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Robert McCammon

297 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par alison 2010-07-30T13:32:08+02:00
de

Biographie

Robert Rick McCammon est un écrivain américain. Il est né le 11 juillet 1952 à Birmingham dans l'Alabama du musicien Jack McCammon et de Barbara Bundy. Après la séparation de ses parents, McCammon est élevé par ses grands-parents à Birmingham. En 1974, Il obtient un diplôme de journaliste à l'université d'Alabama. McCammon réside toujours à Birmingham. Il est l'époux de Sally Sanders et le père de Skye McCammon. Il a pris sa retraite d'écrivain au milieu des années 1990. Il est cependant revenu sur sa décision pour publier une ultime série : Le Chant de l'oiseau de nuit.

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Quelques chiffres

Note moyenne : 8.11/10
Nombre d'évaluations : 85

0 Citations 84 Commentaires sur ses livres

Dernier livre
de Robert McCammon

Sortie Poche France/Français : 2016-07-26

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par fan06 2018-04-08T15:52:56+02:00
L'Heure du loup

Cocktail admirablement réussi entre aventure, espionnage, fantastique tout ça en temps de guerre, bluffant !

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Commentaire ajouté par beckygirly 2018-04-14T19:49:06+02:00
La Malédiction de Bethany

Un roman sympathique, qui prend son temps pour se mettre en place, préférant nous présenter d'abord les personnages et pouvoir développer doucement mais sûrement l'ambiance, qui gagne en tension au fur et à mesure de la lecture.

Evan est donc un ancien vétéran qui emménage avec sa famille à Bethany's Sin, petite bourgade aux allures parfaites pour des personnes qui ont besoin de s'éloigner de la ville. Pourtant, dès le début, des indices sont laissés qui nous font comprendre que derrière cette apparence parfaite se cache quelque chose de mauvais. Et tandis que la famille prend ses marques, l'auteur nous dévoile des éléments terribles qui laissent présager une catastrophe imminente. Le récit devient alors plus sombre, contrasté par ce côté ensoleillé et chaud de l'été qui l'accompagne.

Le rythme s'accélère enfin vers la fin, alors qu'Evan, le héros, agit enfin pour sauver sa famille. L'action est là, la tension atteint son paroxysme et on n'a qu'une hâte, assister à l'affrontement final qui est inéluctable.

Le point plus plaisant reste l'intégration de la mythologie grecque, et plus particulièrement des Amazones au récit. Ce dernier prend une dimension plus étonnante et attrayante.

Les personnages sont intéressants, entre Evan et son trouble, Kay sa femme qui ne cherche qu'à entamer une nouvelle vie paisible et les Amazones. On notera malgré tout une difficulté à s'attacher à eux, de par certaines décisions qui peuvent énerver. Mais c'est bien leur caractère qui fait que l'histoire prend cet étrange tournant.

Cette lecture fut donc plaisante et rapide car l'intérêt est là malgré un rythme assez lent durant une bonne partie de la lecture.

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Commentaire ajouté par Masa50 2018-06-28T18:40:54+02:00
Le Mystère du lac

Qu'ils sont rares les récits de Robert McCammon et encore plus ceux traduits en français (saloperie de marketing éditorial). Alors quand j'en ai un à porté de main, c'est un événement spéciale. Je le savoure déjà des yeux et me délecte d'avance sur l'histoire. Bien que le bébé soit bien nourrir (environ 760 pages), je n'ai aucune crainte l'ouvrir. Il faut rappeler qu'avec lui, j'ai eux deux coups de coeur littéraires sur trois lecture. Il est une valeur sûr.

Ce qui est bien avec Robert McCammon, c'est qu'a chaque lecture le thème est différent. Après avoir goûté au joie de la lycanthropie, frissonné avec des Aliens et visité une ville régie par les femmes, celui-ci est orienté vers son enfance.

