Les commentaires de Shesska
À lire, si vous n’avez pas peur de vous noyer !
J’ai reconnu la patte graphique, identique à « Adlivun », sauf qu’au lieu d’une déclinaison de bleu, ici la dominance est plutôt une colorimétrie sépia étendue.
L’Auteur semble apprécier de rester dans des teintes similaires pour ses histoires, qui lui permettent de renforcer l’ambiance ainsi que le décor de ses récits.
Passons au récit lui-même…
Surtout stipulé à la fin, c’est sûrement très inspiré des histoires de Jules Verne « L’île Mystérieuse » & « L’île À Hélice ». Ne les ayant pas lus, je ne peux que faire confiance à ce qui est supposément écrit à ce sujet. Je ne vais pas plus m’attarder sur ce qui est écrit à la fin, car soit c’est un pur mensonge, soit, hormis certifier et avérer que le voyage dans le temps existe, il ne peut exister d’autres options. Je ne dis pas que je ne crois pas au voyage dans le temps, mais clairement ce n’est pas le sujet de l’histoire de « Bunkerville ». Il n’y a donc pas débat.
Je n’ai pas eu l’impression d’être sur une île à proprement parler. Car étrangement, il ne semble jamais y faire réellement jour. Puis certaines planches laissent plutôt penser qu’il s’agit d’une cité sous-marine, protégée par un dôme.
Tout du long, j’ai eu du mal à me situer dans le décor, le temps semble figé, suspendu, et en même temps long, l’histoire est longue. J’ai eu l’impression d’atterrir chez les fous, et l’histoire en surface de « Bunkerville », c’est ça ! C’est censé être une cité construite par un homme dont l’enfant avait une pathologie mentale, et voulant lui offrir une vie normale, il construisit une cité coupée du monde dans laquelle les gens comme son fils pourraient mener leur propre vie, à leur façon, en toute liberté… C’est tout du moins ce que l’on nous raconte. Pourtant, c’est bien plus que ça, j’ai trouvé que c’était également très biblique. Le déluge ne serait que la conséquence de la stupidité de l’homme, de ses vices, de ses travers ; laisser toutes les permissions possibles, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, mènerait finalement l’humanité à sa perte. Rien de divin, juste nos propres actions effondreraient notre société. J’ai trouvé ça plutôt bien tourné, d’une certaine façon, c’est un point de vue enrichissant et intéressant. Qui ne peut que faire écho à notre propre société déclinante et pervertie.
C’est la fin qui fait tout basculer. On comprend la réelle profondeur de « Bunkerville ». Les différentes couches s’emboîtent les unes aux autres pour montrer l’ensemble de la construction dans ses moindres détails. Tout repose sur l’humain, et un humain en particulier, notre protagoniste Laurel. Il est le cœur de Bunkerville, ainsi que l’acteur et la victime. Chaque image, chaque échange, chaque sous-entendu imagé fait sens, tout devient tangible.
Cette histoire, c’est le fondement de l’être humain dans toute sa complexité. Sa perception, ses actions, ses émotions, toutes les variations possibles qui constituent un humain.
Maintenant la conclusion, ai-je aimé Bunkerville ?
Oui et non. J’ai littéralement mis plus d’un an pour lire cette BD entièrement. J’avais vraiment du mal à accrocher. Beaucoup de passages semblent décousus, incohérents, et comme stipulé plus haut, j’avais du mal à me situer, à savoir comment on passait d’un endroit à un autre. Tout prend sens à la fin, mais n’empêche que cette construction ne m’a pas aidé à m’attacher aux personnages ainsi qu’à l’univers.
En revanche, je ne peux que reconnaître et souligner la qualité d’inspiration et de réalisation. Les bases sont solides mais le déroulement scénaristique manque de clarté pour amener une réelle accroche. La complexité est cependant très bien maîtrisée, dommage qu’on n’en prenne la pleine mesure qu’à la toute fin.
Donc j’ai aimé la complexité, la façon dont j’ai pu réfléchir à certains sujets, à certaines symboliques ainsi qu’à la fin qui dévoile toute la richesse de l’histoire.
Ce qui m’a déplu, c’est que l’Auteur ne m’emmène pas vraiment dans son récit. Il me laisse à la surface, complètement spectatrice d’un non-sens.
Cette histoire est purement un puzzle schématique psychologique. Il faut donc aimer ce genre pour réellement apprécier sa lecture.
