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Christelle Dabos

Activité et points forts

Thèmes principaux

ajouté par Jay117 2013-06-05T20:46:10+02:00

Biographie

Christelle Dabos est née en 1980 sur la Côte d’Azur et a grandi dans un foyer empli de musique classique et d’énigmes historiques. Plus imaginative que cérébrale, elle commence à gribouiller ses premiers textes sur les bancs de la faculté. Installée en Belgique, elle se destine à être bibliothécaire quand la maladie survient. L’écriture devient alors une évasion hors de la machinerie médicale, puis une lente reconstruction et enfin une seconde nature. Elle bénéficie pendant ce temps de l’émulation de Plume d’Argent, une communauté d’auteurs sur Internet. C’est grâce à leurs encouragements qu’elle décide de relever son tout premier défi littéraire : s’inscrire au Concours du Premier roman jeunesse. Grande lauréate parmi les trois finalistes, Christelle Dabos écrit actuellement le deuxième livre de La Passe-miroir.

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Note moyenne : 8.91/10
Nombre d'évaluations : 2 437

2 Citations 1 793 Commentaires sur ses livres

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de Christelle Dabos

Sortie France/Français : 2017-06-01

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Thirusuv 2018-08-07T06:24:39+02:00

Spoiler(cliquez pour révéler)Thorn se pencha dans un interminable mouvement vertébrale mais il ne lui rendit pas la montre.

A la place il posa sa bouche sur la sienne...

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Commentaire ajouté par Thirusuv 2018-08-07T06:29:14+02:00

ATTENTIONC LONG (moment ophelie thorn

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Commentaire ajouté par Thirusuv 2018-08-07T06:30:39+02:00

Ophélie traversa la salle en faisant attention à ne renverser aucun carton, ce qui n’était pas une tâche aisée. Thorn était si absorbé par ses microfilms qu’il ne la remarqua pas quand elle s’approcha de lui. Elle contempla, faute de mieux, l’immense courbure de ce dos qu’il s’obstinait à lui présenter. Elle ne s’en tenait plus qu’à une longueur de bras. La dernière fois qu’elle avait essayé de franchir cette distance – cet abîme – entre eux, Thorn avait retourné ses griffes contre elle. Elle leva timidement la main vers l’épaule dont l’os roulait sous la chemise à chaque manipulation de boutons. Elle voulait obtenir toute l’attention de Thorn, tandis qu’elle libérait enfin les mots longtemps coincés en elle :

– Je vous aime aussi. Elle eut un haut-le-corps. Thorn s’était retourné à une vitesse foudroyante pour lui bloquer le poignet. Sa réaction fut si brutale, l’éclat de ses yeux si dur qu’Ophélie crut qu’il allait encore la repousser. Dans un mouvement contraire, absolument imprévisible, il la tira en avant. Le tabouret bascula. Ophélie eut la sensation de s’enfoncer de tout son poids entre les côtes de Thorn lorsqu’ils tombèrent ensemble dans un fracas d’acier et une avalanche de cartons. La visionneuse explosa en débris de verre à côté d’eux sur le parquet ».

« C’était la chute la plus spectaculaire et la plus incompréhensible qu’Ophélie avait jamais vécue. Ses oreilles bourdonnaient comme des ruches. La monture des lunettes lui meurtrissait la peau. Elle ne voyait plus rien, respirait à peine. Quand elle réalisa qu’elle était en train d’écraser Thorn, elle voulut se dégager sans y parvenir. Il l’emprisonnait de ses bras avec une telle fermeté qu’elle ne distinguait plus les battements de leurs poitrines. La barbe drue de Thorn lui entra dans les cheveux alors qu’il articulait : – Surtout pas de gestes brusques. Après la façon dont il venait de les précipiter par terre, cet avertissement était quelque peu incongru. L’étau des bras se relâcha muscle après muscle autour d’Ophélie. Elle dut prendre appui sur l’estomac de Thorn pour se redresser. À demi effondré sur le parquet, le dos contre une bibliothèque, il la surveillait avec une contraction extrême, comme s’il s’attendait à ce qu’elle provoquât une catastrophe.

– Ne refaites jamais ça, dit-il en appuyant sur chaque syllabe. Me prendre par surprise. Jamais. Avez-vous saisi ? Ophélie était trop nouée pour lui répondre. Non, elle ne saisissait pas. Elle en vint à se demander s’il avait seulement écouté la déclaration qu’elle lui avait faite. Elle se décomposa en apercevant les éclats de métal répandus sur le parquet. Il ne restait plus grand-chose de l’armature de Thorn.