Étonnant que la traduction du titre dans notre belle langue, puisque le titre originale est « Boy's life » (pour ceux et celles qui ne connaissent pas l'anglais, on pourrait traduire par « la vie de garçon ») s'est transformé en « Le mystère du lac ». Pour le coup, je trouve la transformation du titre intrigante. Ce roman fut récompensé par deux prix littéraire : Prix Bram Stoker et Prix World Fantasy en 1992.

Pour ce livre, nous suivons l'histoire de Cory. Ce petit garçon pourrait-être Robert McCammon. D'ailleurs, dans l'introduction, je me suis posé la question s'il ne s'agissait pas d'une sorte de biographie. Les points communs sont légions. Ainsi, tous deux sont né en juillet 1952 (même année que Clive Barker et Stephen Laws –, il est presque de la génération d'auteurs fantastiques : James Herbert (1943), Dean Koontz (1945), Graham Masterton (1946), Francis Paul Wilson (1946), Stephen King (1947), Dan Simmons (1948) – c'est dire que cette génération est talentueuse), tous deux en Alabama, tous deux sont écrivains, tous deux le sont devenus en 1978 (non traduit chez nous « Baal »),… Quelque-part, j'entre en intimité avec l'auteur.

Nous démarrons le récit par les yeux de Cory lorsqu'il a onze ans (presque douze) en 1963. En cette fin d'hiver, Cory aide son père à livrer du lait. Durant le trajet, un véhicule manque de les percuter et se dirige vers le lac. Héroïque, son père se jette dans les eaux froides et profondes pour venir en aide à l'accidenté. Mais est-ce réellement un accident ? Cet événement tragique va bouleverser son père.

Je suis impressionné par l'écriture. Nul besoin de rappeler que ce n'est pas tout à fait Cory qui raconte son histoire, mais Robert McCammon. le style se veut mélancolique d'une enfance rêveuse et pleine de magie. Tout est fluide et se lit avec aisance. Je me surprend à avancer sans peine ce beau pavé.

Nous sommes dans cette petite ville du sud des États-Unis – Zephyr (rien à voir avec la divinité grecque). L'auteur nous décrit le cadre fidèle à l'image que l'on peut se faire des États du sud en 1960. D'un côté, nous avons une communauté de noirs qui sont dans une ville inondable – Bruton – et de l'autre, les blancs. Il n'y a pas de mélange, pas de métissage. La mentalité à survécu à la guerre de Sécession et beaucoup d'habitants sont racistes. Les gens sont catholiques pratiquants. D'ailleurs, j'ai adoré le passage avec l'attaque des guêpes durant la messe de Pâques, ainsi que le sermon du pasteur locale sur la débauche de la musique des Beach Boy.

La durée du livre se fait sur une année. Durant ce laps du temps, Cory grandira plus vite et son enfance laissera place à l'age adulte. Confronté à de nombreux problèmes qui le touchent, l'insouciance juvénile s'éloigne peu à peu de lui. J'ai évoqué le racisme qui prend un rôle majeure dans les États-Unis des années 60, mais également cité de façon plus rare et évasive, la guerre froide, ainsi que la guerre du Vietnam. Et puis, la transformation du pays de l'oncle Sam tout comme le monde vers le capitalisme. Les petits commerces sont remplacés par un centre-commerciale et l'emploi de laitier du père est menacé. L'ère du tout tout-de-suite et la victoire de l'ignominie plastique sur le verre sont abordés. Nous observons impuissant à la mutation de la ville de Zephyr vers un avenir incertain.

J'ai été scotché par cette ambiance sixties, de cette enfance de Cory. Ce jeune adolescent rêve de devenir écrivain. Ce fut un plaisir de partager ses aventures avec ses trois amis (Davy Ray, Ben et Johnny). Souvent drôle, parfois tragique, sa vie est mouvementée.

