Les commentaires de Clotilde-25
Lu en Vo.
J'ai vraiment bien aimé ce livre. Sa construction, son écriture, la tension. Je ne dirai pas que c'est un coup de coeur parce que certaines choses se devinent mais il reste bien meilleur que la plupart des livres que j'ai lu cette année. C'est surtout l'addictivité de ce livre qui m'a fait l'aimer davantage, sa fluidité et son accessibilité. J'ai beaucoup aimé la tournure des évènements qui ne sort pas de nul part et qui nous emmène pas à pas jusqu'à l'épilogue. Les personnages sont tous complexes, humains et pleins de vices, bien loin des personnages à la psychologie facile et linéaire.
Bref un excellent livre.
Afficher en entierJe m'attendais à une romance feel good sans prise de tête, mais cette lecture s'est révélée plutôt fade.
L'histoire avait un potentiel énorme pour être lu d'une traite, avec cette enquête qui s'annonçait addictive et qui pouvait couler toute seule. Cependant, ça n'a pas été ça et je n'ai pas été très "hype" par ce livre. Avec une pointe de déception car le résumé me donnait énormément envie, que le début est très prenant avec un personnage féminin badass et un protagoniste masculin qui est réservé - presque timide.
Mais voilà, la romance sort de nulle part. Elle est arrivée trop vite sans que les personnages aient le temps de se chercher, de faire monter la tension entre les deux, de se séduire - du moins c'est ce dont j'ai eu l'impression. C'est le point principal qui m'a ralenti dans mon engouement.
Second point : ce sont les personnages. La protagoniste est difficilement cernable, elle n'a pas une personnalité qui se démarque, elle en a plusieurs. Ce qui est déconcertant mais qui empêche un attachement à ce personnage. Concernant Liam - on repassera sur le prénom utilisé dans un nombre incalculable de romances aujourd'hui - il y a par moment des incohérences dans ses actions bien qu'on remarque une évolution, je me suis demandée s'il était le même homme. Il n'est pas courageux et à un grand sens de la justice mais il fait preuve d'une témérité qui sort de nulle part, qui est disproportionné à celui qu'il est et son évolution. Je suis d'accord que ce n'est qu'un détail mais ce point m'a donné la même impression que pour Jane, ce n'est pas le même perso.
Ce qui m'a amené à décrocher.
Concernant l'enquête, elle m'a semblé prévisible. J'arrive donc au dernier point qui m'a chiffoné : le plot twist. Il était, malheureusement à mes yeux, calculable. Je l'avais déjà vu dans d'autres romances et c'est la première chose que je me suis dit.
En dehors de ces points, c'est un livre qui se lit très rapidement avec une écriture qui est sympa.
Afficher en entierCela faisait des mois que je n’avais pas lu un livre aussi marquant. Castel Boy est, sans hésitation, le meilleur roman d’une autrice francophone que j’ai découvert en 2025. Et avec les sorties à venir, je doute fortement qu’une autre pépite française parvienne à le détrôner cette année.
J’avais pourtant hésité à l’ouvrir, persuadée d’y trouver encore une énième romance entre une lycéenne et un bad boy plus âgé, version dealer et demi-frère par alliance… le cliché wattpad par excellence. Quelle erreur ! Ce livre est tellement plus.
Les personnages sont d’une rare intensité : réels, palpables, magnifiquement imparfaits. On sent leur douleur, leurs espoirs, leurs chutes et leurs renaissances. On ne lit pas simplement leur histoire, on la vit. Et surtout, l’intrigue ne se résume pas à la romance entre Castel et Marise. Le récit explore des thématiques profondes : le deuil, la dépression, la famille, le pardon, les addictions, la reconstruction… et en toile de fond, une enquête haletante qui rend le roman impossible à lâcher.
Page après page, chapitre après chapitre, on perçoit tout le travail de l’autrice. L’écriture est ciselée, belle, immersive. Elle nous happe dans son univers et ne nous lâche plus.
Afficher en entierJe savais que ce livre allait m’agacer. Je ne pensais pas qu’il me mettrait mal à l’aise.
Le pitch avait de quoi intriguer : premier amour, trahison, secret, retrouvailles. Mais très vite, c’est l'accumulation de clichés éculés et de messages toxiques qui m’a frappée. Une autre lectrice a déjà parfaitement analysé les stéréotypes (la femme douce et passive, les hommes violents ou chevaleresques, les rivales caricaturales), je vais donc me concentrer sur ce qui m’a profondément dérangée : le traitement de Kara.
