Les extraits appréciés par Cleote
(America & Maxon)
-Et vous, mademoiselle, qu'est-ce qui vous a poussée à participer à la Sélection ? L'homme ou le trône ?
-En fait, je suis arrivée ici par erreur.
-Par erreur ?
-Oui. Plus ou moins. C'est une longue histoire. Et maintenant... me voilà. Je ne me bats pour rien de tout. Le but ultime, c'est de me remplir l'estomac jusqu'à ce que vous me montriez la porte.
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(America & Maxon.)
- Vous savez que vous avez toujours le choix. Si vous avez peur de rester, n'en faites pas mystère. Si vous doutez de m'aimer un jour, ayez la bonté d'abréger mes souffrances. Nous nous quitterons bons amis.
A ces mots, je pose ma tête sur son torse. A la fois surpris et rassuré par ce geste, Maxon me serre contre son coeur.
- Maxon, je ne sais pas trop ce que nous sommes, mais nous sommes plus qu'amis, c'est certain.
Il soupire. Je distingue l'affolement de son coeur, qui bat la chamade à travers l'épaisseur de son costume. Avec délicatesse, il relève mon menton. Je sens un attachement indicible qui grandit entre nous.
Ensuite vient le baiser, d'une tendresse inimaginable.
Afficher en entier« Lorsque ses lèvres s'aventurent dans mon cou, je souffle :
- Ils vont te tuer si tu fais ça.
- Et je vais mourir si je ne t'embrasse pas. »
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(America & Maxon).
- Maxon, ce n'était pas de la comédie. Si vous m'aviez demandé mon avis il y a un mois, la réponse aurait été très différente. Je vous connais à présent, et j'ai parlé en toute bonne foi. En toute sincérité.
- Merci alors, répond-il avec un petit clin d'oeil.
- De rien.
- Il aura de la chance, lui aussi.
- Pardon ?
- Votre fiancé. Quand il reviendra à la raison et vous suppliera de le reprendre.
- Ce n'est pas mon fiancé. Et il a fait une croix sur moi, il a été très clair là-dessus.
- Impossible. Il vous aura vue au bulletin ce soir, il s'en sera mordu les doigts. Même si, à mon sens, il ne vous mérite pas.
Maxon s'exprime sur un ton las et découragé, comme s'il avait vu cette situation se reproduire des milliers de fois.
- Et j'y pense, ajoute-t-il, si vous voulez éviter que je tombe amoureux de vous, cessez donc d'être aussi jolie. Dès demain matin, j'ordonne à vos chambrières de vous coudre des robes de bure.
- Arrêtez, Maxon.
- Je ne plaisante pas. Vous êtes beaucoup trop belle, c'est très dangereux. Lorsque vous quitterez le palais, nous serons dans l'obligation de vous attacher des gardes du corps. Vous ne survivrez jamais livrée à vos propres moyens, ma pauvre petite.
- Je n'y peux rien si je suis née parfaite.
Et je fais mine de m'éventer, comme si tout cela - la beauté, la perfection, l'intelligence - m'épuisait.
- Non, vous avez raison.
J'éclate de rire. Maxon a toujours l'air grave. Du coin de l'oeil, je remarque qu'il ne me quitte pas du regard. Lorsque je me tourne vers lui pour lui demander ce qui le captive autant, son visage n'est qu'à quelques millilètres du mien.
Et il m'embrasse, sans crier gare.
Je m'écarte aussitôt, surprise. Maxon recule lui aussi.
- Excusez-moi, marmonne-t-il, rouge comme une tomate.
- Mais qu'est-ce qui vous prend ?
- Pardon.
- Vous êtes tombé sur la tête ?
- C'est juste que... avec ce que vous avez dit tout à l'heure... et votre attitude de plus en plus amicale... j'ai cru que vos sentiments à mon égard avaient changé. Et je vous apprécie, je pensais que vous l'aviez compris. Et... c'était si terrible que ça ? Vous avez l'air catastrophée.
J'essaie d'arborer une expression neutre. Maxon semble avoir envie de s'enfoncer six pieds sous terre.
- Je suis navré. C'est mon tout premier baiser. Je ne sais pas quelle mouche m'a piqué, souffle-t-il. En fait... je vous demande d'accepter mes plus plates excuses, America.
Une chaleur inattendue s'empare soudain de moi. Son premier baiser, c'est à moi qu'il a voulu le donner.
Oui, je le reconnais, j'ai encore des sentiments pour Aspen. Je ne peux pas l'oublier en un claquement de doigts. Mais notre couple n'est plus qu'un amer souvenir et plus rien ne m'empêche de réserver à Maxon une place dans mon coeur. A part mes préjugés, peut-être. Des préjugés balayés par la réalité.
J'effleure son front de ma main.
- Que faites-vous ?
- J'efface de votre mémoire ce baiser raté. Je suis sûre qu'on peut mieux faire.
- America, on ne peut pas défaire ce qui a été fait, malheureusement.