Avec tout cela on n'oublierai presque le mystère du lac. J'ai trouvé que la trame était trop peu exploité et trop timide. Il faudra attendre plus de la moitié pour que des pièces apparaissent au compte-goutte. Et puis, tout devint limpide. On connaît plus ou moins qui est le responsable – Cory aussi –, mais l'auteur étale l'énigme sur de longues pages. Puis, tout s'emboîte et les éléments convergent vers ce que je pensais. Bien que je susse la finalité, j'ai été scotché par les dernières pages. Il m'était impossible de lâcher le livre. Un très bon final qui parachève cette histoire. La dernière partie intitulé « Zephyr tel qu'il est » provoque un maelstrom d'émotions et de mélancolies.

Et le Fantastique dans tout cela ? Il est présent. Aussi timoré que l'enquête, il pointe son nez par de délicieux moments. Il y a cette femme – La Dame – une centenaire de couleur. Elle a des pouvoirs mystiques. J'aurai aimé qu'elle soit plus présente dans le livre. Toutefois, elle jouera un rôle majeur. Cory, aussi, possède certains facultés – tout comme son père. Il est hanté pas un rêve étrange.

Mais Robert McCammon est un auteur d'horreur et de nombreux passages sont cruels, ce qui n'est pas pour me déplaire. J'ai en mémoire l'une des rixes mémorables entre la bande à Cory et les frères Branlin.

J'ai été immergé et tendu lors de divers passages avec le père de Cory. Je pouvais ressentir toute cette tension palpable.

Robert McCammon nous habitue à une multitude de personnages. À l'instar de « Scorpion », il nous peint un village réaliste. Il faut souvent s'accrocher pour retenir tous ces noms. J'ai souvent été pris d'une soudaine amnésie me demandant qui était celui-là. Mais faut avoué qu'ils ont tous un rôle. Dedans, j'ai vraiment apprécié le petit singe – au doux nom de Lucifer – qui rend la vie des villageois un enfer.

Si je dois lui trouvé des défauts, je dirai que le livre se concentre plus vers Cory que vers les éléments fantastiques. Je pourrai aussi parler de la narration à la première personne, genre que je déteste, mais elle est ici souvent mélangé avec la troisième personne. Ce roman comporte de temps à autre des longueurs (moins pesante que celles de Stephen King), mais je ne me suis pas lassé (bien que je n'ai pas aimé le passage dans le train).

Je pourrai encore m'étaler sur l'atmosphère, sur les personnages, sur les faits (certains sont irrésistibles, hilarantes, douloureuses, émouvantes, toutefois criantes de vérité), mais comment peut-on résumé un livre de près de 760 pages en quelques lignes ? Robert McCammon nous narre une fabuleuse odyssée, celle de son enfance bien qu'enjolivé, et quand on sait qu'il l'a écrit en six mois. J'ai aimé ses tournures de phrases, son écriture. Robert McCammon est une légende. Il est une valeur sûr pour toute personne qui aime le Fantastique.

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Commentaire ajouté par Masa50 2018-07-07T16:32:20+02:00
Mary Terreur

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas encore Robert McCammon, sachez qu'avec lui, j'ai eu trois gros de coeur : « L'heure du loup », « Scorpion » et « Le mystère du lac ». Cet auteur complètement mésestimé est l'un des plus grands écrivains de Fantastique du XXè siècle.

Ils sont rares ses écrits traduits dans notre langue. Je dois me rabattre sur le secteur de l'occasion pour me faire plaisir. « Mary Terreur » – « Mine » de son nom vrai nom – n'a connu qu'une seule édition, celle de la très décevante J'ai lu épouvante, au vieux format carré. le bouquin est bien épais. Il est constitué de 500 pages, hum, 500 pages dont je me délecte d'avance. Une très belle illustration de Mathieu Blanchin inspiré d'une des scènes du livre (bien qu'elle arrive dans la dernière partie).

