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Dédicaces de Maxime Chattam et autres évènements

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Evaluations moyenne de ses livres
Critère Note Visuel
Globale 8.4
Scénario 8.3
Ecriture 8.3
Suspense 8.3
Originalité 8.2
Addictivité 8.3
Pédagogie 7
Créativité 8.1
Personnages 8.2
Humour 6

Maxime Chattam

Nom de naissance

Prix et distinctions

Naissance

  • Date : 19 Février 1976 (41 ans)
  • Lieu : Non disponible

Décès

  • Date : (à 41 ans)
  • Lieu : Non disponible

Editeurs

Pocket : 23 livres
Albin Michel : 20 livres
VDB : 12 livres
LGF - Le Livre de Poche : 8 livres

Les chiffres

Présent dans : 9 081 biblio
Note moyenne : 8.38 / 10
Nombre d'évaluations : 1583
Position top auteur : 638

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Liste

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Position
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Ajouts par semaine

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Evaluation moyenne

Note
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Biographie de Maxime Chattam

Ajouté par Charlie18 le 30 Décembre 2011
Tout a commencé pendant le printemps 1975, lorsque des sentiments unissant deux personnes naquit une créature unicellulaire qui neuf mois plus tard (et quelques jours de retard…) allait déboucher sur ma naissance. Le 19 février 1976 pour être exact, quelque part dans une chambre de clinique tout ce qu'il y a de plus anonyme.

C'est peut-être à cet instant que le désir d'écrire s'est manifesté, par besoin de soulager l'horrible sensation de n'être qu'un individu de plus parmi les milliards passés et présents ; pour soulager cette oppressante nudité...

Je grandis en région parisienne. Enfant discret, j'observe beaucoup, les paysages, les gens… sans les commenter.

On me considère comme un garçon solitaire. Je déménage plusieurs fois avec ma famille, je grandis parmi des adultes de tout horizon, et j'écoute leurs histoires…

Pour plus tard, certainement.


A partir de 10 ans, je me mets à l'Anglais avec ma " seconde " marraine, Ann. Cette nouvelle langue m'amuse, elle est chargée d'aventures à mes oreilles , de contrées lointaines, autant d'appels vers l'imaginaire. Mais un imaginaire palpable, quelque part au-delà des océans…

A l'école, je ne suis pas particulièrement brillant. Je fais ce qu'on m'impose, sans plus. Ma tête est ailleurs la plupart du temps, loin, très loin au travers de ces murs.

On me dit " songeur ". C'est tout naturellement que je découvre le cinéma et devient accro… Deux heures de rêves à chaque film, deux heures de folies enivrantes, comment résister ?


1987. Premier voyage aux Etats-Unis, à Portland dans l'Oregon (ça rappellera des souvenirs à certains…). Je découvre, fasciné, qu'il est possible de se sentir encore plus petit dans l'univers. Ici tout est gigantesque : les camions de pompier, les immeubles, les gens, et même les glaces !

Après deux mois sur place, je reviens totalement corrompu :
Cette terre est synonyme d'espoir. Tout y est faisable. Les rêves sont permis là-bas. A partir de là, je " m'américanise ", je souhaite y vivre plus tard. Aujourd'hui je suis en partie d'accord avec ces pensées d'enfants, cependant je vois la cruauté et le cynisme qui habitent également ce pays. Rien n'est parfait. Les rêves y sont possibles… mais tous n'y parviendront pas. Et il y a souvent un prix à payer… .

1988. Je passe Noël dans la jungle Thaïlandaise parmi la tribu Aka. Je me souviens encore de la pleine lune au-dessus des feuilles de palmier (en tout cas ça y ressemblait).
Avec ce périple, le monde devient encore plus vaste et du coup, moi, je deviens encore plus petit.

Je tente ma première expérience avec l'écriture : tenir un journal de bord.
Le résultat tient en 5 pages raturées qu'il faudrait pouvoir traduire en français, il semblerait que je ne maîtrisais pas vraiment l'orthographe et la grammaire.

