Les commentaires de PlaidEtChapitres
J’ai vraiment beaucoup aimé la plume de l’autrice que j’ai découvert avec ce roman. Sa plume est très fluide, agréable, boulversante, sombre et onirique.
Le livre démarre sur les descriptions du royaume mais aussi de la cathédrale où vit notre protagoniste ainsi qu’elle même et son entourage. Elle a la faculté de les rendre perceptibles et de planter tout de suite le décor. Je sais que cela peut à immerger certains lecteurs mais aussi ;créer un sentiment que cela s’étire en longueur
Ces décors m’ont fait penser à ceux du studio de jeux vidéos FormSoftware dans la saga Dark Souls mais aussi ayant pas mal de ressemblances artistiques avec Elden Ring où l’on a un monde corrompu.
Notre héroïne, Six, est très réussie selon moi. On ressent bien toutes les dualités auxquels elle doit faire face aussi bien entre être “l’enfant modèle” soit être plus frivole, mais aussi entre l’enseignement qu’elle a reçu toute sa vie soit accepter les nouvelles informations qu’on lui donne. Cela permets aussi bien au lecteur, qu’au personnage et l’autrice de tout remettre en question.
Les autres personnages sont pour la plupart sont attachants. Rodrick ou Rory pour les intimes est le love interest de Six, on nous le présente comme son opposé. Son côté désinvolte est plaisant et sa dynamique avec Six est très agréable à suivre.
Le personnage de Maude est très attachante. Elle crée une présence féminine pour notre héroïne qui va pouvoir s’appuyer dessus. Elle est un personnage très loyal, une qualité que j’apprécie particulièrement.
Le personnage de la gargouille m’a beaucoup touché, je vous laisse découvrir pourquoi.
La fin du roman ne m’a pas particulièrement surprise mais je trouve qu’il s’arrête pile au bon moment pour rendre le lecteur impatient de lire la suite d’autant plus qu’elle ne nous promets pas une délivrance pour leur monde mais bien un renouveau qu’il soit bon ou mauvais. Ce qui est parfaitement mon cas, j’ai très hâte de pouvoir me procurer la suite et la dévorer.
Afficher en entierIl s’agit de l’un de mes livres préférés. Je l’ai littéralement dévoré lors de ma première lecture, mais surtout je l’ai relu encore et encore sans jamais m’en lasser.
L’autrice a réalisé une recherche incroyable sur la vie de Katherine Jonhson. On retrouve bien l’esprit de la mise en valeur de cette femme comme dans le film “Les figures de l’ombre” sorti en 2017 en France et du livre éponyme de Margot Lee Shetterly.
On découvre ici l’enfance de cette génie des mathématiques jusqu’à son ascension au sein de la NASA et marquer non seulement l’histoire de son état mais surtout l’histoire de l’Homme.
Katherine, étant surdouée depuis son plus jeune âge, elle va grandir avec sa famille qui va la motiver, la soutenir, l’inonder d’amour mais surtout qui va lui apprendre à rester digne malgré toutes les difficultés qui se dressera face à elle au cours de sa vie.
Elle est un véritable modèle de persévérance. Mais je l’admire aussi beaucoup pour sa confiance en elle, son intelligence et sa dignité alors que dès le début de sa vie les Etats-Unis voulait lui faire comprendre qu’elle n’avais pas sa place. Elle a su faire face : à la ségrégation de son état, au racisme, la peur de l’autre afin d’atteindre le sommet. Elle a intégrée la NASA comme calculatrice humaine, elle a calculé la trajectoire d’Apollo 11 et donc permis aux premiers hommes de marcher sur la Lune.
Afficher en entierC’est le premier livre que je lisais de l’auteur, on me l’avais offert pour mon anniversaire puisque j’aime beaucoup l’Egypte ancienne.
L’auteur a commencé à travailler comme écrivain en publiant des romans policiers sous le pseudonyme de J.B Livingstone. Il commencera à publier ses romans historiques à partir de 1982 et de 1987 sur le thème de l’Egypte. Il se fera connaitre cette année avec le roman d’aujourd’hui et le perfectionnement de sa plume.
On peut définir sa plume comme fluide, savante, enchanteresse, agréable et incomparable. Il possède effectivement un talent de conteur rendant ses histoires vivantes, palpitantes et marquantes.
Ici, on suit l’histoire de Champollion de son péril en Egypte pour étudier, analyser et déchiffrer les hiéroglyphes. Il avait déjà élaborer un alphabet de traduction des hiéroglyphes qu’il souhait vérifier. Il va donc partir d’Alexandrie jusqu’à la Haute-Nubie afin de consulter et rapporter un maximum de documents épigraphiés.