Mary Terreur de son vrai nom Mary Terrell – rien à voir avec le personnage historique – est une cinglée, phsycotique, emprisonnée par son passé. Dans les années ‘60, Mary rejoint un groupuscule d'extrémistes qui sème la terreur dans les États-Unis. Anarchique et anticonstitutionnelle, ce mouvement radical – baptisé Storm Front, Robert McCammon s'est certainement inspiré d'un même mouvement idéologique raciste qui a vu le jour dans les années ‘90 ou simple coïncidence ? – organise des attentats, des attaques ciblées sur les forces de l'ordre. Mary est l'un des membres les plus actifs. Elle va copuler avec le chef spirituel nommé Lord Jack, mais leur progéniture ne verra jamais le jour. J'en dirai pas plus, car Robert McCammon va longuement développer les raisons. D'un autre côté, Laura est heureuse d'être enceinte. Deux femmes différentes pour un seul enfant.

Ce livre va faire grincer des dents à toutes les mères. À toutes les femmes à l'instinct maternel développé, je vous déconseille ce savoureux roman.

Je suis un peu déçu que ce roman soit un thriller. J'aurais préféré du Fantastique, domaine dans lequel Robert McCammon excelle. Pourtant, le protagoniste de Mary terreur est une réussite. Complètement siphonnée du bocal et instable, cette énergumène psychotique est imprévisible. le pari de faire un personnage central détestable est réussi. Au début, j'ai trouvé intéressant et marrant de suivre ses pulsions psychoses, mais le second chapitre (« soldat inconnu ») et son sous-chapitre (« Mauvais Karma ») me l'a rendu antipathique. À partir de là, je l'ai détesté.

En parallèle, on suit Laura, la jeune mère, dont le but est de récupérer son nourrisson. Deuxième personnage développé, j'ai trouvé très intéressant de voir son évolution.

Mélomane, c'est un hommage au groupe Doors – à la voix de Jim Morrison – qui est en toile de fond. En plus d'être mentionné par Mary, chaque chapitre correspond à un extrait d'une chanson, comme Robert McCammon le mentionne à la fin : « When the music over's », « The end », « Love street », « Rider of the storm », « Light my fire ». Mary Terreur voit en ce chanteur son Dieu. Robert McCammon nous avait déjà concocté un hommage à la musique (« Get arround » des Beach boys) avec « Le mystère du Lac ».

J'ai bien aimé les rares passages où le Fantastique fait un semblant d'apparition – enfin, je préfère le voir ainsi, même si c'est davantage apparenté à la névrose de Mary. Ces moments où Mary terreur discute avec ses fantômes. J'ai aussi apprécié quelques passages d'angoisse, comme celle avec le chenil.

« Mary terreur » est un très bon thriller où il n'y a pas de temps mort. Ce livre est plein d'action avec une véritable chasse à la cinglée au travers de l'Amérique, de New-York à San-Francisco. Toutefois, j'ai un peu moins aimé la partie centrale qui s'étire en longueur et cette traduction qui me fait grincer des dents – “Au jour d'aujourd'hui“, ça n'existe pas, un parti pris du traducteur Jean-Daniel Brèque. Autre fait que je n'aime pas trop, c'est cette manie des auteurs américains – ça me fait penser à Dean Koontz, j'ai même eu un peu l'impression d'en lire un – quand ils nous pondent le CV de leurs personnages. Un défaut bien visible ici, puisque le premier chapitre, y est consacré à la vie de Laura. Sinon, c'est un bon bouquin avec des personnages bien développés, d'épouvante, mais qui ne fera pas plaisir par sa thématique pour les mères.

L'enfant du jeudi à une longue route à faire.

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La Marche Mystérieuse - 1ère partie

Livre devenu rare par la disparition et le découpage de son éditeur Naturellement. J'ai eu la chance de pouvoir réunir les deux parties. Je ne présente plus Robert McCammon qui est l'un des plus talentueux auteurs de Fantastique de tous les temps. Il n'y a qu'à regarder sa bibliographie pour se rendre compte de la qualité de ses oeuvres. Bon, j'avoue. Je pars d'avance que je serai forcément conquis par ce roman.