– Rien qui ne puisse être réparé, commenta-t-il. J’ai des outils dans ma chambre. En revanche ceci est plus ennuyeux, ajouta-t-il avec un bref regard pour la visionneuse de microfilms éclatée en morceaux. Je vais devoir m’en procurer une autre.

– Je ne crois pas que ce soit une priorité, s’agaça Ophélie. Elle se mordit la langue quand Thorn pressa sa bouche contre la sienne. Sur le moment, elle ne comprit plus rien. Elle sentit sa barbe lui piquer le menton, son odeur de désinfectant lui monter à la tête, mais la seule pensée qui la traversa, stupide et évidente, fut qu’elle avait une botte plantée dans son tibia. Elle voulut se reculer ; Thorn l’en empêcha. Il referma ses mains de part et d’autre de son visage, les doigts dans ses cheveux, prenant appui sur sa nuque avec une urgence qui les déséquilibra tous les deux. La bibliothèque déversa une pluie de documents sur eux. Quand Thorn s’écarta finalement, le souffle court, ce fut pour clouer un regard de fer dans ses lunettes.

– Je vous préviens. Les mots que vous m’avez dits, je ne vous laisserai pas revenir dessus. Sa voix était âpre, mais sous l’autorité des paroles il y avait comme une fêlure. Ophélie pouvait percevoir le pouls précipité des mains qu’il appuyait maladroitement sur ses joues. Elle devait reconnaître que son propre cœur jouait à la balançoire. Thorn était sans doute l’homme le plus déconcertant qu’elle avait jamais rencontré, mais il la faisait se sentir formidablement vivante ».

« – Je vous aime, répéta-t-elle d’un ton inflexible. C’est ce que j’aurais dû vous répondre quand vous vouliez connaître la raison de ma présence à Babel. C’est ce que j’aurais dû vous répondre chaque fois que vous vouliez savoir ce que j’avais vraiment à vous dire. Bien sûr que je désire percer les mystères de Dieu et reprendre le contrôle de ma vie, mais… vous faites partie de ma vie, justement. Je vous ai traité d’égoïste et à aucun moment je ne me suis mise, moi, à votre place. Je vous demande pardon. Ophélie s’était voulue inébranlable, mais elle entendit sa propre voix se craqueler traîtreusement sur les derniers mots. Thorn fixa la larme qui roula sur son pouce ; il écarquillait tellement les yeux que sa balafre n’en finissait plus de se distendre.

– Je dois insister, grommela-t-il en raffermissant la prise de ses doigts autour de son visage. Ne m’accostez plus jamais de dos ou dans les angles morts de ma vision. Ne faites aucun mouvement que je ne puisse voir venir à l’avance, ou alors avertissez-moi à voix haute. Le projecteur de diapositives poursuivait ses flashs sporadiques. À chaque éclair, Ophélie voyait Thorn sous un nouvel éclairage : ses mouvements de recul, ses pas de côté, son existence recluse, cette distance qu’il maintenait scrupuleusement entre lui et le reste du monde.

– Vous ne maîtrisez plus vos griffes ? Thorn pinça les narines et amincit les lèvres. Toute sa figure semblait s’être rétrécie d’un coup.

– Je peux les contenir si elles ne vous perçoivent pas comme une menace. Encore faut-il que vous observiez mes consignes et que vous évitiez de déclencher des réflexes défensifs. Vous ne pouvez pas vous permettre d’être étourdie avec moi, c’est aussi simple que ça.

– Mais comment est-ce arrivé ? bredouilla Ophélie. L’inoculation de mon animisme aurait créé une instabilité dans votre pouvoir familial ? Les sourcils de Thorn frémirent.

– Ça vous met mal à l’aise ? Ophélie sut alors que cette perte de contrôle était plus humiliante pour lui que son handicap physique. Thorn ne s’était pas délibérément servi de ses griffes contre elle la dernière fois. Il ne s’en était même pas rendu compte. Elle se promit de ne jamais le lui dire.

– Non, répondit-elle en le regardant droit dans les yeux. Maintenant que je le sais, je serai vigilante. Thorn la dévisagea avec une intensité presque brutale. Ophélie eut soudain une conscience aiguë, douloureuse, de ce vide qui lui creusait le corps depuis trois ans. Elle se mit à trembler. Elle n’avait pas peur ».

« Thorn détacha enfin son regard du verre d’eau pour le braquer sur elle. Ses prunelles pâles projetaient un éclat incisif à travers la pénombre.

