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Les commentaires de Clotilde-25

Bronze

Ce livre me faisait de l'œil depuis un moment et, dans l'ensemble, c'était une bonne lecture.

La première partie est, à mes yeux, la plus aboutie, la mieux construite et la plus cohérente. Pendant toute cette phase du récit, j'étais persuadée de tenir l'une de ces lectures agréables vers lesquelles on aime revenir lorsqu'on traverse une panne de lecture. Pas un coup de cœur, car un des principaux rebondissements se devine assez rapidement, mais on n'en est pas loin.

J'ai particulièrement apprécié la construction psychologique d'Onyx dans cette première moitié. Celle de Violet est tout aussi travaillée, même si son côté diva a créé une certaine distance entre elle et moi. Malgré cela, les personnages possèdent une véritable épaisseur et l'autrice installe une tension efficace.

La seconde partie, en revanche, m'a donné l'impression d'avoir été moins travaillée. Certes, l'action s'intensifie, mais cela se fait au détriment de la psychologie des personnages. Onyx et Violet semblent parfois changer de comportement d'un chapitre à l'autre sans que cette évolution paraisse réellement crédible ou suffisamment préparée.

C'est également dans cette partie que le manque de suspense m'a le plus frappée. Les enjeux deviennent plus prévisibles et certaines facilités scénaristiques viennent affaiblir l'impact de plusieurs scènes. Les joutes verbales sont souvent divertissantes, mais leur accumulation finit par produire un effet répétitif. À certains moments, j'avais même l'impression de retrouver les codes d'un roman young adult, alors que la première partie installait un ton plus mature, plus sérieux et plus tendu.

C'est probablement ce contraste qui m'a le plus marquée. Le début du roman possède une atmosphère travaillée et une vraie maîtrise du rythme. La suite donne davantage l'impression de revenir vers des schémas déjà vus.

L'autrice écrit bien et sa plume est globalement agréable à lire. Cependant, j'ai parfois eu le sentiment que le style évoluait au cours du récit, notamment dans la seconde partie. Je ne sais pas si ce choix vise à accompagner les changements de point de vue entre Violet et Onyx, mais cette variation m'a parfois sortie de ma lecture.

Au final, ça reste une bonne lecture, avec une première partie particulièrement solide, mais qui n'a pas réussi à me surprendre autant que je l'espérais.

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Commentaire ajouté par Clotilde-25 2026-04-27T11:33:21+02:00
Pas apprécié

Encore une fois, je me suis laissée influencer par le booksta, le booktok et le classement Booknode. J’aime la romance, j’aime la new romance, donc j’y suis allée avec envie. Et pourtant… encore une déception. Et pour le coup, j’ai du mal à comprendre l’engouement autour de ce livre.

Je tiens à être juste : l’autrice écrit très bien. Le style est fluide, ça se lit vite, c’est même assez addictif puisque je l’ai terminé rapidement. Donc le problème ne vient pas de la plume.

Petit bémol quand même côté édition : il reste des coquilles, et ça devient récurrent chez Hugo Roman. À un moment, ça interroge. Entre la communication très efficace et le travail éditorial, il y a un déséquilibre. Et c’est dommage, autant pour l’autrice (qui ne prend qu'une dizaine de pourcent sur le prix du livre) que pour les lecteurs (qui dépensent quasiment 20€ pour le livre papier).

Le pitch, lui, donnait vraiment envie : des agents secrets, une mission, un faux couple marié, des secrets, de la manipulation… sur le papier, c'est le genre d'histoire sur lesquelles on se jette.

Mais très vite, j’ai décroché à cause du personnage principal.

Bella est censée être une agente secrète formée depuis plusieurs années. Une professionnelle. Dans les faits, elle agit comme une débutante, parfois même comme une civile embarquée dans quelque chose qui la dépasse. Et c’est là que ça coince vraiment : le décalage est trop grand pour être crédible.

Elle enchaîne les erreurs, mais surtout, ce sont des erreurs qui ne construisent rien. Pas d’évolution, pas d’apprentissage, pas de montée en compétence. Juste une répétition qui finit par frustrer.