Je m'engage dans le flou le plus total. Je ne lis jamais le résumé de l'éditeur et je me fis aux étiquettes Babelio. Or, là il n'y a rien d'explicite. L'auteur ayant une large palette de thèmes à son actif (Fantastique, Science-Fiction, Thriller). Par ailleurs, on découvrira tardivement, une fois l'histoire bien avancée, qu'il s'agit de Fantastique.

Si je devais résumer « La marche mystérieuse » en quelques mots, je dirais qu'il s'agit d'un mélange de Shinning de Stephen King, pour l'enfant qui peut voir les morts, et de Graham Masterton, pour son côté croyances indiennes. le tout est bien évidemment mijoté à la sauce McCammon, ce savoureux met dans lequel on trempe avec plaisir son morceau de pain. Une écriture pleine d'émotions où on a de l'empathie pour les personnages. C'est très touchant.

Même si je suis parti dans les meilleures conditions, j'ai eu beaucoup de mal avec le prologue et le premier chapitre. Il faut dire que la mise en page désastreuse de l'Éditeur doit y être pour quelque chose. Les dialogues sont sous formes de guillemets anglo-saxons (soit : “ et ”). C'est même la première fois que je vois ces signes de ponctuations utilisées dans l'industrie du livre. Je vous mets au défi de lire ne serait-ce qu'un chapitre avec ce procédé, nous qui sommes habitués aux tirets cadratin et les guillemets français (soit : « et »). Désolé pour cet aparté technique, mais je tenais à le souligner car cela alourdit le texte, devenu pour la forme bien trop compacte.

Sans révéler l'histoire, peut-être que quelqu'un tombera un jour sur ce petit bijou – sous cette forme ou si une maison d'édition voulait bien le rééditer –, nous suivons l'enfance d'un jeune garçon aux pouvoirs surnaturels. Dans son sang coule celui de ses ancêtres Choctaws, un peuple pacifique.

Robert McCammon – à l'instar de « Le mystère du lac » –, nous livre une Amérique sudiste, ici bien plus sombre, que nous européens nous pourrions prendre comme caricaturale. La religion prend une place prépondérante dans les familles. Un prêcheur vient même abreuver de ses discours sans ouvertures d'esprit dans ses cérémonies liturgiques. Ce qui est même troublant, ce sont ses interprétations de la Bible qu'il tire à son avantage. le récit est également ponctué de bribes confédérées où le triple “K” sème la terreur raciale.

Cette première partie est succulente et excellente. C'est presque devenu un rituel, chaque ouvrage que je lis de lui, devient un coup de coeur, pour preuve, j'ai enfilé les pages sans m'en rendre compte, une immersion parfaite. J'entame de ce pas le second opus et j'espère être aussi émerveillé.

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La Marche Mystérieuse - 2ème partie

Après une première partie fort alléchante, j'attendais beaucoup de cette seconde trame. Avant de le décrypter, ou plutôt de l'autopsier, je tenais à souligner le magnifique travail de Gilles Francescano, qui sera même sa seule collaboration avec les Éditions Naturellement.

Nos personnages centraux ont grandi et Billy est devenu adulte. Pour subvenir aux difficultés pécuniaires de ses parents – une ferme plus rentable sur un terrain appauvrit –, il rejoint un forain dans un spectacle aguicheur sur les morts. J'aime cette ambiance fête foraine ancienne que j'ai pu davantage apprécier dans « Les yeux foudroyés » de Dean Koontz. Loin des attractions tape-à-l'oeil modernes, ces shows touchaient un public vaste et souvent mature.

En parallèle, le fils de l'évangéliste extrémiste – Wayne – est quant à lui universitaire.