– Vous rappelez-vous ce que je vous ai dit l’autre soir, devant l’entrée du Mémorial ? Que je ne voulais pas de vos bons sentiments ? Ophélie hocha le menton.

– J’étais sincère, poursuivit-il d’une voix implacable. Je n’en veux pas. Il se renfrogna, comme s’il avait un goût désagréable en bouche. Ses doigts firent valser son verre d’une main à l’autre avant qu’il se décide à le poser.

– Du moins, pas seulement. Ophélie s’humecta les lèvres. Thorn n’avait pas son pareil pour la faire se sentir tour à tour glacée et brûlante.

– Vous ne…

– Pas de demi-mesure, la coupa-t-il. Je ne suis pas et je ne veux pas être votre ami.

(….)

– Je refuse de vivre avec l’impression continuelle de vous mettre mal à l’aise, enchaîna Thorn d’un ton abrupt. Si ce sont mes griffes qui vous rebutent… je suis conscient d’être peu attractif… cette jambe ne m’empêchera pas de… Il balaya son front d’une main excédée, comme s’il endurait un véritable calvaire grammatical. Toute la nervosité d’Ophélie disparut aussitôt. Elle se débarrassa de ses gants comme d’une ancienne mue. Les coups durs avaient abîmé Thorn et les dégâts étaient plus considérables au-dedans qu’au-dehors. Elle se fit la promesse de le protéger de tous ceux qui pourraient l’écorcher davantage, à commencer par elle. Elle s’approcha de manière à bien se tenir dans son champ de vision. C’était une bonne chose qu’il fût assis, ça les mettait à égalité. Il tressaillit quand elle appuya ses mains nues de part et d’autre de son visage. C’était un être anguleux de corps comme de caractère, sans jamais une formule aimable, ni un geste galant, ni un mot d’humour, préférant la compagnie des chiffres à la société des hommes. Il fallait avoir une bonne motivation pour regarder Thorn en face. Ophélie en possédait une. Elle embrassa ses cicatrices, d’abord celle qui lui fendait le sourcil, ensuite celle qui lui crevait la joue, enfin celle qui lui traversait la tempe. À chaque contact, Thorn écarquilla davantage les yeux. Ses muscles, à l’inverse, se contractèrent.

– Cinquante-six. Il désenroua sa voix d’un raclement de gorge. Jamais Ophélie ne l’avait vu aussi intimidé, en dépit des efforts qu’il déployait pour ne rien en montrer.

– C’est le nombre de mes cicatrices.

Elle ferma, puis rouvrit les yeux. Elle le sentit à nouveau, en plus violent encore, cet appel impératif qui lui venait du fin fond du corps.

– Montre-les-moi.

Le monde cessa aussitôt d’être mot pour se faire peau. L’ombre blême des moustiquaires, le clapotis de la pluie, les lointaines rumeurs des jardins et de la ville, rien de tout cela n’existait plus pour Ophélie. La seule chose dont elle avait une perception aiguë, c’était Thorn et elle, leurs mains défaisant l’une après l’autre chaque retenue, chaque appréhension, chaque timidité. Ophélie avait passé ses trois dernières années à se sentir creuse. Elle était enfin complète ».

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Commentaire ajouté par Ocelline 2018-08-12T20:51:52+02:00

Un tome dont j'ai longtemps repoussé la lecture à cause de l'engouement autour. Un engouement qui a pesé dans ma lecture de manière négative car j'en attendais beaucoup plus. Cependant, l'univers imaginé par Christelle Dabos est juste impressionnant : la potentielle richesse biblique, le flou autour des Esprits de famille, les différents types de magie, le fonctionnement presque "royalty" de ce nouveau monde, les mystères autour de sa destruction ... De l'originalité distillée un peu partout et surtout une plume fluide au service de l'histoire. Les descriptions détaillées de l'univers et des sentiments des personnages permettent une immersion totale. Des personnages hauts-en couleur même si j'ai eu du mal avec le fait que tout le monde insiste sur les défauts de Ophélie. Puis Thorn m'a laissé indifférente pendant une bonne partie du roman même si la glace s'est fissurée depuis ! Quant aux personnages secondaires, ils sont biens construits mais je n'arrive pas vraiment à me prendre d'affection pour eux : ils sont là car ils doivent être là. Enfin, je m'attendais à un poil plus d'action. En conclusion, un bon premier tome avec un univers alléchant mais qui n'est pas le graal auquel je m'attendais.

