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Andrus Kivirähk

96 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par Cast-23 2014-12-26T18:51:14+01:00
de

Biographie

Andrus Kivirähk, né le 17 août 1970 à Tallinn, est un romancier, nouvelliste et auteur de livres pour enfants, chroniqueur, dramaturge et scénariste estonien.

Écrivain très prolifique et novateur,est considéré comme l'un des plus fascinants jeunes écrivains estoniens. Andrus Kivirähk commence à écrire pour les journaux à l'âge de 15 ans. Par la suite il devient journaliste professionnel, c'est un chroniqueur plein d'humour et plein d'esprit violant les tabous. Comme écrivain il est très productif, il attire l’attention au début des années 1990 avec ses histoires d’Ivan Orav (Ivan L’écureuil). Il est un grand conteur, dont les écrits dégagent un humour chaleureux et délicat. Son livre le plus connu est un roman absurde "Ivan Orava Mälestused". L'auteur y décrit avec humour la douce vie des une vie des années 1930, la République d'Estonie et l'Estonie d'après-guerre. Andrus Kivirähk a aussi écrit des pièces, dont un grand nombre ont été représentées dans les théâtres estoniens, ainsi que des scénarios pour la télévision et le cinéma. En 2004 son livre "Rehepapp ehk November" se vend à 30 000 exemplaires faisant de lui l’écrivain estonien le plus populaire du XXIe siècle. En 2007, son livre "Mees, kes teadis ussisõnu" a été aussi l’une des meilleures ventes en Estonie.

Depuis 1996, Andrus Kivirähk est membre de l’Union des écrivains estoniens.

[Wikipédia]

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Note moyenne : 8.23/10
Nombre d'évaluations : 31

0 Citations 13 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Andrus Kivirähk

Sortie France/Français : 2017-01-12

Les derniers commentaires sur ses livres

L'homme qui savait la langue des serpents

Formidable fable satirique, drôle et sombre, qui nous emmène dans une Estonie médiévale, quasi décor de fantasy, avec des personnages hauts en couleurs autour de Leemet, qui comprend qu'il sera bientôt le dernier des hommes à maîtriser un savoir ancestral, la langue des serpents dans un pays gagné par la modernité venue de l'étranger. Ni passéiste, ni moderniste, l'auteur égratigne tout le monde.

http://appuyezsurlatouchelecture.blogspot.fr/2013/09/le-solitaire-est-un-diminutif-du.html

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L'homme qui savait la langue des serpents

Leemet est un jeune garçon estonien. Même s’il est né au village (là où se sont établis les paysans christianisés par les hommes de fer et les moines), à la mort de son père, sa mère l’a ramené avec sa sœur dans la forêt. Dans la forêt vivent les vrais estoniens, ceux qui connaissent encore la langue des serpents. Tous les animaux et tous les humains connaissaient cette langue, mais désormais, seule une poignée d’humain la connaît encore. Leemet est d’ailleurs l’un des derniers à la parler parfaitement. Quant aux animaux, ils la comprennent seulement, ce qui suffit d’ailleurs à les faire obéir. On peut ainsi traire et chevaucher les loups et demander aux cerfs et chevreuils de se sacrifier pour pouvoir manger.

Mais dans le village, ces pratiques sont bien sûre décriées, oubliées, remplacées par le culte de Jésus, du pain et du vin.

Leemet est donc le dernier, malédiction qui le suivra toute sa vie, puisqu’il sera le dernier sur de nombreux points. Sa meilleure amie est une vipère royale, Ints, surtout depuis que son ami d’enfance est allé vivre au village.

Ce roman, un bon pavé qui se dévore tout seul, est vraiment très bien mené. Tout du long on rit, que se soit des traits d’humour ou des situations cocasses. Pourtant, ce roman n’est pas franchement drôles, on voit là une civilisation qui s’éteint, la lutte des anciens contre les modernes. Et même si cette lente annihilation des anciennes valeurs, parfois étranges qu’on s’est habitué à fréquenter depuis le début du roman (les ours qui flirtent avec les jolies filles, des être encore plus anciens qui élèvent des poux, la légende de la Salamandre, le terrier des serpents avec la pierre sucrée…), est inéluctable, on est toujours entraîné vers l’avant.

Les explications au début du roman, sur la situation (l’Estonie est un pays christianisé très tardivement) et celles de la fin (sur le pamphlet contre la société, puisqu’évidemment la lutte des traditions contre la modernité est toujours d’actualité) sont vraiment très intéressantes.

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L'homme qui savait la langue des serpents

Eh bien voila une histoire des plus originale ! Un roman qui mélange la mythologie, l'histoire, le roman fantastique...Une satire religieuse. Des drames et de l'humour..Un roman qui va vous transporter en Estonie et vous faire oublier votre quotidien.

Leemet est le dernier. Dernier garçon à naître dans la forêt, dernier à apprendre la langue des serpents, dernier homme, dernier gardien.