1990. C'est à cette époque que je visionne le film " Stand by me " tiré d'une nouvelle de Stephen King. Cette histoire d'adolescent me subjugue, c'est exactement à ça que j'aspire, cette amitié fraternelle et ces aventures qui s'ensuivent.

Déçu par la placidité de mon existence, et lucide quant à la morosité du quotidien, je décide donc de me faire vivre des aventures d'une autre manière : l'imaginaire.
J'emprunte la machine à écrire de ma mère et je réécris le film à ma sauce, rajoutant toutes les péripéties qui me font envie. C'est ma première " vraie " expérience d'écriture et c'est ce qui marque un tournant.

Dorénavant, je peux écrire toutes les histoires que je voudrais vivre. On est encore bien loin des romans noirs que je commettrais plus tard, mais les bases sont posées.
A 14 ans, pas particulièrement en avance, je décide de fuir la réalité en tentant d'écouter pour une fois ma chère mère qui me conseille depuis 24 mois de lire ce bouquin énorme qui sent la poussière.

Je découvre la lecture avec "Le seigneur des anneaux". J'en suis tellement captivé que je décide de me lever tous les matins à 5 heures pour passer une heure dans le bain afin de lire avant l'école.
En quête d'une histoire aussi passionnante, je lis un maximum de récits de science fiction, découvrant par accident Lovecraft, Vance, King plus en profondeur, et bien d'autres.

S'ensuit le décorticage méthodique de tout ce que la terre compte de mauvaise littérature gore ces bouquins écrits en 3 jours aux titres aussi évocateurs que " Horreur déliquescente " qui m'amusent beaucoup car ils me foutent une pétoche de tous les diables.

La vie glisse autour de moi, et des autres semble t-il, pendant les années suivantes, ou j'ai la chance de pouvoir voyager et lire.

J'ai beau grandir, vieillir et me rapprocher de ce qui devrait être " l'âge de raison ", je me refuse à tirer un trait sur tous ces mondes imaginaires qui peuplent mes désirs, et je lis et écris toutes ces vies que j'aurai tant aimé vivre.

C'est alors que j'ai l'illumination : si ! c'est possible de vivre tout ça ! comme dans les films : il suffit d'être acteur.

Pendant plusieurs années, j'entretiens l'espoir de devenir comédien. Je suis le Cours Simon à Paris, tout en lorgnant vers l'Actor Studio de New-York, auquel je ne me rendrais finalement jamais.

Avec le recul, je pense que je devais beaucoup ressembler à Joey dans la série " Friends ".

Cette histoire m'aura valu quelques expériences extraordinaires néanmoins. Je me souviens encore de mes révisions du BAC dans les loges du palais des sports lors des préparations d'un spectacle de Robert Hossein sur lequel je faisais de la figuration.

C'est lors de ce spectacle que Pierre Hatet, un comédien dont la voix est célébrissime (" Doc " dans " retour vers le futur " par exemple…), lit les liasses de textes, poésies, nouvelles etc… que j'écris entre deux répétitions et me propose de me mettre à l'écriture d'une pièce de théâtre. Je trouve l'idée intéressante et m'attèle à l'élaboration d'une pièce intitulée " Le Mal ", qui, une fois achevée, sera enfermée à triple tour dans un tiroir par son auteur. En effet, " il manque quelque chose ", songeais-je à l'époque. Tout simplement de la maturité !

Depuis l'article paru dans " Le Monde " en 2002, beaucoup de personne m'ont demandé de lire cette pièce. Après réflexion, et plutôt que de laisser le texte moisir à l'ombre, j'ai décidé de la mettre en entier sur ce site, vous pouvez la télécharger depuis la partie appelée " Le labo ". Pauvres de vous.
"J'aurai ensuite la chance de faire quelques petits rôles pour la télé, dont certains téléfilms passent encore chaque année…

1998. Ma vie sentimentale est similaire à un livre de Dino Buzzati intitulé : " Le désert des Tartares ". En sortant de la projection de " Titanic ", je décide de prendre les choses en mains.

