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Les extraits appréciés par Ashlon

-J’observe mon existence sous un angle différent

- Et que constatez vous?

- Qu’à l’endroit où à l’envers, elle est absolument vide de sens… et que cette position fait monter le sang à la tête.

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Rhys had asked him to deliver his latest letter to the human queens, since Az was otherwise occupied trying to infltrate whatever nasty defenses they held around their palace, and Mor didn’t want to set foot in the mortal realm unless necessary. Amren, naturally, was out of the question—simply because she was Amren and it’d be like sending a plains- cat into a pen of lambs. So that left him.

Well, Feyre, too, but she and Rhys were . . . busy.

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— Je ne suis plus le Ben con que t’as connu au lycée, me rassura-t-il. En plus, regarde… j’ai des muscles, maintenant.

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Elle se mordit la langue quand Thorn pressa sa bouche contre la sienne. Sur le moment, elle ne comprit plus rien. Elle sentit sa barbe lui piquer le menton, son odeur de désinfectant lui monter à la tête, mais la seule pensée qui la traversa, stupide et évidente, fut qu'elle avait une botte plantée dans son tibia. Elle voulut se reculer; Thorn l'en empêcha. Il referma ses mains de part et d'autre de son visage, les doigts dans ses cheveux, prenant appui sur sa nuque avec une urgence qui les déséquilibra tous les deux. Quand Thorn s'écarta finalement, le souffle court, ce fut pour clouer un regard de fer dans ses lunettes.

- Je vous préviens. Les mots que vous m'avez dits, je ne vous laisserai pas revenir dessus.

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— Heaven ? Qu’est-ce que tu fais là ?

La boule qui m’entrave la gorge n’a pas cessé de grossir depuis ma rupture avec Royce, si bien que le son qui sort de ma bouche se rapproche davantage du cri du vélociraptor que du sanglot quand je réponds :

— Royce et moi avons rompu…

— J’ai bien fait de mettre cette bouteille de champagne au frais, hier soir.

— Randall, renâclé-je, les larmes aux yeux.

— Oh ma puce, je plaisantais… ne reste pas là, entre.

Ses bras m’entourent et m’invitent à l’intérieur. Là, contre ma meilleure amie, je m’autorise à déverser tout le chagrin et toute l’humiliation ressentis plus tôt.

Elle me conduit jusqu’à son canapé, puis revient avec une bouteille et deux flûtes de champagne.

— Bordel, t’étais sérieuse ? fais-je en essuyant mon nez dans ma manche.

— Absolument. On va picoler et ensuite, on ira crever les pneus de ce sac à merde ! Ça te fera un bien fou, tu verras.

Je lève sur elle des yeux de panda.

— Tu crois ?

— J’en suis sûre ! Et puis, si ça ne suffit pas à te soulager, je peux toujours lui coller une merde de chien dans son réservoir. Il pourra dire adieu à sa belle voiture…

Randall est démoniaque, complètement atteinte et un poil sociopathe sur les bords, mais c’est aussi la seule qui soit capable de me faire éclater de rire dans un moment pareil.

[...]

— Tu peux me dire pourquoi j’ai l’impression d’être passée sous un rouleau compresseur ?

Pour ce que j’en sais, hier matin j’ai rompu avec Royce et je suis venue me morfondre dans les bras de ma meilleure amie. Le reste est flou. Et par flou, j’entends black-out total.

— Tu veux la version longue ou la courte ?

S’il y a deux versions, c’est mauvais signe.

— La courte.

— D’accord… Alors, par où commencer…

Elle énumère en comptant sur ses doigts une série de mots qui n’ont aucun sens pour mon cerveau ramolli, dont licorne et grenouille.

— Randall, je ne comprends foutrement rien à ce que tu racontes.

— OK, donc va pour la version longue. Tu te rappelles avoir rompu avec face de gland… Royce ?

J’opine.

— Jusque-là, je me souviens. C’est ensuite que tout est nébuleux.

— Après avoir bu toute la bouteille de champagne, on a décidé que ton crétin d’ex méritait une bonne leçon pour t’avoir parlé comme il l’a fait.

Je redoute ce qui va suivre.

— Donc, on a pris le bus pour se rendre jusqu’à son bureau, plus précisément sur le parking où il gare sa voiture.

— Oh, non… ne me dis pas qu’on a vandalisé son Audi ?

