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Les extraits appréciés par Pandoria

"Boss, j'suis fatigué à cause de toute la souffrance que j'entends et que j'sens. J'suis fatigué d'courir les routes et d'être seul comme un merle sous la pluie. De pas avoir un camarade avec qui marcher ou pour me dire où on va et pourquoi. J'suis fatigué de voir les gens se battre entre eux. C'est comme si j'avais des bouts de verre dans la tête. J'suis fatigué de toutes les fois où j'ai voulu aider et que j'ai pas pu. J'suis fatigué d'être dans le noir. Dans la douleur. Y a trop de mal partout. Si j'pouvais, y en aurait plus. Mais j'peux pas."

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« - Je ne sais pas quand ni même pourquoi j'ai commencé à craquer pour toi , Alex. Mais c'est arrivé. Depuis que j'ai failli renverser ta moto, le jour de la rentrée, je n'ai jamais arreté d'imaginer une vie ensemble, toi et moi. Et ce baiser... Mon Dieu ! Je te jure que je n'ai jamais rien ressenti d'aussi fort dans ma vie. Oui, il signifiait bien quelque chose. Je sais que c'est fou ; nous sommes si différents. Et puis si il se passe quelque chose entre nous , je n'ai pas envie que tout le lycée soit au courant. Tu n'accepteras probablement pas une relation secrète entre nous mais je dois au moins prendre le risque de savoir si c'est possible. J'ai rompu avec Colin, avec qui j'ai vécu une histoire particulièrement publique. Désormais, je suis prête pour une vie moins exposée. Privée et vrai. Je me rends bien compte que je bafouille comme une idiote mais si tu ne dis rien rapidement, je vais...

- Répète.

- Tout ?

[...]

- Non, la partie où tu craques pour moi.»

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« Tu crois qu'elle parviendra à le rejoindre avant qu'il arrive là-bas ?

- Ma mère a passé sa vie à me courir après, ironisa Clary. C'est une bonne sprinteuse. »

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Il lui prit le menton pour relever son visage vers lui. Le reste du monde disparu, et une seconde de silence parfait s'écoula. Claire eut l'impression que son coeur s'arrêtait de battre. Les lèvres de Shane, tièdes et douces, se posèrent sur les siennes, déchaînant une vague de sensations étranges en elle. Elle était comme aveuglée. <<Je n'ai jamais... personne n'a jamais... je fais tout de travers...>> Elle se detestait de ne pas savoir s'y prendre, redoutant qu'il la compare à toutes les autres filles, forcément plus douées, qu'il avait embrassées.

Il s'écarta. Le coeur de Claire tambourinait si vite qu'elle avait l'impression qu'un oiseau se débattait dans sa poitrine. Elle était rouge, elle avait chaud, si chaud... Shane pressa son front contre le sien en soupirant. Son souffle lui caressa le visage, et, cette fois, elle l'embrassa la première, suivant son instinct. Lorsque Shane l'attira vers lui, elle se laissa faire. Elle était debout, maintenant, tout contre lui, leurs doigts étaient entrelacés, et le moindre parcelle de son corps en éveil.

Cette fois, lorsqu'il se recula pour reprendre son souffle, elle vit qu'il avait, lui aussi, les joues rouges et le regard brillant. Claire gardait sur ses lèvres, tièdes et humides, la douceur de ce baiser. <<Oh, j'aurais dû mettre la langue>>, songea-t-elle soudain. Pas facile de passer de la théorie à la pratique, surtout quand son cerveau ne semblait plus lui répondre.

-OK, dit Shane, ça... ça n'aurait pas dû arriver.

-Sans doute, reconnut-elle. Mais je m'en vais dans deux jours. Je l'aurais regretté, si ce n'était pas arrivé.

Elle aurait été incapable de dire lequel des deux embrassa l'autre cette fois. C'était peut-être le fait de la gravité, tout simplement. Elle eut en effet l'impression d'être attirée vers lui par une force invincible. Il lui lâcha les mains pour lui caresser le visage, les cheveux, le cou, les épaules... Elle entrouvrit les lèvres et il poussa un gémissement. Elle n'aurait jamais cru qu'une sensation pareille était possible, c'était comme si un éclair la traversait, comme si une décharge électrique courait sur sa peau, de la tête aux pieds.

Shane posa les mains sur sa taille. Lorsque leurs langues s'effleurèrent, ses genoux menacèrent de se dérober sous elle, sa colonne vertébrale de se liquéfier. Il l'enlaça de son bras droit, la serrant contre lui, et plaça sa main gauche à l'arrière de sa tête.

Ça, c'était un vrai baiser. Un baiser passionné, pas un petit bisou d'adieu. Non ce baiser-là était une invitation, une promesse d'émotions nouvelles dont Claire n'avait jamais soupçonné l'existence.

Lorsque Shane défit son étreinte, Claire s'écroula sur son lit, comme vidée de toutes ses forces, et songea que, s'il la rejoignait, elle s'allongerait et...

