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-Sara dit que je peux retourner travailler dès que je le souhaite.

-Ta loyauté envers les anges prend dorénavant le pas sur ta loyauté envers la Guilde des chasseurs.

-Michaela, Sara, Michaela, Sara, murmura-t-elle d'une voix faussement réfléchie. La déesse des salopes contre ma meilleure amie, ouh!!! Quel camps penses-tu que je vais choisir?

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" Je tuerai celui qui osera te toucher, tu es mienne, jamais je ne te laisserai me quitter."

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— Ne t énerve pas contre moi, Archange. (Elle glissa contre lui pour aller ouvrir une des fermetures éclair sur le côté du sac dans lequel elle avait transporté ses armes. Elle en sortit une petite boîte.) J'ai moi aussi un cadeau pour toi.

Le plaisir que cette surprise lui faisait

éprouver déploya ses ailes en lui. On lui avait offert beaucoup, beaucoup de choses au cours des siècles. Mais la plupart ne voulaient rien dire. Les mortels, tout comme les Immortels, le courtisaient pour le pouvoir, le prestige, pour un gain important ou pas.

—L'as-tu acheté au Refuge ?

—Non.

—Alors, comment te l'es-tu procuré ?

—J'ai mes méthodes.

Elle vint se placer devant lui et ouvrit la boîte pour en retirer une bague.

Une bague sertie d'ambre.

— Tu es, déclara-t-elle en faisant glisser la bague au doigt approprié de sa main gauche, bel et bien lié.

Le cœur de Raphaël se serra d'une manière qu'il n'avait jamais éprouvée jusque-là. Il leva la bague jusqu'à ses yeux. L'alliance était de platine, épais et solide, l'ambre de la taille d'un imposant carré poli. Mais elle était sombre, l'ambre la plus sombre qu'il eût jamais vue...

avec un cœur d'une pure blancheur. Intrigué, il retira la bague pour la porter à la lumière. Les couleurs en changeaient constamment, mainte- nant sombres, puis claires.

Ce fut alors qu'il la vit. L'inscription à

l'intérieur. Knhebek.

Il avait vécu au Maghreb un moment, voyagé à

travers le Maroc avant de devenir un Archange.

Il avait entendu des jeunes passionnés murmurer ce mot à des beautés rougissantes aux yeux sombres.

Je t'aime. Sa poitrine se serra encore plus, devenant plus douloureuse. Remettant la bague à son doigt, il dit :

— Shokran.

Le visage d'Elena s'éclaira en un sourire ravi.

— De rien.

—Tu parles la langue de ta grand-mère ? Il ferma son poing, éprouvant pour la première fois depuis des siècles un sentiment de possessivité envers un objet.

—Je ne connais que quelques mots que ma mère avait l'habitude d'utiliser. (Un sourire, cette fois-ci empli de souvenirs heureux.) Elle mêlait en permanence l'arabe, le français comme on le parle à Paris, et l'anglais. Mais nous avons grandi avec elle, du coup, nous la comprenions toutes. Même Jeffrey y parvenait. Cela le faisait rire alors, se rappelait-elle. Oui, son père riait au méli-mélo de langues que sa mère faisait - riait de lui et non d'elle.

—Aie pitié. (Tenant sa tête entre ses mains.) Je suis un pauvre gars de la campagne. J'connais pas de langues élaborées.

—Les filles - regard pétillant, argent pâle et clair, empli de malice -, ne croyez pas un mot de ce que dit votre père. Il parle le français comme s'il en était un.

— Ma chérie', tu me blesses.

Un geste dramatique des mains dont il se frappait la poitrine.

— Où es-tu, Elena ?

Des doigts tapotant son menton jusqu'à ce qu'elle plonge son regard dans des yeux si bleus qu'elle pourrait s'y noyer pour toujours.

— A la maison, murmura-t-elle. La maison avant que tout ait été balayé.

— Nous construirons notre propre foyer.

La promesse tourbillonna dans son cœur, un vivant rayon de soleil.

