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Saint-John Perse

62 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par x-Key 2010-10-09T11:15:23+02:00

Biographie

Saint-John Perse, pseudonyme d'Alexis Leger (né le 31 mai 1887 à Pointe-à-Pitre - mort le 20 septembre 1975 sur la presqu'île de Giens) était un poète et diplomate français.

Alexis Leger a utilisé d'autres noms de plume comme Alexis Saint-Leger Leger ou Saintleger Leger à partir de 1909/1911. On trouve une multitude d'interprétations quant à ces pseudonymes. Saint-John Perse apparait pour la première fois en 1924. Pas d'accent à son nom et le diplomate y tenait, de même qu'à la prononciation « Leuger ». De son vivant, il a voulu faire croire que Saint-Leger Leger était son vrai nom et Leger seulement une abréviation, et le volume de ses Œuvres complètes ("son" Pléiade) répète cette fiction.

Jeunesse et débuts diplomatiques

Fils d'Édouard Pierre Amédée Leger, avocat à Pointe-à-Pitre à partir de 1873, et Marie Pauline Françoise Renée Dormoy, fille d'une famille de planteurs, Marie René Auguste Alexis Leger passe sont enfance à Pointe-à-Pitre jusqu'en 1899 date à laquelle il suit ses parents à Pau où il fréquente l'actuel lycée Louis-Barthou. Il fait ensuite des études de droit à Bordeaux dès 1904 puis fait son service militaire dans l'infanterie à Pau dès avant la fin de ses études.

Il rencontre assez tôt le poète Francis Jammes en 1902, qui habite alors à Orthez, lequel le présente notamment à Paul Claudel, avec qui il entretiendra des relations mouvementées. Grâce à Jammes encore, il entre en relation avec André Gide et le milieu de la NRF. Gide et Jacques Rivière le poussent à publier ses premiers poèmes. Les poèmes "Images à Crusoé" puis "Éloges" paraissent dans la revue de la NRF en 1909 et 1910 puis en recueil sous le titre Éloges en 1911. Valery Larbaud consacre un article très élogieux au recueil dans la revue La Phalange. Ayant réussi au concours des consulats en 1914, il est affecté au service de presse du ministre Delcassé puis à la Maison de la presse du Ministère des Affaires étrangères avant d'être nommé secrétaire de la légation française de Pékin où il restera de 1916 à 1921. Remarqué par Aristide Briand, il est nommé à l'administration centrale du ministère en 1922 puis devient en 1925 directeur du cabinet du ministre. En 1933, il est Secrétaire général du Ministère des affaires étrangères, et ce jusqu'en 1940. Sous le pseudonyme de Saint-John Perse, il avait publié en 1925 son recueil Anabase mais s'astreindra à ne plus rien publier aussi longtemps qu'il sera diplomate.

Le diplomate

Peu de temps après avoir été nommé chef de cabinet d'Aristide Briand, Alexis Leger, alors germanophile, est l'un des principaux auteurs des Accords de Locarno en octobre 1925, plaidant pour une « conciliation franco-allemande pour assurer la sécurité de la France puis de l'Europe » ; Aristide Briand aura été son mentor et après sa mort en 1932, son disciple prolongera son influence au Quai d'Orsay et ce jusqu'en 1940. Ce que l'on a appelé la "pactomanie" lui sera reprochée pas ses ennemis politiques. Toute sa vie, Alexis Leger a défendu la mémoire de Briand comme en 1942 où il prononce un discours à sa mémoire à New York.