Randall secoue la tête.

— J’étais sur le point de planter ses pneus avec mon pic à glace, mais tu as subitement changé d’avis.

Je soupire, soulagée.

— Donc, on n’a rien fait ?

Randall mordille le coin inférieur de sa lèvre.

— Ses pneus n’ont rien si c’est ce que tu veux savoir.

— Mais ?

— Mais il est possible que le dessin d’une bite géante orne dorénavant son capot.

Je plaque mes mains sur mon visage.

— Tu n’as pas fait ça ?

— Et comment ! Tu connais mon talent pour dessiner des phallus. Bon, je t’avoue qu’avec mes clés, le résultat est moins soigné qu’avec un tournevis, mais putain ce connard ne l’a pas volé !

Je l’observe à travers l’interstice entre mes doigts.

— Tu l’as pris en photo, au moins ?

Elle éclate de rire.

— Bien évidemment.

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- Un problème ?

- Pas du tout, répliqué-je

- Vraiment, Heaven ?

Il prononce mon prénom avec un je-ne-sais-quoi d'insolence.

Je tente d'ignorer les picotements de ma peau et secoue la tête.

- Alors pourquoi lisez-vous par-dessus mon épaule ?

- En fait, je sentais votre parfum: c'est Essence d'enfoiré, non ?

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Tu n'es pas une mauvaise personne, Rose, dis-je alors tout bas. Tu fais semblant d'en être une pour ne pas avoir à te sentir coupable des mauvaises choses que tu fais.

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Quand j'avais cinq ans, mon père et ma mère m'ont organisé un anniversaire surprise à McDonalds. Mon père s'est déguisé en Mickey. Je n'étais pas censé le reconnaître, mais au moment où il m'a tenu dans ses bras pour me demander ce que je voulais comme cadeau, j'ai reconnu son odeur. Bizarre, non ?

C'est l'une des meilleures journées que j'ai passées avec lui.

Quelle cruauté. Je préfère presque les cauchemars.

Ça... ça... je ne peux pas le supporter. Ça me rappelle quel être abject je suis. J'ai tué quelqu'un. J'ai tué mon père, l'homme qui m'a élevé, l'homme qui a contribué à me donner la vie. Ce n'était pas une bonne personne, mais il ne méritait pas de mourir. Il m'aimait. Et je l'aimais.

Et après ce geste terrible, ma mère a dû m'abandonner à mon triste sort. J'ai dû endurer ça seul, tellement bouffé par la culpabilité que j'ai souhaité mourir à de nombreuses reprises. Ce n'est jamais arrivé.

Je ne peux empêcher les larmes de couler misérable ment. Je pleure comme un idiot dans l'obscurité de ma chambre, le cœur douloureux. J'ai envie de disparaître. Je me déteste.

Soudain, je sens une main brûlante sur mon omoplate.

- Levi ?

J'essaie de m'arrêter, honteux d'être pris en flagrant délit de faiblesse, mais son ton inquiet indique qu'elle m'a déjà entendu.

- Je suis là, chuchote-t-elle en passant ses bras autour de ma taille nue.

C'est simple je lâche tout. Je cache mon visage, les coudes sur mes genoux, et pleure sans discontinuer.

- Je suis désolé…... je suis tellement désolé...

Elle sait que mes excuses ne lui sont pas destinées. Elle se tait donc, la joue plaquée contre mon dos, et cares se mon torse d'un geste maternel.

- Je ne voulais pas...

- Je sais. Je sais, répète-t-elle.

Rose me tire vers elle en chuchotant des choses en italien. Je ne comprends pas, mais sa voix a le don de m'apaiser sur-le-champ. Je me rallonge avec elle sous les draps, ma tête nichée contre sa poitrine. Elle caresse mes cheveux en continuant à me parler sans que j'en comprenne un mot.

Je m'endors avant que mes larmes aient séché.

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« — Moi je t’aurais permis de rester sur cette porte, Li Mei, intervient Lucky, les yeux fixés sur la télévision, comme s’il n’avait pas déjà vu ce film une bonne centaine de fois.

Li Mei fronce le nez de dégoût.

— Non merci. Toi, te connaissant, tu serais monté dans l’un des premiers bateaux avec les femmes et les enfants. »

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Tu ne connais la valeur de quelqu’un qu’à la façon dont il traite les gens autour de lui.

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