Shane recula vers la porte. Il atteignit le couloir en deux enjambées et pivota sur ses talons avant de s'immobiliser. Les muscles puissants de son dos saillaient sous son tee-shirt, il tentait de contrôler sa respiration.

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-Je... t'interdis... de... me... quitter. (Ses yeux étincelaient. Jamais je n'avais vu le bleu de ses iris aussi intense.)

-Ian..., ai-je soufflé. Il faut que tu comprennes... Je ne peux pas rester. Tu le sais bien.

-NON!

Je me suis recroquevillée et, brusquement, Ian est tombé à genoux, a plaqué son visage sur mon ventre en m'enserrant la taille. Il tremblait et des sanglots soulevaient sa poitrine.

-Non, Ian, non, l'ai-je supplié. (Son chagrin était pire encore que sa colère.) Je t'en prie, non...

-Gaby..., gémissait-il

-Ian, non... Ne le prend pas comme ça. Je suis tellement triste. Je t'en prie.

Je pleurais aussi, je tremblais comme lui, mais c'était peut-être ses spasmes qui se propageaient à moi.

-Tu ne peux pas partir.

-Il le faut.

Et puis nous avons pleuré sans rien dire, enlacés.

Ses larmes se sont taries avant les miennes. Il s'est relevé et m'a serrée dans ses bras. Il a attendu que je puisse de nouveau parler.

-Pardon, a-t-il murmuré. C'est cruel de ma part.

-Non, non, c'est ma faute. J'aurais dû te le dire dès le début. Mais je... je n'ai pas trouvé la force. Je ne voulais pas te faire du mal, nous faire du mal. J'ai été égoïste.

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« Tout le monde regardait la confrontation. Un grand silence est tombé dans la salle ; toute la joie de la partie envolée.

-Non, je n'ai pas fini, a repris Kyle en levant les mains dans un geste d'apaisement. Je ne crois pas que j'avais tort, mais une chose est sûre: tu m'as sauvé la vie. Je ne sais pas pourquoi, mais tu l'as fais. Alors, je te dois une vie. Je ne te tuerai donc pas et nous serons quittes.

-Pauvre crétin! a lâché Ian.

-Qui a le béguin pour le mille-pattes, frérot? Qui est le crétin ici ? »

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Chapitre 34:

– Je suis une « femme », ai-je poursuivi d’une voix lasse. J’en ai ma claque que vous m’appeliez le mille-pattes !

Jared a battu des paupières, interdit. Puis son visage s’est durci aussitôt.

– Parce que tu occupes un corps de femme ?

Wes s’est tourné vers Jared.

– Parce que j’en suis une ! ai-je rétorqué.

– Selon quels critères ?

– Les mêmes que les tiens ! Dans mon espèce, je suis celle qui porte les enfants. Ça te suffit comme critère ?

Ça l’a fait taire. Une soudaine satisfaction m’a envahie.

Bien joué ! a approuvé Mélanie. Il s’est comporté comme un goujat.

Merci.

Entre fille, il faut se serrer les coudes.

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- Je... je t'aime aussi. Moi, le petit ver argent lové à l'arrière de son crâne. Mais mon corps, lui, ne t'aime pas. Il ne peut t'aimer. Je ne pourrai jamais t'aimer dans ce corps [...]. Je suis déchirée. C'est insupportable.

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« Ses lèvres étaient douces et chaudes. Il les pressait légèrement sur les miennes, me butinait avec délicatesse.

-Agréable ou pas? a-t-il murmuré sur mes lèvres.

Dégueu! Dégueu!

-Je...je ne peux pas réfléchir.

Les lèvres de Ian ne me quittaient pas.

-Agréable je dirais... »

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P.450:

"- Malgré sa beauté, elle reste une étrangère pour moi. Elle n'est pas celle à qui je tiens.

Ses paroles m'ont fais du bien, ce qui était plus troublant encore.

- Ian, tu ne peux pas continuer dans cette voie. Personne ici ne peut me dissocier de Melanie. Ni toi, ni Jamie, ni Jeb. (La vérité est sortie d'un coup, plus brutale que je ne l'aurais voulu.) Tu ne peux pas avoir des sentiments pour moi. Si tu me tenais dans ta main, tu serai dégoûté. Tu me jetterai par terre et tu m'écraserai sous ton pied.

Son front pâle s'est creusé, ses sourcils, se sont rejoints au dessus de son nez.

- Non, pas si je savais que c'est toi.

J'ai eu un rire amer.

"- Comment pourrai tu nous reconnaître? Tu ne sais pas nous différencier.

Il fit la moue.

- C'est juste un corps..., ai-je répété.

- Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas le visage, mais les expressions que tu y mets; ce n'est pas la voix, c'est ce que tu dis. Ce n'est pas la plastique de ce corps, c'est ce que tu fais avec. C'est toi qui es belle. »

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