Afficher en entierJe vais faire un commentaire douloureux, car j’ai tout de même apprécié ma lecture, sans forcément que ça aille plus loin.
Je n’ai ni plus ni moins choisi ce livre pour son sous-entendu en rapport avec la Série « Gilmore Girls ». Entre le pseudonyme de l’Autrice, la recommandation claire citant Stars Hollow ainsi que Luke et Lorelai, le tout accompagné d’un sympathique résumé et d’un thème automnal, il ne m’en fallait pas plus pour me lancer.
Si vous êtes également là pour l’ambiance de la Série, redescendez tout de suite. D’ambiance, il n’y a que la fondation et le fonctionnement de la petite ville. Le caractère des personnages principaux est si léger qu’ils sont assez éloignés de Luke et Lorelai.
Ce n’est pas mauvais en soi, c’est une petite histoire automnale, agréable pour la saison, mais ça s’arrête là. Il ne faut pas chercher de la profondeur ni des rebondissements, et si l’on pouvait dire qu’un scénario est inexistant, on le dirait. Mais il y a toujours un scénario, quel qu’il soit. En revanche, ici, c’est d’une simplicité basique.
Les quelques éléments perturbateurs sont inutiles et immatures, j’aurais encore préféré voir les clichés habituels arriver à dix bornes. Même les différentes festivités, dont Halloween (fête typiquement automnale), n’ont pas été développées et exploitées un minimum.
Peu avant la fin, sous couvert de résolution, un Chapitre insoutenable a été pondu, long, redondant et sans aucun sens. Soyons cru : ce n’est pas parce qu’il n’y a pas eu de sexe durant toute l’histoire, qu’il faut absolument mettre le contenu d’un livre entier dans un seul Chapitre. NAN MAIS HO ! C’est quoi ce marathon insupportable !
En clair, c’est potentiellement cosy, mais ça s’arrête là. Idéal en cas de débranchage du cerveau.
Afficher en entierC’est toujours la même veine et j’adore !
Sans aucune surprise, une fois de plus je ne suis pas déçue. Bien que j’aie préféré le Tome 1. Que voulez-vous, dans le précédent, c’est le “ficus” qui a tout fait X’D. Je plaisante (à moitié) !
L’intrigue est bien construite, les rebondissements sont au rendez-vous et l’ambiance se veut par moments un peu plus glauque. On ne peut qu’aimer ! Notre curiosité est aussi piquée par quelques mystères faisant appel à notre imagination.
Mahaut est parfaite pour Élias, elle a ce brin de folie typiquement Scorpi.
J’ai également beaucoup apprécié revoir Julia, j’aime la découvrir toujours un peu plus. Je réitère plus fortement ma demande auprès de l’Auteure : j’aimerais vraiment un Standalone avec Julia et Lazare <3.
Ce qui m’a probablement empêché d’avoir un coup de cœur comme pour le Tome 1, ce sont les quelques facilités du scénario.
Je déplore un peu Zoé, la meilleure amie. On dirait qu’il lui faut un rôle, et il est quelque peu copié-collé à celui de Mahaut. Je n’ai pas apprécié plus que ça les majorettes, sans avoir forcément de raison particulière. Dans un restaurant de haut standing, j’ai trouvé l’idée un peu too much. J’ai aussi eu l’impression de revivre un moment de « Scorpi » : quand Mahaut se retrouve seule à cause des Chasseurs, un écho de la situation de Charlotte si je me souviens bien…
J’attendais aussi un combat quelque peu épique. Même si cela démarrait avec une certaine tension excitante, j’ai surtout fini avec l’impression d’avoir raté une grosse partie de l’action.
Vient également LA grande question ; pourquoi ne pas avoir laissé les goules manger vous savez qui. Et non, je ne parle pas de Voldemort ˆˆ. Aucune situation pour rattraper l’autre, je suis restée sur ma faim au niveau de l’action.
Il reste aussi une énigme sur le feu… Cette histoire de double enfants, qui s’épaissit encore…
J’espère que l’imagination qui a été sollicité dans ce Tome va éclore tel un feu d’artifice dans le suivant. Sans oublier qu’une apothéose d’action est attendue. Une explication au sujet des enfants est plus que souhaitable.
Bref, un Tome 2 très bien, mais une grosse attente pour le Tome 3.
