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- Qu'est-ce qui vous fait sourire ? (...)

- Moi. C'est moi qui me fait sourire, admis-je.

- Êtes-vous si drôle ?

- Hilarante, même.

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— J’aimerais que tu fasses quelque chose pour moi.

Il gloussa.

— Tu veux dire en plus de déserter l’armée, d’escalader des montagnes et de me geler les fesses par terre toutes les nuits ?

— Oui.

— Mmh, d’accord, fit-il, évasif.

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— Hier, tu voulais aller à l’est.

— C’était hier. (Il mit son sac sur son épaule et s’éloigna dans l’herbe haute.) Dépêche-toi. Comme je n’ai pas envie d’avoir à te décapiter, il faut qu’on trouve ce cerf.

— Je n’ai jamais dit que tu devais me décapiter, grommelai-je en frottant mes yeux pleins de sommeil et en le suivant d’un pas incertain.

— Tu préfères que je te transperce avec une épée ? ou bien le peloton d’exécution ?

— Je pensais à une méthode moins violente. Peut-être un genre de poison.

— Tu m’as demandé de te tuer, tu n’as pas précisé comment.

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— Remontez votre manche.

— Je n’ai rien fait.

Alors que j’avais l’intention de l’affirmer bien fort, un filet de voix à peine audible sortit de ma bouche.

Le Darkling fixa son regard sur moi et attendit. Je remontai ma manche.

Soudain, il écarta les bras, et une vague de terreur déferla sur moi lorsque je vis ses paumes s’emplir de quelque chose de noir qui grossit et se répandit dans l’air comme de l’encre dans de l’eau.

— Maintenant, reprit-il de ce même ton léger, comme si nous étions tous les deux en train de prendre le thé, comme si je n’étais pas toute tremblante de peur devant lui. Maintenant, voyons de quoi vous êtes capable.

Il joignit les mains, et un coup de tonnerre retentit sous le pavillon. Je restai bouche bée tandis que des ténèbres ondulantes jaillissaient de ses mains jointes et formaient des vagues noires au-dessus de moi et de la foule.

J’étais aveugle. La salle avait disparu. Tout avait disparu. Je criai de terreur en sentant les doigts du Darkling se refermer sur mon poignet nu. Soudain, ma peur recula. Elle était toujours là, tapie en moi comme un animal, mais elle avait été mise de côté par quelque chose de calme, de sûr et de puissant ; une sensation vaguement familière.

’entendis un appel résonner en moi et, à ma grande surprise, je perçus quelque chose se lever pour y répondre. Toutefois, je l’en empêchai, je la forçai à s’aplatir. Instinctivement, je savais qu’elle risquait de me détruire si je la libérais.

— Il n’y a rien là-dedans ? murmura le Darkling.

Je me rendis compte à quel point il était proche de moi dans ces ténèbres. Mon esprit paniqué se raccrocha à ses mots. Il n’y a rien. Absolument rien. Rien du tout ! Laissez-moi tranquille !

À mon grand soulagement, cette chose, en moi, parut se résigner et ne répondit pas à l’appel du Darkling.

— Pas si vite, murmura celui-ci.

Un objet froid entra en contact avec l’intérieur de mon avant-bras. Au moment même où je comprenais que c’était un couteau, la lame pénétra dans ma chair.

La peur et la douleur m’envahirent. Je criai. Ce qui était tapi en moi remonta soudain à la surface pour répondre à l’appel du Darkling. Je ne pus m’en empêcher. Je répondis. Et le monde explosa dans un éclair de lumière.

Autour de nous, les ténèbres éclatèrent comme du verre. Pendant une fraction de seconde, je vis les visages et les bouches ouvertes de la foule stupéfaite, tandis qu’un rayonnement aussi puissant que celui du soleil et une chaleur intense emplissaient le pavillon. Le Darkling me lâcha et, avec son contact, disparut le sentiment de certitude qui m’habitait jusque-là. La lumière céda la place à l’éclat faible des bougies, mais je sentais toujours sa chaleur inexplicable sur ma peau.

Mes jambes cédèrent sous mon poids, mais le Darkling me rattrapa d’un bras étonnamment fort, m’attirant contre lui.

— Vous ressemblez à une petite souris, me chuchota-t-il dans l’oreille avant de faire signe à un de ses gardes personnels. Emmenez-la, dit-il à l’oprichnik, qui tendit la main pour me soutenir.

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— Votre Altesse, j’ai été élevée dans la demeure du duc Keramsov.

Les dames exprimèrent leur étonnement, et même Genya me regarda avec curiosité.

— Une orpheline ! s’exclama la Reine, ravie. Mais c’est merveilleux !

Je n’étais pas certaine de trouver « merveilleux » le fait que mes parents soient morts mais, comme je ne savais pas comment réagir, je me contentais de dire :

— Merci, moya tsaritsa.

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Comme nous quittions la vallée, la réalité de ce qui venait de m’arriver me frappa.

— Vous tremblez, me dit-il.

— Je ne suis pas habituée à voir des gens essayer de me tuer.

— Vraiment ? Moi, je n’y fais même plus attention.

Je regardai par-dessus mon épaule. Il arborait toujours un demi-sourire, mais plaisantait-il réellement ?

— Sans compter que je viens de voir un homme se faire couper en deux, ajoutai-je.

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-Comment vous êtes-vous débrouillée avec la Reine ? demanda-t-il.

-Je n'en ai pas la moindre idée, répondis-je honnêtement. Elle n'a dit que des choses gentilles, mais en me regardant comme si son chien venait de me régurgiter.

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<< Je regrette d'avoir mis si longtemps à te voir, Alina, mais, désormais, je te vois. >>

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— Je suis la prisonnière du Darkling ?

— Vous êtes sous sa protection.

— Il y a une différence entre les deux ?

— Oui, et j’espère pour vous que vous ne la découvrirez jamais, dit Ivan, la mine indéchiffrable.

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"Le problème avec le désir, c'est qu'ils nous rend faible."

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