Son peuple disparaît petit à petit car les hommes fuient la forêt pour vivre dans le village dirigé par les moines et les chevaliers Allemands.

Petite pause historique afin de situer le roman:

Au début du xiiie siècle les rives sud de la mer Baltique constituent une des dernières contrées païennes d’Europe. Les croisades baltes(1200-1227), menées sur le territoire par un ordre de soldats templiers allemand, les chevaliers Porte-Glaive, réalisent la conquête du pays dont les habitants sont convertis à la foi chrétienne. Un État dominé conjointement par des princes-évêques et l’ordre des moines soldats se constitue sur le territoire correspondant à l’Estonie et à la Lettonie modernes.

Son monde s'étiole, les hommes qui partent aux village oublient tout et surtout croient de drôles de croyances.

Ce livre raconte donc la vie de cet homme, de son plus jeune âge à sa vieillesse. Avec lui, on ne peut que citer Innts, sa plus fidèle amie, un serpent royal, Le grand-père cul de jatte, muni de crocs venimeux. Nounours, un ours brun marié à sa sœur. un sage des vents ...Ce livre est un conte de fées satirique. Et je peux vous garantir que Leemet va en voir des choses !

Ce fut un automne sinistre, peut-être le plus désespéré de tous ceux que j'ai vécus, car même si plus tard j'ai connu des temps encore plus tristes et qu'il m'est arrivé des choses bien plus terribles, à l'époque mon coeur ne s'était pas encore endurci comme il s'est endurci par la suite, ce qui me rendit les souffrances plus supportables. Pour parler serpent, je n'avais pas encore mué comme je le fis à plusieurs reprises, plus tard, au cours de mon existence, me glissant dans des enveloppes de plus en plus rudes, de plus en plus imperméables aux sensations. A présent, peut-être bien que rien ne me traverse plus. Je porte une pelisse de pierre.

J'espère avoir éveillé un peu votre intérêt pour ce roman car il vaut vraiment la peine d'être lu !! Allez faite un petit tour en Estonie, vous m'en direz des nouvelles !

http://lesciblesdunelectriceavisee.blogspot.com/2015/11/lhomme-qui-savait-la-langue-des.html

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L'homme qui savait la langue des serpents

Fabuleux ! Entre récit fantastique et pamphlet philosophique, ce livre est un véritable coup de cœur! Histoire originale, bien ficelée sur le thème de la dégénérescence. Avec Leemet, l'Estonie nous apparaît dans ces origines mythiques où l'homme en union avec la nature va succomber à la modernité. Touchant, sombre,violent, drôle, satirique, ironique, cette oeuvre est un diamant pure ! Très vivement conseillé.

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L'homme qui savait la langue des serpents

De son style élégant, Kivirähk nous conte la folle histoire d’un jeune estonien coincé entre le passé dépassé et la modernité irrationnelle. Entre sa mère qui le gave d’élan rôti et sa sœur qui veut se marier avec un ours. Entre les croyances dégénérées du Sage du Bois Sacré et le christianisme aveugle des gens du village. Je m’attendais à une lecture un peu laborieuse autours d’un folklore que je ne connaissais pas et même si l’aventure me tentait, je partais avec quelques appréhensions. Mais cette histoire est fluide et les pages se laissent tourner à la vitesse du vent. Avec son humour et une certaine subtilité, l’auteur nous entraîne facilement dans la vie de Leemet et on se met à croire à la Salamandre, aux poux géants, à la langue des serpents.

On sent tout de même que derrière ce conte, Kivirähk tient des propos engagés et virulents sur les traditions, la politique ou encore les mœurs de son pays. Le postface de Jean-Pierre Minaudier (qui est aussi le traducteur du livre) explique bien le contexte dans lequel cette œuvre et les idées que véhicule l’auteur s’inscrivent ; et, ne connaissant rien de l’Histoire ou de la politique estonienne, j’ai trouvé que cela venait bien compléter ma lecture. Il nous explique aussi qu’avec la traduction beaucoup de références, de subtilités et de jeux de mots sont passés à la trappe et cela me rappelle que à quel point j’aimerais savoir lire toutes les langues du monde !

Cela dit, je me suis aussi rendue compte que, auteur estonien ou pas, les questionnements soulevés dans ce livre ont un écho universel. C’est pour cela que je ne me suis pas sentie perdu face à ces traditions et à cette Histoire étrangères. S’adapter c’est survivre, certes, mais la modernité et le progrès doivent avoir un sens. On ne peut pas les suivre par mode ou par déférence pour des peuples que nous croyons plus avancés que le notre sans risquer de perdre notre identité. Mais on ne peut pas non plus fantasmer un passé meilleur que ce qu’il a été en réalité et faire fi des changements qui s’opèrent autours de nous. A une époque comme la notre, où la globalisation menace l’identité des petits pays mais aussi où nous commercialisons la nostalgie et l’authenticité du passé, ce livre gratte là où c’est absurde et dénonce l’ambivalence complètement inassumée de l’être l’humain.