Par exemple :

Spoiler(cliquez pour révéler)Elle établit avec son partenaire qu’il ne doit pas y avoir d’embrouilles… mais ça part très vite en dispute au point de mettre en danger leur couverture. (première scène où ils s'embrassent pour réparer le dérapage)

Spoiler(cliquez pour révéler)Elle panique lorsqu'elle voit Qamari avec des chocolats à l'aube prêt à sortir (peur qu'il compromette leur mission), puis de son côté abandonne son poste sans prévenir pour aller voir son père à l’hôpital, tout en exposant des éléments confidentiels à sa famille.

Spoiler(cliquez pour révéler)Elle n’écoute jamais les conseils de son partenaire, pourtant agent de classe S et ancien mentor, qui passe son temps à rattraper derrière elle (même s'il nettoie pas bien ses erreurs)

Spoiler(cliquez pour révéler)Elle perd un objet électronique compromettant… et en oublie l’existence après quelques jours.

Spoiler(cliquez pour révéler)Elle révèle une information qu’elle avait promis de garder secrète par erreur

Pris séparément, pourquoi pas. Mais accumulés comme ça, sans conséquence réelle ni progression, ça casse complètement la crédibilité. On est sur un schéma répétitif : erreur → tension → erreur. Et au bout d’un moment, ça fatigue plus que ça n’implique.

Je m’attendais à une lecture prenante, avec de la tension, des rebondissements, quelque chose qui accroche vraiment. Au lieu de ça, j’ai surtout ressenti de l’agacement. À chaque fois que je pensais que ça allait mieux, une nouvelle erreur venait tout déséquilibrer.

Et ce qui m’a dérangée aussi, c’est le traitement du personnage féminin. J’ai parfois l’impression qu’on nous dit qu’elle est forte, bosseuse, déterminée… On le voit puisqu'elle va Spoiler(cliquez pour révéler)s'épuiser au travail mais cela va engendrer encore des erreurs. Résultat : on ne s’attache pas à sa force, on subit les conséquences.

Même chose pour Qamari. On nous dit que c’est un agent de classe S, qu’il “gère”, qu’il est extrêmement compétent. Mais concrètement, on le voit très peu à l’œuvre. Ses qualités professionnelles ne sont pas vraiment montrées, juste affirmées. Et ça pose le même problème : sans démonstration, la crédibilité ne prend pas.

Il y a aussi des contradictions qui m’ont sortie de l’histoire. Par exemple, Spoiler(cliquez pour révéler)Bella reproche immédiatement à Qamari d’être un traître quand elle découvre qu’il agit pour sauver sa mère… alors qu’elle-même met sa mission en danger pour prendre soin de sa propre famille. Ce décalage aurait pu être intéressant s’il avait été exploité, mais là il passe un peu à côté.

Au final, j’ai eu l’impression de suivre une mission qui repose davantage sur des erreurs que sur une vraie tension maîtrisée. C’est frustrant, parce que le potentiel était là. Mais sans cohérence et sans personnages solides dans leurs fonctions, je n’ai pas réussi à y croire.

Autres points : je rejoins les avis disant qu'à des moments l'intrigue s'éparpille. Et qu'on aurait aussi pu supprimer le dernier chapitre, la fin aurait été carrément plus percutante.

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Commentaire ajouté par Clotilde-25 2026-04-17T09:01:25+02:00
Diamant

On aime ou on n’aime pas Ali Hazelwood. Personnellement, je suis conquise à chaque fois.

Il faut reconnaître que, dans tous ses livres, la psychologie des personnages est complète et aboutie. On n’est jamais laissé avec cette impression de : "ce que fait le protagoniste est complètement absurde". Non. Tout est construit avec minutie. Et c’est probablement ce que j’admire le plus dans un roman. Deep End ne fait pas exception.