Puisque la vie ne veut pas me donner mes trois jours de bonheur amoureux et mon iceberg, je décide de me l'inventer : j'écris " Le coma des Mortels ", une fable humoristique sur la solitude dans laquelle mon personnage trouve le Grand Amour, celui qui n'existe que dans la littérature, dit-on.

Depuis, je repense souvent à cette période, à cet état d'esprit, à ce livre. J'y combinais ma passion de l'imaginaire avec la création plus " personnelle ", celle qui comble des manques, qui répond aux questions qu'on se pose. Maintenant, j'essaye de ne jamais perdre de vue cette notion lorsque je m'attelle à un nouveau roman. Combiner les deux. Travailler la forme, et le fond, ne jamais sous estimer l'implicite de son récit.

1999. pas mes plus belles années pour tout vous dire.

La comédie abandonnée, j'ère dans les petits boulots pendant plus de deux ans. Je me rappelle que même mauvais acteur je gagnais bien ma vie, et caissier dans un magasin ce n'est pas la panacée même si ça me laisse le temps de rêver à ce que je vais écrire en rentrant le soir.

Je tente de reprendre mes études de Lettres modernes à la fac, sans parvenir à trouver un consensus valable pour nous réconcilier durablement.

J'écris " Le 5éme Règne " à ce moment là (publié en 2003 sous le pseudo Maxime Williams aux éditions du Masque), c'est mon premier thriller, même s'il vire dans le fantastique, et c'est aussi le premier roman que je situe aux USA.

Automne 99 : je quitte mon boulot de veilleur de nuit que je pensais idéal pour écrire mais qui s'avère être un accélérateur de solitude plus qu'autre chose. Dans le même temps, je suppose que si je veux un jour être publié autant connaître un peu le milieu, je deviens donc libraire pour une enseigne connue…

Je n'ai encore jamais envoyé le moindre manuscrit à un éditeur, je ne m'estime pas assez content de leur qualité, je vis donc avec la candeur de ne pas savoir ce qu'est la lettre type de refus.

Fasciné par les romans policiers, l'idée d'un thriller germe en moi. Mais il me faut des bases solides, je voudrais confronter le dernier cri des technologies d'investigation avec le monde obscur d'un tueur en série, l'idée étant de tisser dans mon histoire un climat de roman fantastique sans en être un.

Je parviens à suivre une formation de criminologie pendant un an, ou j'étudie la psychiatrie criminelle, la police technique et scientifique et la médecine légale. J'assiste à des autopsies et rencontre d'éminents spécialistes pour préparer mon roman. Pendant 8 mois je partage mon temps entre ces heures de documentation et mon métier de libraire qui me permet d'en savoir un peu plus sur le monde de l'édition.

Mai 2000 : je passe mes journées en librairie pour consacrer mes soirées et mes week-ends à ce projet de thriller, ma vie sociale devient celle d'une amibe.
Je me souviens que les premiers chapitres de " L'Ame du Mal " sont écrits pendant un violent orage à Thonon-les-Bains, durant ce qui devait être des vacances.

Octobre 2001 : avec une poignée d'irréductibles pour seuls amis, je ressors la tête de ma tanière puisque " L'Ame du Mal " est achevé.
Alors fauché, je ne trouve les moyens de photocopier et relier mon manuscrit qu'à trois exemplaires : reste à bien choisir les éditeurs qui se verront le plaisir de me renvoyer une lettre de refus…

Par un soir de novembre, mon téléphone sonne et le conte de fée commence, puisque Michel Lafon m'invite dans un superbe restaurant où le fondant chocolat me fait presque oublier qu'il vient de me proposer un contrat en or.
In Tenebris " sort en mars 2003 alors que je suis déjà en train d'écrire "Maléfices" tout en préparant le suivant… Une vie rêvée…

Aujourd'hui l'année 2003 s'achève sur le troisième opus de la trilogie : "Maléfices" (à paraître).