Ainsi l’égyptologue français le plus connu partagera avec nous sa passion, sa fièvre de la découverte, ses doutes et ses interrogations. Et ce mêlé à une aventure palpitante qui est originaire de beaucoup de documentation mais reste aussi une bibliographie romancée. C’est-à-dire que certains personnages ou scènes n’ont pas réellement existées
Par exemple, on se demande si c’est vraiment Champollion qui a initié le cadeau de l’obélisque que l’on retrouve sur la place de la concorde à Paris. D’autant plus que l’auteur a expliqué avoir ajouté des éléments de tension et de suspens tel que le personnage d’Ophélia Redgrave et les hommes de main du Pacha Méhémet-Ali et du consul Droveth.
La relation entre les personnages de Champollion et Ophélia fonctionne vraiment bien car on ressent une complémentarité et toute la tension développée entre les deux
J’ai sinon particulièrement apprécié aussi la présence de Nestor l’hôte qui avec ses aquarelles va épigraphié les différents récits hiéroglyphiques. Elles sont en restaurations au près de la Bibliothèque nationale de France depuis 2023.
Afficher en entierJ’ai vraiment apprécié le rythme du roman. Il est très prenant, on ne s’ennuie pas une seconde et les petits moments un peu plus légers sont bienvenus. Ils nous permettent de respirer et bien digérer le tout.
Le worldbulding du roman est bien réalisé, c’est cool de découvrir les différents royaumes avec leurs habitants mais aussi les relations géopolitiques entre eux et aussi interne à la cité d’Aelryn.
Ce que j’ai aimé, c’est que l’autrice nous raconte bien plus qu’une histoire d’amour. On y aborde plusieurs thèmes forts comme la soif de vengeance, la discrimination, l’oubli de ce qui nous arrange pas et la déformation de la vérité.
Le gros point fort de ce roman, ce sont les personnages qui constitue cette histoire :
- Alessandro est un personnage bien complexe. J’ai aimé découvrir d’où vient son amour pour la princesse d’Aelryn. Découvrir l’endroit d’où il vient, ses proches, et son histoire... Il faut juste bien faire attention à ne pas craquer pour lui car effectivement, il peut nous donner envie d’aimer les “méchants” car il est prêt à tout pour sa chère princesse.
- Aliénor est une princesse douce, élégante mais aussi fatiguée par ce masque. Elle est éperdument amoureuse d’Alessandro mais leur amour étant interdit, elle reste passive une bonne partie du roman mais vient à changer suite à la liaison d’une amitié inattendue pour se battre et vivre son amour librement. Sa relation avec sa mère aurait pu être plus développée à mon sens car cela a l’air d’avoir un impact important sur cette dernière.
- Le roi est aussi assez cool à découvrir car nous comprenons sa dualité entre agir comme un bon monarque envers son peuple mais aussi avec sa fille et être le père aimant souhaitant le bonheur de sa fille. Et certaines fois, sans le point de vue d’Aliénor, ce serait compliqué d’observer la différence.
La scène où Aliénor va commencer à devenir actrice de sa vie m’a vraiment plu et marquée. C’est appréciable que le personnage évolue dans ce sens.
Il y a pas mal de scènes spicy, pas qu’elles m’aient particulièrement gênées, je ne m’attendais pas à en retrouver autant (en nombre). Je sais toutefois que cela peut gêner certaines personnes d’autant plus qu’Alessandro est un hybride animal.
Afficher en entierJ’ai beaucoup apprécié cette histoire au rythme intempérant où les aventures et les enquêtes se multiplient. J’avoue que pour le nombre de pages, je ne m’attendais pas à y retrouver autant de péripéties plus ou moins surnaturelles.
Une des péripéties était peut-être un peu trop floue. Elle m’avait laissé interrogative car sans l’explication de l’auteur, je n’avais pas compris comment le surnaturel de cette dernière fonctionnait.
Une seconde péripétie était un peu longue et moins immersive à mon sens car nous possédions pratiquement dès le début la clé pour ce mystère.
Les personnages principaux ont une relation Chien-Chat assez amusante à suivre grâce aux différentes joutes verbales.
Thaïs est un personnage intriguant autant pour ceux présents dans l’histoire que pour nous : D’où vient ses pouvoirs ? On ne sait pas. Mais elle l’utilise pour faire le bien, devenant indispensable pour d’autres personnes.
C’est un protagoniste intelligente et rusée, la rendant redoutable et indépendante dans une époque où le mariage était la raison de vivre de beaucoup de demoiselles. Mais je trouve que ce côté de sa personnalité s’efface un peu vers la fin de l’histoire.