Ali Hazelwood arrive à prendre des clichés, des thèmes vus et revus, et pourtant à en faire quelque chose au-dessus de beaucoup d’autres romans du genre. Quelque chose de simple en apparence, mais qui se démarque par son travail de fond. Par toute cette construction qu’on sent derrière (et que beaucoup d’auteurs semblent oublier aujourd’hui.)

Dans Deep End, chaque personnage est travaillé, tout en gardant cette nuance de gris qui les rend humains et parfois imprévisibles. Je comprends les commentaires qui disent qu’il est difficile de cerner Scarlett, Lukas et Penelope, mais ça ne m’a pas dérangée. Au contraire. Ça m’a donné l’impression qu’ils étaient réels. Leurs contradictions existent, mais elles sont construites par l’autrice (ce n’est pas du hasard ni des incohérences d’écriture.)

Le plongeon, que je ne connaissais pas du tout, est extrêmement bien abordé. J’ai adoré le fait qu’on ne nous prenne pas par la main tout au long du livre. On nous laisse intégrer progressivement les principes, les termes et l’univers. C’est aussi ça que j’aime chez l’autrice : elle ne cherche pas à simplifier à l’extrême pour être certaine que tout le monde comprenne tout immédiatement. Elle fait confiance à son lecteur. Et franchement, merci pour ça.

C’est féministe, moderne, safe, sans jamais devenir lourd. Les protagonistes sont des green flags crédibles, sans en faire trop.

Et l’écriture ? Superbe.

Bref : un grand oui.

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Lu aussi

Un avis en demi-teinte pour ma part.

D’abord, appeler ce livre "romance historique modernisée" me semble erroné. Le terme historique n’a rien à faire là puisque tout est revisité à la sauce de l’autrice et de la maison d’édition.

Ensuite, mettre ce roman dans la catégorie New Adult me pose aussi problème. Tout, excepté le smut, a la maturité d’un Young Adult, voire d’un roman pour adolescents. Je le redis : ce livre est un Young Adult maquillé en New Adult grâce (ou à cause) du smut présent dans le livre.

C’est d’ailleurs ce point qui me dérange le plus, parce qu’il entraîne un nombre incalculable d’éléments qui m’ont hérissé le poil tout au long de ma lecture.

On commence par un condensé de stéréotypes vus et revus : les yeux vert émeraude, les cheveux ébène du protagoniste… Plus cliché, tu meurs. Sans parler des descriptions répétées à longueur de pages sur la beauté d’Acacia. C’est simple : on nous rappelle constamment qu’elle est belle.

Et là où ça devient presque comique, c’est qu’Acacia se plaint tantôt que sa beauté éclipse toutes ses autres qualités… puis, l’instant d’après, en est fière. Et au trois quarts du livre, la reine a une révélation qui a failli me faire jeter ma liseuse à travers la pièce : "Alors je n’ai pas besoin d’être la plus belle pour être adorée ?"

Sérieusement ?

On a même droit à plusieurs pages de discussion sur sa beauté entre elle et le roi. Je m’attendais à un minimum de maturité, mais je me suis trompée : les dialogues ressemblent davantage à des discussions d’adolescents face à leurs insécurités physiques et émotionnelles qu’à celles de deux adultes.

Autre problème : le livre nous tient constamment par la main. Chaque émotion est expliquée, détaillée, disséquée, comme si le lecteur était incapable de comprendre par lui-même. Résultat, au lieu de ressentir quelque chose, je me suis sentie complètement anesthésiée au fil des pages.

Oui, c’est bien écrit. Oui, c’est extrêmement lisible. C’est indéniable.

Mais je n’ai pas besoin qu’on m’explique tout pour ressentir ce que vit un personnage. Au contraire.

Par exemple, Spoiler(cliquez pour révéler)lors de la mort de Jeanne, tout est sur-expliqué : les sentiments d’Acacia, l’insistance sur son changement après cette tragédie… comme si on avait besoin qu’on nous répète qu’un deuil transforme une personne. On le sait. Tout le monde le sait.

