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Jean Racine

Auteur

7 038 lecteurs

Activité et points forts

ajouté par panda 2009-08-19T15:12:27+02:00

Biographie

Jean Racine, né à La Ferté-Milon le 22 décembre 1639 et mort à Paris le 21 avril 1699, est un poète tragique français considéré, à l'égal de son aîné Pierre Corneille, comme l’un des deux plus grands dramaturges classiques français

Né dans une famille de petits notables et d'écrivains : son père était procureur, son grand-père et son bisaïeul avaient été contrôleurs du grenier à sel de La Ferté-Milon et de Crépy-en-Valois ; l'on vit longtemps, sur la façade de la maison des Racine, rue de la Pêcherie, leurs armes parlantes : d'azur, au rat et au cygne d'argent. Orphelin dès quatre ans (sa mère décède en 1641 et son père en 1643), il est recueilli par ses grands-parents et reste chez eux jusqu'à la mort de son grand-père en 1649. Sa grand-mère entre alors au couvent de Port-Royal où Racine rejoint sa marraine qui y est religieuse. Ce malheur lui permet en fait de recevoir une solide éducation janséniste (courant moral du XVIIe siècle qui a connu son apogée à la fin du siècle et qui consiste à diviser les nantis de la grâce et ceux qui ne l'ont pas, on dit de Phèdre que c'est une « chrétienne à qui la grâce aurait manqué »...) aux Petites écoles de Port-Royal qui l'accueillent gratuitement. Il reçoit une large culture, comprenant la littérature et surtout l'apprentissage du grec et du latin. Il a pour maîtres les célèbres Pierre Nicole, Claude Lancelot et Antoine Le Maistre, ainsi que Jean Hamon. Cependant le théâtre y est très peu présent, car les Jansénistes le méprisaient.

À 18 ans, Racine est donc orphelin et pauvre, mais cependant il possède une très forte culture et il peut s'appuyer sur le réseau de relations des jansénistes. Il étudie alors la philosophie au collège d'Harcourt. L'enseignement qu'il reçoit est fondé sur l'étude de la Bible, de la rhétorique et des auteurs grecs et latins. Il découvre la vie mondaine grâce à un cousin qui habite l'hôtel de Luynes. Il écrit ses premiers poèmes. Dans un premier temps, il tente de concilier ses aspirations littéraires avec la carrière ecclésiastique, mais finalement, après un échec de cette dernière, il choisit de se consacrer entièrement à la littérature.

En 1660, il reçoit une pension du roi grâce à des odes : la Convalescence du Roi et la Renommée aux Muses et la Nymphe de la Seine.

En 1664, il est introduit à la cour, grâce à un poème à l'éloge de Louis XIV. Il fait enfin jouer l'une de ses pièces par Molière, la Thébaïde, la même année. Celle-ci n'a pas un grand succès.

En 1665, il fait jouer Alexandre le Grand qui est son premier succès. La pièce plaît notamment au roi, car elle est à son honneur. Elle est retirée à Molière pour être jouée par une troupe de comédiens plus prestigieux, à l'Hôtel de Bourgogne. C'est cette affaire qui entraîne une brouille définitive entre Molière et Racine.

Racine publie alors deux pamphlets contre Port Royal et ses anciens maîtres qui désapprouvent fortement sa carrière théâtrale, il se brouille avec Port Royal.

L'important succès de la tragédie Andromaque, placée sous la protection de Madame Henriette d'Angleterre, (1667) assure sa réputation. Après une unique comédie, les Plaideurs, en 1668, il revient définitivement à la tragédie et donne successivement Britannicus (1669), Bérénice (1670) (qui est l'occasion d'une joute théâtrale avec Corneille dont la pièce est : Tite et Bérénice. C'est Racine qui l'emporte indéniablement), Bajazet (1672), Mithridate (1673), Iphigénie (1674) et Phèdre (1677). Ébranlé par les critiques et les cabales, Racine renonce au théâtre malgré le succès populaire de son chef-d'œuvre Phèdre. Membre de l'Académie française depuis 1673, Racine reçoit en décembre 1690 une charge de « gentilhomme ordinaire de Sa Majesté ». Il est également trésorier de France ce qui lui assure un revenu. Enfin il est nommé historiographe du roi en 1677, c'est-à-dire en même temps que Boileau. Racine décide de se ranger (il a eu de nombreuses maîtresses notamment parmi ses actrices : La du Parc, La Champmeslé) et épouse en 1677 Catherine de Romanet, qui lui donnera sept enfants. Il s'agissait d'un mariage d'intérêt.

