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Les extraits appréciés par Cleote

-Il faut que tu arrêtes de voir les choses en noir. Quand on est ensemble, on oublie cette histoire de castes. Tu es Aspen, moi je suis America. Rien d'autre ne compte entre nous.

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-Je t'aime, America Singer. Je t'aimerai jusqu'à mon dernier souffle.

-Je t'aime, Aspen. Tu seras toujours mon prince.

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- Je n'avais pas l'intention de te vexer. Je croyais que ça te ferait plaisir.

- Non, Ame, détrompe-toi. Je suis toujours ébloui par tous tes efforts. Ce qui m'énerve, en fait... c'est que je ne peux pas te rendre la pareille. Tu mérites mieux.

- Il faut que tu arrêtes de voir les choses en noir. Quand on est ensemble, on oublie cette histoire de castes. Tu es Aspen, moi je suis America. Rien d'autre ne compte entre nous.

- C'est plus fort que moi. J'ai grandi dans cette atmosphère. Depuis tout petit, j'entends la même rengaine: « Les Six ne sont là que pour obéir », « Les Six doivent rester invisibles »... et toute ma vie, j'ai appris à rester invisible. Si on se marie, Ame, tu vas devenir invisible, toi aussi.

- Aspen, on en a déjà parlé. Je sais que tout va changer pour moi. Est-ce que c'est assez clair? Si tu me demandes en mariage, je réponds oui tout de suite.

- Non.

- Quoi?

- Non.

J'ai l'impression d'avoir reçu une gifle.

- Aspen?

- Je ne comprends pas comment j'ai pu croire une seule seconde que ça allait marcher entre nous.

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- Arrête, America. J'ai pris la bonne décision.

- Quelle décision? Aspen, tu m'as fait croire qu'on serait heureux ensemble. Je suis tombée amoureuse de toi. Ensuite, tu m'as forcée à participer à ce foutu concours. Tu sais que je vais intégrer le harem de Maxon?

Aspen blêmit et serre les poings. J'enfonce le clou:

- Je n'ai pas le droit de le repousser. Même si ses intentions ne sont pas très honnêtes.

- Même si... même s'il n'a pas l'intention de se marier avec toi... il a le droit de...

- Oui.

- C'est révoltant! Mais s'il te choisit... ce serait génial. Tu mérites d'être heureuse.

Sa remarque, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Sans réfléchir, je lui flanque une giffle.

- Eespèce d'imbécile! Je le déteste! C'est toi que j'aimais. C'est avec toi que je voulais faire ma vie, fonder une famille!

- Il vaut mieux que je m'en aille, déclare Aspen d'une voix chevrotante.

Les yeux voilés de larmes, il s'éloigne déjà vers la porte.

- Attends! Je ne t'ai pas payé.

- America, rien ne t'oblige à me donner de l'argent.

- Aspen Leger, je t'inderdis de quitter cette chambre!

Je ne plaisante plus. Il se fige sur place, enfin attentif.

- Tu t'entraînes pour le jour où tu vas faire partie de l'Élite? ricana-t-il.

En guise de réponse, je vais chercher dans un tiroir l'argent que j'ai gagné par moi-même ces derniers jours. Toutes mes économies. Je fourre les billets et les pièces dans ses mains.

- America, je ne veux pas de ton argent.

- Je m'en fous. Je n'en ai plus besoin, toi si. Prends-le, en souvenir de notre amour. Ton orgueil mal placé nous a déjà fait assez de mal comme ça, tu ne trouves pas?

- D'accord.

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- Quel bon vent vous amène, Votre Altesse ?

- Je viens d'avoir une idée.

- Une idée ?

Il arpente la chambre, s'arrête devant le miroir et étudie les photos.

- Eh bien, comme je n'entretiens pas avec vous la même relation qu'avec les autres filles, peut-être que nous pourrions... mettre au point un système de communication alternatifs. Tiens, votre petite sœur vous ressemble comme deux gouttes d'eau !