Autre problème dans l’écriture : les expressions modernes qui n’ont rien à faire dans un roman censé se dérouler en 1788. Des phrases comme "je ne m’attendais à rien mais je suis quand même déçue" ou encore "c’est surcoté" m’ont complètement sortie de ma lecture.

Même chose pour le comportement des protagonistes, bien trop moderne pour l’époque. Dans des séries comme Bridgerton ou Queen Charlotte, il y a aussi une modernisation, mais on garde quand même une base historique : les codes sociaux, le devoir, la pression de l’époque. Ici, tout est modernisé à l’extrême, comme si l’autrice ne voulait jamais prendre de risque.

Je ne parle même pas de la réécriture historique, qui m’a fait grincer des dents à plusieurs reprises. On parle quand même d’une période marquée par la famine pour le peuple. Or ici, on nous sert presque un discours du type : la monarchie, ce n’était pas si terrible, pauvre reine qui souffre pour son image et fait tant pour son peuple.

Le peuple est souvent dépeint comme une masse affamée et presque animale, tandis que la reine semble constamment mériter mieux que ce qui lui arrive. La scène où elle dit d’une voix maternelle "mangez" à un peuple qui hurle de faim aux portes de Versailles m’a particulièrement fait tiquer.

Oui, c’est une romance. Mais la simplification de sujets historiques et sociaux aussi importants m’interroge quand même.

PS : j'ai bien évidemment lu l'avant-propos sur les libertés prisent par l'autrice, le problème pour moi c'est le message qu'elle fait passer par cette réécriture.

Maintenant que j’ai exprimé tout mon mécontentement, je dois tout de même reconnaître certains points positifs.

Les scènes de smut sont incroyables. Clairement les passages les mieux écrits du livre. C’est exactement ce que j’attends d’un roman qui en propose.

Et certains plot twists m’ont réellement surprise. Certains se voient venir de loin, un m’a laissée un peu dubitative, mais d’autres fonctionnent très bien.

L’épilogue, enfin, est rempli de mystère et promet une suite potentiellement très intéressante.

Donc voilà, Morgane Moncomble sait écrire, elle maitrise sa plume, mais j'avais des attentes trop exigeantes pour ce livre. Si vous aimez ne pas vous prendre la tête, que vous lisez uniquement dans le but de passer un moment chill, cette histoire est peut-être fait pour vous et je comprends qu'il puisse plaire à certains/certaines.

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Or

Après quatre premiers tomes que j’ai littéralement dévorés, celui-ci s’est révélé moins exaltant. Il reste excellent, mais c’est le seul de la saga à ne pas avoir été un coup de cœur. À mes yeux, il n’est tout simplement pas à la « hauteur »des quatre précédents

L’écriture demeure un véritable régal : fluide, maîtrisée, immersive. Le worldbuilding est toujours aussi impressionnant, dense sans être étouffant, et l’ensemble reste globalement prenant. Sur le plan purement technique, l’autrice ne faiblit pas.

En revanche, ce sont certains personnages qui ont nettement refroidi mon enthousiasme.

Dès le tome 2 (dans ses deux parties), j’avais commencé à percevoir chez Kamar une dérive vers un antagoniste presque caricatural par moments. Sa psychologie est indéniablement très bien construite, cohérente, mais justement trop verrouillée (bien que ça soit sa pathologie de ne rien ressentir) : elle ne laisse aucune place à l’imprévu. Je comprends que cela fasse partie intégrante du personnage, pourtant je n’arrive jamais totalement à me défaire de l’impression qu’il est désigné comme LE méchant évident, à la manière d’un Dark Vador. Cela dit, j’ai apprécié que le tome 5 se concentre davantage sur lui et nuançe cet aspect, le rendant moins schématique.

Beladyn, en revanche, est pour moi le personnage le plus abouti et le plus attachant de la saga. Il est profondément humain (dragon, ok), vibrant, crédible dans ses réactions, et incroyablement vivant.

Jillia est également un immense point fort. Pleine de vie, droite, cohérente, elle fait partie de mes personnages préférés. J’ai adoré suivre son point de vue.