J'ai beaucoup aimé ce début où l'on peut découvrir deux destins différents, mais surtout leur évolution. Ces passages vers le monde adulte ne se feront pas dans la douleur.

On pourrait croire que ce deuxième tome est moins Fantastique dans sa thématique, mais elle est bien présente et se fait de manière sournoise avec un être démoniaque. Il est le mal incarné et surtout est un être polymorphe. Il était déjà présent dans la première partie. Dans sa forme originale, il revêt un faciès rappelant celui du sanglier.

De nouveaux personnages viennent s'imbriquer dans l'histoire, ayant tous un rôle important sur l'évolution de Billy et de Wayne. Quelques-un(e)s font une apparition éphémère.

Ce deuxième découpage est un ton en dessous du premier certes, mais il est excellent puisque Robert McCammon est un conteur fabuleux et possède une très bonne imagination. Il nous fera voyager à la fois dans le temps – à l'époque de son enfance/adolescence (‘50/'60) –, mais également à travers une Amérique sudiste (dont il est originaire) ainsi qu'au Mexique.

Je ne voudrais dévoiler la fin, émouvante, proche (attention arrêtez-vous ici, si vous souhaiter le lire) dans approche de « Le mystère du lac ».

Robert McCammon, merveilleux dans son écriture Fantastique, paranormal, parfois cruelle et horrifique, nous plonge même dans les détails morbides et glaçant, parsemé d'une étincelle de sexe soft, nous dresse ici une savoureuse histoire où les personnages continueront à vibrer encore en nous. Tant qu'il existera des récits non lus de lui, je continuerai ma quête du bonheur littéraire. Et dire qu'il a pris sa retraite d'écrivain dans les années ‘90. C'est un gâchis sans nom.

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Commentaire ajouté par Masa50 2018-07-11T20:26:51+02:00
Soif de Sang

Autant les livres sur la lycanthropie m’ont donné beaucoup de plaisir, autant ceux destinés au vampirisme m’ont déçu. C’est même étrange puisque le syndrome Dracula semble avoir affecté tous les écrivains de surnaturel et tous se sont bien ratés ; les plus grands auteurs ont échoués (Dan Simmons, Graham Masterton, Stephen King). La seule chose qui me donnait l’envie de lire ce roman, était qu’il fut écrit par Robert McCammon – dont j’ai rarement été déçu.

Après un prologue alléchant – dont l’action se déroule en Hongrie – et un premier chapitre prometteur, le soufflet est trop vite retombé. Les premiers vampires mettent du temps à faire leur apparition et il faut dépasser au sens large les 100 premières pages pour les rencontrer.

Ce livre est un peu le grand écart. De bons côtés, avec notamment un tueur en série et un enquêteur, et des médiocres avec ces longueurs. Le gros défaut de Robert McCammon, c’est qu’il s’éparpille. Il nous décrit de trop nombreux passages à vide avec une pléthore de personnages. Plus je m’enfonce dans ma lecture et plus je perds pied avec ces protagonistes.

Le roman est sauvé par ses deux-cents dernières pages digne d’un scénario Hollywoodien où on ne s’ennuie guère. L’apparition d’un bon gros méchant despotique et mégalomane donne du piment à l’intrigue. Toutefois, la véritable fin, qui dure trente pages, est totalement raté. Je l’ai trouvé trop longue et ennuyeuse.

Soit je suis totalement réfractaire au genre du vampirisme, soit je n’ai pas eu la chance de trouver LA référence. Quoiqu’il en soit, c’est ma première déception avec Robert McCammon.

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Commentaire ajouté par queenregina 2018-11-19T09:30:27+01:00
La Malédiction de Bethany

Je suis tombée sur ce livre il y a peu dans une brocante, et je me suis rappelée l'avoir lu lorsque j'étais adolescente.