Comme secrétaire général du ministère des Affaires étrangères pendant huit ans, il a assuré la continuité de la diplomatie française devant la valse des ministres (plus d'un par an en moyenne, dont Pierre Laval). Ainsi, en mai 1936, au moment de son arrivée au pouvoir, Léon Blum, sur plusieurs sujets, demanda : « Qu'en pense Leger ? ». Par exemple sur l'attitude à adopter face à la remilitarisation de la rive gauche du Rhin. S'agissant de la Guerre d'Espagne et de la politique de la non-intervention, le rôle de Leger a peut-être été déterminant[16]. Lors des Accords de Munich, il semble moins complaisant que Daladier et surtout Georges Bonnet, son ministre, devant l'abandon de la Tchécoslovaquie : Hitler le qualifie à cette occasion de « petit martiniquais sautillant ». En juin 1940, Paul Reynaud le démet brutalement de ses fonctions pour complaire à sa maîtresse et pour marquer une rupture avec la politique pratiquée vis-à-vis du Reich depuis huit ans. Leger, remplacé par François Charles-Roux, en est blessé, refuse les affectations qui lui sont proposées en compensation et s'exile aux USA.

Non sans être d'abord passé par Londres mais tout rapprochement avec De Gaulle était impossible : Leger lui dénie toute légitimité. Il est alors déchu de la nationalité française par le régime de Vichy, son appartement parisien est mis à sac et il est radié de l'ordre de la Légion d'honneur. À Washington, il a trouvé un emploi à la Bibliothèque du Congrès grâce à Archibald MacLeish, poète américain, qui en était le bibliothécaire. Il devient avec Jean Monnet peut-être le seul Français qu'accepte d'écouter le Président Roosevelt, très hostile au général de Gaulle. Le chef de la France libre essaie de le rallier à sa cause mais Leger refuse sèchement, ce que le Général ne lui pardonnera jamais : en 1960, à l'occasion de son Prix Nobel, Alexis Leger ne reçoit aucune félicitation du Général.

Exil américain et mort

Aux États-Unis, il publie successivement Exil en 1942, Pluies et Poème à l'étrangère en 1943, Neiges en 1944. À la Libération, depuis les États-Unis, il publie Vents chez Gallimard en 1946, puis Amers en 1957. À partir de cette date, il revient chaque été faire de longs séjours en France, sur la presqu'île de Giens où des amis américains ont acquis pour lui une propriété, "Les Vigneaux". Il se marie avec une Américaine, Dorothy Russel, qu'il appelle "Dot" et surtout "Diane", de vingt ans plus jeune que lui, et publie de courts poèmes comme Chronique en 1960, année où lui est attribué, grâce à ses amis américains et à Dag Hammarskjöld, secrétaire général des Nations-Unies, le Prix Nobel de littérature. Son allocution au banquet Nobel du 10 décembre 1960 est consacrée aux rapports entre science et poésie. Il publiera encore le recueil Oiseaux, inspiré par Georges Braque en 1963, et enfin "Chant pour un équinoxe" en 1971. Il meurt le 20 septembre 1975, à Giens (Var), où il repose désormais. Ses tout derniers poèmes, "Nocturne" et "Sécheresse", paraissent peu après sous le titre Chant pour un équinoxe. Peu avant sa mort, il avait légué tous ses manuscrits, papiers et objets personnels, ainsi que les livres de sa bibliothèque, à la Ville d'Aix-en-Provence qui aujourd'hui encore abrite la Fondation Saint-John Perse.

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Nombre d'évaluations : 15

2 Citations 12 Commentaires sur ses livres

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de Saint-John Perse

Sortie Poche France/Français : 1987-03-03

Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Nath56 2012-05-10T22:37:36+02:00
Neiges

Poème écrit en 1944.

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Commentaire ajouté par Kays 2013-02-25T11:28:29+01:00
Éloges

Livre surement aux jolies poèmes mais avec une prof comme la mienne je n'ai pas accroché du tout.

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Commentaire ajouté par Mélie 2013-04-17T23:54:11+02:00
Éloges

La poésie de Saint-John Perse est juste super. On se laisse porter par son écriture.

En lisant entre les lignes, on y découvre beaucoup de richesses...

A lire !

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Commentaire ajouté par Camille83500 2013-10-30T22:40:33+01:00
Éloges

J'ai eu un peu de mal avec les poèmes de St John Perse, que ce soit au niveau de la compréhension intelligible ou sensible.