Ce qui m’a réellement freinée, en revanche, ce sont Aube et Panama.

Aube Spoiler(cliquez pour révéler)connaît un changement de caractère et de comportement beaucoup trop brutal à mon sens, d’autant plus que l’on parle de quelques semaines seulement. Elle, si perspicace et intelligente, se laisse manipuler avec une facilité déconcertante par son père. Or, elle sait ce qu’il a pu faire subir à sa mère, bien qu’elle ne connaisse pas toute la vérité, et elle semblait avoir déjà pardonné le fait que Panama l’ait quasiment abandonnée dans le désert. Ce revirement m’a laissé un peu dubitative.

À l’inverse, Panama souffre d’un manque d’évolution. Alors qu’elle a connu une progression constante et impressionnante du tome 1 au tome 3 (certes sur plusieurs années, je l’accorde), elle stagne clairement dans les tomes 4 et 5 (elle n’évolue pas dans le tome 5). Elle ressasse les mêmes peurs, les mêmes appréhensions, encore et encore. Oui, elle évolue dans sa relation avec sa fille, mais au moindre obstacle, elle se referme systématiquement. Il en va de même dans sa relation avec Bel. Cette répétition finit par lasser.

Enfin, le rythme m’a semblé plus lent dans ce tome. Certains personnages sont moins présents, et j’ai eu l’impression de ressentir quelques longueurs. En revanche, dès l’entame de la dernière partie (tome 6), on change clairement de niveau : le rythme s’accélère, les enjeux montent, les événements (notamment la guerre) reprennent une ampleur spectaculaire. On retrouve ce qui fait la force de la saga.

Je suis convaincue que le dernier tome sera un coup de cœur, à l’image des autres. Dans toute saga, il y a souvent un tome en dessous des autres, et pour moi, c’est celui-ci.

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Diamant

Quelle masterclass. Une fois encore, c’était saisissant.

Anna Triss maîtrise cet art rare : écrire un roman dense, exigeant, profondément immersif, sans jamais perdre le lecteur. Elle a créé quelque chose que, très honnêtement, peu (voire aucune) autrice française n’avait encore osé ou réussi à ce niveau. Tout est à sa place. Le rythme est millimétré, les doutes sont crédibles, l’évolution des personnages est organique. C’est le genre de livre que je pourrais lire pendant des jours sans jamais vouloir m’arrêter.

Le récit est surprenant, traversé de rebondissements parfois inconfortables (et tant mieux). Rien n’est là pour flatter ou rassurer. Pourtant, malgré les zones de tension et les plots, on perçoit toujours ce fil conducteur solide, cette logique interne qui empêche toute facilité scénaristique. Jamais on ne se dit que “c’est tiré par les cheveux”, pourtant fréquent dans ce genre de romans. Ici, tout est cohérent, assumé et maîtrisé.

J’aimerais aussi souligner un point qui fait débat : les réactions de Panama. De mon côté, je les ai trouvées cohérentes. Elle ne cesse jamais d’être elle-même au vue des 5 années qui se sont écoulées. Notamment dans sa relation avec Khamar : ses réactions sont logiques, émotionnellement justes, et l’évolution de leur dynamique est traitée avec une intelligence rare. La toxicité n’est jamais glamourisée ; elle est montrée, dénoncée, presque disséquée, et ce malaise constant que l’on ressent en est la preuve.

Un malaise qui s’étend d’ailleurs à Khamar lui-même. Personnage extrêmement bien écrit, complexe et dérangeant. Et c’est là toute la force du roman : réussir à nous mettre en inconfort, à nous faire douter, tout en laissant émerger (malgré nous) une forme d’admiration. Une écriture exigeante, lucide et profondément marquante.

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Diamant

J’ai mis des années à lire ce livre. Des années à repousser le moment. Puis, à force de voir passer des avis élogieux, j’ai fini par sauter le pas. Et je ne l’ai pas regretté une seconde.

