraits ajoutés par Pougal7
C’est à mon tour de descendre mon verre. J’ai la tête qui tourne, et ça n’a rien à voir avec l’alcool.
— Es-tu en train de dire que quoi que je dise ou fasse, tu ne coucheras pas avec moi ce soir ?
La chaleur dans ses yeux dit le contraire.
— C’est ça.
Je lui adresse un sourire démoniaque.
— Quel défi. On va danser ?
Afficher en entierJulie m'adresse un sourire étrange.
- Dis moi ce que tu aimes chez Bossman.
-Il est brillant, arrogant, dur mais tendre en même temps. Est-ce que c'est logique?
Je me rends compte qu'elle regarde par dessus ma tête et je suppose qu'elle cherche Christian des yeux.
-Tu écoute ce que je dis?
-Mais oui, répond-elle en vidant son verre. Tu disais quoi? Que tu apprécie le fait qu'il soit insistant? C'est excitant?
Je n'ai rien dit de tel, mais elle n'a pas tort.
-Je te jure que s'il me plaquait contre la porte de mon bureau je me laisserais faire. Ce qui me retient, c'est juste que c'est mon patron, et pourtant j'adore ces manières autoritaires.
Julie sourit comme un matou satisfait.
-C'est quoi le problème?
Elle continue à sourire et je comprends. Je comprends.
- Il est juste derrière moi, c'est ça?
Afficher en entier— D’accord. J’accepte. Mais tu dois absolument me promettre quelque chose en retour.
— Quoi ?
— Même si je te supplie, je t’interdis de rentrer chez moi.
Afficher en entierJe me fige.
La vision de Chase tout près de moi suffit presque à me renverser. J’espérais secrètement tomber sur lui mais je ne pensais vraiment pas que ça arriverait. Quelle était la probabilité pour que ça se produise ? Je le dévisage pour être certaine de ne pas être victime d’hallucinations. Mais c’est bien lui, en chair et en os. Il est là, torse nu, avec pour tout vêtement un boxer de bain qui me fait bégayer. Littéralement.
— Ch… Ch… Ch…
Je suis incapable de prononcer son prénom.
Évidemment, il boit du petit-lait. Un sourire ironique étire ses lèvres et il se penche vers moi.
— Tu imites très bien le bruit du train, Boucle d’or.
Il se souvient de moi.
Je secoue la tête pour me ressaisir. En vain. Il est tellement grand et je suis tellement petite que je n’ai pas d’autre choix que de contempler ses abdominaux parfaitement dessinés sur lesquels l’eau ruisselle
Afficher en entier— Je pense plutôt qu’on aurait pu aller faire du sport.
— Du sport ?
— Ouais. Ça aide à décompresser.
— Le vin aussi.
— Oui, mais quand on fait du sport, on se sent mieux le lendemain. — C’est vrai, mais quand on boit du vin, on oublie la veille.
Afficher en entierQuand la serveuse nous apporte nos salades, Martin est en train de me raconter l’appendicite de sa mère et je m’ennuie comme un rat mort. Je dévisage un peu trop longtemps le type du couloir, qui s’en rend compte. Il me fait un clin d’œil, hausse un sourcil et lève son verre dans ma direction.
Connard.
Puisqu’il sait que je le mate, à quoi bon me cacher ? Après tout, il est beaucoup plus intéressant que mon rencard. Et il me regarde ouvertement.
Afficher en entier– Non, c’est Nolia…
Je hausse un sourcil interrogateur.
– Nolia, c’est la maman célibataire et un poil misandre qui pense que tous les hommes sont des merdes ?
– Oui.
– Je l’aime bien.
– Tu ne devineras jamais.
– Essaie toujours.
Lily secoue la tête sans y croire, puis elle dit :
– Elle va se marier.
Afficher en entierÉvidemment, ça ne m’étonne pas de Lily. Si elle pouvait patiner dans son sommeil, elle le ferait. Maintenant que j’y pense, son somnambulisme le lui permettrait sûrement… Cette fille est un monstre.
Afficher en entier–Je vous ai toujours soutenu ! lui dit-elle en mettant les fleurs dans son vase préféré. Je l’avais prédit, hein Jane ?
– Ne l’écoute pas…
– Elizabeth et Darcy étaient faits l’un pour l’autre eux aussi, mais ils ont dû passer plusieurs centaines de pages à se chamailler. Un classique !
Je ferme les yeux, mal à l’aise. Évidemment qu’elle allait trouver un moyen de ramener Orgueil et Préjugés sur le tapis !
Afficher en entier– Une fois que ce sera terminé, vous comptez faire quoi… ?
Ah. La question à trois millions d’euros.
Je me tourne vers ma partenaire en quête de réponse. La dernière fois que nous avons évoqué le sujet, Lily s’est énervée ; avant qu’on finisse à poil sur la banquette arrière de ma voiture, je veux dire.
J’aimerais autant éviter d’en arriver là, tout de suite. Les Français sont ouverts d’esprit, mais quand même.
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