- On nous le dit souvent. Vous pouvez approfondir le concept de "communication alternative" ?

- J'envisageais quelque chose d'un peu moins... académique que les traditionnels billets transmis par les femmes de chambre et les invitations plus formelles. C'est vous qui avez apporté ces partitions ?

- Non, elles étaient là a mon arrivée. Tout ce que j'ai envie de jouer, je peux le jouer de mémoire.

- Impressionnant.

- Vous voulez bien arrêter de fourrer votre nez partout et finir d'exprimer votre pensée ? Merci.

- Bien sur. Ce que je me suis dit, c'est que vous et moi, nous pourrions mettre au point un signal, une façon de transmettre des messages connue de nous seuls, un code secret en quelque sorte. Pour signaler à l'autre qu'on a besoin de lui parler. Comme nous frotter le nez, par exemple.

Et il joint le geste à la parole.

- On dirait que vous avez le nez bouché. Pas très élégant.

- Ou se passer la main dans les cheveux, tout simplement ?

- J'ai presque toujours les cheveux relevés. Je ne vois pas comment je pourrais passer les doigts dedans. Et avec votre couronne sur la tête ? Vous allez la faire tomber.

- Excellente remarque. [...]

- Et si on se tirait l'oreille, lance-t'il, en souriant.

- Bonne idée. Simple et discret, mais original. L'oreille alors.

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- Je t'aime, America Singer. Je t'aimerai jusqu'à mon dernier souffle.

- Je t'aime, Aspen. Tu seras toujours mon prince.

Et il m'embrasse jusqu'à ce que la bougie se consume.

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[...]

- Ne dis pas de bêtises ! s'écrie Mme Leger. Chaque fois qu'Aspen va aider ton frère, il fait l'éloge à son retour du talent et de la beauté des filles Singer.

- Vraiment ? Il est adorable ! roucoule ma mère, aux anges.

- Oui, c'est le fils idéal. Il m'est d'un grand soutien et il travaille très dur.

- Il rendra une fille très heureuse un jour, rétorque ma mère, plus concentrée sur mes concurrentes que sur la discussion.

- Magda, entre toi et moi, je crois qu'il a déjà quelqu'un en vue, lui confie Lena, en baissant la voix.

Je me fige, de peur de me trahir par une réaction ou un commentaire sans équivoque.

- Est-ce qu'elle est jolie ? demande ma mère, appâtée par la perspective d'un ragot.

- Aucune idée ! Je ne l'ai jamais rencontrée. Mais je me pose la question, parce qu'il me paraît plus heureux ces dernières semaines.

"Ces dernières semaines" ? Cela faisait presque deux ans que nous nous fréquentons. Pourquoi "ces dernières semaines" seulement ?

- Il chante tout bas, explique Celia.

- Oui, il chante, renchérit Kamber.

Surprise je m'exclame :

- Il chante ?

- Mais ouiiii !

- Il a une petite copine, c'est sûr, diagnostique maman. Je me demande qui.

- Je suis sûre qu'il s'agit d'une jeune fille formidable. Il travaille très dur depuis quelques mois - plus dur que d'habitude. Et il met de l'argent de côté. Mon petit doigt me dit qu'il économise pour se marier...

Je laisse échapper un petit cri que tout le monde met, par chance, sur le compte de l'excitation.

- Je suis ravie, vraiment, poursuit Mme Leger, et même s'il n'est pas encore prêt à nous la présenter, je l'aime déjà. Il a toujours le sourire aux lèvres. La vie n'est pas rose depuis qu'on a perdu Herrick, et Aspen n'a pas lésiné sur les efforts. Une petite qui sait le rendre heureux, je la considère déjà comme ma fille.

- Quelle chance elle a ! lâche ma mère. Ton Aspen est vraiment un garçon formidable.

J'ai besoin de me pincer pour le croire. Sa famille a toutes les peines du monde à boucler les fins de mois et lui, il met de l'argent de côté ! Pour moi ! J'hésite entre le réprimander et le couvrir de baisers. Les mots me manquent.

