Les extraits appréciés par Flownia
Elle se contenta donc de hisser sur la pointe des pieds et de s'approcher de lui, son regard planté dans le sien , en prenant soin de laisser entre eux un intervalle infime . Spoiler(cliquez pour révéler) Keefe pouvait encore changer d'avis , mais il choisit de franchir la distance qui les séparait .
Et là... de nouvelles sensations assaillirent Sophie . La douce pression des lèvres du garçon sur les siennes . Leurs souffles qui se mêlaient parfaitement l'un à l'autre , tandis que le coeur et le cerveau de la jeune fille s'écriaient : ENFIN !
Afficher en entier— T'es en train de me dire que je risque la prison à vie? J'ai cent deux ans, Columbo. T'en déduis quoi?
Afficher en entierAu milieu de la nuit, un bruit m’interpelle, celui de la porte de la chambre qui s’ouvre. Depuis l’épisode du réveil horrifique qu’ils m’ont fait subir, aucun d’eux n’a remis les pieds dans cette pièce. Condor excepté, mais invité. La situation n’est pas normale. Le muscle sous ma joue qui devient instantanément dur comme pierre confirme que Condor le pense aussi.
Je n’ai pas le temps de me poser la moindre question, je suis projetée sur le côté d’une telle force que j’atterris sur le bord du lit pour aussitôt tomber en vrac sur le sol, empêtrée dans la couette qui amortit un peu le choc. S’ensuit le bruit d’une arme dont on enlève la sécurité, puis le même son venant de la porte. Ils vont s’entretuer ces énervés !
– Ne tirez pas ! je hurle. Tout va bien, ne tirez pas !
À tâtons, je me redresse avec une main en l’air, l’autre maintenant la couette fermée contre moi. La lumière du couloir forme un rayon qui s’étale sur le sol, diffusant une faible lueur dans la pièce. Sur le pas de la porte, une ombre est en position de tir, avec Condor en ligne de mire qui lui rend la politesse.
– Sabine, tu vas bien ? questionne Cobra d’une voix anxieuse.
– Bien sûr qu’elle va bien, Ducon ! Elle est dans son lit ! aboie Condor.
– À côté de mon lit plus précisément. Un ouragan m’en a éjectée, je ricane pour dédramatiser.
Cobra rengaine son arme, Condor repose la sienne sur la table de chevet. J’en profite pour me lever vivement avec la couette afin de récupérer mon peignoir. Les connaître permet d’anticiper certaines de leurs réactions. Là, je suis nue. Or, il semble inévitable que le prochain geste de Cobra sera d’allumer la lum… Voilà. La chambre s’illumine comme en plein jour juste au moment où je noue rapidement la ceinture. Ouf.
– Qu’est-ce que tu fous dans son lit ? s’étonne Cobra.
– Je n’ai pas de comptes à te rendre. Toi, tu n’as rien à faire ici non plus, s’énerve Condor en se levant.
– J’ai vu ton sac opérationnel dans le bureau alors que tu n’étais pas dans la partie sécurisée. Tu ne le laisses jamais. Ce qui n’est pas normal dénote qu’il y a un problème. Donc, je suis venu vérifier que tout allait bien pour Sabine. Comme tu te trouves dans sa chambre, c’est qu’il y a un souci et je veux savoir lequel.
Cobra est réellement inquiet, alors je m’approche pour qu’il constate de visu que tout se passe bien.
– Il n’y en a pas, Cobra. Tout va très bien.
– Alors, pourquoi est-il dans ton lit ? Tu as eu peur de quoi ? insiste-t-il.
Il est confus, ne comprend pas la situation, c’est tout à fait logique. À ses yeux, que sa tenue de combat soit rose n’est pas plus envisageable qu’un Condor qui couche avec moi. Ni avec personne, d’ailleurs. Il faut lui expliquer avec précaution. Pour y mettre les formes, je tourne une phrase correcte dans la tête avant d’ouvrir la bouche, mais mon énervé de mari me coupe l’herbe sous le pied.
– C’est ma chambre ! Mon lit ! Ma femme ! Alors, dégage !
S’il a le mérite d’être clair, il a oublié son tact dans le sac resté au fond du couloir, comme toujours. Cobra sursaute, puis me fixe avec un regard interrogateur.
– Oui, nous sommes ensemble, je confirme d’une voix douce. Et je vais très bien, c’est gentil de t’inquiéter pour moi. J’imagine que tu rentres juste de mission, alors je vais nous préparer un café et t’expliquer, mais laisse-moi une minute pour enfiler un survêtement.
– Mais non ! Tu reviens te coucher. Il va se faire son café tout seul. Je me lève tôt demain, ou tout à l’heure pour être plus précis. J’ai besoin de dormir, proteste Condor.
Mais celui-là ! Il ne s’encombre pas de sentiments si ça ne le concerne pas directement. Ce n’est pas mon cas, donc voir Cobra décontenancé mérite que j’aille discuter un peu avec lui.