C'est en écrivant sa dernière page que je dis adieu à ses personnages. J'ouvre un cahier vierge sur de nouvelles vies tout en ayant un regard affectueux en arrière. Quatre romans, 2000 pages et tant d'existences encrées de maux pour les faire vivre.

Bientôt la magie de la lecture opérera à nouveau : la suite de la bio est en cours, et c'est vous et moi qui l'écrivons, là, en ce moment précis.
J'aurai prochainement la joie de vous présenter de nouveaux chapitres, livres après livres...
Voir les biographies de Maxime Chattam

Citations de Maxime Chattam

Ajouté par jalihema le 29 Mars 2012
"La lecture reste une porte magique sur l'imaginaire... tout en nous interrogeant sur nous, et notre univers."Maxime Chattam
Ajouté par cachou0393 le 28 Décembre 2011
"Le 11 septembre 2001 a ouvert un nouveau siècle, celui des miroirs avec ce qu'ils renvoient de notre monde : l'apparence ; et ce qu'il y a derrière : une vision subjective de la réalité."
(Les arcanes du chaos)
Ajouté par MinuitEnsanglante le 27 Octobre 2012
"Quand un problème vous semble insoluble, alors prenez de la hauteur. Ne regardez plus ce qui est petit, regardez l'ensemble, passez du micro au macro. Car si vous n'avez pas trouvé la solution de l'intérieur vous la trouverez à l'extérieur !"
Autre Monde, Tome 1, L’Alliance des Trois p.445
Ajouté par Charlie18 le 25 Décembre 2011
C'est ça vieillir, ma chère, c'est oublier, ou confondre. Ou ne plus avoir la force d'aller loin dans les efforts de la mémoire. Alors on rabâche ce qu'il nous reste.
Ajouté par Sheeka le 7 Février 2016
" Cette réforme de l'orthographe me rappelle comme nous sommes un peuple qui réclame le changement mais déteste la nouveauté.
Tout notre paradoxe français...

La réforme consiste à nettoyer notre langue de ses fantômes.
Etre hanté, c'est pourtant la preuve d'une histoire, d'un passé.

En même temps, une langue qui ne sait pas évoluer finit par se scléroser et se fait dépasser, voire assimiler par d'autres, plus vivantes.
La question est la suivante : procède t-on à cette réforme pour éviter que la complexité de la langue en fasse peu à peu une langue morte au profit d'un français de type sms, plus usité, plus moderne, logique, vivant et facile ? Une langue dans la langue qui la rattrape. Donc une mesure pour éviter, à terme, une scission du français, un peu comme l'arabe et l'arabe littéraire. Ce qui signifie que nous préparons l'avenir, mesure préventive. Où est-ce déjà le français sms qui nous rattrape et nous tire vers le bas ?
D'une certaine manière, je crains que la seconde option n'induise la première. Mais c'est la modernité j'en ai bien l'impression.

Personnellement, j'ai du mal à me dire que dans 20 ans mes enfants riront en me voyant écrire "forêt".
- Oh papa ! Tu as fait une faute ! Il n'y a pas d'accent !
- L'accent de forêt est un fossile les enfants, celui de forest autrefois. On vous a juste appris à ne plus creuser dans le temps des mots... (Nous étions des archéologues, vous êtes des visiteurs de votre propre langue, ajouterait bien le vieux c...). "
Maxime Chattam
Voir les citations de Maxime Chattam

Informations diverses

Ajouté par Elodie-Haulet le 1 Décembre 2015
Dédicaces 2015 vu sur son site:

- Charleroi (Belgique) le mardi 3 février au soir (attention, réservez vos places à l'avance, c'est en quantité limité à quelques centaines suite à la configuration des lieux), Librairie Molière (rencontre/dédicace).

- Paris le mardi 10 février, Fnac des Ternes à 18h (rencontre/dédicace).

- Bordeaux le mercredi 4 mars, Espace culturel de St-Médard-en-Jalles, à 20h.

- Lille le mercredi 11 mars, à la Fnac (rencontre/dédicace) à 17h.