Ce premier tome est vraiment très réussi. Certes, il est essentiellement introductif, avec une densité d’informations parfois exigeante, presque difficile à digérer par moments. Mais c’est le prix à payer pour un univers aussi vaste et cohérent. Les personnages sont remarquablement construits, l’univers est immense, et le travail d’Anna Triss force le respect.

Elle tisse une toile dont il est difficile de s’extraire : on s’y laisse happer, capturés par sa plume et par les aventures de Panama. Un sans-faute. Une excellente surprise qui mériterait bien plus de hype sur les réseaux. J’ai lu d’autres romans de l’autrice, et aucun n’arrive à la cheville de celui-ci.

J’ai particulièrement aimé l’évolution des personnages : voir Panama grandir, s’assagir, s’affirmer. Voir certains s’assombrir au fil du récit. Entrevoir, déjà, que d’autres prendront une importance majeure dans les tomes à venir. Tout semble maîtrisé, rien n’est laissé au hasard. J’ai désormais une certitude : la suite m’attend, et j’ai hâte de m’y plonger.

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Commentaire ajouté par Clotilde-25 2025-12-23T19:05:52+01:00
Lu aussi

Comme de nombreux lecteurs, je ressors de Christmas Time to Kill avec un avis mitigé.

Commençons par les points positifs : le roman est très addictif, difficile à lâcher, notamment grâce à un concept indéniablement original et à une plume maîtrisée et agréable. Le début est particulièrement efficace : l’ambiance est sombre, la noirceur prometteuse, les traumatismes de Raven intriguent, et l’enquête laisse espérer un thriller tendu et psychologique.

Mais plusieurs éléments ont progressivement freiné (puis entamé) mon enthousiasme.

D’abord, l’identité du Boucher. Je l’ai devinée très tôt, sans même chercher particulièrement à résoudre l’énigme. Les indices sont trop nombreux, trop appuyés parfois Spoiler(cliquez pour révéler)l'encre rouge notamment utilisée par le Boucher et Dante, le premier pov de Dante qui laisse entrevoir une personnalité bien plus sombre qu'on le croyait, etc. , et rendent la révélation évidente bien avant qu’elle ne survienne. Cela casse la tension et affaiblit considérablement l’aspect thriller.

Ensuite, l’évolution des personnages, ou plutôt son absence.

Raven est le personnage qui m’a le plus posé problème. Elle oscille en permanence entre une maturité presque irréaliste pour son âge (notamment dans son cadre professionnel, alors qu’elle débute à peine) et un comportement excessivement immature : colère incontrôlée, joutes verbales puériles, provocations constantes. Ces échanges n’apportent rien à l’intrigue et finissent par lasser. Surtout, Raven n’évolue pas : elle ressasse les mêmes pensées, nourrit la même colère contre le monde, tourne en rond. À force, ça la rend peu attachante et étouffe toute progression psychologique.

Dante, de son côté, est un personnage un peu plus intéressant. Il connaît une légère évolution au fil du récit, mais reste enfermé dans le même jeu verbal toxique avec Raven. Ce qui fonctionne au début devient, sur la durée, répétitif et fatigant.

La romance est, à mes yeux, le point le plus ennuyeux. Elle est toxique oui (ce n'est pas une dark romance pour rien) mais elle est figée et n'évolue absolument pas ! Aucun des deux personnages ne baisse réellement sa garde. Le smut est bien écrit, mais il devient rapidement redondant puisqu’il ne s’accompagne d’aucune évolution émotionnelle. On parle de romance, mais il n’y a aucune trace d’amour, seulement une guerre permanente du début à la fin.

Pire encore : cette relation prend parfois trop de place au détriment de l’enquête, alors qu’elle n’apporte rien de nouveau ni narrativement, ni émotionnellement.

Enfin, la longueur. 800 pages. J’aime les romans longs, j’aime les descriptions, les introspections, la psychologie fouillée. Mais ici, le récit s’étire inutilement. On revient sans cesse aux mêmes blocages, aux mêmes traumatismes, sans avancée réelle. Le roman finit par s’essouffler là où il aurait gagné à être resserré.