Le personnage de Thibalt est assez creux, il est drôle par ses joutes verbales. Mais il paraît effacé, comme caché derrière la carapace qu’est sa réputation de duelliste hors pair.
un autre personnage qui m’a beaucoup plu dans ce roman est celui de la comtesse de Vintimille. Effectivement, c’est un personnage qui va dévoilé un côté doux et prévenant envers ses proches. Ce qui n’est pourtant pas ce que l’Histoire de France a retenue d’elle. Pourtant historiquement, nous savons que Louis XV ne l’aimais pas pour sa beauté mais pour sa personnalité.
Ainsi le travail de contextualisation de l’autrice pour cette histoire d’amour a très bien été fait : l’ambiance de la Cour est très bien retranscrite et je ne suis sortie à aucun moment de l’époque.
Afficher en entierCe récit est particulièrement touchant avec son personnage principal, un vieux bougon de 97 ans bien décidé à fêter l’anniversaire de sa Rose (sa femme) et ce malgré son décès.
Leur amour nous est raconté en même temps que le passé de Bernard allant du jour de leur rencontre à leurs retrouvailles et le début de leur vie commune. Cet amour est si fort que notre protagoniste ne se voit pas vivre sans sa femme.
On peut dire qu’il pense, respire et vit Rose dans sa tête car malgré sa perte, Bernard la voit, l’entend, la serre dans ses bras, et vit avec son fantôme. Vu de l’extérieur, il paraît au monde comme dément et pourtant c’est juste une personne âgée qui essaie de faire son deuil à sa manière.
Dans ce livre, j’ai adoré la justesse de l’opposition faite entre la démence apparente et la lucidité de notre protagoniste. Ainsi, les relations qu’il entretien avec le monde qui l’entoure dépeint comment la famille peut être débordée par la situation. Ses relations que ce soit avec son fils ou les personnes engagées pour l’aider et le surveiller sont réalistes et attachantes.
Cela permet de mettre en perceptive que tout le monde n’a pas la même manière de gérer et traiter son deuil par l’intermédiaire de Bernard et son fils. Mais également le fait que certaines fois, il faut apprendre aussi à changer totalement de vie à travers Rachel et sa fille Alexy.
Ce roman nous offre donc une très belle notion de deuil et d’amour au lecteur qui le touchera en plein coeur tellement l’amour entre Rose et Bernard est puissant.
Mais il parlera d’autant plus aux personnes qui ont connu une personne touché par la maladie que ce soit de la démence, de l’alzheimer ou encore parkinson qui sont toutes des maladies lourdes ayant un impact sur les activités psychiques des personnes touchées.
Afficher en entierIci, j’ai trouvé la couverture et le résumé super attirant. Surtout qu’on nous propose de suivre des personnages qui sortent des cases habituelles de la romance pour adolescents de l’époque.
J’ai bien apprécié l’alchimie entre les deux personnages. On les voit passer d’étrangers à amis, puis à amoureux. Ces passages se font bien et on ressent bien l’évolution de leur relation au fil des pages.
J’ai préféré le personnage de Morgane, qui je trouve est bien plus intéressante qu’Hugo. Effectivement, on suit toutes les actions et pensées du point de vue d’Hugo mais pourtant il nous ressort comme étant un jeune irresponsable et gamin.
J’avoue qu’avant ma relecture de ce roman, je ne me souvenais de vraiment pas mal de choses présentes dans l’histoire mais pas du personnage d’Hugo. Je le trouve plutôt creux, irresponsable et vraiment pas en accord entre sa mentalité et son âge.
L’histoire, en elle-même est sympa à suivre mais Hugo nous balade un peu partout et cela en devient un peu dérangeant car il divague trop souvent. Ainsi l’histoire parait plutôt décousue au lecteur.
Donc l’histoire est sympa pour un jeune, mais en étant honnête, je ne pense pas qu’il le trouvera inoubliable.
Afficher en entierOn nous raconte ici, le mythe très connu et apprécier d’Hadès et Perséphone, mais du point de vue de Kore (notre future Perséphone) qui est bien plus critique et féministe sur cette mythologie grecque.
Ainsi Kore retranscrit bien son remontant envers son père, Zeus, qui trompe à tue-tête, ne laisse ni la parole ni le choix aux femmes. C’est un dieu avec un égo surdimensionné.
On va suivre donc l’évolution de Kore au sein de sa découverte de l’enfer où elle s’est jetée pour éviter le mariage arrangé que son père lui réservait. Mais on va aussi découvrir Hadès et sa propre évolution.