Kara dit toujours oui. À tout. À tout le monde. Elle n’existe jamais pour elle-même. Personne ne se demande ce qu’elle veut, ce qu’elle ressent, ce qui lui ferait du bien. Et pire encore : tout le monde accepte cet effacement sans le remettre en question. Même l’autrice.
On parle d’un personnage qui s’est fait humilier, rejeter, abandonner, et qui continue de donner. Donner un prénom, donner une chance, donner un sourire, donner son temps — à des gens qui ne le méritent pas. Même le prénom de son fils est un hommage à une lignée masculine qui l’a blessée : Ethan porte le nom du père de Nate, et son deuxième prénom est celui de son père biologique, cet homme qui l’a rejetée. Il faut vraiment être vidée de soi pour effacer à ce point son identité de mère.
Et Nate… Nate est gênant. Pas sombre. Pas intense. Gênant. Il n’aime pas Kara pour ce qu’elle est, mais pour ce qu’elle représente à ses yeux : une créature sacrificielle, toute en douceur, en loyauté, en dévotion. Il veut qu’on l’aime comme il veut être aimé — pas pour aimer en retour. Il ne cherche pas son bonheur, il cherche à combler son ego blessé. Il est l’incarnation d’un masculin toxique, nourri d’un romantisme rétrograde et d’un narcissisme brut. Quand il dit vouloir un fils, un héritier à son nom, on comprend que dans son monde, ce sont les chromosomes XY qui comptent, pas l’amour ni les liens réels. Le message est archaïque : le masculin doit dominer, transmettre, posséder.
Et quand il accuse Kara de lui avoir volé 5 ans de paternité, personne — pas même le récit — ne vient souligner que c’est peut-être lui qui a tout gâché en la rejetant, en la piétinant, en faisant d’elle une étrangère.
Et puis cette fin. Nate se lance dans des activités à risques, comme pour dire : "Tu m’as quitté, et regarde ce que tu m’as fait devenir." Il ne le dit pas avec des mots, mais l’image est là, lourde de sous-entendus : si un homme va mal, c’est la faute de la femme qui ne l’a pas assez aimé. Ce glissement narratif, presque imperceptible, est d’autant plus problématique qu’il est présenté comme romantique. Ce n’est pas de l’amour, c’est de la manipulation émotionnelle.
Bref, ce livre m’a mise en colère. Pas parce qu’il est mal écrit ou mal structuré, mais parce qu’il véhicule, derrière ses airs de romance moderne, une vision profondément dépassée de ce qu’est une femme, un homme, une relation.
Afficher en entierAlors là, je suis abasourdie. Non pas parce que c'est un chef-d'œuvre, loin de là, mais parce qu'il y a une quantité de points qui m'ont dérangés et dont très peu de personnes en parlent dans les commentaires. Comme si les personnages masculins étaient les seuls à avoir des red flags, on ferme beaucoup les yeux sur certains personnages féminins. Oui, Lexie, est un "red flag" ambulant.
Mais commençons par le début : j'ai eu du mal avec le style d'écriture que je trouve "en surface" et très "enfantin" ce qui m'a ralenti dans mon engouement. Néanmoins, j'ai été prise dans l'histoire et j'ai voulu connaitre la suite des évènements. Oui, ce livre est addictif, mais il ne me l'a pas fait aimé. Nous ne sommes pas dans un enemies to lovers, ils sont juste comme chien et chat et dans le même groupe d'amis.
Je m'excuse pour ce que je vais dire, mais ce livre est à mes yeux dans la catégorie "immature". Les personnages, en particulier Lexie, se comportent comme des adolescents de 13 ans et non comme des adultes qui rentrent dans le monde professionnel (24 ans pour rappel), c'était sincèrement déroutant. Nous ne sommes pas dans une romance Young Adult, non, c'est de la new romance, une maturité minimum des personnages est attendue (à mes yeux).