Afficher en entierJe n’en reviens pas d’avoir fini ce livre, pour diverses raisons…
Le début fut assez laborieux. Ceux ou celles qui n’aiment pas quand les histoires sont longues à se mettre en place, passez votre chemin. Il faut littéralement attendre le Chapitre 10, et pour être encore plus précise, la page 180, pour qu’il commence à se passer quelque chose d’intéressant. Avant ça, il ne se passe absolument rien. J’ai ramé, j’ai vraiment failli abandonner le livre tant je m’ennuyais.
De bout en bout, c’est un récit qui prend son temps. Mais avant le Chapitre 10, je ne voyais pas du tout où King voulait en venir. Une belle écriture, très riche, mais qui s’éparpille inutilement. Une simple pensée du personnage, une action, un élément perturbateur ou un personnage secondaire, n’importe quel prétexte comme le choix d’un repas, part en éternelles divagations. Totalement hors de propos par rapport au contexte de départ. Durant des paragraphes et des pages, au point que, lors du retour à l’action ou à l’évènement précédent ces décrochages, j’avais perdu le fil. C’était énormément récurrent, c’est à se demander si ce n’était pas pour faire du remplissage.
Après réflexion, je pense que cela pouvait être le reflet ou les répercussions du deuil dont est accablé le personnage. Quand tout paraît linéaire, fade, que le temps passe longuement, sans que rien ne soit digne d’intérêt.
Je ne vais pas dire que ces infinies descriptions disparaissent après le Chapitre 10, mais elles sont plus espacées, et en parallèle il y a de plus en plus de rebondissements qui surviennent.
Après ce fameux Chapitre, il se produit un subtil changement ; le récit devient plus tortueux, mystérieux, une belle maîtrise de l’intrigue se révèle au fur et à mesure. De réelles perturbations surviennent. On ressent vraiment des mouvements s’enclencher. Dit comme ça, cela paraît bizarre et dénué de sens, mais c’est un ressenti que j’ai eu.
La résolution de l’histoire est vraiment sidérante, mais certains points sont quelque peu rapides et confus. Tant de temps semble s’être écoulé avant d’avoir le fin mot de l’histoire, qu’une poignée de pages explicatives paraît vraiment légère au vu des longueurs inhérentes au scénario.
Donc entre mes débuts où j’ai eu envie d’abandonner, pour finir sans m’en rendre compte par être complètement absorbée par le récit, la fin était pour moi lointaine, inatteignable. Qui plus est, c’est une fin assez ouverte, qui laisse place à une continuité de l’histoire, sans pouvoir y assister. Mystère quand tu nous tiens…
Je ne pensais pas non plus m’être attachée aux personnages. Ce n’est qu’après avoir terminé le livre, que j’ai pris conscience d’un tendre attachement pour eux.
Clairement, ce livre ne m’a pas laissé indifférente, mais pour autant je ne sais pas quoi en dire, ou peut-être comment le dire. Développer mon ressenti est compliqué, car je pense que j’étais juste destinée à lire ce livre.
Afficher en entierJ’ai finalement lu la suite…
Il y a quand même du mieux, ou tout du moins, j’ai davantage apprécié ce deuxième Tome.
À nouveau, l’histoire s’est déroulée assez rapidement, mais je n’ai pas eu l’impression d’avoir des passages vides où il ne se passe rien d’intéressant. En revanche, les évènements se solutionnent toujours assez simplement. Sans compter sur le fait que certains évènements mentionnés ne servent qu’à littéralement meubler le récit, car ils ne se produisent jamais.
On ne découvre pas beaucoup plus les personnages principaux, mais on progresse légèrement en ce sens, par petites touches ici et là. Une tendre pensée pour le boute-en-train d’Henri XD. Il m’a conquise en quelques secondes !
L’intrigue sur les meurtres avait un meilleur déroulement que dans le Tome précédent. J’aime bien la façon dont le récit m’a amené à cogiter, à m’interroger…
Par contre, je déplore toujours l’absence de magie. Parce que deux petits sorts qui durent d’infimes secondes pour arranger une situation, ce n’est même pas de la poudre aux yeux. Je vais rester polie, mais lisez dans mes pensées (c’est du fou**** de gue***). Il y a plus de magie dans les clins d’œil à Harry Potter ! Quand bien même Nyx est mignonne, craquante et adorable à souhait, son rôle s’apparente à celui d’un simple chat domestique. Si ce n’était pas précisé qu’elle est le familier de Lucy, personne ne pourrait le deviner. Je pense que dans l’ensemble, la quasi-inexistence de la magie, c’est vraiment le plus décevant.
