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Dédicaces de Bruno Dequier et autres évènements

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Auteurs aux thèmes similaires
Evaluations moyenne de ses livres
Critère Note Visuel
Globale 7.8
Scénario 7.2
Ecriture 7.1
Suspense 6.9
Originalité 6.9
Addictivité 7.1
Pédagogie 5.8
Créativité 6.4
Personnages 7.8
Humour 7.5

Bruno Dequier

Nom de naissance

Prix et distinctions

Naissance

  • Date : ( ans)
  • Lieu : Non disponible

Décès

  • Date : (à ans)
  • Lieu : Non disponible

Editeurs

Dupuis : 4 livres

Les chiffres

Présent dans : 184 biblio
Note moyenne : 7.83 / 10
Nombre d'évaluations : 87
Position top auteur : -

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Position
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Evaluation moyenne

Note
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Biographie de Bruno Dequier

Ajouté par france2705 le 30 Octobre 2014
C'est à Bordeaux, en Gironde, que nait Bruno Dequier le 7 septembre 1980.
Après l'obtention de son baccalauréat, il devient élève de l'Ecole Emile Cohl de Lyon en 2000. Il suivra les enseignements d'art graphique de cet institut pendant trois ans jusqu'en 2003, année où il réussit le difficile concours d'entrée à l'école des Gobelins de Paris, dans la discipline Animation. Il est diplômé de cette école en 2006.
Dès sa sortie d'école, il est remarqué par Bibo Bergeron (réalisateur notamment du film d'animation « Gang de requins ») qui lui propose de participer à l'élaboration du storyboard du film « Un monstre à Paris » produit par Europacorp©. Il rejoint alors la petite équipe constituée par Bibo à Nice en 2007 et collabore étroitement à l'élaboration du projet de ce film.

En 2009, les studios Universal Picture recrute Bruno pour travailler en qualité d'animateur sur le film « Moi, moche et méchant ». À l'issue de cette collaboration, il est de nouveau sollicité par Europacorp et accepte d'assumer une responsabilité de chef animateur sur le film « Un monstre à Paris ».

C'est également en 2009 qu'il élabore les premières esquisses du projet de la bande dessinée consacrée au personnage de Louca. Soumis aux éditions Dupuis, ce projet est d'emblée accepté par l'éditeur. S'engage alors une coopération étroite qui débouchera sur la signature d'un contrat entre l'éditeur et l'auteur en 2010.

Parallèlement, Bruno poursuit sa carrière au cinéma en travaillant en 2010, comme animateur, sur le film « Le Lorax » produit par Universal Picture. Cette collaboration s'accentue encore en 2011, puisque c'est cette fois, en qualité de directeur de l'animation, qu'il poursuit ses activités artistiques chez Universal Picture, en travaillant sur le second volet de « Moi, moche et méchant ».

Il termine en même temps le premier tome de Louca et en 2012 dessine les planches du deuxième tome de la saga.
Voir les biographies de Bruno Dequier

Interviews de Bruno Dequier


Citations de Bruno Dequier

Voir les citations de Bruno Dequier

Informations diverses

Ajouté par france2705 le 30 Octobre 2014
Interviews

Le dessin animé et la bande dessinée, malgré les apparences, sont des “faux amis” : ce sont des langages très différents…

DEQUIER: C’est vrai, ce n’est pas du tout la même chose. Je m’en rends compte lorsque je veux faire passer certaines idées en bande dessinée et que je n’y arrive pas : le rythme de narration est différent. Tout est différent! Et je vois bien que dans le découpage de ce premier album de Louca, il y a une évolution: tout le début est assez proche du cinéma d’animation, ce qui est moins le cas de la deuxième partie. Au fur et à mesure, j’ai réussi à densifier le récit, à jouer un peu plus avec les ellipses. Mais c’est une nouvelle gymnastique pour moi, la BD! En ce qui concerne les expressions des personnages, j’ai l’habitude de faire passer les émotions par le mouvement, alors qu’ici, une seule case doit synthétiser une attitude. Parfois, cette absence de mouvement est source de frustration pour moi, et en même temps, c’est très excitant, cela m’oblige à repenser complètement ma technique de dessin.

Tu parles de frustration : est-ce que l’absence de mouvement et de son dans la bande dessinée est un problème pour toi ?

DEQUIER: Pas du tout, parce que je n’explore pas les mêmes envies dans les deux disciplines. En animation, je laisse parler mon côté comédien alors qu’en bande dessinée, j’exprime mon côté auteur: sans devoir me préoccuper de problèmes de budget, j’arrive à créer l’univers que je désire. Si j’ai envie de me payer une grande scène aussi spectaculaire que dans Le Seigneur des anneaux, cela réclame juste du temps et de la patience, mais je peux y arriver tout seul. Tandis que dans le cinéma d’animation, c’est impossible : cela requiert des millions de dollars pour arriver à produire des scènes comme celleslà. Pour moi, la bande dessinée, c’est une autre magie et c’est un moyen de narration plus personnel. Quand je bosse sur un long métrage, ce n’est pas mon histoire que je raconte, je me mets au service de l’univers du réalisateur. Tout comme un acteur :
j’aime bien cette image, parce que c’est vraiment ça. Quand je réalise ma bande dessinée, je deviens metteur en scène : je peux tout superviser moi-même.

Y compris les dialogues. C’est difficile, ça, quand on débute en BD, non ?

DEQUIER: Ah oui, tu as raison, écrire de bons dialogues, c’est très difficile ! Mais si je me lance dans la bande dessinée, c’est pour être l’auteur complet de mes propres histoires et raconter ce que j’ai envie de raconter. Si c’est pour dessiner le récit d’un autre, ça, je le fais déjà dans l’animation, et je suis très heureux de le faire. Mais la bande dessinée est là pour m’apporter un autre genre de plaisir.

Benoit Feroumont, le créateur du Royaume, est animateur comme toi et aime passer du travail collectif du cinéma au labeur solitaire de la BD. Tu partages son sentiment ?

DEQUIER: Ah oui, complètement ! Je ne pourrais pas me consacrer exclusivement à la bande dessinée en solo, j’ai besoin du contact humain dans un studio de dessin animé. En définitive, c’est ce contact qui nourrit mon expérience de vie et qui me donne envie
de raconter des histoires. J’aime bien l’isolement de ma table à dessin, mais ça ne dure qu’un temps : très vite, j’ai envie de vivre des trucs en équipe, j’aime côtoyer d’autres artistes, c’est tellement plus enrichissant. Donc alterner les deux modes de création,
pour moi, c’est parfait !

Sur le plan pratique, peux-tu organiser cette alternance ? Comment continuer Louca si tu reçois une très belle proposition du côté du cinéma ?

DEQUIER: Je vis cette difficulté à l’heure actuelle : en ce moment, je travaille jour et nuit ! Je bosse dans les studios Universal huit à neuf heures par jour du lundi au vendredi, et le soir et le week-end, je travaille sur ma BD. Et je vis ce rythme depuis cinq mois, à peu près… C’est donc très, très soutenu. Si Louca fonctionne et
rencontre un grand succès auprès du public, je devrai sans doute opérer des choix. Mais pour le moment, je tiens la cadence et je n’ai pas envie de mettre tous mes oeufs dans le même panier. Car je ne me voile pas la face ; je sais que c’est très dur de percer en BD, je préfère donc rester prudent et conserver un pied bien ancré dans le monde de l’animation. Et si la BD marche, peut-être envisagerai-je de bien m’entourer et d’aller travailler dans un atelier ? On verra bien ! Wait and see. H.D.
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