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Les extraits appréciés par Cleote

Impossible. Je ferme les yeux et rouvres : le garçon de mes rêves, de ma vie passée. Un garçon ramené du royaume des morts. Alex.

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-Je crois...je crois que tu me l'as transmis, halète-t-il.Le deliria.

-L'amour, rectifié-je en lui serrant la taille.Dis le mot.

Il hésite à peine une seconde.

-L'amour...

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Lucan parvenait à peine à respirer tant son coeur battait la chamade dans sa poitrine.

Lorsqu'il avait senti Gabrielle se relâcher sous lui pendant qu'il buvait son sang, une peur absolue l'avait traversé, le déchirant de l'intérieur.

Elle lui faisait confiance, avait-elle dit tandis qu'il s'abreuvait à son cou avec fièvre. Il avait senti l'aiguillon de la Soif sanguinaire le titiller au moment où le sang de Gabrielle, affluait en lui. Sa voix avait calmé une partie de la douleur. Elle était tendre, attentionnée, et son contact, son émotion pure - sa présence même - la rappelaient à l'ordre quand la bête en lui menaçait de briser ses chaînes.

Elle savait qu'il ne lui ferait aucun mal, et cette confiance l'avait rendu plus fort.

Mais soudain il l'avait sentie lui échapper, et il avait craint... Dieu qu'il avait eu peur à cet instant.

Et elle continuait à le tenailler, cette froide et noire terreur à l'idée qu'il aurait pu la blesser - la tuer - s'il avait laissé les choses aller encore plus loin.

Car, en dépit de tous ses efforts pour le repousser et nier la vérité, il lui appartenait. Gabrielle avait pris possession de lui, corps et âme, et pas uniquement parce que son sang le nourrissait désormais, guérissait ses plaies et revigorait son corps. Il y avait bien longtemps qu'il s'était lié à elle. Mais la preuve irréfutable ne lui en était venue qu'au sinistre instant, un moment plus tôt, où il avait craint de l'avoir perdu.

Il l'aimait.

Jusque dans les recoins les plus sombres et les plus solitaires de son être, il aimait Gabrielle.

Et il voulait qu'elle fasse partie de sa vie. Si égoïste et risqué que ce fût, il ne voulait rien de plus que la garder auprès de lui pour le restant de ses jours.

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[...]

Bon sang, si quelqu'un l'a touchée...

Si jamais quelque chose lui est arrivé...

- Gabrielle !

Lucan suivit son odorat jusqu'au sous-sol. Il ne prit pas la peine d'allumer ; sa vue perçait sans problème l'obscurité. Il descendit l'escalier en trombe et appela son nom dans le silence.

Le parfum de Gabrielle semblait concentré dans un coin de la pièce. Lucan se trouva face à une nouvelle porte close, celle-ci entourée d'un épais ruban isolant qui empêchait toute lumière d'entrer. Il tourna plusieurs fois la poignée et la porte trembla, maintenue par une fragile serrure.

- Gabrielle. Tu m'entends ? Ouvre la porte, ma belle.

Il n'attendit pas qu'elle réponde. Il manquait de patience, ou de la concentration nécessaire pour calmement dégager le crochet derrière la porte. Avec un grondement de colère, Lucan enfonça la porte d'un coup d'épaule et déboula à l'intérieur.

Il la repéra aussitôt dans l'espace obscur. Son corps était roulé en boule sur le sol dans la chambre noire exiguë, et quasiment nu, à l'exception d'une culotte et d'un mince soutien-gorge en dentelle. Gabrielle sursauta au fracas de son arrivée brutale.

Elle releva vivement la tête. Elle avait les paupières lourdes et gonflées d'avoir récemment pleuré. Il devina qu'elle avait dû rester longtemps dans cette pièce, à sangloter. Il se dégageait d'elle une impression de très grande fatigue, et elle sembalit minuscule, si vulnérable.

- Oh, bon sang, Gabrielle, murmura-t-il en s'accroupissant devant elle. Mais qu'est-ce que tu fabriques ici ? Quelqu'un t'a fait du mal ?

Elle secoua la tête mais ne répondit pas immédiatement. Elle passa ses mains tremblantes sur son visage pour en écarter ses cheveux emmêlés, et essayer de le distinguer dans le noir.

- J'étais... fatiguée. J'avais besoin de silence... de paix.

- Alors c'est toi qui t'es enfermée ici ? (Il poussa un court soupir de soulagement, mais il n'en restait pas moins que son corps portait des traces de blessures qui venaient seulement d'arrêter de saigner.) Tu es certaine que ça va ?

Elle hocha la tête et se pencha vers lui dans l'obscurité.

Lucan fronça les sourcils et tendit le bras pour lui caresser les cheveux. Elle y vit une invitation, et se réfugia dans ses bras comme un enfant cherchant la chaleur et le réconfort. Le fait que la prendre dans ses bras lui paraisse si naturel ne présageait rien de bon, tout comme sa forte envie de lui assurer qu'elle était en sécurité avec lui, qu'il la protégerait comme un homme protège sa...

Sa femme.

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- Jamais je ne pourrais te laisser t'en aller, Gabrielle. Car, que tu l'acceptes ou non, je t'offre mon coeur. Je t'offre également mon amour, si tu le veux.

Elle déglutit.

- Pardon ?

- Je t'aime. Gabrielle Maxwell, je t'aime plus que la vie elle-même. Il y a si longtemps que je suis seul.. j'étais trop stupide pour le reconnaître... jusqu'à ce que ce soit quasiment trop tard. Ce n'est pas... trop tard, n'est ce pas ?

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- Tu es si dangereuse, murmura t-il contre sa bouche. J'aime t'avoir ici sur mon territoire. Je ne pensais pas que je ressentirai ça. Dieu sait que je ne devrais pas.

[...]

Il n'imaginait pas partager son lit avec une autre, à présent. Personne ne saurait jamais remplacer Gabrielle dans son coeur.

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Les maladies les plus dangereuses sont celles qui nous donnent l'illusion d'aller bien.

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Si l'amour conduit à la folie, alors je veux perdre la raison.

Si l'amour est une maladie, alors je veux être contaminée.

Si l'amour est une vérité, alors je préfère une seule seconde de cette vie, qu'une éternité de mensonges.

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Érigez des murs jusqu'au ciel et je trouverai le moyen de m'envoler pour les franchir.

Essayez de m'immobiliser avec cent mille bras et je trouverai le moyen de résister.

Et je ne suis pas la seule. Nous sommes plus nombreux que vous le pensez.

À refuser d'abandonner tout espoir.

À refuser de garder les pieds sur terre.

À aimer dans un monde sans murs, à aimer jusque dans la haine, à aimer lorsque les espoirs sont perdus, à aimer sans peur.

Je t'aime... Souviens-toi, ils ne peuvent pas nous enlever ça.

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Voilà ce que font les meilleures amies : elles vous retiennent quand vous vous approchez trop près du bord

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