Il est aussi précisé que ce Tome peut être lu indépendamment des autres. Je ne pense pas que cela soit un conseil judicieux. Certes, l’intrigue concernant le côté enquête/meurtres ne se poursuit pas d’un Tome à l’autre. C’est à chaque fois quelque chose de nouveau. Mais déjà qu’on a du mal à s’attacher aux personnages, le socle de l’univers, lui, ne change pas. Je pense que savoir comment chaque personnage s’est retrouvé dans telle situation, ou comment ils ont pu se rencontrer, etc... ne peut être que bénéfique à la faible accroche que cela peut apporter. Au vu du peu de consistance dont peuvent faire preuve certains aspects de l’histoire, il serait dommage de se priver de ces petits détails.
Je lirai sûrement la suite, quand j’aurai envie de quelque chose de léger et rapide.
Afficher en entierJe tiens vraiment à remercier Booknode (Lire avant tout le monde) et également les Éditions Denoël & Gallimard, pour m’avoir offert ce livre ! Merci beaucoup, cela m’a fait très très plaisir ! =D <3
Avant de parler de l’histoire, je souhaite souligner la beauté de l’édition que j’ai reçu. Les deux couvertures sont toutes les deux tellement belles ! Et que dire de l’intérieur : un dessin dans un style s’approchant de l’aquarelle (je ne suis pas une professionnelle des différents styles d’art) représentant les deux mondes, tranchés par la Barrière, obscur et lumineux à la fois. J’aurais également bien aimé, voir le portail dans ce ciel nocturne.
Avant le premier Chapitre, l’Autrice précise dans une note que, même si l’histoire qu’elle a écrite est fictive, elle possède une part sous-jacente de vérité. Tout emballement que j’ai pu avoir de découvrir cette histoire, connaître ce détail m’a incité à essayer de percevoir la réalité à travers la fiction. Ce qui ne fut pas si difficile pour beaucoup de choses, vu que c’est déjà connu par d’autres faits historiques.
À l’image du dessin intérieur, dès le début on ressent cette scission entre les deux peuples, Romains et Chinois. Pas tant dans l’aspect culturel, mais plutôt comme deux époques se percutant. Une Science-fiction civilisationnelle ressentie comme une Anachronie.
Ce que je vais dire peut sembler pessimiste et fataliste, mais j’ai clairement reconnu l’espèce humaine dans la personnification des Romains. Toutes les atrocités dont l’humain est capable, car nous les avons déjà commises par le passé, et sans aucun doute, nous les referions à la moindre occasion. Il n’y a qu’à voir la vie d’aujourd’hui…
J’ai bien aimé l’histoire. Il n’y a rien à redire sur l’écriture qui est de qualité et, qui plus est, agrémentée de symboles chinois ainsi que de références culturelles appréciables. L’ensemble se découpe en quatre parties, tel le schéma narratif classique :
La première est la situation initiale. On y découvre les différents personnages, de façon plus ou moins fugace, ainsi que la mise en contexte de l’environnement qui va diriger le récit.
La deuxième correspond à l’élément perturbateur, ou plus précisément à une situation perturbatrice.
Ensuite, il y a un petit Interlude, qui m’a clairement laissé un goût de déception. Après avoir été teasée pendant les deux premières parties, j’attendais enfin l’action, La Moooorrrt (rire). Mais ce ne fut qu’un rapide résumé (précisément 5 pages) d’une grosse partie de l’action que j’attendais.
Vient ensuite la troisième partie, qui d’une certaine façon, s’apparente aux péripéties : continuité du récit avec quelques légères touches de rebondissements.
Puis finalement, la quatrième et dernière partie. Qui n’est autre que quelques révélations…
Chacune des parties est bien construite et ne laisse aucune impression de longueur ou de lourdeur. Le tout se déroule de manière fluide et s’emboîte bien. Quant aux titres de chacune d’elles, ils ne paraissent pas de premier abord, mais ils sont recherchés. J’apprécie particulièrement ce genre de minutie. Cependant, je trouve que ça manquait d’actions. Quand il y en avait, elles étaient brèves. Pour autant, cela ne m’a pas empêché de ressentir de la tension, j’étais simplement affamée de magie inassouvie. Le récit est très politisé ; c’est beaucoup d’intrigues, de rebondissements et d’enjeux politiques. Il y a aussi beaucoup d’introspections des personnages, devenant par moments un peu trop répétitives (principalement dans la deuxième partie). J’apprécie les personnages principaux, pourtant je ne me suis pas spécialement attachée à eux. Peut-être à cause de toute cette introspection, ou bien pour une autre raison qui m’échappe...