—À Manhattan ? —Bien sûr. (Un lent, très lent sourire.) Quel genre de demeure voudrais-tu ?

Bon sang, l'Archange jouait de nouveau avec elle. Le bonheur grandit, emplit ses veines.

—En fait, je crois que j'aime bien la tienne.

(Elle fit glisser ses bras autour du cou de

Raphaël.) Je peux l'avoir ? Oh, et je peux aussi avoir Jeeves ? J'ai toujours voulu un majordome.

—Oui.

Elle cligna des paupières.

—Juste comme ça ?

—C'est seulement une maison...

—Nous ferons en sorte que cela soit plus, promit-elle, sa bouche contre la sienne. Nous ferons en sorte que cela soit la nôtre. Mais pour commencer, pensa-t-elle comme on frappait à la porte, il leur faudrait survivre à la folie de Lijuan

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— Illium a demandé la permission de te faire un cadeau.

Curieuse, elle se tourna... pour rencontrer du bleu chrome.

— Qu'a-t-il fait cette fois pour te faire marcher

? La bouche de Raphaël s'incurva lentement, humeur dangereuse chez un Archange.

—Couteaux et fourreaux, dit-il à voix basse.

Elle toucha du doigt le haut de sa botte droite.

—J'ai les miens !

— Hum. (Sortant quelque chose d'une boîte d'un bois uni, il alla vers elle.) Mais tu n'as pas les miens.

Sa main sur sa nuque, un baiser si sombre et empli de possessivité qu'il donnait à Elena envie de réclamer ses droits sur lui à son tour.

— Nous n'arriverons pas à nous présenter au dîner si tu continues comme ça.

Elle soutint le regard de l'Archange, soutint la beauté et la cruauté qu'il contenait, sa paume posée sur sa poitrine nue.

Il fit glisser sa main en haut de sa cuisse, entre ses jambes, ses doigts effleurant la peau ô

combien sensible d'Elena à cet endroit-là. Elle retint son souffle.

— On s'amuse, Archange ?

Des dents agrippèrent les lèvres de la chasseuse.

— Apprends cela, Elena : tu ne porteras jamais la lame d'un autre homme.

Elle cilla.

— Il voulait me donner un couteau ? Qu'est-ce qui ne va pas avec ça ? — Les lames, chuchota-t-il, et les fourreaux vont ensemble. Et ton fourreau n'abritera plus que ma lame, pour toujours.

Cela lui demanda une seconde - le désir avait embrumé son esprit. Son visage s'enflamma.

—Raphaël, c'est... (Elle secoua la tête, incapable de trouver les bons mots.) Lutter n'a rien de sexuel.

—Ah bon ?

Les yeux emplis de tempêtes sur la mer, violentes, sauvages, vivifiantes.

La chaleur qui était en elle se fit charbons ardents, riche de la connaissance que cet homme beau et dangereux lui appartenait.

—La possession, cela marche dans les deux sens, Archange.

—Compris, chasseuse. Reculant d'un pas, il ouvrit sa main. Elle fut éblouie, fascinée.

— Est-ce que ces pierres sont réelles ?

Elle lui prenait déjà l'objet des mains, retirait la douce lame du fourreau qui avait été

spécialement dessiné pour elle. Elle brilla dans la lumière, aiguisée comme un rasoir, rivalisant avec la luminosité des pierres précieuses de la garde, du fourreau, pour conquérir la première place.

— Bien sûr.

Bien sûr. Elle fit jouer le couteau dans sa main, le soupesant, testant son équilibre. Il était la perfection même dans sa poigne.

— Il est superbe. (Les bijoux dont le fourreau

était orné coupaient le souffle, mais c'était l'arme elle-même, sa délicatesse et sa force, qui retenait son intérêt.) Lance-moi cette écharpe. Attrapant le tissu transparent et aérien,

Raphaël lui donna une chiquenaude pour l'envoyer dans les airs. Il redescendit dans une brume... de chaque côté

de la lame, comme s'il avait été impeccablement coupé en deux.