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Commentaire ajouté par Lindorie 2018-08-14T14:24:11+02:00

J'ai commencé ce livre sans rien attendre de particulier : tout le monde en parler mais sans que je comprenne pourquoi car de mon point de vue c'étais juste un livre jeunesse.

Finalement je ne regrette pas d'avoir sauté le pas.

Ophélie est un personnage qui marque surtout car elle est tout l'inverse des héros de base. Elle est maladroite, très timide est complètement à coté de ses pompes. Elle se cache toujours derrière son écharpes très capricieuse.

A côtés de ça Thorn est plus sauvage, il parait presque sans cœur est odieux. Pourtant le long du roman on se surprends à s'attacher de plus en plus à lui.

De première vue le roman d'un roman simple dans un univers loufoque mais au plus on progresse dans ce roman au plus il se complexifie mais sans rendre la lecture compliqué. Des moment vraiment drôle.

Je recommande vraiment ce livre est qui à la fois passionnant addictifs et surprenant.

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Commentaire ajouté par Lindorie 2018-08-14T14:28:53+02:00

Le deuxième tome toujours aussi bon que le premier, et le style d'écriture, l'univers qui ne cesse de nous surprendre sans perdre le lecteur.

Les personnages toujours si attachant et une fin complètement inattendu.

J'ai hâte de lire le troisième tome et je n'ai aucune idée de ce qui pourrait se passer tellement la fin ma surprise et prise au dépourvue.

A lire absolument

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Commentaire ajouté par Lindorie 2018-08-14T14:33:29+02:00

Ce livre est simplement magnifique. Spoiler(cliquez pour révéler) Les retrouvaille entre Thorn et Ophélie sont juste magnifique

Cette troisième arche nous apprendre beaucoup sur l'univers dans lequel nos héros évoluent depuis le début. Même si ce n'est pas l'arche que je préfère.

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Commentaire ajouté par Lisanaconda 2018-08-14T19:26:53+02:00

Mon avis sur cette lecture est partagé.

Commençons par le positif : ce récit est fort bien écrit, avec un usage très riche de la langue française puisqu'il s'agit d'une version originale. C'est agréable à lire et ça donne du vraissemblant puisque la majorité des dialogues sont entretenus par des nobles.

L'univers magique est très développé, avec des références culturelles mais aussi beaucoup d'originalité. J'ai vraiment apprécié les divers pouvoirs des clans, notamment les jeux d'illusion, mis à l'honneur par l'écriture maitrisée. En revanche le taux de magie était parfois exagéré et l'histoire perdait en crédibilité. Par exemplelorsque l'écharpe d'Ophélie subit une crise de panique, j'ai trouvé ça un peu niais...

Les personnages sont bien creusés, ils suivent tous leur idéologie. Spoiler(cliquez pour révéler)Induite en erreur par la quatrième de couverture et un extrait lu sur Booknode, j'ai trouvé très intéressant le personnage de Thorn. Ses intentions ne sont pas les plus pures, mais le fait qu'il ne tombe pas amoureux d'Ophélie détache le récit d'un tournant banal qu'il aurait pu prendre. C'est un bon choix de l'auteure.

Mon majeur problème reste le personnage principal : Ophélie est extrêmement molle et faible du début à la fin. Je n'ai aucun problème contre ce genre d'anti-héro, car au contraire ça nous change de la perfection sans faille de la majorité des personnages principaux, mais je m'attendais à une certaine évolution. Or pendant 550 pages, elle reste victime et spectatrice de sa situation et on a vraiment envie de la secouer. Vers la fin, elle commence à oser répondre et s'opposer verbalement contres les autres mais agir c'est encore trop lui demander, et je ne dois pas être assez patiente pour ça... En somme il se passe beaucoup de choses et rien du tout en même temps faute au manque de répercussion chez l'héroine.

Pour moi, le réel potentiel de cet univers magique est donc compromis par une personnalité non impactante qui ralentit trop le rythme de l'histoire.

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Commentaire ajouté par audreydangel 2018-08-15T15:48:56+02:00

Franchement ce livre est génial j'ai particulièrement aimé les personnages d'Archibald et de thorn qui sont et resteront toujours mes préférés. L'intrigue est vraiment bien et je ne me doutais pas du tout de l'identité du méchant.

Lisez le!

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Commentaire ajouté par audreydangel 2018-08-15T16:04:19+02:00

Merveilleux premier tome. Il faut absolument l'avoir lu.

Je ne remercierai jamais assez ma sœur de me l'avoir fait découvrir.

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