Une véritable alchimie va naitre entre les deux personnages, elle est très sympa à suivre. Le fait que ce soit un “véritable” Slow-burn à mon sens fait que j’ai beaucoup apprécié le rythme de leur romance. Ils apprennent vraiment à se connaitre avant de créer toute romance. Ainsi la construction de leur romance parait naturelle, douce et saine.
Tout au long du livre, on a une Kore pleine d’ambitions, et qui devient Perséphone. En embrassant ce nom, elle affirme sa volonté de rester auprès d’Hadès, de Styx et des habitants de l’enfer et de cet environnement. C’est grâce à cet environnement, qu’elle va découvrir son immense potentiel de pouvoir.
Cette réécriture est vraiment respectueuse des caractéristiques et des mythes dont elle s’inspire.
Afficher en entierIl s’agit de ma première lecture de la plume de l’autrice et ce premier tome m’a donné particulièrement envie de découvrir ses autres romans.
Il s’agit de son plus gros projet d’écriture et cela se ressent au travers du texte. Il y a eu un énorme travail sur le Wolrdbulding pour le rendre cohérent et complexe et ayant une grande richesse. On y retrouve des mythes anciens, des tensions politiques et religieuses comme des liens décidés à l’avance, et une prophétie dont on ne connais pas toute la teneur.
J’ai trouvé que la description des décors nous immergeait totalement au point que notre âme se retrouvait avec les protagonistes.
Dans les personnages principaux, ce que j’ai le plus apprécier c’est le fait qu’ils ne sont ni tout blancs ni tout noirs. Mais surtout ils se remettent en question et pose des questions sur leur environnement, ce qui leur permet d’évoluer en fonction des épreuves que chacun d’entre eux aura rencontré au cours de son aventure.
Le fait que nous basculons entre 4 points de vue, cela nous offre une certaine omniscience sur ce monde et leurs aventures. On peut donc comprendre les différents ressentis et sentiments qu’aura ressenti chaque personnage. On peut donc mieux appréhender leurs complexités
La plume de l’autrice a su nous tenir en haleine tout au long de ce roman. j’avoue eu peur que le langage cru soit un peu dérageant pour moi qui n’ai pas l’habitude forcément d’en lire mais j’ai trouvé que ce langage a plutôt servi au texte. Ainsi chaque chapitre nous laissait sur soit une révélation soit on ressentait un danger imminent. Et cela a participé à la sensation d’être à court de souffle tout en ayant la tension qui continue d’augmenter.
Elle a donc très bien su géré son rythme et a même fini son premier tome sur un cliffhanger. J’attends donc la suite de ce roman avec impatience.
J’ai trouvé intéressant la réflexion offerte par l’autrice de savoir ce que nous pourrions perdre si on se retrouvait à la place des ces protagonistes, c’est-à-dire dans un monde au bord de la guerre entre divinités et qui se fracture.
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Ce petit roman est sympa. Je pense que cela pourrait être un excellent moyen pour créer une connexion mère-fille en le lisant comme lecture commune et ainsi inciter à parler ouvertement du vécu de chacune des générations.
Je trouve ce roman bien construit car même si nous naviguons entre plusieurs temporalités (le présent, l’enfance de Titania et les choix de sa propre mère), nous suivons bien le changement.
Les différents chapitres sont au service du rythme pour que l’on comprendre, instaurer du suspense, des temps d’assimilations et de respirations dans le récit ainsi que des révélations.
On nous invite à vraiment “écouter” l’autre ; ressentir ses joies, ses peines, ses peurs car chaque scène s’ancre dans une vérité.
L’autrice ici a bien retransmis l’amour car chaque enfant a besoin de connaitre l’amour et ses racines.
On est transporté avec Nina et Titania dans leur vieille cabane perdue dans les bois. On a l’impression de boire une bonne tasse de chocolat chaud avec elles en étant entourée d’un plaid bien chaud devant le feu.
On va boire les paroles et embraser les sentiments de chacune jusqu’au lever du jour qui va amener une lueur de compréhension entre les personnages. Nous avons le privilège d’être le témoin intime de leur échange, et de la transformation de leur relation.
J’ai apprécié particulièrement le fait que le récit raconté par Titania parle des conséquences des choix de sa propre mère sur sa vie, son évolution personnelle et sa manière d’être mère.
J’avoue que la fin du livre m’a laissée plutôt partagée car j’ai ressenti que l’auteur voulait nous pousser dans une direction mais je trouve que garder la fin ouverte est plus pertinente avec le message transmis tout au long de roman.
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