— Oh, mon vieux ! Si tranchante, si délicieusement tranchante. Tu l'as fait fabriquer pour moi ?

Franchissant la distance qui les séparait, elle l'embrassa sans même attendre une réponse.

Les yeux de Raphaël brillaient suffisamment pour éclipser les diamants et saphirs bleus de la poignée et de la gaine lorsqu'elle se recula.

— On dirait que tu es en train de faire l'amour.

— Une lame si douce est aussi bonne que le sexe. Elle étudia le fourreau, le tournant entre ses mains, l'admirant. Elle n'était pas dotée d'un instinct de possession. Cela n'avait été

différent qu'avec son appartement - une douleur comme un coup de poignard. Mais cette lame, elle réveillait la même chose chez elle. Mienne, pensa-t-elle.

— J'ai besoin d'...

Raphaël était déjà en train de sortir un holster de la boîte. Il était en cuir, noir et lisse. Sa ceinture se glissait dans les ouvertures qui se trouvaient de chaque côté du fourreau, avant de s'adapter confortablement sur le haut du bras d'Elena.

— Parfait ! (Elle fit glisser l'arme à sa place.)

Le couteau et sa gaine sont suffisamment légers pour ne pas glisser. Et si jolis qu'on dirait des accessoires décoratifs.

Raphaël observait sa chasseuse en train de ouer avec son cadeau, stupéfié par le plaisir que lui donnait sa joie. Ce cadeau signifiait quelque chose pour elle. Il avait visé juste.

Il avait presque tué Illium pour avoir osé

essayer d'empiéter sur ce qui était sien.

—Ne penses-tu pas que je n'ai pas déjà un tel cadeau pour ma compagne ? —Sire, je ne voulais pas me montrer irrespectueux.

—Va-t'en, Illium. Avant que j'en vienne à oublier quelle t'aime.

Cela avait été une réaction irrationnelle, face à

un ange qui avait prouvé sa loyauté depuis longtemps, qui avait perdu son sang pour Elena.

Raphaël n'avait pas l'habitude d'être si hors de lui, pour qui que ce soit.

Alors, elle te tuera. Elle te rendra mortel.

Il avait pris ça dans le sens d'une faiblesse physique, mais qu'en était-il si Lujian l'avait mis en garde contre cela - le lent réchauffement de son cœur, jusqu'à obscurcir cette raison froide qui avait été la marque de son règne depuis si longtemps ?

— Raison ou émotion, dit-il à Elena comme elle remettait le couteau dans sa gaine après une série de mouvements compliqués. Que choisirais-tu ?

Elle lui lança un drôle de demi-sourire par-dessus son épaule. —Ce n'est pas aussi simple. La raison sans

émotion est souvent le masque de la cruauté ;

l'émotion sans raison peut autoriser les gens à

excuser toutes sortes d'excès.

—Oui, dit-il, se souvenant du monstre sans pitié qu'il était devenu dans le Calme.

Se tournant, Elena avança vers lui, balançant ses hanches d'une manière qui était une pure provocation, les talons pointus de ses bottes la grandissant, l'amenant à la hauteur de la mâchoire de Raphaël.

—Tu te souviens de ce que j'ai dit à propos de la possession ? Que cela marchait dans les deux sens ?

—Je ne te trahirai pas, Elena.

Qu'elle ait pu penser poser la question provoqua en lui une onde de colère.

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Il savait ce qu'il était. Il savait de quoi il était capable. il savait aussi que s'il la brisait, il se mépriserait pour l'éternité entière.

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Elle ne résista pas à son contact, y sentant une crainte que l'Archange n'admettrait jamais à

voix haute. Cela lui faisait quelque chose de savoir que sa vie comptait autant pour lui. Une partie d'elle, celle qui était encore cette jeune adolescente effrayée, debout sur le seuil de la

Grande Maison, avait si peur qu'il se lasse d'elle, que son amour pour lui ne soit pas suffisant.