- Paris, salon du livre le dimanche 22 mars, conférence avec la Gendarmerie Nationale à 13h, puis dédicace sur l'espace Albin Michel.

- Lyon, le samedi 28 mars, Quai du Polar (dédicace).

- Canada : du 7 au 12 avril, Montréal et Québec (plus de détails prochainement).
Ajouté par dadotiste le 12 Décembre 2013
"Book trailer" réalisé par les éditions Albin Michel :

Autre-Monde T1
http://www.youtube.com/watch?v=6pbGjzzZuw8
Ajouté par sylvain le 3 Mai 2013
Nouvelle écrite par chattam dans le cadre d'une campagne publicitaire lancée par samsung : Crime parfait, question de rangement :


http://www.samsung.com/fr/galaxynote8/edition-originale.html
Ajouté par Charlie18 le 30 Décembre 2011
Le blog de Maxime Chattam : http://www.maximechattam.com/blog/
Et son labo : http://www.maximechattam.com/fr/labo.php
Ajouté par anonyme le 18 Juin 2011
Bibliographie

Romans :

Le 5ème règne, sous le pseudonyme de Maxime Williams (Masque GF, 2003, Prix du Roman Fantastic'Art du Festival de Gérardmer 2003)
Le Sang du temps (Michel Lafon « Thriller », 2005)
Les Arcanes du chaos (Albin Michel « Spécial suspense », 2006)
Prédateurs (Albin Michel « Spécial suspense », 2007)
La Trilogie du mal
[1] L'Âme du mal (Michel Lafon « Thriller », 2002, Grand Prix Sang d'Encre 2002)
[2] In Tenebris (Michel Lafon « Thriller », 2003)
[3] Maléfices (Michel Lafon « Thriller », 2004)

Nouvelles :

Le Messager (disponible sur le site officiel, 2001)
Gregory Harville (disponible sur le site officiel, 2001)
Le sommeil des Icares (2003)
Carnages (Pocket hors commerce, 2006)

Anthologie :

Et dans ce temps, une vie bascule : recueil du concours de nouvelles policières de Bessancourt (Mairie de Bessancourt, 2005)

Pièce de théâtre :

Le Mal (disponible sur le site officiel, 1995)









INTERVIEW DE MAXIME CHATTAM : La théorie du chaos


Vous dites que vous auriez aimé vivre toutes vos histoires. Vous êtes sûr que c'est aussi valable pour celle-ci ?

Oui et non. Ce que je veux dire c'est qu'en écrivant, j'ai l'impression de vivre des vies différentes, de ne pas rester chez moi avec une existence métro-boulot-dodo. Je me suis levé tous les matins, je me suis mis face à un ordinateur. J'ai écrit les aventures dont je rêvais gamin. Quand je regardais Tom Sawyer, je voulais vivre cette histoire-là. Sur la Seine, en face de chez moi, il y avait une île sauvage, si tant est que cela puisse être sauvage à Paris, et gamin, j'ai mis en oeuvre tout ce qu'il fallait pour traverser le fleuve... mais il n'y avait rien à découvrir, rien du tout. C'était une grande forêt avec des arbres et des vestiges de feux. Ce fut très décevant. Pas de Joe l'Indien, pas de trésor, ni d'aventure particulière. Toutes ces frustrations ont engendré mon envie d'écrire.

Vous aviez envie d'être détective, agent secret, archéologue...

Tout petit, je voulais être conducteur de camion-poubelle, parce que je suis un lève-tôt. Je voulais avoir mes après-midi de libres. Après, j'ai voulu être agent secret. Puis comédien. Ecrire un bouquin ça permet de changer de peau. Finalement, c'était là que je prenais le plus de plaisir parce que je contrôlais tout ce qu'il se passait. Je choisissais les personnages, ils vivaient les aventures que j'inventais.

Des aventures un peu gore dans ce livre ?