À la demande de Madame de Maintenon, il écrivit encore pour les élèves de Saint-Cyr les tragédies bibliques Esther (1689) et Athalie (1691). Racine à l'époque est toujours hostile au théâtre vivant, mais il considère ces pièces comme des œuvres pédagogiques et poétiques.

Depuis 1666, Racine, attaqué sur ses mœurs et son théâtre par Pierre Nicole, s'était brouillé avec les jansénistes. Malgré les persécutions dont ils sont victimes, Racine se réconcilie avec eux. Il les soutient notamment dans leurs démêlés avec le pouvoir (Louis XIV leur étant hostile). Sa présence aux funérailles d'Arnauld en 1694 prouve la réconciliation de Racine avec ses anciens maîtres. Il écrit un Abrégé de l'Histoire de Port-Royal qui parut après sa mort. En 1696, il est nommé conseiller-secrétaire du roi, auquel il fait très souvent la lecture.

Racine meurt à Paris le 21 avril 1699, à l'âge de cinquante-neuf ans, des suites d'un abcès ou d'une tumeur au foie. Louis XIV accéda à la demande qu'il avait formulé d'être inhumé à Port-Royal, auprès de la tombe de son ancien maître Jean Hamon (après la destruction de Port Royal ses cendres ont été déplacées à l'église Saint-Étienne-du-Mont de Paris).

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17 Citations 1 123 Commentaires sur ses livres

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Les derniers commentaires sur ses livres

Commentaire ajouté par Na_nou 2020-06-25T18:14:11+02:00
Britannicus

J'ai lu et étudié cette pièce au collège, mais je n'avais pas trop apprécié à cette époque... trop de longueurs et de lourdeurs.

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Commentaire ajouté par Naw-munge 2020-06-25T22:43:15+02:00
Phèdre

Un livre qui m'a plu sans plus. J'ai vraiment détester Phèdre mais je suppose que c'était voulu. C'était un classique, je l'ai donc lu, mais il ne m'a pas plus plus que cela. Au contraire, j'ai trouver sa lecture pénible. J'ai par contre adorer le travail sur les vers et leur musicalité qui est, a mon avis, exeptionnel.

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Commentaire ajouté par Florilege 2020-07-03T14:14:40+02:00
Britannicus

Une merveilleuse pièce ! J'aime toujours autant le rythme des stichomyties et la grandeur des tirades. Quelle beauté que les vers raciniens ! Une pièce complexe, entre émancipation, amour, pouvoir, traîtrise et pulsions, que je recommande !

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Bérénice

Indicible bonheur que celui de retrouver la majesté et la beauté du verbe racinien ! Bérénice, une fois encore, me charme, pièce la plus classique du plus grand dramaturge classique, où tout est langage, où rien n'est autre que langage — et quel langage !

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Commentaire ajouté par Mylene-47 2020-08-10T22:29:48+02:00
Britannicus

Je ne suis pas très sensible à la lecture des pièces de théâtre, c’est peut être pour cela que je me suis un peu ennuyée en le lisant... C’est une bonne lecture pour la culture mais j’aimerais maintenant la voir jouée.

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Commentaire ajouté par cassandre27 2020-08-11T22:52:14+02:00
Bérénice

En comparaison avec la pièce Phèdre, j'ai été bien déçue du style et de la tournure de cette pièce qui est beaucoup moins noble et beaucoup plus tournée vers les sentiments et les passions des personnages que sur les grandeur d’âme et d'actions. Je trouve aussi que ce style de l tragédie n'est pas totalement rempli ce qui est un peu déstabilisant pur moi.

je n'ai pas particulièrement accroché avec les personnages et c'est dommage.

c'est une pièce courte, mais l'écriture est un peu complexe; je le recommande tout de même car c'est un classique.