Cet ouvrage est sympathique, il surf sur le mythe des guerrières amazones. Evan Reid ancien militaire va progressivement découvrir la malédiction de cette ville de province si tranquille en apparence. Bethany's sin est loin d'être un endroit idyllique. Notre protagonistes est en proie à de terribles visions prémonitoires sanglantes laissant présager une catastrophe. Il va devoir agir pour sauver ses proches.

Au fil des pages la tension monte, le récit devient plus sombre, impossible de lâcher le roman avant la dernière page. L'atmosphère est assez oppressante. L'action est très présente, il faut attendre que le tout se mette bien en place pour rentrer dans le vif du sujet. La plume de l'auteur est fluide, le récit se tient même si l'intrigue reste assez classique, le lecteur voit certaines ficelles.

Les personnages sont bien dépeints mais je ne me suis pas réellement attachée à la famille du héro. Evan est hanté par son passé (la guerre du Vietnam et ses atrocités), ses souffrance le rendent humain, c'est par ses yeux que nous comprenons réellement se qui se déroule. Sa femme elle est plutôt passive et ne supporte plus les cauchemars de son mari sujet de discorde récurrente dans le couple.Spoiler(cliquez pour révéler)c'est une victime idéale pour les esprits vengeurs en l'occurrence Oliviadre Leur fille elle apporte une touche d'innocence, elle est dépassé par les événements qui arrivent.

J'ai apprécié ne pas avoir un happy end mais je n'en dis pas plus. Spoiler(cliquez pour révéler)Evan sauve sa femme et sa fille mais ne survie pas

La malédiction est assez bien penséeSpoiler(cliquez pour révéler)Les femmes sont des pantins au mains guerrières, l'esprit tourmenté de la reine des amazones a pris possession de la jeune archéologue qui va recréer à Bethany'Sin Thémyscria, la ville des guerrières. Le lecteur est loin des amazones à la Wonder Woman. Le musée est le point d'orgue de l'histoire

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Commentaire ajouté par Lupa 2018-11-29T20:02:52+01:00
L'Heure du loup

Près de 700 pages dévorées goulûment, ça n'arrive pas tous les jours, et je m'en pourlèche encore les babines rien qu'en évoquant ce savoureux mélange d'espionnage, épicé de fantastique et d'horreur.

D'abord pour le héros, car Michael Gallatin (Mikhaïl Gallatinov de son vrai nom) n'est pas un espion anglais ordinaire : en plus d'être fascinant, courageux, et attachant, c'est un lycanthrope !

Ensuite parce que ce roman est un page-turner redoutablement efficace. La toute première scène d'introduction donne le ton d'entrée de jeu : les affrontements seront sans concession, et la fureur déchaînée proportionnelle au sadisme rencontré.

Une barbare chasse à l'homme dans un train, ou un glaçant séjour dans un camp d'extermination ne seront que les quelques déclinaisons de la folie inhumaine que Mikaël devra braver face aux nazis. La bestialité n'est pas du côté que l'on croit malgré les crocs qui déchiquettent, le museau rougi d'un loup galvanisé de fureur, et l'ivresse de sang versé.

Mais davantage que l'action débridée ou le déferlement de violence furieuse de certaines scènes, ce sont surtout les chapitres revenant sur l'histoire de Mikaël qui m'ont littéralement captivée. J'ai trouvé dans les forêts de sa Russie natale les moments les plus forts et émouvants du roman, et ceux qui me resteront longtemps en bouche pour leur saveur toute particulière, entre douleur et nostalgie. Des retours dans le passé qui donnent de la profondeur à l'histoire, et apportent toute l'envergure à cet excellent personnage qu'est Mikaël.

Ce fût une heure lupine furieusement bondissante donc, située entre le thriller d'aventure aux crocs bien aiguisés, et le récit d'espionnage d'une rare intensité, qui vous fera certainement hurler avec les loups vous aussi ! Il mérite amplement son GRAND PRIX DE L'IMAGINAIRE, et une adaptation cinématographique en devenir, espérons-le :)

C'est avec une faim de louve que je découvrirai d'autres titres de Robert McCammon !