Une belle lecture, drôle, surprenante et pleine de réflexions que je conseille, que l’on soit fan de littérature scandinave ou pas.

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L'homme qui savait la langue des serpents

Bon, je ne vais pas cacher que la couverture a beaucoup influencé cet achat... mais au vu du résumé, il correspondait bien au genre de livre que j'aime découvrir.

D'ailleurs il ne m'a pas déçu, enfin pas beaucoup. Crevons l'abcès : LES DIALOGUES SONT TROP ENFANTINS ! Faute de l'auteur, faute du traducteur ? En tout cas ça contraste énormément avec le contenu du récit plus adulte...

Sinon, l'histoire est superbe ! Découvrir les effets de l'évolution culturelle sur une population considérée comme "en retard" alors que aux yeux de l'auteur, du narrateur et à mes yeux, elle ne l'ai pas du tout !

Grace au point de vue du "héros", cet enfant sauvage, on est bien plus amené à penser que tous ceux qui partent de la forêt pour se caser dans un village ne font pas un pas en avant, mais plutôt en arrière.

J'ai aussi beaucoup apprécié la dénonciation de la religion et de ses manipulations.

C'est un livre très intéressant qui vous amène a tout remettre en question. Une belle trouvaille donc, pour ma part en tout cas !

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L'homme qui savait la langue des serpents

Je me suis glissée avec une étonnante facilité dans l'univers de cette fable satirique. Malgré son côté biscornu, du peuple sylvestre parlant la langue des serpents aux filles qui ne résistent pas au charme des ours en passant par... tout le reste, tout nous semble familier et aller de soi au bout de quelques pages seulement, sans que l'émerveillement ne cède toutefois à cette fausse normalité.

L'écriture de l'auteur est aussi agréable à lire que son ironie est acérée. Kivirähk épingle les sentiments de ses personnages, les travers de cette société imaginaire avec une finesse indéniable. Sous sa plume, on passe sans transition de l'émerveillement à la mélancolie, du rire à la colère.

On s'attache rapidement aux personnages, tous hauts en couleur.

Le narrateur est particulièrement touchant, alors qu'il se voit devenir au fil des pages le dernier. Le dernier quoi ? Le dernier tout. Dernier membre d'une culture moribonde, qui voit son peuple disparaître au profit de cette moderne et alléchante chrétienté, qui fait face tant aux irréductibles qui s'accrochent si bien à leur vieille culture qu'ils la défigurent qu'à ceux qui l'ont si bien reniée qu'ils en perdent toute la sagesse. C'est l'un des points discutables du roman, d'ailleurs, que seul le héros ou presque paraisse doué de raison dans ce monde imbécile et fou.

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L'homme qui savait la langue des serpents

Une lecture délirante dont chaque paragraphe peut sans nul doute servir d'extrait autant la lecture est surréelle. L'écriture est fluide et la narration à la fois si naturelle et surprenante que l'on ne manque pas de laisser échapper quelques éclats de rire, incrédule. Toutefois, à ma grande déception, l'histoire s'enlise doucement pendant une bonne partie du livre avant de bénéficier de quelques soubresauts bienvenus vers son dénouement.

Il faut également noter que le livre peut parfois sembler dur envers plusieurs sujets dont la croyance, l'immobilisme, la tradition et le modernisme même s'il ne prend a prioriaucun parti. (En lisant la postface, j'ai découvert qu'il s'agissait d'un pamphlet ce qui correspond bien à l'impression que j'en ai eu.)

Dans l'ensemble, une lecture particulière si l'on a envie de lire une histoire qui sort de l'ordinaire.

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Commentaire ajouté par Tequila 2019-02-28T17:06:59+01:00
Les Groseilles de novembre

Décevant. Un monde en lui-même très sympas, original et drôle mais sans histoire globale. On ne fais que suivre les idioties des villageois, passant des bêtises de l'un aux ruses de l'autre.

Je comprend que ce livre puisse plaire par son originalité, le récit est fluide et agréable en soit mais pour tout ceux qui aime suivre un personnage et une aventure passez votre chemin ce n'est définitivement pas ce qui nous est proposé ici.

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L'homme qui savait la langue des serpents

Très intéressant, ce roman qui aborde les légendes estoniennes. On parle beaucoup de tous les deuils qui surviennent dans une vie, particulièrement le deuil d'une époque qui ne sera plus. Ceci étant dit, malgré de savoureux traits d'humour et d'autodérision, ce n'est pas très joyeux, rien pour remonter le moral, surtout pour ceux qui se désolent quotidiennement de la bêtise humaine!

Pour le reste, l'écriture est fluide et je n'ai pas vraiment senti de longueurs. Les personnages sont bien campés et conséquents. À lire.

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Editeurs

Le Tripode : 4 livres

Tuum : 1 livre

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