Point supplémentaire à préciser, même si cela ne manque pas à l’histoire : il n’y a pas de romance.
Dans ce premier Tome, on a été principalement du côté Romain. J’espère que pour le Tome 2, nous irons davantage du côté du peuple de Ruying. Pourquoi pas, parmi les Fantômes et rencontrer le Spectre. J’ai hâte de lire la suite !
Afficher en entierC’est mon tout premier Cosy Mystery ; ce fut une lecture pas trop mal et assez rapide. Je l’ai lu conjointement avec ma mère.
L’intrigue sur les meurtres était plutôt bien réussie. Même s’il n’y a pas spécifiquement d’enquête menée sur le sujet, les différents éléments et rebondissements nous invitent à réfléchir à la question. J’avoue avoir été surprise de découvrir qui était le meurtrier, je ne m’y attendais pas du tout. Je pensais que certains évènements étaient imbriqués, alors qu’en fait, ils n’avaient aucun lien entre eux.
Par contre, j’ai trouvé que le timing de l’histoire n’était pas très bien rythmé. Il y a des moments où j’ai vraiment ressenti des longueurs, où il ne se passait vraiment pas grand-chose d’intéressant, pendant des chapitres entiers. Puis tout d’un coup, plusieurs évènements se produisent, surgissant aussi vite qu’ils se solutionnent.
J’ai aussi été un peu irritée par l’amnésie d’Agnès, la grand-mère de Lucy. Car quasiment les seuls échanges qu’elles ont entre elles, qui plus est assez courts, tournent autour de ses trous de mémoire. J’aurais aimé avoir plus de moments de complicité entre les deux.
J’ai également trouvé un manque de cohérence dans les réactions des personnages face à certaines situations. Leur statut aurait dû les amener à bien plus de réflexion, ce qui leur aurait donné plus d’intérêt et une histoire plus crédible. Hormis ça, je n’ai pas grand-chose à dire sur les personnages, car j’ai l’impression de ne pas vraiment les connaître. Je ne me suis pas spécialement attachée à eux.
Malgré un réel manque de développement et d’approfondissement de l’histoire, j’ai passé un agréable moment. Je lirai sûrement la suite, en espérant que l’ensemble prenne de la consistance.
Afficher en entierPremière pépite de l’année 2025 !!! <3
Je tiens à préciser que mon avis est très probablement biaisé, pour l’unique raison que j’ai connu le film bien avant de découvrir ce livre. Il fait d’ailleurs partie de mes films d’horreur préférés, je l’ai donc vu un certain nombre de fois. Ma découverte récente de ce livre, fut donc une évidence pour moi de le lire. Et forcément, je n’ai pu qu’aimer.
En soi, ce livre n’a rien d’exceptionnel. Pourtant, j’ai totalement adhéré de bout en bout. J’ai été happée dès la première page, je dirais même dès la couverture. Je l’ai littéralement savouré. Je ne voulais pas qu’il finisse. L’écriture de qualité est très immersive. Dès le début, j’ai vraiment eu l’impression que tout pouvait être vrai. Tout est fait dans le sens d’insinuer le doute sur la véracité du contenu.
Tel un vrai journal intime, Ellen Rimbauer confie ses secrètes pensées au fil des pages. Lire, c’est comme devenir le journal, on devient d’une certaine façon la personne à qui elle se confie. Créant une réelle intimité et proximité, permettant de vraiment s’attacher aux personnages d’Ellen et de Sukeena.
On suit les prémices ainsi que le déclin de sa relation avec son mari ; l’évolution de ses émotions à l’égard de ce dernier, oscillant entre des phases de prise de conscience sur la nature malsaine de son mari, et son amour doublé de son admiration pour lui. L’ensemble de ses raisonnements m’amène à penser qu’Ellen était victime d’un Syndrome De Stockholm par manque de choix.
Le déroulement du récit par date, ne m’a pas dérangé plus que ça. Étant très mauvaise avec les chiffres, je suis peut-être passée à côté de l’écoulement réel du temps. Cela n’a rien enlevé à la consistance de l’histoire et des faits. Tout est parfait !