Lexie, 24 ans, à le syndrome du sauveur et alors qu'elle commence une relation Spoiler(cliquez pour révéler) basée uniquement sur le sexe avec Calum (ils se sont mis d'accord) elle se retrouve à éprouver des sentiments ! Et devinez quoi ? Elle pense pouvoir le changer parce qu'elle est *spéciale* et qu'elle peut changer quelqu'un avec le sexe et ses sentiments. Quand il la repousse ? Elle force comme une malade, certaine qu'elle va pouvoir lui faire ouvrir les yeux et le changer, quand bien même il refuse et la repousse. Quand bien même elle a accepté cette relation basée uniquement sur le sexe. J'ai trouvé ça tellement toxique. Ensuite on a le plot "pregnancy". Il arrive comme ça et la réaction de la prota c'est de dire "super, je veux le garder". Je ne suis personne pour juger mais la manière dont je l'ai perçu c'était de 1) irréaliste de 2) limite piégeux pour le père de l'enfant, en mode "bah tu peux plus te barrer maintenant, je suis enceinte de toi, on doit former une famille." ça ne dérange personne ? Elle insiste de manière obsessionnelle malgré le refus clair de Calum tout le long de l'histoire, ce qui, à mes yeux, frôle une forme d'irrespect de son consentement. Si ce livre se voulait une satire des romances toxiques, je l’aurais trouvé brillant. Mais ce n’est pas le cas, et c’est justement ce qui me dérange. Nous ne sommes pas face à un livre où la femme est respectée, on est sur le type de livre où la femme se plie en quatre pour un homme, jusqu'à ignorer les désires de son partenaire. En tout cas, je le ne recommande pas si vous cherchez une new romance avec de la profondeur, un style d'écriture accrocheur et des personnages matures/travaillés.
Afficher en entierPourquoi il n'existe pas plus de livres de cette qualité ? Non, sérieusement, on nous promet des dizaines de livres incroyables par mois sur le Booktok/Booksta mais rares sont à la cheville de celui là. Je n'ai pas encore lu les deux premiers tomes qui sont dans ma PAL mais je ne peux dire qu'une chose sur ce livre : Masterclass. Brittainy C Chery arrive à me faire sortir les larmes si facilement, sa plume, son écriture, les personnages et leur construction tout est incroyable dans ce livre.
Afficher en entierTellement frais, tellement prenant.
J'ai adoré ce deuxième tome bien que le premier ne m'ait pas entièrement conquis, celui ci est tellement plus prenant, crédible, addictif. Il est plus profond et plus attachant.
J'ai beaucoup aimé les deux personnages principaux, petit plus pour Callum qui est absolument extra ! Astoria et lui restent fidèles à eux-mêmes du début à la fin, leur évolution est si fluide omg, un régale. C'était presque un sans faute pour moi, mais quelques petits points m'ont empecher de le mettre en coup de coeur :
- quelques facilités scénaristiques, dans le sens où il y avait du "drama" mais qu'il n'a pas été exploité autant que je l'aurais souhaité (trauma Astoria particulièrement)
- phrases "répétitives" de la part de Callum quand il dit qu'il la trouve incroyable etc.
- Et encore une fois dans ce tome, quelque chose qui m'avait déjà dérangé dans le tome 1 : la banalisation de l'alcool et des personnages alcooliques. Je ne comprends pas pourquoi il y a autant de mention de l'alcool dans cette saga et pourquoi c'est autant banalisé mais je trouve ça légèrement dérangeant. Je n'ai pas compté le nombre de fois où Callum avait un verre de whisky à la main où qu'il est mention du fait qu'il est sous l'emprise de cette substance mais c'est largement plus que le nombre de scènes érotiques
Afficher en entierMon premier ressenti après avoir fermer le livre était : c'était sans intérêt. C'est cru, je suis désolée d'avoir pensé ça alors que l'auteure a dû travailler très dur sur ce roman.
Mais je n'ai pas apprécié.
Si l'idée du départ me plaisait bien, j'ai vite déchanté quand je me suis aperçue, qu'encore une fois, le "enemies to lovers" n'en était pas vraiment un. Non, ici, il y a rien qui fait qu'ils sont ennemis. Chiara a un ressentiment vis à vis de Flynn et c'est tout. Est-ce un slow burn ? non plus, je n'ai pas compté le nombre de fois où elle faisait les éloges sur les bras et le physique de Flynn mais, c'était dit à chaque chapitre. Et ce depuis le premier. Elle le désire mais elle le repousse. Bref.
Des rebondissements ? Pas vraiment.
Du suspens ? Aucun.
Un bad boy ? Même pas (bien qu'il soit vendu comme ça, ce n'est pas qu'il a couché avec des filles que cela en fait un badboy mdr).
Autre chose de la romance ? Non, encore une fois. Ce livre (oui c'est une romance je l'accorde), tourne autour des deux prota sans jamais s'aventurer bien loin. Les autres sujets ne sont qu'effleurer (bien qu'intéressants). Ici, on préfère répéter que les bras de Flynn sont trop incroyables plutôt que d'étoffer le personnage de Chiara et son background (notamment des problèmes avec son ex résolus bien facilement) ou encore ce qu'a vécu son petit frère durant les déploiements (juste effleuré).
