Les extraits appréciés par Angel09
Elle embrassa ses cicatrices, d'abord celle qui fendait le sourcil, ensuite celle qui lui crevait la joue, enfin celle qui lui traversait la tempe. À chaque constat, Thorn écarquilla davantage les yeux. Ses muscles, à l'inverse, se contractèrent.
— Cinquante six.
Il désenroua sa voix d'un raclement de gorge. Jamais Ophélie ne l'avait vu aussi intimidé, en dépit des efforts qu'il déployait pour ne rien en montrer.
— C'est le nombre de mes cicatrices.
Elle ferma, puis rouvrit les yeux. Elle le sentit à nouveau, en plus violent encore, cet appel impératif qui lui venait du fin fond du corps.
— Montre-les-moi.
Le monde cessa aussitôt d'être mot pour se faire peau. L'ombre blême des moustiquaires, le clapotis de la pluie, les lointaines rumeurs des jardin et de la ville, rien de tout cela n'existait plus pour Ophélie. La seule chose dont elle avait une perception aiguë, c'était Thorn et elle, leurs mains défaisant l'une après l'autre chaque retenue, chaque appréhension, chaque timidité.
Ophélie avait passé ses trois dernières années à se sentir creuse. Elle était enfin complète.
Afficher en entierElle se mordit la langue quand Thorn pressa sa bouche contre la sienne. Sur le moment, elle ne comprit plus rien. Elle sentit sa barbe lui piquer le menton, son odeur de désinfectant lui monter à la tête, mais la seule pensée qui la traversa, stupide et évidente, fut qu'elle avait une botte plantée dans son tibia. Elle voulut se reculer; Thorn l'en empêcha. Il referma ses mains de part et d'autre de son visage, les doigts dans ses cheveux, prenant appui sur sa nuque avec une urgence qui les déséquilibra tous les deux. Quand Thorn s'écarta finalement, le souffle court, ce fut pour clouer un regard de fer dans ses lunettes.
- Je vous préviens. Les mots que vous m'avez dits, je ne vous laisserai pas revenir dessus.
Afficher en entier- On aurait pas dû.
Son ton sérieux me surprend. Je lui murmure dans l'obscurité :
- Ne dis pas ça.
- Mais ce n'est pas bien.
- Ce n'est pas l'idéal. De là à penser que c'est "mal"...
Je lui prends la main, je l'embrasse, je la pose sur ma joue.
- Je t'aime, Stewart. Et je t'aimerai toujours.
- Moi aussi, je t'aime, Maddie. Tu ne peux pas imaginer à quel point.
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"C'est un drôle de truc la maternité : on passe deux ans à leur apprendre à marcher et parler.
Et les seize années suivantes à leur dire de s'assoir et de se taire".
Afficher en entierJuliette. - Ô Roméo ! Roméo ! pourquoi es-tu Roméro ? Renie ton père et abdique ton nom; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je rerai plus une Capulet.
Roméo, à part. - Dois-je l'écouter encore ou lui répondre ?
Juliette. - Ton nom est mon ennemi. Tu n'e pas un Montague, tu es toi-même. Qu'est-ce qu'un Montague ? Ce n'est ni une main, ni un pied, ni un bras, ni un visage, ni rien qui fasse partie d'un homme... Oh ! sois quelque autre nom ! Qu'y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom. Ainsi, quand Roméo ne s'appellerait plus Roméo, il conserverait encore les chères perfections qu'il possède... Roméo, renonce à ton nom; et, à la place de ce nom qui ne fait pas partie de toi, prends-moi tout entière.
Afficher en entierN’est-ce pas pathétique d’aller à son premier rendez-vous amoureux à dix-huit ans ? J’ai failli envoyer un message à Josh plus de dix fois aujourd’hui. Pour annuler. Puis je me suis décidée à lui dire que je ne pouvais pas venir parce que je n’avais rien à me mettre. Il a répondu :
"Rien ? Ça me va…"
Afficher en entierExtrait VO:
- All I can think about is bed.
- We're sharing the same thought.
- You're thinking about bed too?
- I'm thinking about you in my bed.
Source: http://oiseausecret.canalblog.com/archives/2012/01/16/23250479.html
Afficher en entier— Tu sais que tu m’impressionnes, quand tu t'habilles?
— Oh, non mon ange, murmura-t-il en se penchant, laissant ses dents effleurer mes oreilles. attends que je me déshabille.
Afficher en entier-Tout ce à quoi je pense c'est mon lit.
-On pense la même chose.
-Toi aussi tu penses à ton lit?
-Je pense à toi dans mon lit.
La version du passage dans le livre au final :
— [...] Moi je ne pense qu’à une chose : me glisser dans mon lit !
— Les grands esprits se rencontrent.
— Ah ? Toi aussi ?
Il m’avait pourtant expliqué qu’il dormait peu.
— Non, je pense à te glisser dans mon lit.
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