Je ne m'en donne pas à coeur joie dans le gore. C'est toujours pour signifier quelque chose. Dans mes trois premiers bouquins La Trilogie du Mal, j'explorais ce qui se passe dans la tête d'un tueur en série. Dans Prédateurs, je voulais parler du côté Monsieur et madame Tout-le-monde de ces mêmes tueurs. Montrer que l'être humain est une nuance de gris. Dans La Théorie Gaïa ce qui m'intéressait, c'était de montrer l'intérieur technique, matériel et concret d'un tueur en série. Faire une analyse psychiatrique ou psychologique de cette pathologie. Souvent à la relecture, je supprime des moments trop gore. La surenchère, c'est abominable.

Quelles étaient les limites que vous vous étiez fixées ?

Je ne voulais pas faire du Saw, ne pas sombrer dans le dégoût. En revanche, il y a beaucoup de clins d'oeil aux univers que j'aime : Aliens de Cameron, pour le côté "on ne sait pas d'où ça vient" , "ils sont nombreux", "la nuit, le hangar, les lumières rouges". J'ai également beaucoup pensé à l'un des plus grands thrillers d'aventure, Jurassik Park. Le film est divertissant mais rien de comparable avec ce livre. Je voulais que le lecteur soit pris à la gorge, de façon haletante d'un bout à l'autre.

Il y a une volonté de ne jamais s'égarer sur les terres du fantastique ?

Ce que j'ai à dire s'inscrit dans le domaine du concret. C'est ce qui me nourrit quand j'écris ces livres-là. J'adore le fantastique. Je me retiens depuis plusieurs années de faire un bon gros bouquin de fantastique. En revanche, j'aime bien jouer sur les codes. C'est grisant, de s'amuser, de jouer toujours à la limite du basculement.

Qu'y a-t-il de vrai dans La Théorie Gaïa ?

Toutes les données anthropologiques, tout ce qui est chiffré et tout ce qui est du domaine de la planète. Je ne veux pas mentir au lecteur. Je mets tous ces éléments les uns à côtés des autres et je créé un tout. Ce tout pourrait être cette théorie-là. Vous y croyez ou pas.

Techniquement, vous vous asseyez face à votre ordinateur et collez des centaines de post-it devant vous ?

C'est presque ça. Je lis énormément de revues scientifiques. Un truc m'interpelle, je découpe la page. Je fais différentes piles en fonction des différents projets. Pour Maléfice, j'avais découpé un petit article dans 'Science et avenir' qui expliquait que la société canadienne avait réussi à lancer la production d'araignées et de chèvres génétiquement modifiées. Plein de corbeilles, plein de notes, et en fonction des idées je noircis des pages. C'est pour ça que j'ai des projets écrits pour dans 3, 4 ans. Avant la phase d'écriture, il faut trier, relire, mettre de côté ce qui est intéressant, creuser les idées. Deux mois de documentation intensive sont nécessaires. Je me déplace sur les lieux, je rencontre des experts, et pendant ce temps, je pense à la structure. Quand toute la construction narrative, les personnages et la documentation sont en place, alors je me mets à écrire. Avec l'expérience, j'arrive à écrire un livre en 5, 6 mois. Une fois le premier manuscrit rédigé, même si ce n'est pas publiable, mais juste lisible, je le donne à mon éditrice qui me dit ce qu'elle en pense. Puis si j'ai son feu vert, je retravaille la forme et peaufine mes personnages.

C'est plus de la littérature, c'est du sport ?

Oui, c'est sportif (rires). J'ai pris 20 kilos en dix ans !

Vous êtes un faiseur d'histoires...

Oui, un conteur. Me raconter moi ne m'intéresse pas. J'ai écrit un livre très personnel. Il est dans mon meuble de chevet. Ca s'intitule Le Coma des mortels. Ce qui m'ennuie, c'est que mes proches m'ont dit que c'est la meilleure chose que j'aie écrite. Dommage. C'est une vraie projection de ce que je suis. Vraiment. Je me raconte. Je savais qu'il fallait passer par là pour ensuite être capable de raconter d'autres histoires.

Culte du "Moi, je", "Marketing viral", "Ecologie", La Théorie Gaïa est-il un thriller engagé ?