En résumé, un roman à la plume solide, au concept prometteur, avec un début très convaincant… mais qui se perd en route. Un avis en demi-teinte. Je comprends qu’il puisse plaire, mais il ne m’a pas convaincue. Cela dit, l’autrice écrit très bien, et la lecture reste agréable sur le plan stylistique.

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Or

J’ai trouvé ce livre hyper rafraîchissant. Ça se lit à une vitesse folle, sans prise de tête. C’est drôle, léger, les personnages sont fun et attachants.

Oui, c’est prévisible, il n’y a pas vraiment de suspense, mais ce n’est pas le but. C’est exactement le genre de roman qu’on lit pour décrocher, se vider la tête et passer un très bon moment. Et ça fonctionne !

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Commentaire ajouté par Clotilde-25 2025-11-29T10:07:05+01:00
Lu aussi

Le travail éditorial est le premier point qui m’a sauté au visage. À ce prix-là, livrer un roman avec autant d’incohérences, de répétitions et un style visiblement dénaturé, c’est manquer de respect au lectorat autant qu’à l’autrice. On parle d’un livre vendu 20€ dans une grande maison (Hugo), mais on y retrouve des erreurs que n’importe quel correcteur amateur aurait relevées : des âges qui changent (12/16 puis 21/27… les maths ne suivent pas), des répétitions massives, des phrases volontairement dramatiques qui sonnent creuses. Ce n’est pas un cas isolé : Fourth Wing (et son fameux “si j’aurai”), la saga Twisted, les autres Majesty… mêmes lacunes, mêmes couacs. Les lecteurs ne sont pas là pour financer des brouillons mal relus. Quand on achète pro, on veut du pro.

Il y a malgré tout de vrais points positifs. Le livre est addictif, et à partir du chapitre 5, la plume retrouve une cohérence et une fluidité qui font du bien. L’univers est franchement sympathique : riche, moderne, immersif, et surtout rare dans le paysage francophone. On voit trop peu de romances qui intègrent des personnages issus d’un background moyen-oriental ou nord-africain sans exotisation, sans caricature, sans stigmatisation. Ici, c’est traité avec naturel. Rien que pour ça, ça mérite d’être souligné.

Plusieurs éléments m’ont réellement plu : les prénoms, la famille d’Ismaël (coup de cœur total), ses sœurs, l’ambiance générale, et les mails entre Éléonore et Matthew, splendides de sensibilité. La détresse d’Éléonore est palpable au fil des chapitres. J’ai d’ailleurs préféré cette romance à celle du tome 1, plus cohérente dans sa dynamique une fois l’histoire lancée.

Mais j’ai aussi été gênée par beaucoup de choses. La plume des premiers chapitres est forcée, presque surjouée. Les phrases du type « j’aurais préféré mourir à sa place. A la place de Matthew » ou « Ismaël est une digue, j’en suis la marée » sont répétées au point de saturer. La scène des écuries est un concentré de clichés mal renseignés : l’étalon noir “aussi doux que de la soie”, les bruits de sabots à l’aube alors que les chevaux dorment dans des boxes (sur copeaux ou je ne sais quoi)… ça casse l’immersion.

La romance manque d’un vrai début : impossible de dire quand Ismaël tombe amoureux, et Éléonore passe de l’obsession à l’amour sans transition crédible. Le milieu est rempli de longueurs, l’aspect politique aurait mérité d’être mieux exploité et ne semble là que pour éviter les trous. Les répétitions (“ma femme”, “mon frère”, “je t’aime”) deviennent lassantes. Quant à la relation toxique entre Éléonore et sa mère, elle est esquivée alors qu’elle aurait pu être un axe narratif fort.

Ajoutons que ma lecture précédente (Alchemised) a mis la barre très haut en termes d’intensité, ce qui rend les failles de Dark Majesty plus visibles.

En résumé : c’est sympa, avec des moments réellement réussis… mais ce n’est clairement pas au niveau du tome 2, qui reste le meilleur et le plus abouti de la saga selon moi.

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