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Commentaire ajouté par Nayladream 2020-08-27T17:12:34+02:00
Bérénice

J'ai beaucoup apprécié cette pièce qui reprend le thème récurrent de l'amour impossible. En plus d'être merveilleusement bien écrit, Racine déjoue le déjà vu et renouvelle la matière et les matériaux. Beaucoup peuvent trouver les classiques ennuyeux, mais si on se concentre sur le tour de force du dramaturge, on comprend que le talent, c'est ça : faire avec peu de l'art pur et dur. C'est de la poésie. Soit on se laisse emporter par les mots, soit c'est eux qui ont raison de vous. Les vers sont magnifiques. Il y a, bien sûr, un dilemme : aimer ou renoncer, ou plutôt accepter l'amour ou le pouvoir à raison du devoir. Le fait qu'il y ait une issue quand même dans l'impossible constitue une originalité. Pas de tragédie au sens propre du terme, mais une tragédie quand même. Un véritable tour de force de Racine.

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Commentaire ajouté par Blog_Oceane 2020-09-01T18:15:34+02:00
Britannicus

J'ai relu cette pièce dans le cadre de mes études. J'ai beaucoup aimé d'ailleurs celle-ci car Racine comme ses contemporains emploie des figures de l'Antiquité comme Néron. Il s'inspire de l'Histoire par exemple Néron qui était un dictateur horrible pour le mettre dans sa pièce face à un dilemme :

l'indépendance ou l'amour filial. En effet, Racine nous propose une fiction nous situant avant aux prémices de la cruauté de Néron. On assiste donc à l'ascension violente de ce dictateur et à son émancipation.

C'est aussi une pièce qui parle d'amour, de folie et la soif du pouvoir.

Bref, c'est un pur régal cette pièce en alexandrin. Je vous recommande de le lire au moins une fois dans votre vie.

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Commentaire ajouté par LectriceDeBouquin 2020-09-04T23:49:26+02:00
Bérénice

Un grand classique à lire et à comparer avec Tite et Berénice de Corneilne. C'est une tragédie qui se développe à partir de deux découpages d'une situation qui annoncent la fin de l'histoire des le début. Rien de surprenant, si ce n'est la capacité de l'auteur à déployé une simple scène en une tragédie en V actes. Pas une des tragédies le sous marquantes mais tout de même intéressante.

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Commentaire ajouté par Shanen 2020-09-12T10:16:49+02:00
Britannicus

Une belle surprise que cette pièce de Jean Racine, mettant en scène un célèbre personnage de l'Antiquité romaine, j'ai nommé Néron. Le titre a beau faire référence à son demi-frère Britannicus, le spectateur n'a d'yeux que pour celui qui est en voie de devenir le tyran que nous connaissons bien.

J'ai été fascinée par ce personnage, à la personnalité complexe, changeante et violente, et qui se retrouve à marcher sur un fil faisant office de frontière entre le bien et le mal. La cause principale : sa relation avec sa mère Aggripine. On assiste à l'affrontement de deux forces, deux volontés, farouchement déterminées à faire plier l'autre sous sa propre autorité. On a d'un côté Aggripine, ambitieuse et possessive, qui s'efforce de garder son fils sous le joug maternel pour maximiser son pouvoir ; d'un autre côté, Néron, désireux d'affirmer pour de bon son pouvoir d'Imperatore, mais tiraillé entre devoir filial et lignes de conduite susurrées par ses conseillers. On assiste à ce jeu de pouvoir qui ne pouvait qu'aboutir à cette conclusion fatale. Et le tout mis en scène par de sublimes répliques, à la fois poétiques, vibrantes, et puissantes, signées J. Racine.

En revanche, j'ai nettement moins adhéré au triangle fictif mettant en jeu Britannicus, Néron et Junie, triangle amoureux qui avait pour but, certes, d'accentuer encore plus la détresse du premier et la brutalité du second, mais qui n'a pas su trouver grâce à mes yeux.

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On parle de Jean Racine ici :

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Editeurs

Gallimard : 32 livres

Larousse : 26 livres

Hachette : 17 livres

LGF - Le Livre de Poche : 14 livres

Flammarion : 14 livres

Hatier : 7 livres

Pocket : 6 livres

Bordas : 3 livres

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