Les seuls petits “défauts”, si on peut appeler cela ainsi, sont : premièrement, parce que j’en voulais toujours plus, avoir plus d’entrées de journal au moment de la disparition de Spoiler(cliquez pour révéler)Sukeena ; deuxièmement, il est stipulé qu’Avril est infirme du bras droit, pourtant les images où elle est représentée, c’est son bras gauche qui est infirme. C’est clairement du chipotage de ma part.
Spoiler(cliquez pour révéler)Je me demande sérieusement si Rose Red n’est pas devenue ce qu’elle est à cause d’Ellen. Car les phénomènes ont commencé autour d’Ellen avant même qu’elle ne mette un pied sur le chantier de construction du manoir. Avant même son mariage avec John Rimbauer, Ellen priait déjà le côté obscur. D’ailleurs, le premier incident sur les lieux se produit lors de sa présence. L’endroit étant déjà propice à la hantise de par son passif de cimetière indien, est-ce qu’une entité quelconque n’aurait pas profité de l’énergie déjà présente sur place, pour posséder Rose Red tel un être vivant, une fois l’emménagement d’Ellen.
Suite à ma lecture, j’ai décidé de regarder à nouveau le film pour voir si cela changeait mon point de vue, ainsi que mon expérience du film. Il n’en est rien. Mon expérience ainsi que mes émotions à l’égard du film sont restées sensiblement les mêmes.
J’ai trouvé que les personnages et leur vécu sont énormément lissés. Il est légèrement sous-entendu que John Rimbauer était infidèle, mais il n’est pas du tout fait mention de sa perversité, ni de jusqu’où celle-ci va, que ce soit avec sa femme ou d’autres personnes. Il n’est pas non plus fait mention des dons de Sukeena, ni même de l’intensité du lien qu’elle a avec Ellen. Spoiler(cliquez pour révéler)Quant à la libération de Sukeena suite à son arrestation, il n’est pas du tout précisé que c’est suite à un marché des plus accablants qu’Ellen a passé avec son mari John, qu’il a consenti à la faire libérer. Bref, moult détails assez conséquents sont au mieux survolés, au pire oblitérés.
Néanmoins, ils sont insignifiants pour la compréhension du film.
Cela dit, je trouve ça assez dommage d’avoir si peu de détails, alors qu’il est clairement dit à plusieurs reprises, lorsque des éléments et des faits sont évoqués, que c’est d’après le Journal Intime d’Ellen Rimbauer. Alors pourquoi déformer ou amoindrir la réalité ? Je ne comprends pas trop l’intérêt.
Petit clin d’œil aux guêpes dans le Solarium : elles sont sûrement là en référence à l’une des morts évoquées dans le livre, telles des annonciatrices de ce qu’il va advenir incessamment sous peu. Je pense qu’on peut aussi les voir comme une métaphore : tel le cœur de Rose Red, ce sursaut de vie qui perdure. Car, comme il est dit dans le film, Rose Red n’est pas une cellule morte, elle est juste endormie. Qui plus est, le Solarium est la preuve de la revigoration de Rose Red, par sa floraison de plus en plus luxuriante.
Ce livre est un réel plus au film, même s’il n’est pas nécessaire de l’avoir lu pour voir et comprendre ce dernier. Il n’est pas à l’origine d’une adaptation télévisuelle, il précède les événements du film. Cette histoire est comme un préquel. Ce n’est que du contenu bonus, et je pourrais même dire : QUEL BONUS !!!
Cependant, il m’a plus aisément aidé à relier les subtiles références éparpillées au cours du film, que le court résumé au début de celui-ci.
J’ai également souhaité consulter le site internet donné dans le livre. Malheureusement, à ce jour, celui-ci n’existe plus. J’ai malgré tout fait quelques recherches, et je suis tombée sur deux sites assez intéressants. Il est assez fou et incroyable de découvrir à quel point Rose Red a été un phénomène ! Comment le livre, un faux site internet et un film ont pu mystifier un si grand nombre de personnes. Déjà à l’époque, le film m’a marqué en positif comme en négatif. Si j’avais également lu ce livre, accompagné du site en question, j’aurais moi aussi plongé la tête la première dans la croyance de l’inspiration d’une histoire vraie. Il faut dire qu’une infime part de moi doute encore de cette possibilité, peu importe tous les démentis à ce sujet.