Il va me demander en mariage, cela ne fait plus aucun doute.

Son prénom tourne en boucle sous mon crâne, Aspen, Aspen, Aspen... Je remonte sagement la file, je signe un registre au guichet afin de confirmer mes réponses au formulaire, je m'assieds sur un tabouret, je me recoiffe à la va-vite, je pivote vers le photographe...

... et je lui présente le sourire le plus radieux de tout Illea.

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Aspen et America

- Ce n'est ni le moment ni l'endroit. Ta détermination va t'attirer des ennuis.

- Je n'ai pas peur de ce gratte-papier.

- Maxon n'est pas un gratte-papier. C'est avant tout un grand seigneur.

- Je ne dis pas le contraire, mais je parie qu'il n’embrasse pas aussi bien que moi. Remarque, tu ne peux pas comparer, affirme Aspen en ponctuant sa remarque d'un clin d'oeil.

Pour toute réponse, je rougis jusqu'au blanc des yeux. Il donne soudain l'impression d'avoir été sonné par un uppercut.

- Tu l'as embrassé? murmure-t-il, estomaqué.

Mon silence est éloquent.

- Tu prend tout cela très au sérieux, pas vrai?

- Oui. Je l'aime beaucoup.

- Cela veut dire que la lutte va être encore plus rude que je ne l'imaginais...

Aspen se dirige alors lentement vers la porte. Avant de la refermer derrière lui, il m'adresse un clin d'oeil.

- Bonne nuit, mademoiselle America.

- Bonne nuit, officier Leger."

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Maman s'éclaircit la voix et se met à lire :

- "Le dernier recensement porte à notre connaissance qu'une jeune fille célibataire, dont l'âge oscille entre seize et vingt ans, réside actuellement dans votre foyer. Nous nous permettons de vous signaler une occasion unique de participer à l'Histoire de cette grande nation qu'est Illea."

- C'est toi, la jeune fille célibataire ! braille May en m'agrippant le bras.

- Je sais que c'est moi, petite guenon. Arrête, tu vas me briser les os.

Elle se tortille de plus belle sur sa chaise. Imperturbable, maman poursuit :

- "Notre prince bien-aimé, Maxon Schreave, atteint sa majorité ce mois-ci. Au seuil de cette nouvelle phase de sa vie, il espère fonder une famille avec une épouse loyale originaire de notre beau pays. Si votre fille, soeur ou pupille souhaite embrasser son destin en tant qu'épouse du prince et princesse d'Illea, n'hésitez pas à remplir le formulaire ci-joint que vous retournerez, dûment complété, au bureau asministratif de votre province. Dans chaque zone géographique, un tirage au sort désignera la jeune fille qui aura le privilège de rencontrer le prince.

"Les candidates désignées par tirage au sort seront logées au coeur même du palais royal, à Angeles, pendant toute la durée de leur séjour. La famille de chaque candidate recevra une compensation généreuse pour services rendus à la couronne", ajoute ma mère en appuyant bien sur les mots "compensation" et "généreuse".

Aussi subtile qu'un rhinocéros.

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Attention avant dernière scène du livre.

Spoiler(cliquez pour révéler)-Vous savez que vous avez toujours le choix. Si vous avez peur de rester, n'en faites pas mystère. Si vous doutez de m'aimer un jour, ayez la bonté d'abréger mes souffrances. Nous, nous quitterons bons amis.

A ces mots, je pose ma tête sur son torse. A la fois surpris et rassuré par ce geste, Maxon me serre contre son coeur.

- Maxon, je ne sais pas trop ce que nous sommes, mais nous sommes plus qu'amis, c'est certain.

Il soupire. Je distingue l'affolement de son coeur, qui bat la chamade, a travers l'épaisseur de son costume. Avec délicatesse, il relève mon menton. Je sens un attachement indicible qui grandit entre nous.

Ensuite vient le baiser, d'une tendresse inimaginable.

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