Les extraits appréciés par Sabribi
Ravi d'avoir attrapé une jeune et jolie femme dans ses filets; il m'ignora superbement:
-Mam'zelle.
-M'sieur l'officier.
-Savez à combien vous rouliez ?
-J'en ai une petite idée : un bon 170, n'est-ce-pas ?
-Z'aviez vous une raison particulière pour rouler à cette vitesse ?
-J'étais très pressée.
-Belle bête que vous avez là.
-Oui, pas comme votre tas de merde, dit-elle en désignant le véhicule de police. Il ne doit pas monter à plus de 120 ou 130.
Le visage du flic se crispa et il comprit qu'il avait tout intérêt à suivre la procédure à la lettre.
-Permis de conduire et papiers du véhicule.
-Je te souhaite bien du plaisir...commença-t-elle tranquillement en rallumant son moteur.
Il porta la main à sa ceinture:
-Veuillez éteindre immédiatement le...
-...parceque avec ta caisse pourrie, tu n'es pas près de nous rattraper.
Afficher en entier
Les 60 premières pages se trouvent dans le lien suivant :
Afficher en entierGrace
J’avais trop chaud. Les draps collaient à mes mollets moites et je sentais au coin de mes lèvres un goût de transpiration. Le chant des loups montait de la forêt, tandis que des milliers de minuscules aiguilles brûlantes me picotaient le visage et les bras. Tout m’était douloureux : le poids oppressant de la couverture, la main glaciale de Sam sur ma hanche, le souvenir de ses doigts pressés contre ses tempes, les plaintes aiguës de la meute, la forme de ma peau sur mon corps.
Je dormais, je rêvais. Ou peut-être étais-je éveillée, juste au sortir d’un rêve. Impossible de trancher.
Je revoyais en esprit tous ceux que j’avais vus transformés en loups : Sam, triste et torturé ; Beck, solide et maître de lui ; Jack, violent et pitoyable ; Olivia, leste et décontractée. De l’orée des bois, leurs yeux me fixaient, me poursuivaient : moi, l’étrangère, celle qui ne changeait pas.
Ma langue était engluée contre mon palais rugueux comme du papier de verre. J’aurais voulu détacher mon visage de la taie d’oreiller trempée, mais l’effort me paraissait au-dessus de mes forces. J’attendais impatiemment le sommeil, les yeux trop douloureux pour fermer les paupières.
Comment aurais-je vécu la métamorphose, si je n’avais pas guéri ? Quelle sorte de loup serais-je devenue ? J’ai regardé mes mains, je les ai imaginées gris sombre, striées de blanc et de noir. J’ai senti le poids d’un collier de fourrure sur mes épaules et la nausée ruer dans mes entrailles.
Pendant un éclair, une seconde lumineuse, je n’ai plus perçu que la fraîcheur de l’air sur ma peau, plus entendu que le souffle de Sam près de moi. Puis les loups ont repris leur concert, et un frisson tout ensemble nouveau et familier a traversé mon corps.
J’allais me transformer.
Afficher en entier_Tu veux parler, alors parfait, parle! Raconte-moi quelque chose que tu n'as encore jamais dit à personne.
J'ai réfléchi.
_Parmi tous les animaux de la planète, les tortues sont les deuxièmes pour la taille du cerveau.
Isabel a réagi au quart de tour:
_C'est faux!
_Je sais, c'est bien pour ça que je ne l'ai encore jamais dit à personne.
Afficher en entier- Un arbre. Déracine-le et tu pourras rentrer chez toi.
J'ouvris la bouche, soufflée.
- Dante ...
- C'est le b-a, b-a de l'entraînement, annonça-t-il en me donnant une tape dans le dos qui se voulait sans doute encourageante, avant de s'allonger sur le rocher. Et c'est beaucoup plus drôle à regarder que les épreuves d'athlétisme à la télé.
- Je te hais.
- Non, pas encore. On en reparle dans une heure.
Afficher en entierIl pressa le bord tranchant de l'anneau contre sa paume et une infinie trace de pourpre apparut.
-Je te fais le serment, Nora Grey, en ce jour et pour l'eternite, de me donner a toi. Je t'appartiens. Mon amour, mon corps, mon ame sont desormais en ta possesion et sous ta protection.
Il me tendit la bague, un simple gage pour une promesse solennelle.
-Patch...
-Si je ne respecte pas min engagement, que le regret et le desespoir me servent de chatiment.
Son regard croisa le mien, profond, empreint d'une soncerite absolue.
Mais je ne te trahirai pas, mon ange. Je ne te trahirai pas.