—Tant de cauchemars, murmura-t-il, lui caressant le dos de la main comme elle l'enfourchait.

—Elle m'a laissée, dit-elle à voix basse, elle m'aimait, mais elle m'a abandonnée.

—Jamais je ne te laisserai, Elena. (Un aperçu de l'Archange qu'il était, habitué au pouvoir, au contrôle.) Et je ne te laisserai jamais partir.

D'autres femmes auraient pu se rebeller contre une telle revendication, mais Elena n'avait jamais appartenu à personne. C'était dorénavant le cas, et le savoir commençait à réparer quelque chose de brisé en elle.

—Cela va dans les deux sens, Archange, lui rappela-t-elle.

—Je crois que j'apprécie d'appartenir à une chasseuse. (Les mains sur ses hanches, fortes, en demande.) Viens, prends-moi en toi. Fais en sorte que nous ne soyons plus qu'un.

Les mots étaient doux, contrairement à la dure poussée de sa bite. Elle appuya ses mains sur ses épaules et se laissa glisser sur sa sombre chaleur, tremblant comme sa chair se détendait pour faire place à sa longueur inoubliable.

— Raphaël.

Un chuchotement contre l'oreille de l'Archange tandis que son corps se refermait autour du sien.

Il prit une profonde inspiration, laissa tomber sa tête pendant un instant. Ses lèvres vinrent effleurer le pouls sur la nuque d'Elena et elle sentit ses dents. Une morsure. Peu tendre. Elle laissa échapper son souffle quand il lécha la petite blessure, que les lèvres de son amant remontèrent le long de sa nuque, de sa mâchoire. Tu ne m'as pas appelé lorsque Anoushka a attaqué.

Elle fit zigzaguer ses doigts à travers ses cheveux, lui mordit la lèvre inférieure lorsqu'il releva la tête. Je t'ai appelé quand j'ai eu besoin de toi.

Un moment glacé, leurs regards verrouillés.

C'était comme s'il pouvait voir à travers son cœur, son âme, jusqu'au plus profond de ce qu'elle était. Mais il en allait de même pour elle, elle pouvait voir cet être magnifique, habité par la puissance et des secrets si profonds et anciens qu'elle se demandait si jamais elle les connaîtrait tous. Le baiser lui vola son souffle, ses pensées, tout. Dans un gémissement, elle fit courir ses doigts le long de l'arc de ses ailes, le sentant se faire encore plus dur en elle, chose impossible.

C'était presque trop. Elle se souleva, son corps libérant celui de son amant dans une lenteur tortueuse, Raphaël prenant sa bouche jusqu'à ce qu'elle ne soit plus qu'une créature de chair aux sens inondés de plaisir.

Affirmant sa prise sur les hanches de la jeune femme, l'Archange la fit redescendre. Elle se laissa faire, la friction intime, le plaisir sain lui

étant nécessaires. « Raphaël. » Il mit un terme à

leur baiser pour venir placer une main sur son sein, faisant courir son pouce sur la partie de son téton qui pointait hors de l'eau.

Il y avait quelque chose d'incroyablement

érotique à le regarder la toucher, son regard brûlant comme un tison, ses doigts si longs et assurés. Refermant sa propre main sur la pente de l'aile de Raphaël, elle bougea, impatiente contre lui. Il rejeta la tête en arrière, ses yeux brillant comme des joyaux. La main sur le dos d'Elena se déplaça, ses doigts venant caresser la courbe interne de ses ailes, si sensible.

— Arrête ça, dit-elle contre ses lèvres, incapable de mettre un terme à la lente et chaude caresse de sa chair contre la sienne, un relâchement étroit et un enveloppement qui emballaient son cœur.

Si sensible, hbeebti.

Elle ne comprit pas le mot, tout en le comprenant. Il lui avait dit là quelque chose de beau dans une langue dont elle avait seulement entendu parler dans des rêves confus, une langue qui - qu'importe que des souvenirs de souffrance et de perte y soient associés -avait toujours signifié l'amour.