Je préfère dire que c'est un thriller à thèses. 90 % des gens qui liront ce livre le verront comme un thriller et n'iront pas plus loin. Engagé. Oui, mais sur quoi ? De quelles manières ? Je ne suis pas du tout écolo. J'ai des préoccupations, j'ai des angoisses, comme tout le monde. Je suis une victime consentante. Je suis à la fois irresponsable sur certaines choses et responsable sur d'autres. Mais je me pose des questions. J'ai fait un bouquin en disant qu'on est tous coupables, et qu'il faut en prendre conscience.

Vous avez écrit pas mal de thrillers qui se déroulaient aux Etats-Unis, en montrant une certaine fascination pour le Nouveau continent. Dans La Théorie Gaïa, vous pointez du doigt le puritanisme, l'excès... Le gamin est-il désenchanté ?

J'en étais revenu dès le début, il y a une critique d'une société de consommation particulièrement américaine qui était le fond du livre In Tenebris. La première fois que je suis allé aux Etats-Unis, j'avais 11 ans. J'y ai vu tout ce qui était formidable, je n'ai pas vu les mauvais côtés. Il m'a fallu grandir un peu et y retourner plusieurs fois avant de commencer à voir l'envers du décor. Je pense qu'à vingt ans avant de commencer à écrire le bouquin, j'étais déjà bien conscient de pas mal des déséquilibres américains. Mais la trilogie devait se passer aux Etats-Unis, c'était plus crédible.

Pourquoi ?

Un flic en France n'aurait pas pu mener ce travail d'investigation en solo. L'omniprésence d'un système avec un juge posait également problème. Aux Etats-Unis, le flic qui mène une affaire seule, ce n'est pas coutumier mais c'est possible. De même que le profiling aux Etats-Unis fonctionne encore beaucoup. Et puis là-bas tout est énorme, les camions de pompiers, les glaces, et je voulais faire une histoire énorme. Et comme j'avais la double culture parce que j'avais de la famille là-bas, cela ne m'était pas difficile. Après la trilogie, je suis passé en France car j'avais des choses à raconter ici. Finalement, j'essaie de trouver le lieu qui correspond le mieux à mon histoire. Le prochain thriller se passe à New York en amont de la trilogie. En revanche, celui que j'écrirai en 2009 pour une sortie en 2010, aura lieu à Paris en 1900.

Vous avez commencé à découper des articles ?

J'ai déjà la documentation, une étagère pleine de cartes, de plans et de photos de l'époque. Je n'ai plus qu'à tout digérer et à préparer mes histoires. Le livre, je peux l'écrire demain s'il faut. J'écris rapidement pour l'instant. Je fais partie des auteurs qu'on regarde un peu avec méfiance parce que j'écris beaucoup, parce que je fais des thrillers à l'américaine alors ils ont l'impression que tout est "marketé". Mais je ne donnerai jamais un livre à l'éditeur si je pense qu'il n'est pas prêt.

Pas d'angoisse de la page blanche ?

Pas vraiment, j'ai tellement d'idées ! En revanche, j'ai souvent peur de prendre la mauvaise trajectoire. Ma vraie crainte serait de faire un mauvais livre et de ne pas m'en rendre compte. C'est pour cela que j'ai changé d'éditeur aussi car j'ose croire que dans celle-ci on me dira vraiment que je me suis planté.

Ce jour-là vous vous tournerez vers le cinéma ?

Je suis un vrai cinéphile. Je dois avoir 3.500 DVD. J'ai longtemps voulu faire des films, mais j'ai compris récemment qu'il vaut parfois mieux continuer de rêver certaines choses. Quand j'écris, je fais ce que je veux. Au cinéma, il y a trop de décisionnaires, ce serait trop frustrant d'avoir un projet précis et de ne pas pouvoir le réaliser. Faire un scénario, pourquoi pas. Il y a des projets en cours mais je privilégie le roman.

Propos recueillis par Mélanie Carpentier pour Evene.fr - Mai 2008

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