– Alors, rendors-toi en t’enfermant dans la pièce du fond. Moi, je ne pars pas en mission, j’ai envie de passer quelques minutes avec Cobra, dis-je avec fermeté pour lui rappeler que j’ai le droit de décider.
– Vraiment parfait ! Je me fais virer de ma chambre ! fulmine-t-il en attrapant ses affaires avant de sortir d’un pas rageur.
– L’amour lui va bien. Ça le rend plus… rien du tout, en fait, commente Cobra avant d’éclater de rire.
– Il y a une réunion et personne ne m’a prévenu ? intervient Lynx qui passe la tête par la porte.
La Dream Team est au complet, c’est merveilleux.
– Te voilà, toi. Tu as loupé la fête, l’accueille Cobra.
– Vos gueules ! Je dors ! hurle Condor du bout du couloir.
Ensuite, nous entendons le mur coulisser pour se fermer derrière lui.
– Je confirme ! Être marié ne nous l’a pas adouci, s’esclaffe Lynx.
– Ils sont mariés en plus ?! Tu le savais et tu ne m’as rien dit ?
– Tu m’as pris pour la concierge de service ? Depuis quand parlons-nous de la vie sexuelle des autres ? le toise Lynx.
– Peut-être parce que nous n’en avions pas, donc rien à raconter. Là, c’est exceptionnel quand même. Condor et Sabine ! grogne Cobra. Je comprends mieux pourquoi il effectuait autant de passages ici. Je pensais qu’il préférait l’équipement de ce sas, mais non. C’est le lit de Sabine qu’il visait.
– Ouais. Et note bien qu’il était convenu de ne pas trop l’envahir, hein, ajoute Lynx en riant.
Afficher en entier(Allie & Carter).
- Salut ! lança-t-elle en remontant le sentier.
- Salut. Pile à l'heure. Ecoute, avant qu'on entre, je voudrais régler une question tout de suite.
Il lui prit la main et l'attira contre lui. Dans l'ombre de la porte, il tendit ses lèvres vers les siennes. Elle sourit pendant qu'il l'embrassait et se blottit dans ses bras pour sentir sa chaleur. Encouragé par sa réaction, il l'embrassa plus passionnément, et l'enlaça si fort qu'il faillit l'étouffer. Quand il desserra son étreinte, elle était rouge et essoufflée.
- Voilà, ça c'est fait.
- Exactement. (Il lui tint la porte ouverte.) Maintenant, avec un peu de chance, on va pouvoir se concentrer sur des problèmes bien pourris et flippants sans être dérangés par des trucs romantiques et sympas.
Afficher en entierSpoiler(cliquez pour révéler)« – Je te veux, j’avoue d’une voix tremblante. Je te veux tellement que ça me terrifie.
Je vois sa pomme d’Adam qui tressaille, les efforts qu’il déploie pour garder son calme. Ses yeux sont épouvantés.
– Je t’ai menti… je continue ; les mots se bousculent et dégringolent de moi. Cette nuit-là. Quand j’ai dit que je ne voulais pas être avec toi. J’ai menti. Parce que tu avais raison. J’étais lâche. Je ne voulais pas admettre la vérité et je me sentais coupable de te préférer, de passer tout mon temps avec toi, même quand tout s’écroulait. Je ne savais plus où j’en étais avec Adam, avec celle que j’étais censée être. Et je ne savais pas ce que je faisais, et j’étais idiote. J’ai été stupide et irréfléchie et j’ai tenté de te rendre responsable et je t’ai blessé, je t’ai fait tellement mal… Et j’en suis tellement, tellement désolée.
– Quoi… dit Warner dans un battement de paupières affolé, d’une voix fragile, heurtée. Qu’est-ce que tu dis ?
– Je t’aime… je lui murmure. Je t’aime exactement comme tu es.
Il me regarde comme s’il risquait de devenir à la fois sourd et aveugle.
– Non… lâche-t-il dans un souffle.
Un mot étouffé, un son à peine audible. Il secoue la tête, puis se détourne de moi et sa main fourrage dans ses cheveux, son corps fait face à la table, tandis qu’il répète :
– Non. Non, non…
– Aaron…
– Non, répète-t-il en reculant. Non, tu ne sais pas ce que tu dis…
– Je t’aime. Je t’aime et je te désire, et je te désirais avant. J’avais tellement envie de toi, et c’est toujours le cas, je te veux là, maintenant…
Stop.
Le temps s’arrête.
Le monde s’arrête.
Tout s’arrête pour l’instant, il traverse la pièce et me prend dans ses bras et me plaque contre le mur et je tourbillonne et je ne bouge plus et je ne respire même plus, mais je suis vivante, tellement vivante, je déborde de vie, et il m’embrasse. »
Afficher en entier