Suivez les empreintes laissées dans la neige pour retrouver ma tanière par ici :

https://lup-appassionata.blogspot.com/2018/11/lheure-du-loup-de-robert-mccammon.html

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Le Chant de l'oiseau de nuit, Tome 1 : Le Procès de la sorcière

Dix ans qu’il aura fallu attendre pour que l’immense et talentueux Robert McCammon puisse reprendre sa plume. Faut-il encore préciser que cet auteur est à l’origine d’une écriture orgasmique via ses romans (citons « L’heure du loup », « Scorpion » ou bien encore « Le mystère du lac ») et qu’il fait partie de ces écrivains que l’on peut acheter les yeux fermer ses livres ? Je ne peux que déplorer cet immense gâchis quand je pense aux trop nombreuses œuvres qui nous lèguent. Mais l’espoir va renaître, puisque je constate qu’il a écrit un dernier livre en février 2018 et j’espère – ô j’implore – le monde de l’édition française à nous l’introduire sur notre territoire.

1699, le riche Royaume d’Angleterre va coloniser le nouveau monde et s’emparer les terres des indiens. Pour éviter qu’une autre puissance de l’époque – les espagnols – ne s’étende, à l’extrême-sud naquit une nouvelle ville.

J’ai été emballé dès les premières lignes et vite embarqué dans une histoire captivante. Inutile de rappeler que Robert McCammon manie fort bien la plume pour que l’on tourne les pages sans s’en rendre compte. Bref, avec lui j’avais déjà eu trois énormes coups de cœur (« L’heure du loup », « Scorpion » et « Le mystère du lac ») et je pensais en vivre un autre avec celui-ci. Même si j’ai bien apprécié cette lecture, il faut avouer que passer une bonne cinquantaine de pages, ça s’essouffle un peu et tombe dans une certaine lenteur. Que nenni, cette passivité laisse la place à de trop nombreuses questions et on en a hâte d’en savoir davantage.

L’univers de ce XVIIe siècle est bien retranscrit – cela dit je ne m’y connais pas bien en histoire – et je me suis laissé immerger à cette époque. À ce propos, je suis bien content de ne pas y vivre quand on voit que les femmes sont autant rabaissées. Si elles étaient trop belles ou différentes, allez hop, c’étaient des sorcières et elles étaient soit pendues, soit brûlées vives. L’homme la dominait et elles étaient leur propriété. Heureusement les temps ont changé et évolué dans le bon sens. L’esclavage, aussi, a perduré durant trop longtemps, est un autre des méfaits de cette période ancienne. À cela on rajoute des médecins qui pratiquaient des saignées pour soit-disant éradiquer le mal, mais affaiblissaient le patient. Inutile donc de dire que l’espérance de vie s’en trouvait diminuée.

Comme à l’accoutumée avec notre auteur bien-aimé, les personnages sont nombreux. Il m’est parfois difficile de tous les retenir. Le personnage principal est très intéressant et l’on si attache. En ce qui concerne les autres, j’ai bien aimé le forgeron et le chasseur de rats, deux personnages antipathiques à souhait.

Ce premier tome est savoureux et je ne boude pas mon plaisir de retrouver l’immense Robert McCammon. Bien qu’il souffre d’une certaine longueur et d’une absence de folie que l’on pouvait retrouver dans ses autres récits, j’ai eu beaucoup de plaisir à le lire. J’ai hâte de m’offrir ce second tome et de retrouver tous ces personnages.

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Dédicaces de Robert McCammon
et autres évènements

Aucun évènement prévu

Editeurs

Subterranean Press : 5 livres

Pocket : 4 livres

Milady : 3 livres

J'ai lu : 3 livres

Pocket Books : 3 livres

Holt, Rinehart & Winston : 3 livres

Denoël : 3 livres

Presses de la Cité : 2 livres

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