Je pris l'anneau dans l'intention de me tailler la paume, exactement comme il venait de le faire. Puis je me remorais soudain le mysterieux conseil de Basso. Je fis rouler le metal jusqu'a mon poignet et appuyai le bord coupant sur la marque aussi fine qu'un trait de crayon que je portais depuis ma naissance : une preuve de mon ascendance nephile. Quelques gouttes ecarlatent tacherent ma peau. J'appliquai la blessure contre la sienne et une curieuse sensation de picotement se propagea la ou nos deux sangs se melaient.
-Patch, je te jure d'accepter ton amour et de le cherir.en retour, je me donne a toi, corps et ame. Tout ce que je possede, je te l'offre. Je suis a toi, tout entiere. Aime-moi. Protege-moi. Comble-moi. Je te prolets d'en faire autant.
Il passa l'anneau a mon doigt mais se raidit, comme sous l'effet d'u,e decharge electrique.
-Ma main, murmura-t-il. Ma main...
Ebahi, il leva les yeux vers moi, en proie a une etrange confusion.
-J'ai des fourmillements dans les doigts.
-Tu le sens ... ? repetais-je sans oser y croire.
Je n'osais pas esperer, terrifiee a l'idee que la magie se dissipe, que l'illusion s'evanouisse, que son corps cesse de repondre au mien.
Mais non. Car c'etait cela, le present de Basso.
Patch, un ange dechu, eprouvait a present des sensations. Il sentirait chacuns de mes baisers, chacune de mes caresses. Et aussi ma chaleur, mes reactions a son contact.
Une exclamation rauque lui echappa, entre un rire et un soupir. Ses yeux s'illuminerent, elerveilles.
Je peux te sentir.
Afficher en entier— Patch, je ne veux plus te quitter. J'ai besoin de te sentir tout contre moi. J'ai besoin de toi. De toi, tout entier.
Je l'embrassai d'un baiser éperdu, audacieux. Mes lèvres s'écrasaient contre les siennes et je me perdis dans leur goût. Il resserra mon étreinte et serra mon corps contre le sien. mes mains caressèrent la courbes de ses épaules, de ses bras, de ses cuisses, dessinant le contour de ses muscles, bien réels, puissants, vivants. Sa bouche cherchait ma mienne avec un empressement renouvelé inassouvi
— Je veux me réveiller chaque jour auprès de toi, m'endormir a tes côtés, déclara-t-il sur un ton solennel. je veux prendre soin de toi, te chérir, t'aimer comme personne d'autre ne pourrait le faire. Rien ne sera trop beau pour toi. chaque baiser, chaque caresse, chacune de mes pensées t’appartiennent désormais. je te rendrais heureuse. Jour après jour, je te promet de te rendre heureuse.
Afficher en entier— Je t'aime.
— Des mots que je ne me lasserai jamais d'entendre.
— Jamais je n'aurais imaginé ma vie aussi parfaite, me dit-il en écartant une mèche de mon visage. Jamais je n'aurais pensé avoir tout ce que je désirais. Et tu es tout pour moi, mon ange.
Afficher en entierUn bruit de pas me fait tourner la tête. Christina, toujours vêtue des mêmes habits que cette nuit, se tient à deux mètres de moi.
- Salut, me dit-elle.
- Je crois que j'ai eu ma dose de culpabilité pour aujourd'hui. Laisse-moi tranquille, s'il-te-plaît.
- J'ai juste une chose à dire. Ensuite, je m'en vais.
Elle a les yeux gonflés et sa voix paraît un peu endormie, conséquence de l'épuisement, ou de l'alcool, ou d'un mélange des deux. Mais son regard clair me laisse supposer qu'elle maîtrise ce qu'elle dit. Je m'écarte du mur.
- Je n'avais jamais vu ce genre de simulation, déclare-t-elle. Enfin, de l'extérieur. Mais hier ... Tu avais raison. Ils ne pouvaient ni t'entendre ni te voir. Exactement comme Will ...
Sa voix s'étrangle. Elle déglutit avec peine et reprend son souffle. Cligne des paupières deux ou trois fois. Et me regarde de nouveau.
- Tu m'as dit que tu n'avais pas eu le choix, que c'était lui ou toi, et je ne t'ai pas crue. Maintenant je te crois et ... je vais essayer de te pardonner. C'est ... tout ce que j'avais à te dire.
Quelque part, je me sens soulagée. Elle me croit, elle va essayer de me pardonner, même si ça ne va pas être facile.
Mais j'éprouve avant tout de la colère. Qu'est-ce qu'elle s'imaginait ? Que j'avais délibérément tiré sur Will, l'un de mes meilleurs amis ? Elle aurait dû me faire confiance dès le début, elle aurait dû savoir que je n'aurais jamais commis un tel acte si j'avais pu envisager une autre option sur le moment.
- Une chance pour moi que tu aies enfin la preuve que je ne suis pas une meurtrière froide et sans coeur. C'est vrai, quelle autre raison aurais-tu eue de me croire ?