Je m'attendais à plus. A plus de profondeur, plus de suspens, plus d'émotions mais encore une fois, je suis déçue. La majorité des romances tournent autour des mêmes schémas, en n'ayant pas un travail de fond particulièrement intéressant et pertinent. Mais la romance ne suffit pas à faire un bon livre. Il en faut plus. Est-ce moi qui attend des personnages cohérents ? Des actions matures et représentatives par rapport à l'âge et au vécu des personnages ? Ou suis-je simplement trop exigeante envers ce genre de littérature ? (Je ne pense pas mais sincèrement beaucoup de sortie décevantes me font questionner les choix des maisons d'éditions)
Afficher en entierJ'ai eu beaucoup de mal avec ce dernier tome. J'ai mis longtemps à le lire et j'ai été moins prise que les deux premiers.
Ma première impression, à chaud, de cette lecture, est qu'elle n'est pas aboutie. Comparé aux deux tomes précédents, celui là est plus lent, moins fin, moins subjuguant. Certains scenarii sont trop évidents et j'ai regretté de voir moins de nuances que je le pensais chez les antagonistes. Ils sont fades, n'ont pas beaucoup de saveurs et ni une histoire intéressante, ils ne sont que antagonistes. J'ai trouvé ça dommage de ne pas voir plus de profondeurs chez eux alors que la première partie du roman nous "teaser" bien.
Night n'est a présent plus du tout "morally grey" et plus l'histoire s'avance moins cette facette est présente.
Danaé est fidèle à elle même. Elle reste calme et complètement elle-même.
Les scènes spicy ne m'ont pas dérangées mais j'ai trouvé parfois qu'elles auraient pu être placées autre part et que cela coupait l'histoire au lieu de la relancer. La première moitié est une véritable pépite avant que cela ne s'essouffle et ne devienne moins prenant. Par "s'essouffler" j'entends que les actions s'enchainent sans prendre le temps de creuser et se focaliser dessus. J'aime quand les actions sont creusées, où le suspens nous tient en haleine durant des chapitres pour un effet de page turner et non les superposer comme dans ce tome là. Bref, je pense que j'en attendais trop ahah. Cette saga était sympa, surtout les deux premiers tomes. Anna Triss reste une valeur sûre et j'ai hâte de découvrir d'autres saga de cette auteure.
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Ce livre est bien plus qu’une succession de pages, c’est une expérience. Alchemised s’apparente à ce que j’imagine d’un chef-d’œuvre : une œuvre qui transcende son genre et laisse une empreinte durable, presque physique. J’ai ressenti autant d’émotions en le lisant qu’en regardant L’Attaque des Titans. Et si la comparaison peut sembler étrange, c’est parce qu’il est impossible de le comparer à un autre roman de sa catégorie. Je n’ai jamais rien lu de semblable. C’était brut, puissant, terrassant : un récit qui vous laisse vidé, hanté, avec cette pointe de traumatisme qui vous empêche de passer à autre chose.
Je précise que je ne suis pas adepte des fanfictions, encore moins de celles centrées sur Drago et Hermione. Je n’avais jamais entendu parler de Manacled avant Alchemised, et si on ne me l’avait pas dit, je n’aurais jamais fait le lien avec Harry Potter. Les quelques échos sont minimes, anecdotiques, et n’ont rien à voir avec le recyclage éhonté qu’on retrouve aujourd’hui dans les romantasy inspirées (pour ne pas dire copiées) de Maas, Yarros ou Armentrout. Ici, SenLinYu réinvente, elle ne copie pas.
Ce roman sort radicalement des sentiers battus. C’est une dark fantasy traversée d’une romance douloureuse, viscérale, écrite avec une intensité rare. Le genre de lecture qui vous force à poser le livre, juste pour respirer. Oui, c’est dur, éprouvant, parfois insoutenable mais qu’est-ce que c’est magistral. L’horreur, la peur, la douleur : tout y est palpable, incarné, nécessaire. L’autrice ne cherche pas à plaire, elle cherche à raconter la vérité de la guerre et de l’âme humaine.
J’ai lu des critiques qui reprochent à Alchemised ses longueurs, ses descriptions, sa lenteur. Je ne partage pas cet avis. Sans cette densité, sans cette respiration narrative, le livre perdrait tout son sens. Ces moments de silence et de tension construisent l’immersion, la cohérence des enjeux, la complexité psychologique des personnages. Pour une fois qu’un roman prend le temps d’exister pleinement, sans céder à la frénésie d’action artificielle, il faut le saluer. Chaque mot, chaque scène a sa raison d’être. Tout est à sa place.
Pour moi, Alchemised est la révélation littéraire de l’année. Un roman qui rappelle ce que la fiction peut encore offrir : la beauté dans la ruine, la lumière au milieu du chaos, et cette émotion brute qui reste longtemps après la dernière page.
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