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Commentaire ajouté par Daranc 2016-02-21T13:50:52+01:00
Œuvre poétique, Tome 1

certain poèmes en vers , d'autres semble de la prose, un décalage certain entre les poème que l'on nous a appris à aimer, sous forme de récitation et cet auteur. On le découvre , mais il est dur de changer ses notions sur la poésie, quoi qu'il en soit la lecture est à faire. Comme toute poésie on accroche ou pas , et il est vain de chercher le pourquoi.

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Commentaire ajouté par Hillja 2017-11-11T17:06:34+01:00
La Gloire des Rois

Un court recueil de poèmes en vers libres, poèmes qui semblent être liés les uns aux autres uniquement par les figures royales, par moments divinisées, qui s'y succèdent : la Reine, le Prince, le Roi et le Régent saluent tour à tour.

Quoique je vienne tout juste de fermer l’œuvre, étonnamment incohérente, je suis bien incapable d'en donner les thèmes majeurs tant ce qui est écrit m'a paru nébuleux. Joli, oui, mais sibyllin. D'ailleurs, j'ai préféré la dernière pièce, « Berceuse », d'une facture plus classique et donc plus intelligible.

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Commentaire ajouté par Hillja 2017-11-15T22:30:18+01:00
Anabase

Un recueil qui ne manque pas de vivacité, digne de son titre, c'est certain, et qui couronne le langage poétique comme grand seigneur. Encadrés de deux chansons un peu étranges, les dix chants, qui forment ensemble un long poème, sont énigmatiques, alternant états de stase et mouvements fous, cahotant ainsi le lecteur tout le long d'une expédition obscure, vers une plus obscure encore destination.

Comme pour « La Gloire des Rois », j'ai dû passer à côté de choses grandioses, notamment parce que le lexique du poète est d'une si prodigieuse richesse qu'il n'est pas simple de saisir le texte. La lecture n'est d'ailleurs pas facilitée par le style : il y a des phrases qui s'étendent sur deux pages, des phrases qui, du reste, semblent sans queue ni tête (ou alors, le sujet, le verbe, a été oublié quand vient enfin le point).

À lire pour découvrir une poésie singulière et apprendre de nouveaux mots aux jolies sonorités.

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Commentaire ajouté par Hillja 2017-11-18T10:38:34+01:00
Éloges

De la poésie épatamment dépaysante, où chaque poème est éclairé par un travail formidable sur le mot. Les sonorités sont savamment pensées et rendent agréable — ou, en tout cas, saisissante — la lecture à haute voix. Cependant, parce que le lexique du poète est contaminé par je ne sais quel imaginaire qui lui est propre, il est difficile d'apprécier le sens des pièces. Il faut la plupart du temps se contenter d'admirer l'ensemble sans le comprendre.

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Commentaire ajouté par Hillja 2017-11-25T14:09:34+01:00
Exil

C'est sans conteste l'un des plus beaux recueils de poésie moderne que je connaisse — et aussi mon préféré de Saint-John Perse. Parfaits exemples de poèmes autotéliques assumés et assurés, les chants qui composent cet ouvrage sont d'un grand lyrisme et font montre d'un travail minutieux sur les mots et les sonorités (surtout ceux qui forment « Exil », poème sublime qui prend du sens lorsqu'on connaît la biographie de son auteur). C'est en outre une poésie plaisante à étudier car systématique : une fois que les procédés ont été assimilés, tout s'éclaire !

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Commentaire ajouté par Ericdu75 2018-04-06T16:52:24+02:00
Éloges

Je dois avouer que j'ai achoppé sur ce recueil ... Les textes sont beaux, ça ne fait aucun doute, de plus la lecture est très agréable, rythmée et très légère à la fois. Cependant quand je ne comprends pas, c'est assez frustrant de devoir se torturer l'esprit pour tenter de trouver le sens d'une œuvre trop bien calibrée pour être absurde ... Je laisse tomber pour le moment, mais je reprendrai la lecture dans quelques temps, c'est sûr !

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On parle de Saint-John Perse ici :

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Editeurs

Gallimard : 11 livres

Flammarion : 2 livres

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