Les extraits appréciés par Fitzyfool
Ni Émilie ni moi n’avions envie d’un petit déjeuner, et mon amie est repartie chez elle. Au moment des adieux, en nous voyant ainsi toutes les deux si calmes, si douces, tellement bienveillantes l’une envers l’autre, il était impossible de nous trouver le moindre point commun avec les deux cinglées – surtout une ! – qui avaient sévi la veille au soir. C’est le syndrome de Jekyll et Hyde. Ou celui de la Princesse au petit pois et Force Jaune.
Afficher en entier- Les garçons, trois bières, ce n'est vraiment pas assez pour ce que vous m'avez donné. Vous vous faites avoir. Laissez-moi quelques jours pour me remettre et je vous invite à dîner.
Alexandre lâche avec un petit sourire :
- Vu le poids que pesait votre canapé, il va aussi falloir que vous dansiez sur la table...
Afficher en entierNous éclatons de rire ensemble, et elle ajoute :
- Tu sais Marie, la vie est loin d'être parfaite avec lui, mais je suis certaine qu'elle serait vraiment moins bien s'il n'était pas là.
Afficher en entier"Le genre masculin est quand même sacrément compliqué....
je suis d'accord, on ne fonctionne pas du tout de la même façon. Je ne comprends pas pourquoi Olivier n'arrive toujours pas à vider ses poches avant de mettre son linge au sale alors que je le lui demandé des centaines de fois. je ne sais pas à quoi il pense lorsqu'il pose les chemises de cérémonies des gamins qui sortent du pressing sur le sac de charbon de bois. je n'arrive pas à saisir pourquoi il a les yeux qui brillent devant un assortiment de vis en promotion plus que devant un parterre de fleurs. Moi j'aime les canards parce quils sont fidèles à leur conjoint toute leur vie, et lui les aime pour leur magrets. On est différents, c'est sûr. Et je ne te dis même pas ce que je me pose comme questions depuis que j'ai découvert, voilà quinze ans, qu'il parlait à son zizi...
Tu sais Marie, la vie est loin d'être parfaite avec lui, mais je suis certaine qu'elle serait vraiment moins bien s'il n'était pas là."
Afficher en entier« - Oh mais vous êtes blessée à la main, vous saignez !
- Ce n'est rien, on vient de m'offrir un rosier carnivore pour ma fête et j'ai du mal à le nourrir ...
- Mais votre fête ne tombe pas en février ...
C'est étrange, moi j'aurais tiqué sur le rosier carnivore avant l'histoire de la date de la fête, mais bon. Chacun ses références.
Afficher en entierEn voyant Notelho rejoindre le bureau de Deblais, Valérie a bondi de son poste et a improvisé :
- Monsieur Notelho, monsieur Notelho ! s'il vous plaît, je dois vous parler !
- Je suis occupé.
Valérie ne lâche pas :
-Pour une fois que nous sommes seuls, je saute sur l'occasion. Je dois vous avouer quelque chose que je cache depuis longtemps.
Elle a réussi à piquer sa curiosité. Elle se lance :
- Je vous aime en secret. Je suis folle de vous.
- Pardon ?
- Oui, depuis le premier jour, c'est un amour pur et sincère que j'éprouve pour vous. Vos beaux yeux de biche avec vos grands cils de vache, votre petit accent mignon. Je voudrais tout savoir de vous. J'aime aussi vos chaussettes.
Notelho la dévisage, incrédule. Il parvient malgré tout à se souvenir de la raison qui l'a poussé à sortir, et le voilà qui se consacre à nouveau à la porte de son chef dans laquelle il introduit la clef. Du coin de l'oeil, Valérie aperçoit le dossier étalé par terre. Elle repère aussi la dalle du plafond que Kevin est en train de remettre en place. Elle doit tenter le tout pour le tout pour distraire Notelho.
- Je souhaitais aussi savoir si vous aimiez mon nouveau soutien-gorge.
Elle relève son petit pull fin. Notelho se fige.
- Je l'ai acheté en pensant à vous. Vous trouvez que ça me fait de jolis nénés ?
(....)
Valérie s'est avancée vers Nothelo, pull relevé. Pépito s'est plaqué à la paroi vitrée sans savoir comment sortir de ce traquenard. Il osait à peine regarder son employée ou ce qu'elle lui exhibait. Quand Valérie a vu que la plaque était remise en place, elle a rabaissé son pull et lui a déclaré :
-Puisque vous n'avez pas l'air d'apprécier, je remballe la marchandise.
- Mais si, mais si ! ils sont magnifiques ! c'est seulement que là, tout de suite....
C'est en entendant cela que Florence, terrée sous son bureau, sa seule main valide plaquée contre sa bouche pour étouffer ses rires et ses sanglots, a failli se faire pipi dessus.
Afficher en entier- [...] Au contraire, je trouve ces mots très réconfortants. Comme ils ont eu de la chance, les hommes qui ont sincèrement cru à ça. Tu nais, tu vis, tu te bas, tu meurs et la Terre continue de tourner, éternellement. Les vents soufflent, les rivières coulent et, quoi que fassent les hommes, cela ne change pas d'un iota. Et si à un seul instant, tu t'imagines pouvoir laisser une trace éternelle ou changer le monde, tu t'égares et te perds dans la vanité la plus coupable de toutes.
Afficher en entierSoudain, ils furent au pied du lit. La tête du roi était nue, auréolée de l'abondante chevelure argentée. Les flocons de neige qui voletaient tout autour donnaient un peu le vertige et faisaient croire à un rêve, et pourtant c'était vrai : le roi était mort, et son corps reposait là, dans le froid, au milieu de la Grand-Place.
Le visage barbu était paisible, comme si le roi faisait la sieste. On aurait dit que les vieilles mains croisées sur la poitrine allaient se soulever, poussées par la respiration, mais elles ne bougeaient pas, elles étaient figées comme les mains d'une statue. on aurait dit que les paupières allaient s'entrouvrir et que les yeux bleus allaient regarder le ciel, mais elles ne s'entrouvraient pas. Elles étaient fermées pour toujours. Le Roi Holund ne dormait pas, il était mort.
Afficher en entierIl est difficile de donner un exemple de la différence entre la langue-lui et la langue-elle, puisque les deux termes équivalents peuvent être traduits par le même mot. L'homme dirait : "qu'il faudra sans épines", la femme dirait : "pétales du soleil couchant", et l'un et l'autre comprendrait qu'il s'agit de la rose. C'est un exemple approximatif : au temps d'Elea les hommes n'avaient pas encore inventé la rose.
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