Je me force à rire en tentant de garder un ton détaché. Elle ouvre la bouche pour répondre, mais je continue, incapable de m'arrêter :
- Tu ferais bien d'accélérer ton processus de pardon, parce qu'on n'aura pas beaucoup de temps pour ...
Ma voix se brise et je n'arrive plus à me retenir. Je m'adosse au mur en me mettant à pleurer ; mes jambes me trahissent et je me laisse glisser jusqu'au sol.
Mes larmes m'empêchent de voir Christina, mais ses bras se replient autour de moi, me serrant comme un étau. Elle sent l'huile de noix de coco et son corps dégage une impression de puissance, comme pendant l'initiation, quand elle se tenait suspendue par les doigts au-dessus du gouffre. A ce moment-là -- il n'y a pas si longtemps--, je me voyais comme quelqu'un de faible, comparée à elle ; maintenant, sa force me fait espérer que, moi aussi, je pourrais devenir plus forte.
On est à genoux toutes les deux sur la pierre du couloir, agrippées l'une à l'autre avec la même énergie.
- C'est déjà fait, murmure-t-elle. C'est ça que je voulais te dire. Que je t'ai déjà pardonné.
(Peut-être que ce n'est pas le même texte car je n'ai pas le même livre.)
Afficher en entierMais je ne regarde que Tobias. Une lueur d'espoir me parcourt, se mêlant à une drôle de sensation douloureuse à la culpabilité de l'avoir trompé. Il est buté et fier, mais il me connaît -- peut-être acceptera-t-il de m'écouter, peut-être y a-t-il une chance pour que je n'aie pas fait tout ça en vain ...
- Tu sais pourquoi je suis là, n'est-ce-pas ? lui dis-je à voix basse.
Je lui tends le pistolet, le sang de ma morsure à la main dégoulinant le long de mon bras. Il s'approche d'un pas un peu hésitant pour me le prendre.
- On est tombés sur Marcus dans la pièce d'en face, pris dans une simulation, lâche-t-il. Tu es venue avec lui.
- Oui, confirmé-je.
- J'avais confiance en toi, dit-il, tremblant de rage. J'avais confiance en toi et tu m'as abandonné pour faire équipe avec lui ?
Je secoue la tête.
- Non. Ce qu'il m'a expliqué colle parfaitement avec tout ce que m'a rapporté mon frère, et tout ce que m'a répété Jeanine pendant que j'étais au siège des Erudits. Et je voulais ... j'avais besoin de connaître la vérité.
- La vérité, ricane-t-il. Et tu espères l'apprendre en écoutant un menteur, un traître et un sociopathe ?
- La vérité ? intervient Tori. De quoi parles-tu ?
Tobias et moi continuons à nous dévisager. Ses yeux bleus, d'habitude si pensifs, sont durs et incisifs, comme s'ils m'épluchaient couche après couche en fouillant chacune d'elles.
- Je crois ... commencé-je.
Je dois m'interrompre pour prendre une inspiration. Je ne l'ai pas convaincu. J'ai échoué, et ma prochaine phrase est sans doute la dernière qu'ils me laisseront dire avant de m'arrêter.
- Je crois que c'est toi qui mens, dis-je d'une voix tremblante. Tu prétends que tu m'aimes, que tu me fais confiance, tu soutiens que je suis plus perspicace que la moyenne des gens, et à la seconde où cette confiance, où cet amour sont mis à l'épreuve, tout ça part en fumée.
Je pleure, maintenant, mais je n'ai pas honte de ma voix pâteuse ni des larmes qui luisent sur mes joues.
- Alors Tobias, c'est toi qui devais mentir en me disant tout ça ... C'est toi, parce que je ne peux pas croire que ce prétendu amour puisse être aussi fragile.
Je fais un pas pour ne plus laisser entre nous que quelques centimètres et pour que les autres ne puissent plus m'entendre.
- Je suis toujours celle qui aurait préféré mourir plutôt que te tuer, ajouté-je en repensant à la simulation d'attaque, et à son coeur qui battait sous ma main. Je suis exactement celle que tu crois. Et je sais que cette information va tout changer. Elle va changer tout ce qu'on a fait et tout ce qu'on s'apprête à faire.
Je le fixe intensément comme si je pouvais faire passer ma conviction dans ce regard, mais c'est impossible. Il détourne les yeux et je ne suis même pas sûre qu'il ait entendu ce que je viens de dire.
- Ça suffit ! intervient Tori. Conduisez-la en bas. Elle sera jugée avec les autres criminels de guerre.
Tobias ne bouge pas. Me prenant par le bras, Uriah m'éloigne de lui et m'entraîne à travers le labo, puis dans la pièce pleine de lumière et le long du couloir bleu. Therese la sans-faction se joint à nous et me dévisage avec curiosité.
Afficher en entier