Voici les deux liens des sites que j’ai visités :
+ https://historylink.org/File/4001
+ https://www.revue-solaris.com/articles/solaris-148-stephen-king-a-t-il-ecrit-son-dernier-chapitre/
C’est un commentaire énormissime, je le reconnais aisément. Il n’y a pas de doute possible. Comme si le film, à lui seul, n’avait pas suffi, Rose Red m’a également envoûtée à travers les pages du Journal Intime d’Ellen Rimbauer.🌹<3
Afficher en entierJ’ai ADORÉ !!! Un vrai coup de cœur !!!
Alba <3 Hugo <3 Lénaïg <3 Lothar <3
Une inspiration clairement visible et reconnue de notre cultissime film français « Les Visiteurs », en beaucoup plus romanesque mais non moins hilarant.
Je précise “reconnue”, pour le clin d’œil de —> La boîte à troubadours <— ainsi que le —> Hoquet <—.
Je me demande aussi, si à la fin, un vague écho à « Mulan » n’a pas été fait avec cette réplique de la chèvre. Ce ne serait pas la première fois…
J’aime bien aussi comment l’Auteure inclut parfaitement des petits clins d’œil de ses autres romans.
Tous les personnages sont rapidement attachants. Même les antagonistes sont excellents !
Les dialogues entre les personnages sont du Roxane Dambre tout craché. On passe forcément un bon moment, et les fous rires sont une fois encore au rendez-vous.
L’intrigue s’installe plutôt tranquillement mais sûrement ; cependant entre l’humour qui par moment est complètement barje, les scènes d’actions qui maintiennent en haleine, et la romance inévitable, on ne peut pas s’ennuyer, on ne peut que savourer.
Il y a également beaucoup de questions qui nous viennent au cours de l’histoire, mais beaucoup de réponses à ces dernières aussi. Ce qui fait qu’on ne termine pas ce Tome empli d’interrogations. Juste ce qu’il faut d’état de choc pour rager un peu. Tout en se doutant néanmoins qu’il y aura certainement encore plus de trame dévoilée par la suite. Spoiler(cliquez pour révéler)Cela dit, j’aimerais bien qu’il y ait d’autres chevaliers qui soient réveillés, l’idée était vraiment cool ! Et pourquoi pas d’autres dragons alliés. Je sais, j’en demande beaucoup, mais quand on aime on ne compte pas.
En revanche, j’espère que ce que nous prépare l’Auteure pour la suite ne va pas trop nous torturer. Spoiler(cliquez pour révéler)Comment ça, notre cher de Vraines va repartir une fois les dragons éliminés !!! Je ne suis pas d’accord moi ! Bon sang, ce projet n’est pas viable ! J’ai une solution toute faite pour parer au problème. Dans l’éventualité où Mordred ne serait plus de ce monde, et de ce fait, ne pourrait pas annuler l’incommensurable fatalité du rendormissement d’Hugo. Lothar est réveillé, c’est un dragon et un allié qui plus est, évidemment qu’on ne va pas le tuer hein. Hein ! Bref, on ne va pas le tuer… ça non plus ce n’est pas discutable. Donc, même si Hugo tue les autres, eh bien il ne peut pas se rendormir si Lothar est toujours réveillé et en vie. Hé hé ! La voilà la porte de sortie du problème ! =D
Bon, il suffit de passer pour une folle…
L’univers et les personnages de « Scorpi » étaient jusqu’à présent inégalés ; et même s’ils restent gravés dans mon cœur et mon esprit, le Tome 1 d’Alba Sloane est un sérieux concurrent. Je n’ai pas encore lu la suite, mais il semblerait que cette nouvelle Trilogie puisse être du même niveau que « Scorpi ».
Maintenant, il ne me reste plus qu’à prendre mon mal en patience, à mettre ma folie en sourdine, et d’attendre sagement le Tome 2. 😈
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Dans l’ensemble, cette BD m’a laissé plus que dubitative.
Il faut prendre les choses pour ce qu’elles sont… C’est-à-dire ici, cette BD est catégorisée “Jeunesse”, je m’attends donc à ce qu’elle soit accessible très jeune. Il y a donc des histoires qui m’auraient vraiment posé problème si j’avais eu un enfant et que ce livre lui était destiné. En Spoiler, je vais dévoiler les Nouvelles qui, pour moi, n’ont clairement rien à faire dans une BD pour enfant.
« Le Meilleur Des Noëls »
Spoiler(cliquez pour révéler)Bon, rien ne va dans cette histoire, y compris le Titre.