Attrapant sa main, elle la porta à ses lèvres. Le baiser qu'elle déposa dans sa paume était doux, la réaction de Raphaël fut un embrasement de cobalt. Et il n'y eut plus de mots. Seulement le plaisir. Fulgurant, profond. Elena s'écroula, s'effondrant dans les bras d'un Archange qui ne la laisserait jamais tomber.

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Son humaine, pensait-il, sa chasseuse. Elle était tellement jeune, et pourtant, il y avait en elle une telle force que cela le fascinait aujourd'hui comme pour longtemps encore. Elle l'avait déjà changé d'une façon qu'il ne comprenait pas - peut-être, se dit-il lentement, pourrait-elle le sauver de la folie de Nadiel.

-Même si tu échoues, reprit-il, j'ai pleinement confiance en toi pour trouver un moyen de mettre fin à ma vie avant que je ne souille le monde de ma cruauté.

Rébellion dans les yeux d'Elena.

-Nous mourrons, répondit-elle, nous mourrons ensemble. C'est le marché.

Il se remémora ses dernières pensées tandis qu'il tombait avec elle à New York, son corps brisé dans ses bras, sa voix plus faible qu'un murmure dans son esprit. Il n'avait pas envisagé de s'accrocher à son éternité pendant une seule seconde, il avait choisi de mourir avec elle, avec sa chasseuse. Q'elle puisse choisir de faire de même - ses mains se crispèrent.

-Nous mourrons, répéta-t-il, nous mourrons ensemble.

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Echange entre Raphael et Elena

-Je considère que cela te regarde entièrement si je choisis de passer du temps avec Michaela.

Elle entendit dans son ton quelque chose qui lui fit rétracter les orteils, en même temps que cela piquait ses instincts de chasseuse.

-Vraiment ?

-Comme je considère que le fait que tes ailes soient couvertes de poussière bleue me regarde de très près.

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-Maintenant, tu tiens Galen par le slip. Il fait des rêves érotique à l'idée de pénétrer...la réserve d'armes de Deacon.

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-Bébé, pourquoi reste tu là? Viens, je vais te faire du chocolat.

Elena sentit trembler sa lèvre inférieure, ses pas se firent hésitant.

- Mama?

-Bien sûr, de qui d'autre pourrait-il bien s'agir? (un rire, si familier, si généreux) Ferme la porte avant que le froid n'entre.

Il était impossible de ne pas aller au-devant d'elle, de ne pas fermer la porte. Elena fut surprise de constater que sa propre main était celle d'un enfant, petite, marquée par les entailles et les coupures que lui infligeait une petite fille préférant grimper au arbres plutot que de jouer avec ses poupées. Elle se retourna, térrifiée à l'idée que le miracle ouisse disparaitre, si effrayée à l'idée que cela soit le monstre qui lui renvois son regard.

Mais se fut le visage de Marguerite qu'elle vit, les yeux de sa mère, narquois, quand elle s'agenouilla devant Elena.

-Pourquoi es-tu si triste, azeeztee? Hein?

Des doigts longs, doués, rangeaient les cheveux d'Elena derrières ses oreilles.

Marguerite ne connaissait que quelques mots d'arabes, souvenirs, évanouis d'une mère qu'elle avait perdue dans l'enfance. Entendre l'un de ces précieux souvenirs fit qu'Elena y crut.

-Mama, tu m'as tellement manqué.

Des main caressèrent son dos de haut en bas, la serrant contre elle jusqu'a ce que les larmes cessent de couler et qu'Elena parvienne à reculer d'un pas minuscule pour baisser les yeux sur ce visage adoré. C'était au tour de marguerite, maintenant, d'avoir l'air triste.

Ses yeux couleur argent étaient humides.

-Je suis désolé, bébé, vraiment désolée.

Le rêve se brisa, se desagrégeant.

-Mama, non.

- Tu as toujours été forte.( un baiser posé sur son front) J'aimerais tellement pouvoir te sauver de se qui se prépare.

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