- Bien sûr que si. Qui le saura, à part vous et moi ?
Maxon scrute mes traits, visiblement tiraillé. Je vois l'assurance gagner petit à petit son visage. Nous restons ainsi un long moment, les yeux dans les yeux, et je chuchote :
- Je n'y peux rien si je suis née parfaite.
Maxon s'approche de moi et m'enlace par la taille. Son nez chatouille le mien. Du bout des doigts, il frôle ma joue avec une délicatesse telle qu'on croirait qu'il a peur de me briser.
- Non, c'est vrai. Ce n'est pas de votre faute.
Les mains sous ma nuque, Maxon dépose un baiser sur mes lèvres, aussi léger qu'un murmure.
Un je-ne-sais-quoi de timide, d'hésitant, me fait chavirer. Sans qu'une seule parole circule entre nous, je sens une vague de nervosité le parcourir. Au plus profond de moi, je comprends qu'il m'adore.
C'est donc ça, être une princesse.
Au bout d'un moment, Maxon me relâche.
- C'était mieux ?
Je hoche la tête, muette. Maxon semble à deux doigts d'exécuter un saut périlleux.
- Puis-je ajouter quelques mots ? Je ne suis pas stupide au point de croire que vous avez complètement gommé votre ancien amour. Je sais quelles épreuves vous avez traversées, je sais que vous n'êtes pas arrivée là via un processus normal et je ne veux pas vous forcer la main. J'aimerais juste... savoir s'il serait possible...
Question épineuse. Suis-je prête à vivre une vie qui ne m'a jamais fait rêver ? à le regarder donner leur chance à d'autres filles afin d'être sûr de son choix ? à assumer des responsabilités énormes ? à aimer Maxon ?
- Oui, Maxon. C'est possible.
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(America & Maxon.)
- Et moi, pourquoi me garder ?
- America, je croyais avoir été clair sur ce point.
Maxon laisse échapper un soupir et prend délicatement mon visage entre ses paumes. Quand je lève la tête, il passe aux aveux.
- Si les choses n'étaient pas aussi compliquées, j'aurais déjà annulé la Sélection depuis longtemps. Mes sentiments ne sont plus un mystère pour moi. Peut-être est-ce irréfléchi de ma part de me lancer ainsi tête baissée, mais je suis certain que je serais heureux avec vous.
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(America & Maxon).
- Aucune idée. En même temps, certaines n'attendent qu'une chose, vous sauter dessus.
- Mais pas vous. Vous, vous n'avez eu aucun scrupule à me balancer un coup de genou dans l'entrejambe.
- Objection ! Dans la cuisse.
- Ne dites pas d'absurdités. Dans la cuisse, ça ne fait pas aussi mal.
Afficher en entierÀ une époque, à l’exception de mes jambes, sculptées par la course à pied, il possédait quelques rondeurs. Mon ventre était rebondi, ma poitrine pleine et lourde. À présent, on dirait que je ne suis plus constituée que de creux et de membres filiformes. Mes seins sont deux petits pics durs, ma peau est striée de bleus. Serais-je encore belle aux yeux d’Alex ?
Afficher en entierL'avenir se bâtit sur n'importe quoi.
Une poussière, une étincelle. Un désir d'avancer, lentement, un pied devant l'autre.
On peut construire une ville magnifique à partir de ruines.
Afficher en entier" - Toi et moi, ajoute-t-il.
- Je te le promet.
Derrière nous, la porte s'ouvre ; au moment où je me retourne, m'attendant à découvrir Raven, une voix tranchante s'élève :
- Ne la crois pas.
Le monde entier se referme sur moi, telle une paupière ; pendant une seconde, je suis plongée dans le noir.
Je tombe. Mes oreilles bourdonnent. Ma tête est sur le point d'exploser. J'ai été avalée par un tunnel, un tourbillon qui me retient prisonnière.
Il a changé. Il est amaigri et une cicatrice s'étire de son sourcil à sa mâchoire. Sur son cou, juste derrière son oreille gauche, un petit nombre tatoué s'enroule autour de la cicatrice triangulaire qui m'a laissé penser, pendant si longtemps, qu'il était guéri. Ses yeux, autrefois de l'ambre chaud et onctueux du sirop, se sont endurcis. Ils sont désormais glacés et impénétrables. Seuls ses cheveux restent les mêmes : cette couronne dorée de feuilles d'automne.
Impossible. Je ferme les yeux et les rouvre : le garçon de mes rêves, de ma vie passée. Un garçon ramené du royaume des morts.
Alex. "
Afficher en entier— Un jour, quand j’étais très petit, j’ai vu deux personnes s’embrasser en public.
_ Tu veux dire à un mariage ? Pour sceller leur union ?
Il secoue la tête.
(...)
— Quoi ?
— Ils s’embrassaient avec la langue.
(...)
— Comment as-tu réagi ?
— Tu veux entendre un truc rigolo ? J’ai d’abord cru qu’il la mangeait.
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