Spoiler(cliquez pour révéler)Un lutin fugitif avec un reste de chaîne au pied, un Père Noël esclavagiste et kidnappeur d’enfant. Bravo le traumatisme des gosses ! Après tout, si des parents veulent échapper à Noël, c’est une bonne histoire à faire lire à leur enfant. Une fois qu’il aura peur du Père Noël, il n’écrira pas de lettre à ce dernier.
« Santa Claus Is Coming To Town »
Spoiler(cliquez pour révéler)Je n’ai pas accroché du tout, ni avec l’histoire ni avec les dessins. Pardon, mais j’ai trouvé ça nul. Je n’aime pas être aussi négative, mais c’est la stricte vérité. À la limite de la grossièreté, c’est une mauvaise image pour les enfants, et c’est nul.
« White Christmas »
Spoiler(cliquez pour révéler)Comment briser l’innocence des enfants ? Eh bien avec cette histoire des plus déprimante, ils ont une idée claire de l’avenir qui les attend dans notre société idéaliste.
Spoiler(cliquez pour révéler)Mais qu’est-ce que cette histoire fou là !? Qu’est-ce que ça raconte, finalement !? Je n’ai pas les mots tant je suis sidérée. Donc, en gros, quand on demande à cet Auteur une histoire sur le thème de Noël, ses premières impressions à partager sont la dépression, la pauvreté et la solitude. Eh ben ! C’est la fête ! Le pire, c’est que les éditeurs ont validé le projet et gardé la chose. Il n’y avait donc rien de mieux sur le marché ? Nan vraiment, je suis en total incompréhension.
Vraiment, c’est les pires de l’album. Je leur ai attribué un zéro pointé sans aucune hésitation. Je n’aime pas être aussi tranchante, mais parfois il faut savoir taper du poing sur la table. De nos jours, on est beaucoup trop tolérants et on voit déjà le résultat.
Il y a une autre Nouvelle qui n’a rien à faire dans une littérature pour les plus jeunes, mais pour un adulte, je l’ai cependant trouvé excellente. J’en parle à nouveau en Spoiler.
« Low Battery »
Spoiler(cliquez pour révéler)WOW ! Je ne sais pas par où commencer…
Spoiler(cliquez pour révéler)Au départ, je n’ai vraiment pas aimé les dessins. Mais ce fut de courte durée, car dès la fin de la première planche, je n’y faisais plus attention et, au contraire, j’y voyais tout le charme qu’ils contenaient. L’aspect des dessins reflète parfaitement le Noël d’antan, celui d’une enfance révolue, perdue dans un lointain passé. J’ai ressenti la même atmosphère chaleureuse et douce des anciennes périodes de Noël, le cocon que cela représentait. Mais la dernière planche est, à mon sens, la plus belle ! Bien loin des fêtes, elle est crue, elle démontre l’adversité que représente la vie. Cette histoire peut être prise telle qu’elle est, sans y chercher un quelconque sens. Il y a des enfants qui vivent des moments d’insouciance là où d’autres n’ont pas cette chance et ne les connaissent que par procuration ou imagination. En revanche, on peut aussi y voir un sens caché. La nostalgie de l’enfance disparue. Quand on grandit, notre insouciance s’effondre et laisse place à la réalité du monde et à la difficulté d’y appartenir, d’y vivre.
Spoiler(cliquez pour révéler)D’où cet enfant/adolescent, qui par le biais de la technologie vit le Noël d’une famille ; on peut se demander si cela ne reflèterait pas tout simplement nos propres souvenirs que l’on peut avoir de notre enfance par les photos et vidéos. L’aspect destructeur des dessins pourrait s’apparenter à l’insouciance qui s’est brisée. De ce fait, l’ambiance chaotique et terrifiante que dégage la planche serait tout simplement la vie d’un adulte, qui a perdu ses illusions et qui éprouve de la mélancolie.
Spoiler(cliquez pour révéler)Je ne sais pas si cette histoire a sa place dans un livre pour enfant, même si le thème de Noël est présent. Mais l’histoire démontre un vrai talent !
Pour ce qui est du reste, j’ai plus ou moins aimé, j’y ai plus ou moins trouvé de l’intérêt. Trois Nouvelles ont été des petits coups de cœur :
« Pommes De Verre »
« Magie Du Foyer »
« Low Battery »
Bien sûr, j’en ai aussi trouvé d’autres très bonnes.
Mais dans son intégralité, je suis mitigée.
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